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Les organes du futur


Yavin

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Les organes du futur


Dimanche 16 novembre - 13:15

aisseaux artificiels, muscles in vitro... Les chercheurs planchent sur la création d'organes bioartificiels. Des organes «faits sur mesure», conçus à partir de polymère biodégradable et de cellules prélevées sur le receveur lui-même.


Les organes bioartificiels, comme ce prototype de coeur, composés d'une partie synthétique et d'une partie vivante, pourraient éviter le problème du rejet.




De l'implant cochléaire à la prothèse de hanche, du dialyseur au stent coronarien ou même au coeur artificiel, depuis cinquante ans, les progrès de l'ingénierie médicale sont énormes. Et le marché est prometteur, puisqu'en 2007 près de 50 millions de personnes dans le monde ont été concernées par l'un ou l'autre de ces organes artificiels.

Mais ces machines et ces implants, aussi sophistiqués soient-ils, pourraient bien céder la place à de nouvelles technologies, basées sur l'utilisation des propriétés régénératrices du corps humain. Ce sont les organes bioartificiels, composés d'une partie synthétique, un polymère, et d'une partie vivante, des cellules différenciées et des cellules souches du patient. Pourra-t-on ainsi recréer un coeur, un rein ou un poumon vivants? Les scientifiques le pensent, et de nombreuses recherches vont dans ce sens, notamment à Genève.

Une alternative au pontage
Dans la Cité de Calvin, on travaille sur la création de vaisseaux bioartificiels, afin de proposer une alternative au pontage coronarien traditionnel, une intervention routinière qui nécessite actuellement le prélèvement d'une veine dans la jambe du patient. «Nous essayons de recréer des vaisseaux à partir des cellules du receveur, explique le Dr Beat Walpoth, médecin agrégé au service de chirurgie cardiovasculaire des HUG. Pour cela, nous fabriquons un implant en forme de vaisseau, un tube en polymère biodégradable, qui possède certaines caractéristiques pour attirer des cellules. Celles-ci vont reformer un vaisseau au fur et à mesure que le polymère se dégrade. Cette technique utilise le corps comme régénérateur. Pour le moment, les essais n'ont porté que sur des animaux, mais d'ici à cinq ans, cette technologie sera applicable à l'homme.»

En Europe, on fabrique déjà du muscle in vitro, en cultivant des cellules souches, différenciées pour devenir des cellules de coeur, capables de se contracter. Ces petits muscles bioartificiels peuvent remplacer les parties d'un coeur qui ne se contractent plus, et s'intégrer complètement à l'organe. Ces patchs musculaires ont déjà été implantés à quelques patients dans le monde. Mais pour le moment, personne n'a réussi à recréer un organe bioartificiel dans sa totalité. Si cela s'avère compliqué, nul doute toutefois que cela sera possible.


Muriel Ramoni
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Source: Le Matin
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