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Les Ecrins, joyau des Alpes


Yavin

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Les Ecrins, joyau des Alpes


Lundi 21 Juillet - 11:21

La montée au refuge du glacier Blanc est idéale pour découvrir la montagne l'été.




C'est une matinée d'été sèche et fraîche, comme seule la montagne peut en offrir. Depuis le Pré de Madame Carle, le spectacle, immuable, se découvre dans la lumière encore douce. Le printemps pluvieux a saupoudré les sommets d'une neige tardive et au vert éclatant des mélèzes, en fond de vallée, succède une alternance de blanc et de gris rocheux. Derrière, le Pelvoux et ses pointes cabossées, à gauche, la barre des Ecrins, devant, le glacier Blanc. Ce mois-ci, selon un phénomène bien connu des Alpins qui émerveille les visiteurs, des vents poétiques ont coloré les blocs de glace d'une teinte rosée. Le Sahara a envoyé ici un peu de son sable.

En fait de pré, celui de Madame Carle, à 1 875 mètres d'altitude, n'en porte plus que le nom. Il y a longtemps que la moraine, ces résidus pierreux charriés par les glaciers, a remplacé la pâture. C'est d'ici que débute la montée au refuge du glacier Blanc, à 2 550 mètres. La langue de glace serpente dans la roche depuis le haut des Ecrins, à 4 102 mètres d'altitude. Aujourd'hui, nous nous contentons de viser le bâtiment de pierre parfois caché par le relief.


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Le sentier est doux, bien tracé, et les rencontres qu'on y fait ne se limitent pas aux marcheurs. Robert Chevalier est guide de haute montagne et garde du Parc national des Ecrins depuis 1976. C'est un peu son jardin, il en connaît les recoins et habitants : « Le nom d'"écrin » vient d' "escrin", un coffret en bois où l'on mettait les pépites d'or ou les minéraux », explique-t-il. Les trésors, aujourd'hui, s'appellent chamois, marmottes, chocards, aigles royaux, hermines, lièvres variables...

Les chaussures retrouvent avec étonnement une neige qui rafraîchit les mollets. Une gorgée d'eau et l'on attaque les derniers mètres de la montée, sous les sifflets affolés des marmottes. Certaines paressent sur les pierres chaudes. Goguenardes, elles assistent aux derniers efforts des promeneurs qui s'asseyent enfin sur la terrasse. Les deux heures et demie de marche sont récompensées par la vue sur les parois environnantes. Et par quelque chose que les marmottes n'auront jamais : le vin blanc et la tarte aux myrtilles.


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Claire Meynial
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Source: lepoint.fr
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