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Solla

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À propos de Solla

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  1. Bonsoir, J'admire la profusion de vos "jeux"...! Si je tiens compte des indications de Dr Google, la femme (=> féminité) c'est la femelle de l'homme, la féminitude c'est la découverte que la femelle a elle aussi un cerveau, et le féminisme c'est de vouloir rappeler ce point de détail à ceux qui n'ont aucun désir de le savoir. Humm ! C'est l' "embarras du choix" que vous nous proposez ! Solla.
  2. Bonjour, Vous semblez ne donner que des "pistes" d'un amour qui soit relationnel, affectif, sorte d'"attachement social"... N'y aurait-il pas autre chose ? La philia ou l'agapè peuvent-ils faire souffrir ? Attendent-ils réciprocité? Sont-ils sujets au manque ? Personnellement je ne pense pas. Solla.
  3. Non, je ne crois pas qu'on puisse tirer cette conclusion de mon propos. J'ai essayé de décrire un processus plus général ("croyance" me conviendrait mieux que "foi" en l'occurrence) ; ce que je nomme "proposition" un peu plus haut, à savoir le chemin que je parcours quand je passe de la conscience d'être une partie constituante (une entité) d'un être, au désir (besoin ?) de substantialiser cet "être". J'ai l'impression de dire la même chose.. Dans un langage peut-être un peu rigide ? Oui, je suis parfaitement d'accord. Formidable !
  4. Voulez-vous dire que pour vous, la différence fondamentale entre foi et absence de foi est le fait de "donner corps", donc de l'appeler Dieu (avec les attributs et contraintes qui l'accompagnent) et non plus simplement "le monde" ou "être" ? Je ne suis pas sure d'avoir été suffisamment claire, je voulais dire qu'il m'apparaissait deux options : celle où il y a foi en Dieu et qui propose cette opposition Dieu/néant (donc en ce sens-là effectivement péjoratif) et une seconde option où il y a une "foi" placée dans le "lien au monde" ou "la vie" et d'où ne découle plus d'opposition (et donc plus même l'idée de néant) puisque cette seconde "foi" n'est pas une nécessité de croire (pas une foi au sens religieux), mais témoigne simplement d'une expérience vécue de l'être qui n'est probablement ni prouvable ni à prouver. Est-ce que cela a à voir avec ce que vous appelez la vie ? Ou parlez-vous d'autre chose ?
  5. C'est amusant, je me suis souvent demandé si j'étais croyante. Quelle différence entre croire en Dieu, croire en la Nature, en la magnificence du monde, ou parler de "lien au monde", de "monde en soi" ? Qu'il s'agisse de foi en Dieu ou en autre chose, jusque là, le point commun c'est bien le mot "croire"... Est-il possible que la différence réside dans le fait que dans un cas, si Dieu venait à ne plus être, ce serait le néant, et dans l'autre, que Dieu soit ou ne soit pas, cela ne change rien à rien ?
  6. Est-ce le fait de parler de "lien au monde" qui vous fait soupçonner une croyance de ma part ?
  7. pouvez-vous nous dire ce qui vous gêne ? Bonjour, Permettez que je le restitue non-tronqué.. Ce que je voulais dire ce n'est pas que je n'ai pas d'affinité avec Descartes mais que je n'en ai pas suffisamment pour être dérangée par les mots de @Guillaume_des_CS. Pour le dire simplement, je pense que les travaux de Descartes sont intéressants parce qu'ils sont précurseurs (c'est discutable mais ce n'est pas ici l'important) d'un certain rapport de l'homme à ses capacités rationnelles, d'un effort de délimiter ce que la raison humaine est en mesure de maîtriser, et d'instituer une méthode afin qu'elle le fasse le mieux possible. L'homme étant enclin à la rationalité, je suis plutôt bien disposée à l'égard de quelqu'un qui veut l'inciter à mieux se servir de cette qualité. Le premier bémol c'est que d'une part, je ne pense pas que les fins qu'il visait se limitent à celles qui m'intéressent, et ensuite il y a de nombreuses propositions dont le contenu même me laisse plus que dubitative. Mais ne connaissant pas suffisamment l'ensemble de ses écrits, je ne développerait pas ce point. Maintenant, si je ne suis pas gênée par le discours de @Guillaume_des_CS, ce n'est probablement pas tout à fait par accord avec ce qu'il écrit (il faudrait pour cela qu'il développe ) mais simplement parce que je ne crois pas que l'approche rationnelle du monde soit la plus apte à mettre l'homme dans un lien au monde que je pourrais juger "de qualité". C'est-à-dire que, bien que le travail rationnel m'intéresse fortement, je ne suis pas convaincue que ce soit cette part-là de l'homme qui le mène vers l'humanité en lui et vers le monde en lui. Solla.
  8. Bonjour, Je suis un peu navrée de la façon dont vous semblez m'avoir lue. Mais comme je pense que quand on ne me comprend pas c'est toujours de ma faute, je vais essayer de préciser quelques détails. Je ne vais malgré tout pas répondre absolument point par point pour deux raisons : la première est que ce qui m'intéresse n'est pas de faire un argumentaire en vue de réfuter je ne sais quelle position pour en défendre une autre, la deuxième est qu'un des points sur lesquels il y a probablement malentendu c'est que je suis plutôt en accord dans l'ensemble avec ce que j'ai pu lire de vous (et de d'autres sur ce topic), donc mon intention n'était pas de me positionner contre, et elle ne l'est toujours pas. Si je me suis permise d'être si directe dans ma formulation (en disant que peut-être c'était votre question qui était vide de sens ), ce qui était apparemment très maladroit (car que je ne prétends pas pouvoir éclairer qui que ce soit sur quoi que ce soit, encore moins "donner une leçon"), c'est qu'il me semblait évident que les mots seuls étaient visés et vous en aucune façon : j'assume la responsabilité de cette méprise. Mon unique motivation, qui vaut pour l'ensemble de mes interventions (relativement peu nombreuses), est de confronter ce que je vois se constituer en "savoirs" en moi, afin de ne pas les laisser se sédimenter, en somme, ne surtout pas les laisser acquérir une étiquette "savoir" qui serait définitive (ne m'accusez pas d'avoir une "logique" socratique, la partie de moi qui sait risquerait de vouloir plaider coupable ) ! Pour en venir au contenu, je n'ai personnellement pas le don de lire entre les lignes, c'est pourquoi je m'acharne sur les caractères visibles.. Je ne suis pas sure d'avoir suivi le cheminement duquel débouche votre question. Je peux seulement vous répondre (sincèrement) qu'il n'y a pas pour moi de réponse plus juste qu'une autre puisque c'est justement le terme qui sera choisi pour troisième qui éclairera le sens donné au premier (ici: diplomatie). Mais surement ma réponse tombe-t-elle à côté de celle que vous attendiez . Mea culpa. Je le répète : mon intention n'était pas de vous accuser de quoi que ce soit. J'ai trouvé que votre post prêtait à être bousculé (donc intéressant), un peu comme si j'avais voulu secouer une branche pour que les fruits tombent, cela ne me semble pas déplacé sur un forum . "Le penser critique n'est possible que lorsque les points de vue de tous les autres peuvent être examinés. [...] Penser avec une mentalité élargie - cela veut dire exercer son imagination à aller en visite..." : c'est une banalité que nous dit H. Arendt, mais elle tombe à pic pour m'aider à insister sur ce qui motive mon intervention. A cela je pense avoir répondu : c'était le sens de mon dernier paragraphe. Quant au "concept", j'ai effectivement fait un léger raccourci, mon dictionnaire (le Vocabulaire Européen des Philosophies) me donne concipere (de cum et capere) = contenir. Si le vôtre diffère, je n'y suis pour rien, vous non plus, cela dit je ne cherche, une fois de plus pas à imposer la lecture que je fais de ce terme, au contraire, si j'en parle c'est que je cherche plus à l'éprouver qu'à l'entériner. Je ne suis ni encyclopédiste ni philologue (ni philosophe !), je ne suis qu'une personne qui fait une expérience des mots et qui cherche à pousser cette expérience le plus loin possible pour en percevoir l'étendue et les limites. Cependant, pour affiner ce que j'entendais à partir de votre référence : la définition philo sur cnrtl.fr renvoie, entre autres (bien sûr il y en a d'autres !), à "Qu'est-ce qu'un concept? [selon Kant] C'est un moyen de juger" : il s'agit d'atteindre l'objet par la voie du concept. C'est du moins ce que j'en comprends, et cela se rapproche de ce que je voulais dire par "pont", ou "outil". Effectivement, l'outil en un sens est aussi un objet mais vous pouvez m'accorder qu'il y a une distinction intéressante à faire entre la nature d'un objet, et, pour reprendre l'analogie avec la phrase de Kant, la nature de l'outil qui permet de juger l'objet, c'est à dire de mettre en relation le sujet qui juge et l'objet : ils sont tous objets sans avoir la même fonction au sein du système relationnel. Enfin, si vous n'êtes pas réceptif à cette acception, vous pouvez, sans me vexer, considérer que j'extrapole . Pour la suite, je n'ai pas grand chose à répondre pour la seule raison que malgré ma curiosité de questionner votre phrase, je ne me sens pas en désaccord (peut-être à tort !) avec ce que vous écrivez, que ce soit sur l'égalité, sur l'ipséité, ou sur Descartes, avec qui je ne me sens pas tant d'affinité que vous de contre-affinité. Solla.
  9. Bonsoir, Bon, pour ce que vous pensez de l'égalité, si je ne vous ai pas lu trop de travers (le cas échéant, j'ai l'impression que vous me ferez le plaisir de m'en informer), vous en dites déjà beaucoup dans votre topic sur les kovaniens : vous lui substituez l'ipséité. De ce que j'en comprends, pour le dire simplement (trop simplement, veuillez me pardonner), dans le "concept d'ipséité" kovanien, altérité et identité se confondent : je ; tout ; l'autre, un petit tour dans l'espace et ça devient je-tout-l'autre (sous entendu =1 bien que multiple, 1 parce que mutliple). Mais pour en revenir à l'égalité, comme vous semblez choisir vos mots avec précaution, est-ce que la question en elle-même -celle que vous posez - n'est pas "vide de sens" (avec tout mon respect..) ? Je précise... vous avancez que le concept d'égalité ne peut pas être défini si ce n'est par rapport à la supériorité ou l'infériorité (ok pour la reformulation ?). Mais le mot concept ne renvoie-t-il pas précisément à l'établissement d'un rapport? Je veux dire qu'il me semble que votre question et ce qu'elle sous-entend, prise dans un premier sens, est valable pour de nombreux termes "philosophiques" (peut-être tous..) parce que les concepts sont des ponts plus que des "objets". Dès lors, il me semble évident que le mot "égalité", pris "tout seul" est bien obligé d'être muet, tout comme "vérité", "beauté" etc. Vous choisissez le mot "ipséité" : ne renferme-t-il pas une correspondance entre soi et soi-même? Il me semble que tout concept, par définition (con-capere), est une relation. Partant de là, la question reste de savoir si pour donner sens au concept d'égalité ce sont d'autres comparses qu'il faut lui donner que ceux de supériorité et d'infériorité. Ne peut-on pas être égal à soi-même ("uni")? Ne peut-on pas être sur le même plan, sur la même terre (ou la même Kovania ) sans qu'il s'agisse d'une comparaison avec une plus grande, une meilleure, etc. Il ne me semble pas que l'égalité arithmétique (y compris comparaison de valeurs..) soit la seule qui existe. Si l'égalité est d'abord une planéité (et c'est ce que j'entends dans sa racine), c'est donc une condition de possibilité de se trouver vis-à-vis de l'autre comme vis-à-vis de soi-même : (pour laisser volontairement ma réponse se faire attirer par l'aimant kovanien) n'en arrive-t-on pas alors à ce que vous nommez "altérité", cette disposition où je suis l'autre...qui n'est pas moi? Vous le dites mieux que moi " Il ne peut être que... différent ?... et identique !". Et de l'altérité à l'ipséité.. vous avez déjà fait tout le travail ! En espérant sincèrement n'avoir pas trahi vos filets en les emmenant dans des algues qu'ils n'ont pas vocation de pêcher. Solla.
  10. Bonjour, Oui, je suis bien d'accord qu'on peut, dans les faits, les distinguer. Mais si j'ai pris cet exemple c'est que dans la définition et l'expérience de l'art qui ont du sens pour moi, la qualité de l'artiste est foncièrement celle d'interprète. C'est-à-dire que si un auteur ou un peintre sont à mes yeux des artistes, c'est que je vais considérer qu'ils se sont fait interprètes d'autre chose.. C'est un peu dans ce sens-là que je comprends aussi les mots de @Ambre Agorn, mais peut-être à tort. Dans la notion d'interprète j'y vois plutôt un canal.. et c'est en cela que je suis un peu "méfiante" s'il s'agit d’exprimer quelque chose de soi-même, de ses émotions etc, parce que comme dit dans l'exemple de l'acteur, si l'on interprète ses propres émotions, alors on remplit le canal avec son "moi" et c'est bouché pour le "spectateur"...! Mais à vrai dire, je suis probablement un peu puriste sur ce sujet lol Solla.
  11. Puisque la perche est tendue d'y répondre en réveillant quelque barbe blanche.. : "Allo Aristote ? _Oui ma chère () ? _Dis, tu disais quoi toi, à propos de l'amitié ? _Oula ! L'amitié, l'amitié.. hum, que c'est une vertu ? _Mais non, pas ça..! Les autres choses que tu en disais.. Par exemple, ne parlais-tu pas de bienveillance? _Oui, j'ai pu dire que la bienveillance était une amitié bien paresseuse.. _Ah, et de l'amour qui lie les amis alors ? _Que l'amour, l'ami doit en avoir avant tout pour lui-même s'il veut un jour être digne d'être appelé du nom d'ami. _Et du besoin ? _Que l'homme est un ami pour celui qui a besoin de lui pour participer à l'élévation de sa propre conscience. _Bon, et le soutien..? _Que le devoir de l'homme est de convier ses amis à partager son heureux sort, et de les oublier s'il est en mauvaise fortune. Ecoute, il n'y a pas d'amis, il n'y a que des hommes qui aiment." Solla.
  12. Bonsoir, Concernant le jeu d'un acteur, on dit que le bon acteur est celui non qui vit les émotions sur scène, qui vit sincèrement tous les aspects et transports de son personnage en l'incarnant complètement etc, mais celui qui permet au spectateur de les vivre, que l'art vrai du jeu de scène n'est pas de vivre soi-même l'émotion mais de la provoquer. Et que les deux ne sont pas compatibles. Je ne prétends pas que ce soit parole de vérité, mais ne pensez-vous pas qu'il y ait du sens à cela ? Est-ce que celui qui est "artiste" n'est pas celui qui permet à l'autre de faire l'expérience ? Et dans ce cas peut-être est-il tenu à une certaine maîtrise de lui-même, sinon, il "vole" au spectateur l'expérience qu'il se proposait d'offrir. Dans une scène tragique par exemple, si l'acteur fond en larmes réellement, il risque de provoquer gêne, compassion, mépris, ou que sais-je d'autre, mais il n'aura pas permis au spectateur d'accéder lui-même à l'émotion du personnage.. Je ne sais pas si je me fais comprendre.. Solla.
  13. Bonsoir, Pour répondre d'abord à la seconde question (), il me semble que derrière (ou en-dessous de) tout un tas de motifs personnels, il faut "aller de l'avant" ou mourir, mais je pense que c'est plutôt une nécessité d'évolution qu'un instinct de survie. Peut-être qu'à un niveau individuel il y a des gens qui peuvent passer toute une vie sans trop se bousculer eux-même ou être bousculés mais au niveau de l'espèce, il me semble qu'il est nécessaire qu'il y ait confrontation entre les individus et c'est ce "conflit" qui fait évoluer l'espèce. Mais peut-être n'est-ce qu'un leurre ! Concernant l'espoir, à mes yeux, il ne fait rien avancer du tout..! Dans la mesure ou non-espoir ne veut pas dire désespoir évidemment, mais présence. Là-dessus, @InstantEternité en a dit quelques mots : Solla.
  14. Bonjour, Ce n'est qu'une proposition.. : l'art peut-être n'est-il qu'un rapport entre les choses, un rapport entre "sujet" et "objet". Une relation qui s'établit ou non. Je veux dire par là que, qu'il s'agisse d’œuvres reconnues comme artistiques, ou d'un objet "quelconque", il me semble que l'art ne réside pas dans l'objet, mais qu'il y a art si un "dialogue" se produit qui permette de dépasser le mode de perception que l'on a d'ordinaire. Je sais qu'il est de coutume de penser que ce qui est beau l'est objectivement, qu'on peut discuter des goût mais pas de LA BEAUTE, mais si l'art est une relation, elle ne dépend pas tant de l'objet mais de la disponibilité du "regardant" (je ne sais pas quel mot employer!). Et dans ce cas, s'il y a des choses objectivement Belles c'est qu'il y a peut-être des choses qui ont le "potentiel" d'induire ce rapport de façon constante et systématique à condition que le regardant y soit disponible... Solla.
  15. Bonjour, Symboliquement je saisis l'idée, mais j'ai l'impression que vous le dites de manière très concrète. Ce dont vous parlez, c'est de surmonter la sexualité en tant qu'instinct? Solla.
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