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Le business européen de la fécondation in vitro


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Le business européen de la fécondation in vitro


Lundi 13 octobre - 19:21

Les couples candidats à une FIV se tournent vers des pays qui garantissent l'anonymat des donneurs et acceptent les femmes de plus de 43 ans.



Aux premiers jours de septembre, Sylvain et Christine se sont promenés dans les rues de Thessalonique. Des vacances particulières dans cette cité portuaire du nord de la Grèce, aux allures de Barcelone macédonienne. Un voyage, d'une quinzaine de jours, conçu comme un pèlerinage. Christine, 44 ans, et Sylvain, 39 ans voulaient fêter avec Louen, leur fils de quatre mois, la date de sa¿ conception. Pour ce couple de Nantais, Louen, lumière en breton, est l'enfant du miracle. Après cinq ans de tentatives douloureuses et infructueuses en France, cinq FIV (Fécondation in vitro), avec à chaque fois des surdoses d'hormones et de déception, ils ont réalisé leur rêve d'avoir un enfant. «En France, les médecins évaluaient la probabilité d'une grossesse à 5 % et avec un taux de succès qui diminuait d'année en année, raconte Sylvain, lorsque Christine a eu 43 ans la Sécurité sociale ne remboursait plus. La clinique Iakentro nous promettait plus de 50 % de chance. »

Pendant ce séjour, Sylvain et Christine ont aussi dispersé les cendres d'une petite fille, la s¿ur jumelle de Louen, morte à l'âge de sept mois dans le ventre de sa maman. Ils considèrent que leurs enfants sont à moitié grecs. Le miracle a une explication très rationnelle. L'embryon qui a permis la naissance a été conçu grâce au sperme de Sylvain et à l'ovule d'une jeune femme grecque, une «donneuse» dans le jargon de la procréation médicalement assistée (PMA). Il a ensuite été inséminé dans l'utérus de Christine, la «receveuse». Les yeux brillants d'impatience et de bonheur, Sylvain et Christine expliquent qu'ils ont programmé un nouveau voyage pour une autre grossesse en janvier prochain. Christine aura 45 ans.

Chaque mois, entre 25 et 30 couples de Français s'adressent à la clinique Iakentro que dirige le Dr Nikos Prapas, à Thessalonique, pour obtenir un don d'ovocytes. Les femmes ont généralement entre 35 et 45 ans, mais peuvent être plus jeunes dans des cas de stérilité ou plus âgées puisque la Grèce autorise ces FIV jusqu'à 50 ans. Pourtant autorisé depuis 1994 en France, le don de gamètes est rare, effectué dans un nombre limité de centres, publics pour la plupart, et l'attente est longue.




Par Marie-Christine Tabet
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Source: www.lefigaro.fr
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