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Pot pourri


Invité chat_ooo

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Invité château
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Invité château
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Je marchais au milieu d'une foule sur une large avenue, et puis soudain il s'est mis à pleuvoir des cordes, provoquant une panique générale, mais alors que l'averse embrouillait ma vue, je distinguai une silhouette immobile, recevant la pluie comme la Déesse de l'eau se purifiant sous une cascade, et à travers le rideau liquide je vis un sourire condescendant, contemplant les badauds éparpillés comme s'il s'agissait de ses lutins dévoués, le déluge te faisait sourire, mon Amour, parce que tu savais qu'en cet instant magique préparé par le destin se trouvait, parmi les humains, celui qui, tel la foudre, fendrait ton coeur et aimanterait ton âme, alors toute entière tu te cambrais, tes seins moulés par la pluie évoquaient des collines merveilleuses, ta chevelure sensuelle épousait tes frêles épaules comme une parure candide, ta robe trempée fusionnant avec ton corps fragile, alors j'eus l'impression de glisser sur un arc-en-ciel, je me sentis aussi léger qu'un volatile du Paradis, en mon être s'animèrent des brasiers dignes des feux de l'Enfer, privé de souffle je demeurais comme en apnée, à quelques pas de toi mais cependant à des années-lumière de ton aura, et puis ton regard sembla se fixer sur un point précis, au-delà de moi, au-delà de mon univers, et elle s'est mise à courir en riant, la distance entre elle et moi fondit comme la neige, elle passa tout près de moi, me transformant en statue tandis que la voix d'un autre m'assourdit, puis je repris finalement ma marche, me faufilant au milieu des parapluies ouverts...

Mes foulées battaient l'asphalte d'une route de campagne, de part et d'autre de cette chaussée les champs s'étalaient en prairies, les lacets décrits par cet itinéraire entretenaient mon espoir, aux virages, de croire en un renouveau, du décor, de mon moral, le ciel s'assombrissait au fur et à mesure des heures, les mouvements -de la nature, des humains- s'espaçaient de plus en plus, commençaient à scintiller de timides étoiles, gallinacés picorant le ciel, et je me transformai en un esprit pur, indifférent à ma sueur ou la douleur, mes pensées remplissant l'espace morne, grimaçant, me demandant ce qui m'avait poussé là, ce que j'escomptais atteindre ainsi, l' avenir se dessinerait au bout du trajet, et puis la nuit fondit, je ne pus cette fois la confondre avec un voile de fatigue, et mes jambes dont le mouvement de métronome n'avait jamais cessé accélérèrent le rythme, la promenade se transformait en fuite, une sorte de lucidité nouvelle éclairait mon regard, je contemplais le ciel avec fierté, défiant les éléments, la pluie et le vent, mon esprit réintégrant mon corps en lui apportant un regain d'énergie, une nouvelle raison de respirer, nonobstant la lumière artificielle émanant des maisonnées, nonobstant les rires sonores sortant des masures, mon esprit et mon corps cette fois habités par une ferme émotion, une farouche sauvagerie...

Je me promenais tranquillement en sifflotant, peinard, tranquillou, au milieu de la nature, nulle part, sans contraintes, rien de rien, juste mes vêtements buvant ma sueur ruisselante, je n'osais me poser craignant m'emmerder une fois étendu dans l'herbe, le regard planté dans les nuages, à écouter les battements lents de mon coeur, la mélodie des insectes autour de moi, je marchais, marchais, jusqu'à la frontière de la nature, l'endroit où on commence à distinguer les façades borgnes des immeubles effrités, l'endroit où on peut déjà capter le son des klaxons, des moteurs, des autres branleurs qui friment avec une radio nasillarde sur l'épaule, l'endroit vous donne la sensation de revenir à la civilisation, vous rappelle une vie à remplir, rempiler dans les couloirs, structures fabriquées par d'autres humains, s'insérer au sein de cette fourmilière, parader devant les secrétaires coincées, faire bonne impression au milieu de tout ce qui paraît à première vue absurde, insipide, stupide, alors j'ai osé franchir cette frontière, courageusement, et comme un oiseau j'ai fendu l'espace, tracé une ligne droite me menant directement à mon appartement, sans m'attarder sur rien ou personne, ignoré toutes les distractions proposées par le monde des marionnettes, des zombies, et une fois dans mon appartement je me suis mis à contempler les murs, ces murs dont je ne voyais que l'extérieur tout à l'heure, et j'ai contemplé, contemplé, puis rêvé, imaginé un monde sans questions existentielles, un monde sans hypocrisie, un monde selon bibi...

hi hi hi

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Membre, Au coeur de la Cité des Papes, Posté(e)
PUNCHETTE Membre 34 166 messages
Au coeur de la Cité des Papes,
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je peux en mettre aussi??

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Invité château
Invités, Posté(e)
Invité château
Invité château Invités 0 message
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Excellente idée, oui bien sûr ce serait même génial puisqu'une première dans un de mes topics, alors tu peux, et pis pas seulement toi, enfin ctun pot pourri donc si vous vous sentez pas vexés de poster ici

(j'ai édité le sous-titre du coup)

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Membre, Filets de Sagesse Singulière à l'Orange., 57ans Posté(e)
Benjjj Membre 1 906 messages
57ans‚ Filets de Sagesse Singulière à l'Orange.,
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Le 3 me ressemble,

je marche souvent et longtemps dans cette nature qui m'entoure. Une vallée pleine de verdure le long d'yvette, ce ruisseau traversant la science de cette faculté, passant sous les noisetiers, remontant des pas déjà marqués pour me retrouver vers le bassin de rétention, longeant cette civilisation endormie qui me mène à ces terrains de rugby dont l'agressivité est absente. Un vide de dimanche qui me mène au bout de ma cheuvreuse adorée. Mon retour en train me rapproche de mes réalités, me réveille et me prépare à ces matins de recherches culinaires, de pensées pour des parfums de terrines légumineuses, le fenouil, l'ouverture à des sens qui me sont cher.

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Invité Mad_World
Invités, Posté(e)
Invité Mad_World
Invité Mad_World Invités 0 message
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Alors je mets l'un de mes préférés :

La vie fait des bulles non je fais des bulles comme un poisson mort au fond des abysses.

C'est un fleuve, une rivière, qui nous emporte vers un lointain océan paraît-il, Ma sirène.

Le bruit des vagues en surface ne nous touche pas, Je t'aime jusqu'à perdre haleine.

L'univers se résume à cette onde, comme un éther, non comme l'Enfer, au fond de cet abime.

Sens-tu ce sang sortant de mes veines pour toi, il embrouille ma vue, je te perds, je suis confus.

Ton image, ce qui me reste, que la pression liquide ne fait éclater, de me hanter elle ne cesse.

Telle ces vers minables sous lesquels se terrent des intentions glorieuses que tu me refuses.

C'est une baleine, un cachalot, comme un corps impuissant à te rejoindre, en rêve je t'embrasse.

La vie me viole, chaque seconde de chaque minute de chaque heure passée pour Toi.

Nous connaissons-nous au moins pour avoir si mal partages-tu comme moi cette douleur rance ?

Fantasme de mon âme immortelle paraît-il ou mélodie réaliste sous les nuages comme un Toit.

Je ne saurai probablement jamais le fin mot de cette histoire comme je souhaiterais la mort.

Plutôt que cette basse existence inodore, incolore, sans chlore, sans croire en rien que Toi.

J'envoie aux cieux s'ils existent une prière sincère afin que tu t'épanouisses, sois Maudite "je t'aime".

Signé...

Devine :rtfm:

Ce texte me parle beaucoup, et le sonnet est ma forme préférée... Alors je me suis dit qu'il serait bien de commencer par te rendre un petit hommage dans ce "pot-pourrit" :yahoo:

++

Mad_

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  • 2 semaines après...
Invité château
Invités, Posté(e)
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Posté(e)

ouais ouais ouais

Le coeur d'un garçon

Tel une abeille par une nuit fraîche,

Je zigzagais sur la place d'un champ de Mars,

De bancs publics en bancs publics,

Comme les cercueils de mes rêves d'adolescent.

Le ciel s'égouttait de gouttes de pluie fines,

Purifiant mon âme des rêves éphémères de gloire.

En la ville de Valence,

Sur la place Pie VI au pied de la façade d'un musée archéologique,

Ta robe blanche de mariée resplendissait, ton regard gémissait de plaisir,

Face à l'arrêt de bus proche déserté en cette nuit de solitude.

Des jets d'une eau cristalline prés de ta traîne ô déesse de la pluie,

Formaient un bouquet de lucioles sous l'éclairage public.

Illusionné sous l'éclat de la Lune blafarde,

Je descendis vers toi le coeur battant d'espoir.

J'aurais préféré venir d'ailleurs, devenir un extraterrestre,

Pour te plaire, ou faire des vers comme un poète,

Mais je n'étais que moi, tel un mort-vivant, sans sueur,

Sans odeur, seulement moi, assis sur une murette.

Pour toi j'aurais pu grandir, avoir des congénères,

Soupirer à l'unisson des amoureux à l'ombre d'un plafond d'étoiles,

Pour toi j'aurais pu humblement apprendre l'amour,

Devenir une pensée, une unique pensée, un « je t'aime »,

Du fond du coeur, une simple pétale de fleur,

Nous aurions pu être beaux chère Inconnue.

pétard de sort quoi

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j'ai la haine peux plus éditer le message ci-dessus pour y incorporer cte vidéo

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Invité château Invités 0 message
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Où étais-je ?

Je me promène en ce Bois des Trinitaires tel un Diable se mirant en l'image des feuillages, une pluie fine arrose les racines des arbres, dont l'écorce noueuse jalonne le parcours d'insaisissables joggeuses. Elles halètent rythmiquement comme pour imiter le pépiement des oiseaux, elles brillent telles des Phénix, leur aura me réchauffe le coeur, je les salue du chef lorsque de temps en temps elles me sourient, je ne sais pourquoi, peut-être à cause de ma mine triste ; la danse de leur chair fascine mon regard, leurs fesses exécutant une danse magique sous des tams tams imaginaires voudraient guérir les cicatrices de mon coeur, mais nous sommes en pleine journée, le dard des rayons solaires qui les met en lumière n'est pas le mien ; nostalgique de la Nuit et de mes rêves d'idéaux, j'aperçois une petite fille faisant pipi au pied d'un arbre sous le regard bienveillant de son père ; j'imagine avec ravissement le fumet de la nourriture préparée au foyer par leur mère ; l'heure du repas approche, cette matinée languissante souhaiterait immortaliser mon âme comme un tableau de Maître ; sur un banc face au ruisseau d'où s'élève le cancan des canards, trois chômeurs devisent sur des sujets politiques compliqués, une feuille de journal frémissant au bout de leurs doigts ; un vent cinglant fait que je me pince pour me réchauffer ; ce Bois des Trinitaires recueille une foule d'âmes lucides et belles se reposant sous le jour dominical. Une jeune femme blonde là bas saigne, je le sais, l'arôme de son cycle menstruel embaume l'air humide, une dame âgée s'aide à marcher avec une canne sur le chemin sortant de notre royaume sauvage, ce petit Bois dominé par une ville endormie en ce dimanche matin. Un chien de berger approche lentement sur ses pattes soyeuses et lève sa truffe vers moi, me jetant ce regard interrogatif que les animaux savent faire pour vous arracher des larmes de tendresse, sondant le tréfonds de votre être afin de vous ancrer aux choses terrestres. Plus loin, un couple s'embrasse, l'homme étreignant la femme figée sur une pose érotique, les cheveux rassemblés sur sa nuque pour dégager la splendeur de son visage brillant ; j'aimerais être photographe, voyeur, peintre, n'importe quoi mais pas ce Jaloux de ce bonheur simple qui rend orgueilleux. Le couperet du ciel qui nous marie est illisible, c'est pourtant un miracle, le point commun de toutes les nations, Paris, Hong-Kong, New-York, Singapour, dont l'expression variable est en ce dimanche froid au Bois des Trinitaires, aujourd'hui, complètement cynique. La montre cassée de mon poignet ne vaut rien, je devrais m'en remettre à mes sens et à mes sentiments pour évoluer au milieu de ce monde complexe. La terre et l'herbe foulées maintes fois chaque soir de la semaine par mon corps fatigué, à jamais divorcé de mon esprit trop vague, forment le linceul de mon Néant personnel.

Je te rêve, je te fantasme, é Joie qui doit être un merveilleux royaume dont les femmes conservent le secret précieusement, tel une clé perdue dans quelque champ, un bonheur que mes ardeurs, lorsque je hume la sueur de ma propre viande pourrie comme un brochet, gâchent inexplicablement, j'aimerais entrer dans vos rêves, Princesses bénies, cicatrices de ma vie, je souhaiterais pénétrer à l'intérieur de vos profondeurs océanes, m'endormir en votre sein vaincu enfin, goûter de votre antique sagesse dorée, é Seigneur surtout ne me délivrez jamais de l'extase indéfinissable de l'Inconnue.

Amen.

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Invité château
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Posté(e)

Sortilège

Pour l'Amour de l'Art :rtfm:

Allo le Ciel ici la Terre.

Bonté divine, c'est con un Sms.

Etoiles filantes échouées au pied du Plateau de Lautagne.

Te souviens-tu Château de cet ancien air ;

Etiolée paraissait la ville de Valence à la sortie du bagne.

Je n'étais point oisif avant de lever la tête vers les airs ;

Et puis l'orgueil a englouti la vue aérienne de la Ville.

Sens aujourd'hui cette onde planant entre les nuages comme par erreur.

Un message, un Sms, tombé comme la foudre dans ton téléphone imbécile ;

Insérant dans ta tête un indicible espoir,

Sur l'herbe du Parc Jouvet, devenu chômeur me faisait me sentir comme une pile,

Cette Fille, elle t'aura rendu la vie, âme écrivaine, un bref instant, pour Voir.

Bonté Divine c'est con un sms je t'appellerai ce soir

Avait-elle écrit à Château, un pseudonyme loin de sa ville.

Au revoir et....... c'était bien triste quand même :yahoo:

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Membre, Filets de Sagesse Singulière à l'Orange., 57ans Posté(e)
Benjjj Membre 1 906 messages
57ans‚ Filets de Sagesse Singulière à l'Orange.,
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Action pour un Château à ne pas plier pour qu'il reste haut.

Mets toi en marche sans un besoin de soutien, ton arche t'offrira alors son maintien.

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Membre, 115ans Posté(e)
kivala Membre 8 853 messages
Baby Forumeur‚ 115ans‚
Posté(e)

Château, elle est super sympa ta vidéo.

:yahoo:

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  • 3 semaines après...
Invité château
Invités, Posté(e)
Invité château
Invité château Invités 0 message
Posté(e)

Ah....................

Chaleur de son sein nourricier

Ecrémage d'attentions

Soupçon d'intelligence dans ses gestes

Bouillon nombriliste, en elle, en moi

Lueur cosmique en Nous

Enluminures, traits d'esprit, Orfèvres

Toit................

Qu'avons-nous à nous dire ?

Urgemment, Nuitamment

Je ne veux plus voir ton regard

Je veux me noyer dans tes yeux

Me fondre dans ta voix

Avec ma déesse,

Réinventer le verbe

Ma déesse faite chair

Le verbe aimer

Un corps d'Adonis

Spectacle des sens

Moi, Toi,

Confusion.......

….............................................................Maintenant...

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