Doit-on continuer l'oeuvre d'un auteur mort?


Invité donjuan
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Invité Elaïs
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Doit-on poursuivre l'¿uvre d'un auteur mort ? ;)

Pour prétendre poursuivre l'¿uvre d'un mort il faut déjà une bonne dose de prétention, puisque cela signifie estimer que son talent est au moins égal à celui du maître, voir, estimer secrètement le surpasser.

Ensuite, il faut estimer savoir comment le créateur aurait souhaité voir évoluer sa créature. Chose impossible à déterminer : l'auteur lui-même ne le sait que vaguement, en fin s'il le sait, la vie peut lui donner d'autres idées.

Pour envisager une poursuite digne de ce nom, il faudrait que son propre art face corps avec celui de l'autre, ce qui se rapproche plus du plagiat que de la poursuite.

Le seul moyen de rentrer dans le cadre d'une continuité d'¿uvre, c'est d'avoir été au préalable adoubé par le maître de son vivant, que celui-ci ait expressément dit:

« A ma mort, je veux que cela soit toi qui poursuive mon travail »

or, devant un telle demande, on répond poliment :

« Non ;);) » parce que l'on ne veut pas que son idole meure!! :smile2:

C'est un acte extrême! Extrême parce qu'on prend le risque de dénaturer l'¿uvre initiale, souillant ainsi la mémoire d'un artiste mort et de dénaturer sa propre créativité que l'on asservie à celle d'un autre, sans jamais pouvoir l'atteindre.

Pour ma part, la question n'a pas de sens en fait, puisqu'il est impossible de poursuivre une ¿uvre sans la modifier et se l'approprier et sans qu'elle ne devienne sienne au moment même où l'on tente de prendre le relais :

L'¿uvre de l'un commence là où s'est arrêtée l'¿uvre de l'autre.

ps: nous, on a le droit de commenter ;) parce que Konvicted a deja un vote alors qu'il n'a pas posté ;) felicitations Konvicted ! :o

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konvicted Membre+ 26 421 messages
I. C. Wiener‚ 26ans
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Avant même de répondre à quelconque question, il est important de bien définir le sujet. Ouvrons donc mediadico aux pages "œuvre", "auteur" et "continuer". Selon les diverses définitions qui nous intéressent, une œuvre est un travail, une activité, mais aussi le résultat d'un travail, ou encore l'ensemble des ouvrages d'un artiste, d'un écrivain. Quant à l'auteur, il est celui qui est la première cause d'une chose, celui qui a fait un ouvrage de littérature, d'art ou de science, ou encore le responsable. "Continuer" signifie ne pas interrompre, faire durer, prolonger. Nous pouvons à présent reformuler la question comme suit : doit-on prolonger le fruit du travail dont le responsable est mort ? Seulement, parce que le verbe "devoir" est flou et que j'ai envie de taper une bonne tartine, cette question en soulèvera d'autres.

Premièrement, peut-on prolonger le fruit du travail dont le responsable est mort ? Avant de savoir si on doit, il est nécessaire de savoir si on peut et la réponse ne s'arrêtera pas à "on peut forcément, sinon on ne nous demanderait pas si on doit". Comment prolonger une œuvre ? Il suffit de continuer à la vendre ou à l'exposer. En cela, que l'auteur soit vivant ou mort, ça ne change rien. Les libraires continuent les œuvres des écrivains morts, les disquaires celles des chanteurs décédés et les musées celles des peintres qui s'en sont allés. C'est ainsi que l'on momifie notre belle culture française.

En deuxième lieu, est-il nécessaire de prolonger une œuvre ? Tantôt mégaphone de manifestation tantôt journal intime, une œuvre peut jouer des rôles aussi bien contradictoires que complémentaires. Qu'elle soit une protestation ou un exutoire - les deux n'étant pas forcément indépendants l'un de l'autre - une œuvre fait passer un message, des idées, des sentiments, à travers des haut-parleurs. Le message qu'elle tend à faire passer est atemporel. Le martyr de la paternité dépeint par Balzac à travers Le Père Goriot - abandonné par ses filles aussitôt qu'il ne peut plus leur donner d'argent - n'est pas mort avec l'auteur, la protestation contre la guerre du Vietnam par Jimi Hendrix à travers sa version de The Star Spangled Banner a toujours un sens de nos jours et continuera à en avoir aussi longtemps qu'il y aura de telles guerres et le cri a autant de signification aujourd'hui qu'il en avait à l'époque d'Edvard Munch ; il existe toujours des parents détruits par leur propre sang, il y aura toujours des massacres de populations et notre société est de plus en plus rongée par l'angoisse. Autant d'exemples qui montrent que le message d'une œuvre est immortel et qu'il est donc nécessaire de continuer l'œuvre d'un auteur mort.

Enfin, se doit-on de continuer l'œuvre d'un auteur mort ? Que désire l'auteur quand il expose son œuvre au grand public si ce n'est qu'elle attire le plus d'yeux possible et qu'elle engendre le plus de réactions que possible ? Et ce, qu'elle suscite l'admiration ou l'indignaton, la haine ou le respect. Cette volonté de faire réflechir et/ou de plaire surpasse l'aspect commercial d'une œuvre. C'est pourquoi on se doit, pour respecter la volonté de l'auteur, de continuer son œuvre après sa mort. C'est une façon de le rendre immortel, d'inscrire son nom à jamais dans l'Histoire, ou du moins dans la culture. La dernière définition du verbe "continuer" le fait d'ailleurs bien rejaillir ; continuer une œuvre, c'est en quelque sorte prolonger la vie de son auteur.

En conclusion, nous devons continuer l'œuvre d'un auteur mort ! Ce sans quoi les futures générations risquent de méconnaître nos plus grandes idoles. Permettons donc à nos arrière-petits-enfants de connaître le must de la culture française et internationale ; Lorie, Christophe Maé, M. Pokora et 50 Cent méritent de traverser les âges, tout comme Marc Levy, Marc-Edouard Nabe et Guillaume Musso !

ps: c'est pas moi qui ai voté pour moi. :smile2:

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Invité Elaïs
Invité Elaïs Invités 0 message
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Comment prolonger une ¿uvre ? Il suffit de continuer à la vendre ou à l'exposer. En cela, que l'auteur soit vivant ou mort, ça ne change rien. Les libraires continuent les ¿uvres des écrivains morts, les disquaires celles des chanteurs décédés et les musées celles des peintres qui s'en sont allés. C'est ainsi que l'on momifie notre belle culture française.

Puisque tu aimes les définitions, "Prolonger" signifie accroitre la durée, et je suis bien d'accord avec toi, un libraire accroit la durée. Mais pas la durée de l'oeuvre, la durée de la connaissance de l'oeuvre, de son acces , c'est tout.

Il ne la poursuit pas, il ne la continue pas. Il la diffuse tel qu'elle a été créée.Il surtout il fait du chiffre d'affaires ;)

. Autant d'exemples qui montrent que le message d'une ¿uvre est immortel et qu'il est donc nécessaire de continuer l'¿uvre d'un auteur mort.

S'Il est immortel pourquoi donc vouloir le continuer? le diffuser est amplement suffisant et évite toute dénaturation du message initial et surtout de la volonté de l'auteur.

D'autant plus, qu'à part avoir l'explication même de l'auteur sur le message qu'il a voulu passer, on ne peut savoir exactement si la manière dont nous ressentons l'oeuvre et le message qui nous parvient est bien celui que l'auteur souhaitait faire passer.

Que désire l'auteur quand il expose son ¿uvre au grand public si ce n'est qu'elle attire le plus d'yeux possible et qu'elle engendre le plus de réactions que possible ? Et ce, qu'elle suscite l'admiration ou l'indignaton, la haine ou le respect. Cette volonté de faire réflechir et/ou de plaire surpasse l'aspect commercial d'une ¿uvre.

C'est une bonne question.

Je n'ai pas de réponse pour ma part, je n'étais pas dans la tête de De Vinci pour savoir ce qu'il souhaitait et si même il souhaitait quelque chose à part se faire plaisir en peignant La Joconde.

Mais tu as trouvé où tes réponses?

Es-tu sur que tout auteur souhaite cela ??

C'est pourquoi on se doit, pour respecter la volonté de l'auteur, de continuer son ¿uvre après sa mort.

S'il s'agit juste de la vendre, de permettre l'accès à cette oeuvre, on n'est pas dans la continuité, on est juste dans une envie de mémoire, d'accès au plus grand nombre à une oeuvre, ce qui est parfait. C'est d'ailleurs ce que font les musées: ils ne continuent pas, ils exposent. Un libraire ne continue pas: il vend.

ps: c'est pas moi qui ai voté pour moi. ;)

Ca m'a fait hurler de rire :smile2:

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konvicted Membre+ 26 421 messages
I. C. Wiener‚ 26ans
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Puisque tu aimes les définitions, "Prolonger" signifie accroitre la durée, et je suis bien d'accord avec toi, un libraire accroit la durée. Mais pas la durée de l'oeuvre, la durée de la connaissance de l'oeuvre, de son acces , c'est tout.

Il ne la poursuit pas, il ne la continue pas. Il la diffuse tel qu'elle a été créée.Il surtout il fait du chiffre d'affaires :smile2:

En parlant de définitions, ce qui est pratique, c'est que parmi toutes celles du mot "¿uvre", il a fallu qu'on utilise... pas la même. Je n'étais pas vraiment sur la bonne longueur d'onde. Parmi les définitions, au travail, j'ai préféré son résultat. J'aime bien quand les choses sont déjà toutes faites, vive le four à micro-ondes ! blush.gif Ne me blâmons pas trop vite ! Ce n'est pas entièrement de ma faute, parce que si on regarde la définition du mot "définition", on trouve - dans mon dictionnaire personnel - "explication précise [...] de ce qu'on concept recouvre." Un concept étant "une représentation mentale abstraite et générale" et le verbe "recouvrir" emportant également cette idée d'abstrait, une définition n'est qu'une explication tordue d'un mot qui l'est encore plus. sleep8ge.gif Merci si vous avez lu jusque là mais ce paragraphe est aussi inutile au débat que débile et n'a pour unique but qu'expliquer pourquoi j'ai limite, involontairement, fait du hors-sujet sur une trentaine de lignes...

Bon, on est bien d'accord, un libraire ne fait que diffuser une ¿uvre. Passons à la suite...

S'Il est immortel pourquoi donc vouloir le continuer? le diffuser est amplement suffisant et évite toute dénaturation du message initial et surtout de la volonté de l'auteur.

D'autant plus, qu'à part avoir l'explication même de l'auteur sur le message qu'il a voulu passer, on ne peut savoir exactement si la manière dont nous ressentons l'oeuvre et le message qui nous parvient est bien celui que l'auteur souhaitait faire passer.

Imagine un caillou jeté dans un étang ; il crée des vagues à la surface de l'eau puis s'enfonce jusqu'à toucher le fond. Maintenant, imagine que tu sois au bord de cet étang et que tu aies un seul caillou et une âme d'enfant. Si tu ne veux pas le gâcher, tu ne pas le jeter simplement mais tu vas essayer de faire un maximum de vagues en faisant des ricochets. Chaque ricochet va provoquer ses propres perturbations. Les différentes ondes auront différentes sources, amplitudes, vitesses et fréquences mais elles se propageront toutes dans les deux dimensions de la surface de l'eau de façon similaire et leurs points-source seront tous alignés. Si tu as lancé ton caillou avec assez de technique et de puissance, il va faire tellement de ricochets qu'il va aller trop loin pour que tu le vois couler.

Pour le message de l'auteur, c'est pareil. Comparons la vie de l'auteur au laps de temps nécessaire au caillou pour atteindre la surface de l'étang et y créer des perturbations et son message au caillou. Si l'¿uvre n'est pas continuée, ce caillou aura été jeté simplement. Si, au contraire, elle l'est, le caillou aura été lancé de manière à faire des ricochets. Le caillou aura alors beaucoup plus d'impact(s). évidemment, chaque impact aura sa propre nature mais ils suivront tous la même ligne directrice.

Voilà comment je vois les choses et pourquoi je pense qu'il faut continuer l'¿uvre d'un auteur mort. Après, le risque est qu'il y ait des obstacles sur le chemin du caillou, que l'on avait pas vus avant de le lancer - parce qu'on ne pensait peut-être pas que le caillou puisse aller aussi loin, qu'ils se sont entreposés entre temps ou simplement qu'on ne les avait pas remarqués - et qui risquent de changer la direction de son parcours voire de le stopper. Cela dit, refuserait-on de lancer ce caillou à cause de ce risque ?

Ca m'a fait hurler de rire laugh.gif

Ceux qui votent avant que le débat ait commencé devraient se voir retirer leur carte d'électeur. sleep8ge.gif

ps: je répondrai au reste par la suite

ps bis: ça enlève pas des votes d'écrire "oeuvre" au lieu d'"¿uvre" ? Je sais bien que "¿" n'est pas sur le clavier mais perso, je fais l'effort d'aller le chercher. ( ;);) )

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Invité Elaïs
Invité Elaïs Invités 0 message
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ps bis: ça enlève pas des votes d'écrire "oeuvre" au lieu d'"¿uvre" ? Je sais bien que "¿" n'est pas sur le clavier mais perso, je fais l'effort d'aller le chercher. ( )

:smile2: ! Mon coté feignant ça ;)

Imagine un caillou jeté dans un étang ; il crée des vagues à la surface de l'eau puis s'enfonce jusqu'à toucher le fond. Maintenant, imagine que tu sois au bord de cet étang et que tu aies un seul caillou et une âme d'enfant. Si tu ne veux pas le gâcher, tu ne pas le jeter simplement mais tu vas essayer de faire un maximum de vagues en faisant des ricochets. Chaque ricochet va provoquer ses propres perturbations. Les différentes ondes auront différentes sources, amplitudes, vitesses et fréquences mais elles se propageront toutes dans les deux dimensions de la surface de l'eau de façon similaire et leurs points-source seront tous alignés. Si tu as lancé ton caillou avec assez de technique et de puissance, il va faire tellement de ricochets qu'il va aller trop loin pour que tu le vois couler.

Si j'ai bien suivi ta métaphore, le caillou représente l'¿uvre.

Au bord d'un étang, avec mon âme d'enfant, je ne pense pas à faire d'énormes vagues, je ne pense pas aux perturbations, sources, multiples dimensions, ect...Je prend mon caillou et je le lance ou le garde dans le creux de ma main si je le trouve joli ;)

Par contre, avec un esprit d'adulte là, oui, je vais penser à ne pas gâcher, à optimiser et rentabiliser ce caillou. Je vais vouloir me substituer à la nature (l'auteur de ce caillou ?) et le rendre plus aérodynamique, plus compétitif, qu'il fasse encore plus de vagues.

C'est bien parce que j'ai gardé mon âme d'enfant que je suis contre la continuité d'une ¿uvre de quelqu'un d'autre.

Ne cherchons pas à continuer la Joconde, ne cherchons pas à terminer les « Rêveries d'un promeneur solitaire » de Rousseau. Il est mort avant de l'achever.

C'est beau comme cela et nous rappelle une des grandes leçons de la vie : tout à une fin.

Après, le risque est qu'il y ait des obstacles sur le chemin du caillou, que l'on avait pas vus avant de le lancer - parce qu'on ne pensait peut-être pas que le caillou puisse aller aussi loin, qu'ils se sont entreposés entre temps ou simplement qu'on ne les avait pas remarqués - et qui risquent de changer la direction de son parcours voire de le stopper. Cela dit, refuserait-on de lancer ce caillou à cause de ce risque ?

C'est sur, c'est tellement plus facile de prendre des risques avec des choses qui ne nous appartiennent pas.

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konvicted Membre+ 26 421 messages
I. C. Wiener‚ 26ans
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X écrit un message ; puis, il l'envoie à Y. X est conscient qu'il ne pourra ni supprimer son message ni le modifier, que Y pourrait mal l'interpréter, qu'il pourrait même aller crier sur tous les toits que X a écrit ceci, que X a écrit cela. Ou s'il le désire, Y pourrait supprimer le message de X, peut-être sans même le lire ; c'est un risque. Pourtant, X n'a-t-il pas envoyé son message à Y ?

Un écrivain peut avoir écrit un roman, un peintre peut avoir peint une toile ; une fois que l'œuvre est exposée, elle appartient toutefois au public. Celui-ci de l'approprie, l'interprète comme bon lui chante ; peu importe si cela va en

l'encontre de ce que l'auteur voulait faire passer au départ.

"L'écrivain est celui qui pense à ses lecteurs, même posthumes." (Laurent Girouard)

Amen.

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Invité Elaïs
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Un écrivain peut avoir écrit un roman, un peintre peut avoir peint une toile ; une fois que l'¿uvre est exposée, elle appartient toutefois au public. Celui-ci de l'approprie, l'interprète comme bon lui chante ; peu importe si cela va en

l'encontre de ce que l'auteur voulait faire passer au départ.

"L'écrivain est celui qui pense à ses lecteurs, même posthumes." (Laurent Girouard)

Amen.

Oui ... et non ;)

L'oeuvre n'appartient pas au public. C'est l'interprétation de celle-ci qui lui appartient.

Perso, je serai verte que quelqu'un s'approprie mon Sénégalais aux champs :smile2: ;) après, oui, libre court à l'interprétation qui en effet appartient à celui qui interprète.

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konvicted Membre+ 26 421 messages
I. C. Wiener‚ 26ans
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Si j'ai bien suivi ta métaphore, le caillou représente l'¿uvre.

Au bord d'un étang, avec mon âme d'enfant, je ne pense pas à faire d'énormes vagues, je ne pense pas aux perturbations, sources, multiples dimensions, ect...Je prend mon caillou et je le lance ou le garde dans le creux de ma main si je le trouve joli :smile2:

Par contre, avec un esprit d'adulte là, oui, je vais penser à ne pas gâcher, à optimiser et rentabiliser ce caillou. Je vais vouloir me substituer à la nature (l'auteur de ce caillou ?) et le rendre plus aérodynamique, plus compétitif, qu'il fasse encore plus de vagues.

C'est bien parce que j'ai gardé mon âme d'enfant que je suis contre la continuité d'une ¿uvre de quelqu'un d'autre.

Ne cherchons pas à continuer la Joconde, ne cherchons pas à terminer les « Rêveries d'un promeneur solitaire » de Rousseau. Il est mort avant de l'achever.

C'est beau comme cela et nous rappelle une des grandes leçons de la vie : tout à une fin.

Un enfant qui ne se soucie pas de faire du gâchis mais qui accepte que tout a une fin, c'est assez paradoxal, non ?

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konvicted Membre+ 26 421 messages
I. C. Wiener‚ 26ans
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Oui ... et non ;)

L'oeuvre n'appartient pas au public. C'est l'interprétation de celle-ci qui lui appartient.

Perso, je serai verte que quelqu'un s'approprie mon Sénégalais aux champs :smile2: ;) après, oui, libre court à l'interprétation qui en effet appartient à celui qui interprète.

;) L'ennui est que ton ¿uvre est exposée sous le titre "Sénégalais au champ". Exposer une ¿uvre en changeant son titre, c'est déjà se l'approprier... (yop! tu vas avoir des ennuis ! ;) ).

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Invité Elaïs
Invité Elaïs Invités 0 message
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Je ne sais pas.

En revanche je trouve la question paradoxale en effet: continuer l'oeuvre de quelqu'un d'autre me semble matériellement impossible puisqu'à partir du moment où l'on s'attache a cela, on commence une nouvelle oeuvre: la sienne.

Sauf que l'on enduit son propre travail d'un apparat qui ne nous appartient pas et qui pourtant va contribuer a l'éléver en dénaturant l'apparat lui même.

Je trouve cela malhonnête. Ce n'est pas cela être un fils légitime.

La meilleure façon de perpétuer ceux qu'on a aimé est simplement de les étudier, de les diffuser, de les partager et de digérer leurs influences dans sa propre oeuvre.

On peut ainsi poursuivre le cheminement de plusieurs artistes en les intégrant dans sa propre création.

Voilà la seule façon de prolonger ce qu'on a aimé : laisser parler ses influences, faire de son oeuvre la prolongation de ceux avec qui on se sent intime artistiquement.

Quel hommage plus beau que de devenir un grand artiste, par soi-même, et de pouvoir se réclamer de tel ou tel autre ?

;) L'ennui est que ton ¿uvre est exposée sous le titre "Sénégalais au champ". Exposer une ¿uvre en changeant son titre, c'est déjà se l'approprier... (yop! tu vas avoir des ennuis ! ;) ).

:smile2: il les a déja eu!!!! je m'etais senti violée dans mon ame d'artiste écorchée vive devant la diffusion de mes entrailles jettées sur une toile et dont le message était tres clair: le monde agraire merite mieux ;););)

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Invité Galen
Invité Galen Invités 0 message
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Voilà, il est minuit, donc je ferme le sujet.

Résultat des votes :

Elaïs : 12

Konvicted : 8

Bravo à vous deux !

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Invité Galen
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