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Jolan, la cure de jouvence de «Thorgal»


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Jolan, la cure de jouvence de «Thorgal»


Dimanche 23 novembre - 15:39

«Le Bouclier de Thor» est le deuxième tome du cycle de Jolan, le jeune fils de Thorgal. Une façon de moderniser cette épopée viking qui a fêté ses 30 ans l'an dernier et de conquérir le public adolescent. Explications de l'auteur, Yves Sente, et du dessinateur, Grzegorz Rosinski



L'année dernière marquait une charnière dans l'épopée de Thorgal, le plus célèbre Viking de la bande dessinée. Changement de scénariste, et cap sur la descendance du héros. Avec «Moi, Jolan», les auteurs Yves Sente et Grzegorz Rosinski, dessinateur de la série depuis ses débuts, réussissaient leur transition avec panache.

«Le Bouclier de Thor» donne encore un peu plus d'ampleur à Jolan, bien que l'ombre du père soit très présente. Au cours de ce 31e album, l'adolescent blond va passer l'épreuve lancée par le demi-dieu Manthor, en compagnie de quatre candidats. Le but: rapporter le bouclier du dieu Thor et devenir l'élu d'un «destin exceptionnel» dont on ne sait pas encore grand-chose... Evidemment, arrivés au royaume d'Asgard (le monde des Dieux), chacun essaie de tirer son épingle du jeu en tentant d'éliminer ses concurrents. Coups bas, magie et créatures maléfiques sont au rendez-vous. Parallèlement, l'avenir du petit Aniel, demi-frère de Jolan, se joue aussi. Le corps du garçonnet est en effet prédestiné à servir de réincarnation à son grand-père, le maître des magiciens rouges Kahaniel. Et la confrérie de la magie rouge compte bien le récupérer avant. «Aniel va jouer un sacré rôle», confie le scénariste Yves Sente.

«Ne pas bousculer les mythes»
Le principal défi des auteurs? Reconquérir les ados. «Une série ne vit que si elle touche les jeunes, explique Sente. J'écris plus pour les ados de 12 à 16 ans. Si ça leur plaît, cela risque de plaire aussi aux plus âgés. En axant sur Jolan, j'espère qu'on va attirer à nouveau ce public-là.» Une logique que le quadragénaire ne perd jamais de vue. «Parfois, quand je me relis, je me dis: aïe, là tu as écrit pour tes copains de 40 ans!» Mais il tempère: «Il ne faut pas trop bousculer les mythes. Il faut les mettre à jour, les actualiser par petites touches, mais sans casser les codes qui ont fait le succès d'un héros. Si demain on vous faisait un Batman à qui on aurait mis un blouson à la place de la cape, et remplacé son masque de chauve-souris par une casquette de baseball... Non, il y a des trucs auxquels on ne peut pas toucher!»

Du côté du dessinateur Grzegorz Rosinski, 67 ans, l'angoisse est partagée: «J'ai parfois peur de ne pas être assez moderne. Mais Yves Sente est d'une génération qui est plus connectée au temps actuel. Certains auteurs tombent dans le ridicule parce qu'ils ne se renouvellent pas.»


Camille Destraz
Suite de l'article...
Source: Le Matin
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