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La perte de compétitivité ne se limite pas aux coûts


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La perte de compétitivité ne se limite pas aux coûts.

Un rapport de l'Institut de l'entreprise met l'accent sur la faiblesse de l'offre française et le manque d'innovation.

Restaurer la compétitivité française. Cet impératif obsède tous les candidats à la présidentielle. Alors que COE-Rexecode, proche du patronat, vient de mettre en cause les 35 heures, un rapport de l'Institut de l'entreprise apporte un nouvel éclairage sur la question.

Dans un rapport de 81 pages, rédigé après consultation de chefs de grandes entreprises aussi bien que de hauts fonctionnaires, ce cercle de réflexion d'inspiration libérale assure que la faiblesse de l'économie française est plus encore liée au manque d'innovation qu'au "coût du travail".

Les symptômes sont maintenant connus. Depuis 2000, la part des exportations françaises ne cesse de reculer. Une évolution liée à la concurrence des pays émergents mais pas seulement. Car ce recul s'observe également à l'intérieur même de la zone euro, là où il est impossible d'accuser le taux de change de la monnaie unique. Selon Jean-Christophe Mieszala, directeur général McKinsey & Cie, qui a participé à la rédaction du rapport, la part de marché de la France n'est plus que de 12,5 % en 2011 contre 15,8 % en 2000, un chiffre à comparer à celui de l'Allemagne (30 %). Une preuve, selon lui, que "notre pays se désindustrialise".

Faiblesse des marges et de l'investissement

Reste à savoir les causes réelles de cette dégradation de la compétitivité française et les solutions pour y remédier. L'Institut de l'entreprise pointe le décalage entre "l'offre française et la demande", c'est-à-dire le faible rapport qualité-prix des biens de consommation français. Conséquence, les marges dégagées sont faibles et ne permettent pas aux PME industrielles d'investir suffisamment pour moderniser l'appareil productif.

Lors d'un petit déjeuner-débat organisé autour du rapport mercredi, Jean Peyrelevade, président de Leonardo and Co, s'est particulièrement alarmé de ce problème de marges, "les plus faibles en Europe", Grèce exceptée. Une situation qu'il juge en partie liée à la fiscalité globale pesant sur les entreprises et non au seul coût du travail.

Les PME se limitent donc au renouvellement des capacités existantes. Luc Rousseau, de la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS), a ainsi prévenu que la France est en train de rater la robotisation de ses usines. Selon lui, les robots seraient deux fois plus nombreux en Italie, quatre fois plus en Allemagne !

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