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Biélorussie : Loukachenko étrille l'opposition.


PASDEPARANOIA

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
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Dimanche soir, place d'Octobreà Minsk,le candidatde l'opposition, Vladimir Nekliaev,a été blessé. Crédits photo : STR/REUTERS

Plusieurs milliers de manifestants venus dénoncer dimanche sa victoire annoncée ont été chargés par la police.

C'est une tornade inattendue de colère et d'incrédulité qui a soufflé dimanche à Minsk, une heure seulement après la fermeture des bureaux de vote et l'annonce par des instituts proches du pouvoir, de la victoire à l'élection présidentielle, avec près de 75 % des voix du président biélorusse, Alexandre Loukachenko. A 22 heures 30 , les manifestants, ulcérés par les falsifications qui, selon l'opposition, ont émaillé le scrutin, ont brisé les portes d'entrée du bâtiment du gouvernement, place de l'Indépendance.

En quinze minutes, dans l'improvisation, à coups de poutres arrachées des façades de l'immeuble, les vitres ont volé en éclat, sous les applaudissements de dizaines de milliers de manifestants, principalement des jeunes. Mais personne n'est rentré, comme si ces derniers étaient surpris par leur propre témérité. C'est ce moment qu'ont choisi les policiers anti émeutes - qui étaient auparavant plutôt passifs - pour charger la foule et se déployer sur la place. Des centaines de manifestants ont été interpellés. Vers 23 H 30, les forces de l'ordre semblaient reprendre le contrôle de la situation en bloquant l'accès de la principale artère menant à la place de l'Indépendance. Ils quadrillaient les grandes avenues en frappant sur leurs boucliers pour intimider les passants.

Un scénario imprévu

«Loukachenko n'a pas gagné l'élection, il ne peut pas devenir président. C'est un usurpateur. A Minsk, il n'a remporté que 25 % des voix. Il faut organiser un second tour», hurlait dans son mégaphone, au pied de la statue de Lénine, l'un des principaux candidats de l'opposition, Andrei Sannikov, ancien vice ministre des Affaires étrangères en 1995 et 1996. «Elections sans Loukachenko !», scandaient en réponse les manifestants. Un tel scénario était imprévu, tant le pays est quadrillé par cet autocrate de 56 ans qui, en seize ans de pouvoir, a réussi à totalement asservir la télévision.

La soirée avait paisiblement débuté. A vingt heures, seuls quelques milliers de personnes s'étaient réunis sur l'une des autres places symboliques de Minsk, la place d'Octobre. Juste à côté, autour d'un grand sapin de Noël, les patineurs du dimanche faisaient des ronds sur la glace. Afin de couvrir le son des mégaphones «ennemis», les autorités biélorusses avaient installé des hauts parleurs qui diffusaient de la musique folklorique. De chaque côté de la principale artère de Minsk, l'avenue Fransouska Skarini, des policiers débonnaires étaient déployés, et empêchaient l'accès à la place d'éventuels perturbateurs. Mais en cinq minutes, ce bel ordonnancement a éclaté, et une foule spontanée s'est mise à remonter l'avenue à grandes enjambées, direction, place de l'Indépendance. Un candidat de l'opposition, Vladimir Niklaeïv, a été légèrement blessé. «Qu'allez vous faire maintenant ? Ou allez-vous ?» , demande-t-on à l'un des principaux animateurs de la contestation, Nikolaï Stakchvili. «Je n'en sais rien, simplement on ne veut plus de Loukachenko» , répond l'intéressé sur un ton agressif, visiblement débordé.

Sur la place de l'Indépendance commence une longue période de flottement. Dispersés dans le cortège, les candidats tentent de se retrouver parmi la foule. Dans ce but, l'un d'entre eux monte sur un petit escabeau que lui a prêté un photographe de presse. Désormais, c'est l'inconnu. «On ne sait pas ce qui peut arriver», explique un journaliste de la télévision publique, qui, sous le couvert de l'anonymat, raconte les simulacres d'information du journal télévisé. «Cela fait déjà seize ans que nous avons peur, que pouvons nous craindre désormais ? », interroge Artiom, un jeune trentenaire. Aujourd'hui, les observateurs internationaux de l'OSCE sont censés donner leur avis sur la validité «démocratique» des élections.

Le Figaro.fr

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Membre, 42ans Posté(e)
Layache-Family Membre 1 149 messages
Baby Forumeur‚ 42ans‚
Posté(e)

"Sont censés donner leur avis sur la validité démocratique des élections" :yahoo:

Loukachenko ne manquera pas de leur rappeler qu'il y a 10 ans, la validité de l'élection présidentielle américaine a déclenché une vague de scandales.

Ils auraient tout de même pu afficher 52 ou 53 % au lieu de 75, ça aurait pu paraitre plus crédible.

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