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Le 15 février 1989 : L'Union soviétique termine le retrait de ses troupes d'Afghanistan


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Invité David Web
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Le 15 février 1989 : L'Union soviétique termine le retrait de ses troupes d'Afghanistan

En 1979, l'Union soviétique intervient dans la guerre civile faisant rage en Afghanistan. Après la mise en place, par un coup de force, d'un gouvernement laïc favorable à leurs intérêts, les forces soviétiques se retrouvent harcelées par des guérillas souvent inspirées par le fondamentalisme musulman, et aidées financièrement et militairement à partir du Pakistan.

Les hésitations du pouvoir soviétique à déployer un effectif suffisant, supérieur aux 80 000 à 100 000 hommes alors envoyés, rendit la situation militaire insoluble, permettant aux résistants afghans de pratiquer une guerre d'embuscade et de maintenir leurs routes d'approvisionnement vers le Pakistan.

Bien que les pertes, du fait de la supériorité matérielle de l'Armée rouge, soient restées assez légères, avec 1 670 tués par an, la guerre devient très impopulaire en URSS même. Avec l'arrivée de la glasnost, les médias soviétiques parlèrent de pertes importantes et la guerre donna naissance à un syndrome afghan, assez similaire à celui vécu par l'US Army lors de la guerre du Viêtnam. Ce malaise, s'ajoutant à la pression internationale et au coût financier élevé de la guerre, obligea Mikhail Gorbachev à ordonner le retrait de toutes les forces soviétiques d'Afghanistan, en 1989, après une guerre longue de neuf ans.

L’Union soviétique décide unilatéralement de quitter le pays en février 1989, laissant à Nadjibullah le contrôle du pays. Le régime tombe le 29 avril 1992 après la prise de Kaboul et la démission de Mohammed Nadjibullah le 16 avril.

1992-1996 : la guerre civile.

Le 9 avril 1992, Ahmed Chah Massoud, futur chef de l’alliance du nord, entre dans Kaboul avec plusieurs milliers d’hommes et devient ministre de la défense en mai. Le 28 juin, Burhanuddin Rabbani, islamiste modéré du Jamiat-e-Islami, est nommé président intérimaire, puis élu chef du gouvernement en décembre. De 1992 à 1995, un gouvernement issu de la résistance afghane prend le pouvoir, mais il y a des dissidences internes.

Massoud démissionne du gouvernement afin de permettre à Gulbuddi Hekmatyar, un fondamentaliste appartenant à l’ethnie pachtoune, majoritaire dans le pays, de devenir Premier Ministre. Mais les affrontements continuent dans Kaboul entre Talibans, forces du gouvernement (Massoud) et moudjahiddins (Hekmatyar, …).

À partir de 1994, les Talibans conquièrent peu à peu les différentes provinces du pays. De 1994 à 1996, soutenus par l’armée pakistanaise, ils conquièrent l’essentiel du pays (sauf le réduit tadjik au nord-est) et instaurent une dictature fondamentaliste. Des membres du Hezb-é-islami (parti de Hekmatyar) entrent au gouvernement du président Rabbani tandis que Hekmatyar devient Premier ministre. Durant l’été 1996, Oussama Ben Laden, fuyant l’Arabie saoudite et après un séjour de deux ans au Soudan, retourne en Afghanistan. Il diffuse une déclaration de djihad contre les Américains.

Le 27 septembre 1996, les Talibans prennent Kaboul, la secrétaire d’État Madeleine Albright déclare alors que « c’est un pas positif », et les fondamentalistes s’emparent dès lors du pouvoir. Le Mollah Omar, chef charismatique du mouvement et « Commandeur des Croyants », dirige le pays sans aucun titre politique ou constitutionnel. Mohammed Nadjibullah et son frère sont assassinés. Selon Ahmed Rashid, le mollah Abdoul Razzaq se trouvait à la tête du groupe qui s’empare de Nadjibullah, quelques heures avant l’entrée des Talibans dans la capitale.

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Entre la chute des Talibans en 2001, et la Loya Jirga de 2003, l’Afghanistan a été appelé « État islamique transitoire d’Afghanistan » par les États-Unis et l’UE. Depuis l’élaboration de sa nouvelle Constitution, le pays est maintenant officiellement nommé « République islamique d’Afghanistan ». En 2004, deux ans après l’intervention internationale, l’Afghanistan est redevenu le premier pays producteur mondial de pavot, utilisé pour produire l’opium et l’héroïne.

À partir de 2005, la situation s’aggrave. Les talibans, en parallèle ou avec des volontaires étrangers, s’infiltrent dans certaines régions. En août 2006, l’OTAN lance une offensive (opération Méduse) à l’ouest de Kandahar, mais après la perte d’un avion de surveillance avec 14 militaires et plusieurs morts au sol notamment par « feu ami », son commandant réclame des renforts. Sur les dix premiers mois de 2006, la guérilla et les combats ont fait plus de 3 000 morts en Afghanistan, alors que la production d’opium a augmenté de 60 % pendant l’année.

La guerre d’Afghanistan est particulièrement liée au conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan. L’instabilité politique provoquée par les talibans au Pakistan, pays pivot de l’action américaine (conquête du district de Buner par les talibans, à une centaine de kilomètres d’Islamabad, la capitale), remet en cause la perspective d’une victoire à court terme en Afghanistan. Toutefois, depuis avril-mai 2009, l’armée pakistanaise a multiplié ses offensives contre les talibans mais refuse de s’attaquer aux groupes talibans afghans basés au Waziristan du Nord.

Actuellement, l'Afghanistan est dirigé par le président Hamid Karzaï dont la gestion du pays est de plus en plus contestée. Il a gagné les élections générales de 2004 en obtenant 55,4 % des voix. L'ancien monarque Mohammed Zaher Chah est retourné dans le pays ; bien que très populaire, il ne fut pas réinvesti du pouvoir royal et son influence se limita seulement à des pouvoirs cérémonieux, jusqu'à sa mort en 2007.

Aux dernières nouvelles La France devrait se retirer totalement de ce pays en 2013 (d'après le président actuel), 82 de nos soldats sont morts là bas à ce jour. Nombre de blessés ?

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