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Poésie galactique


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Afarensis Membre 3752 messages
54ans
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Le Démiurge des Céphéides.

Les Céphéides.

C'est dans ces géantes, 150 fois plus massives que le soleil, et des millions de fois plus lumineuses que j'ai élu domicile.

Leurs vents stellaires propulsent une partie de leur matière en de somptueuses nébuleuses.

Ainsi je suis caché et vous observe en toute quiétude.

Je suis dans la constellation du Scorpion à 150 années lumière de vous. L'étoile Zétascorpii II renferme mon esprit. C'est juste un abri car il est évident que je peux migrer où bon me semble, mais cette constellation m'a plu.

D'où je suis le paysage est superbe.

J'aperçois votre Soleil, c'est mon repère pour trouver la Terre.

13 étoiles brillent autour de moi. Elles sont aussi scintillantes que les 7 de la Grande Ourse, mais ici le spectacle est encore plus frappant. Antarès, l'étoile dominante éclaire le vide atmosphérique de sa lueur rouge et révèle Alniyat qui est l'artère principale de mon c¿ur. Elle dégage un magnétisme envoûtant. Tout à coté on peut observer sa cousine Sigma qui donne un éclat bleuté à l'espace. Avec Alniyat elle forme une superbe figure remarquablement dessinée et mise en relief par les contours blanchâtres des nuages gazeux. Un visage d'ange, ou de Déesse. Un portrait en bleu blanc rouge, la vraie face du scorpion. Si vous vous demandez pourquoi j'ai choisi la France, dites que c'est un aphorisme dû à un bel astérisme.

Aux latitudes méridionales, en contrebas, un groupe d'étoiles dominées par Shaula l'intermittente, prolonge l'alignement et forment ce qui pour vous est la queue du scorpion, quand moi j'y vois une mèche blonde qui descend sur l'¿il du visage, soulignant une joue pourpre rosée composée par la brume d'un amas de mille et une étoiles. Un mascara sublime.

Et Lésath, stellaire majestueuse vient iriser en point d'orgue cet ¿il à demi couvert.

Au dessus, l'étoile Sargas envoie son ocre jaune sur les yeux, cristallisant un far à paupières, et projette une ombre oblongue qui ajoute à ce regard une note féline.

Si vous étiez seulement à ma place vous comprendriez la beauté apparente de cette femme que j'ai si bien connu autrefois, à Uruk.

Quand je te vois Shaula, je vois le ciel qui fût ma maison. Les étoiles sont tombées dans tes yeux et ton visage illumine ma vision et chauffe mon c¿ur lourd¿de t'avoir perdue.

Ainsi moi, le Démiurge j'ai peint ton visage dans l'espace avec ces astres pour ne pas avoir, dans mon immortalité, à t'oublier.

merci de ne rien répondre. :yahoo:

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