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infos sur le bio?


perlinpinpin

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Membre, Frétillant, gros sac à patates, et pouilleuse... , 37ans Posté(e)
Paillette Membre 14 847 messages
37ans‚ Frétillant, gros sac à patates, et pouilleuse... ,
Posté(e)
Ton monsieur de 112 ans est un mauvais exemple ,car au moins au début de sa vie il a forcément mangé bio ...les pesticides tels qu'on les connait n'existaient pas...

Justement, en mangeant de plus en plus de pesticide, il aurais du mourir :cray:

Par exemple lorsque tu achètes des oeufs bio de poules élevées en plein air ,tu payes forcément le confort de la poule ...Mais je préfère diminuer ma ration alimentaire et n'en manger qu'un plutôt que de m'imaginer cette pauvre bête avec un espace à peine suffisant pour se retourner ,stressée au point de s'auto mutiler ....

J'essaye aussi d'acheter des oeufs de poules "qui on courru", mais c'est pas pour autant qu'ils sont bio

Ce n'est pas une question d'argent car on peut très bien remplacer un morceau de viande par une association légumes secs glucides ...Un bon couscous légumes avec des pois chiches est bien meilleur pour la santé qu'un couscous royal et tout aussi nutritif

Si si, c'est aussi une question d'argent. Je ne mange jamais de viande ou très peu car trop cher, et les fruits et legumes que je consomme ne sont pas bio, déjà parce que j'en ai pas envi, mais aussi parce que c'est trop cher. Le prix au kilo des bananes bio comparés à celles "normales" est bien au dessu, et pour avoir testé, le gout n'en est pas meilleur pour autant.

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Invité EnergetikFix76
Invités, Posté(e)
Invité EnergetikFix76
Invité EnergetikFix76 Invités 0 message
Posté(e)

Le bio c'est "logique"(ça c'est pour la petite vanne gentillette mais destinée à servir d'appât aux dinosaures voraces)

Il y a beaucoup de méprises sur le bio et je vais tenter de le démontrer. Ces méprises sont facteurs de confusion et je trouve que c'est dommage, dommage que de bonnes idées s'en retrouvent aller à l'opposé de leur direction et ce simplement à cause de malentendus et d'amalgames grossiers entretenus par des ignorants (ou simplement des sots). Mais le problème est tout de même légèrement plus compliqué que cela, j'en convient. L'ignorance n'expliquant pas tout.

Tout d'abord, parlons un peu d'agriculture biologique.

Il s'agit d'un mode de culture qui ressemble étrangement à l'agriculture pratiquée depuis toujours et ce jusqu'à il y a un peu moins d'un siècle. L'amendement (l'apport de matières organique, de nourriture à la terre) se fait grâce à l'apport de fumier animal ou bien de matières compostées qui imitent l'enrichissement que les feuilles mortes et autres résidus de plantes viennent naturellement apporter en milieu sauvage. Le fait que l'agriculture soit presque toujours de la monoculture implique un appauvrissement du sol de certains éléments chimiques (propre à chaque espèce végétale) et implique donc un amendement important (plus important qu'en milieu naturel). L'agriculture traditionnelle (et oui, l'agriculture chimique se nomme dorénavant l'agriculture traditionnelle), elle, va enrichir la terre seulement des éléments chimiques puisés par les plantes mais ne tient pas compte des processus d'assimilation et du caractère vivant (flore microbienne) de la terre.

L'autre particularité de l'agriculture biologique, c'est de limiter les maladies des cultures de manière naturelle. La monoculture (et surtout lorsque elle est pratiquée sur de très très vastes parcelles) favorise l'apparition de maladies ou d'insectes néfastes. La première façon de lutter est donc de réduire la taille des parcelles et de les intercaler. Il s'agit alors d'associations qui se protègent les unes les autres grâce à la chimie naturelle des plantes. Le fait que l'agriculture biologique désherbe nettement moins ou même parfois entretienne des espaces vierges, favorise la survie de certaines espèces naturellement prédatrices des insectes néfastes aux cultures ( et même les ptits zozios, les pauvres...).

Une dernière particularité de l'A.B. (que je citerai ici mais mon petit cours est très loin d'être complet) c'est le choix des semences. Il s'agit de sélectionner des espèces mieux adaptés au terroir (oh, petite notion qui a son importance), des variétés qui ont mis des siècles (parfois) à être sélectionnées et qui n'y entendent rien aux modifications génétiques de laboratoire. Ces espèces vont produire des semences que l'agriculteur pourra conserver et réutiliser. Il s'affranchi ainsi des vendeurs de semences (Monsanto, etc...).

La protection des sols et le respect de son caractère vivant ainsi que le besoin impérieux de ne pas le lessiver (action qui tend à rendre le sol à l'état de sable à cause de l'écoulement de l'humus dans les eaux d'arrosages) fait aussi de l'A.B. une agriculture économe en eau (euh, ça, on en reparlera...).

Voilà (très grossièrement, rapidement et non exhaustivement) les quelques points qui résument l'A.B. qui me semble être une agriculture simplement logique (dernière fois que je la fait celle-là, c'est promis). Mais soyons sincère, les détracteurs du "bio" sont eux aussi logiques. Je m'explique.

Tout d'abord, il est important de noter comment le bio à été amalgamé avec des courants de pensée ou de mode de vie, pas forcément à tors d'ailleurs mais créant cependant une certaine confusion. Bon, j'exagère, bien sûr, car tout le monde à l'heure actuelle sait ce qu'est l'A.B. car dorénavant, et depuis quelques années, il existe des rayons destinés au bio dans nos supermarchés.

Bon. De quelqu'un de végétarien on dira qu'il mange bio (excusez moi mais ça n'a rien avoir). De quelqu'un qui se soigne par les médecines naturelles (complémentaire ou non allopathique) on dira qu'il se soigne bio. Si tu vis dans un tipi, assurément tu vis dans une maison bio. Et bon si tu portes une écharpe en laine teintée avec des colorants naturels, ça ne m'étonnerai pas qu'on dise que tu t'habilles bio.

Alors je suis conscient que la prise de conscience assez récente (bien qu'ayant des racines viellent de plus de cent ans !) ressemble à un énorme lavage de cerveau. Environnement ceci, environnement cela, fait pas ci fait pas ça, et patati et patata. Et comme tout lavage de cerveau, on fini par avoir envie d'entendre l'inverse. Je sais que le thème de mon court (très court) post fait l'objet de nombreux ouvrages et je m'excuse auprès des auteurs de vulgariser autant la problématique, mais bon il en faut aussi un peu pour F.FR.

Il est vrai que certaines personnes (j'ai envie de dire déséquilibrées) ont fait de la protection de l'environnement et de leur corps un cheval de bataille. Il n'est pas rare de voir aussi ces mêmes personnes engouffrés dans des courants de pensées dit spirituels qui favorisent encore plus la caricature. Sans parler des phénomènes de drogue qui ne font qu'appuyer sur l'état de mauvaise conscience de ces dites personnes. Bref, tout un dessin mais qui malheureusement viens nuire de manière irrationnelle. Il est vrai que le monde est un tout. Que l'équilibre passe par un équilibre de tout ce qui le compose. C'est d'ailleurs l'argument le plus fondé de ces personnes qui font un éloge de la protection du corps et de l'environnement.

Mais le monde est aussi celui d'une civilisation pionnière dans la démographie et les technologies. Un monde parfois illogique mais qui canalise des forces nécessaires à cela. Je comprend cela. Mais essayons tout de même de ne pas tout mélanger, de ne pas créer des amalgames douteux qui l'air de rien favorisent ceux qui n'en ont pas besoins (je pense aux lobby et autres industriels gras du bide) et de ne pas stigmatiser le bio sans trop savoir de quoi il s'agit et surtout sous prétexte d'avoir le droit de se rouler dans la merde que l'on choisi. Sous prétexte de liberté individuelle.

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