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Messicole

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À propos de Messicole

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    du Pas-de-Calais en banlieue parisienne...
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    Un mélange de bouquinage, balades au calme, chats, thé, poésie, crochet, bavardage, cuisine, nature...
  1. Poésie ; j'ai terminé Gagner, de Guillevic, et je vais ouvrir une anthologie de Haïkus préfacée par feu Yves Bonnefoy. Connais-tu le cycle SF Hypérion de Dan Simmons ? D'ordinaire je ne lis que très peu de SF, et je vais entamer avec curiosité la seconde partie de La Chute d'Hypérion (quatrième tome dans ce format). L'histoire est captivante, rendue complexe par les multiples points de vue adoptés et les différentes expériences relatées par les personnages, et donne matière à réfléchir. C'est du sérieux, et l'écriture est de qualité. Un vrai plaisir de lecture.
  2. Mais si les animaux d'élevage continuaient de procréer en cas de végétarisme généralisé, cela ne signifierait pas forcément qu'il y aurait surpopulation, même du point de vue de l'humain. La (re)production des vaches et des cochons d'élevage n'est-elle pas largement supérieure à ce qui se produirait à l'état naturel ? Il s'agit d'une vraie question de ma part, et je ne trouve pas d'étude satisfaisante sur le net à ce sujet. De plus, l'exact contraire est également soutenu (par coucoucou ici-même, semble-t-il) : le végétarisme entraînerait la disparition de certaines espèces. Si les explications se trouvent quelque part dans ce fil, je n'ai pas le courage de les chercher parmi plus de 150 pages. Qui pense franchement qu’un article dans lequel les végétariens sont qualifiés de « mangeurs de barres de céréales et calineurs d’arbres bisounours » peut être sérieux ? Quant aux affections psychologiques dont souffriraient davantage les végétariens, de type stress, angoisse, « troubles alimentaires » (j’imagine que dans l’esprit de l’auteur de cet article, le végétarisme en est déjà un), je ne vois pas comment, d’après cette étude, ils peuvent être nécessairement considérés comme une conséquence de leur « régime malsain » plutôt qu’en corrélation avec leur décision de ne plus manger de chair animale, en réaction aux apparents et violents excès de nos sociétés ou par exemple devant la stupidité de certaines affirmations et généralisations comme celles qui apparaissent dans cet article. Personnellement, je suis végétarienne depuis une quinzaine d'années mais je n'ai pas l'habitude de ce genre de débats, qui à vrai dire ne m'intéressent pas énormément, peut-être parce je suis devenue végétarienne avant d'avoir eu internet, et ce de façon spontanée. Je ne me rappelle pas de quoi que ce soit d'extérieur à moi qui aurait pu me pousser dans cette voie ; je ne regardais pas de docus pro végé et dans mon environnement ce régime alimentaire était ignoré ou considéré comme une lubie. Mais avant de passer au végétarisme j'avais déjà un rapport particulier à la viande ; je ne détaille pas ici, mais je ne pouvais déjà manger le plus souvent que les aliments carnés très transformés, et à part le poulet, dont je n'avais fini par ne plus manger que la peau, j'avais du mal à mâcher et à avaler la viande. La chair animale me semblait un aliment à part. En ce qui me concerne, je peux dire que le végétarisme est « dans ma nature » ; l'argument que l'Homme est un carnivore/omnivore n'a aucune prise sur moi. Depuis de nombreuses années maintenant, la viande n'appartient simplement plus à mon régime alimentaire, que ce soit positivement ou négativement : je ne la remplace pas, je n'y pense pas, et l'idée d'en consommer revient à celle de manger du caoutchouc ou du plastique ; ce n'est pas "un aliment pour moi". Je ne saurais pas dire d'où ça vient, mais je ne peux pas faire autrement. Si l’on me disait que les troupeaux de vaches disparaîtraient en cas de végétarisme généralisé, je ne me sentirais toujours pas concernée par une quelconque nécessité/utilité d’être omnivore, tant il est naturel pour moi, je veux dire en ce qui me concerne, de ne pas manger de vache. Même si je n’aime pas cette idée de voir disparaître les vaches, et que je n’y crois pas vraiment. A vrai dire, je ne sais plus si le problème de la condition animale a fortement pesé dans l’adoption de ce régime, même si enfant j’étais déjà très sensible aux animaux, jusqu'aux insectes, sans être gaga devant eux je précise (sauf avec les chats :blush: ) ; je pense qu’il s’agit plus souvent d’une espèce de respect et d’empathie dans certains cas, et parfois d’indifférence, plutôt que d’un amour actif (sauf envers mes « propres » animaux). Cependant, si je n’étais pas végétarienne, je le deviendrais probablement pour cette raison. En tous cas, il me semble absolument certain que je ne remangerai plus de viande ou de poisson (ni de présure ou colorant animal, etc) de toute ma vie. Maintenant, j’avoue que ces débats entre végés et carnivores me mettent toujours très mal à l’aise. Il me semble que ce genre de conflit stérile est hautement évitable. Dans mon esprit, la réalité du végétarisme n’entre pas dans une dualité absolue et indépassable avec l’alimentation carnée des autres ; l’un et l’autre ne s’excluent pas forcément (qu’on me comprenne bien : je ne parle pas d’une possible intégration de viande dans le régime végétarien, mais de la possibilité de penser à ces deux idées sans devenir schizophrène ou violent). Car en ce qui me concerne, la consommation de viande en elle-même pourrait ne pas me poser problème, mais ce sont toujours les conditions de cette consommation qui sont à considérer (je suppose qu’une certaine proportion de végétariens sont dans mon cas). En effet, c’est bien simple : je suis absolument contre l’élevage industriel (même l’élevage en lui-même ne me plaît pas beaucoup), que je trouve inacceptable, et vraiment je ne sais pas comment on peut essayer de justifier cela. Mais par ailleurs, pour moi il n’y aurait pas de sens à blâmer pour leur mode de vie des chasseurs-pêcheurs qui seraient en "harmonie" avec la nature. Par exemple, je ne sais pas si beaucoup de végétariens se révolteraient à l’idée que les amis amérindiens de Lucy chassent du gibier, mais personnellement cela ne me pose pas (pas encore ? ou plus ?) problème ; si je devais un jour remanger de la viande, je pense que je préférerai encore la chasser pour que cela ait au moins ce sens de la prédation. Car si cet argument de l’Homme prédateur revient souvent, je n’en vois pas beaucoup par chez nous ; il faut dire que je ne compte pas l’achat du jambon et cie comme une activité de prédation. Pour finir, je dirais que, s’il y a des extrémistes chez les végétariens (je ne mesure pas l’extrémisme d’une personne à ses choix alimentaires, et pour moi même un « frugivore » n’est pas extrémiste), et que certains d’entre eux peuvent se montrer intolérants à l’égard des « carnivores » et faire la morale à chaque repas, ou suivre ce régime par mode/pour maigrir/en mangeant au macDo ou du poisson de temps en temps, ou encore sans tenir suffisamment compte de l’environnement familial/social dans lequel vit tel non végétarien, il faut reconnaître que certains consommateurs de viande sont souvent particulièrement immatures lorsqu’il s’agit de débattre de ces questions, en se croyant toujours obligés par exemple de nous qualifier d’un nom d’herbivore/de gastéropode, de nous mettre une photo de viande saignante sous le nez, de nous trouver des maladies ou des comportements psychologiques spécifiques ou des carences, ou de se montrer agressifs comme si on menaçait de voler leur assiette dont ils auront détaillé le contenu. Si l’on était déjà simplement plus à l’écoute des expériences les uns des autres, cela éviterait peut-être aux discussions de tourner en eau de boudin.
  3. Peut-on imaginer qu'en cas de suppression de l'élevage intensif la population animale concernée se régule d'elle-même ? Je doute que les vaches et les cochons continueraient de se multiplier à l'excès comme des lapins en Australie. Tu confonds peut-être avec le haricot mungo, souvent commercialisé sous le nom trompeur de "pousses/germes de soja".
  4. Messicole

    La brillance du soleil

    Tu as dû oublier d'ouvrir le robinet.
  5. Hernani - V. Hugo, pour un cours de fac.
  6. Des types aux renseignements qui ne se contentent pas de renseigner : cet après-midi un sous-chef de la sncf qui, à mon père qui demandait où étaient indiqués les repères des wagons sur les quais, lui lâche d'un ton condescendant et sans lever les yeux : "Monsieur si vous dites wagons je n'ai pas envie de vous répondre, on ne dit pas wagons, les wagons c'est pour le matériel Monsieur. Elle est dans quelle voiture la demoiselle ?". Il y a des façons plus polies de relever les fautes de langage, a fortiori celles de plus âgé que soi...
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