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Pheldwyn

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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn

  1. OOUi, le fond de cuve idéologique : aucune vision au delà de l'économie, sur la place de l'homme, les défis de demains, etc ... Comme la promesse de privatiser la SNCF et de finir de démanteler le rail ? Ah ben là je le sens sacrément polarisé justement autour du clivage droite-gauche. Macron, c'est la droite qui a le vent en poupe. La réforme de la SNCF était déjà engagée, et figure sur la feuille de route de Bruxelles. Quant à Parcoursup, on sent le truc mal pensé au moins dans la forme, dont on peut craindre que l'idéologie soit d'aggraver l'esprit de sélection sur des critères de prestige, allant au delà du diplôme national qu'est le BAC pour tomber sur la discrimination liée aux parcours.
  2. C'est surtout qu'il y a des aides dans tous les sens, ainsi que des taxes et impôts dans tous les sens. Au final, ceux qui ont les moyens d'un conseil peuvent s'y retrouver, "optimiser" ce qu'ils reçoivent et ce qu'ils paient. Bien évidemment, ce sont rarement les plus pauvres. Eux, en général, ne savent même pas ce à quoi ils ont droit, et c'est pour cela que l'on a un si grand taux de non recours à ces aides de base. L'idéal serait un système harmonisé, où l'on serait exactement ce que gagne un ménage/individu, et quel complément verser à chacun.
  3. Et si, à l'instar des ménages, on traitait les entreprises différemment, suivant leur taille ? Que l'on arrêtait de filer les mêmes aides à une petite TPE qu'à un grand groupe qui n'en a absolument pas besoin et qui en tire la plus grosse part ?
  4. Le "fond" ? Quel fond ? A part poursuivre la même logique libérale que sous Sarko, Hollande, et telle que demandée par les instances économiques. La forme, c'était "la Jeunesse", le "renouveau", la fin de l' "ancien monde", et tout ce baratin abscons. C'était ça, la comm ... cacher le manque total de changement. Macron, c'est la même merde qu'auparavant, ce qui n'est pas étonnant, car il était déjà dans la place pour la déverser.
  5. Et pourtant c'est une organisation sérieuse ATD Quart Monde. La poule ou l'oeuf, ça change quoi ? Les loyers sont par endroits bien trop excessifs, nous sommes d'accord. Et dans de nombreux cas, de nombreux logements ne sont pas loués malgré une forte demande, nous sommes aussi d'accord. Mais bon, personnellement, je suis pour généraliser l'encadrement des loyers et trouver un système assurantiel pour les petits propriétaires. C'est pour cela qu'il faudrait trouver un système d'indexation entre RSA, SMIC et charges impondérables. Sinon, en passant, on a moins de 2 millions de smicard ... avec la suppression de l'ISF c'est dans les 4 milliards qui partent en fumée ... 4 milliards qui auraient pu devenir 2000 € de prime annuelle pour chaque smicard, par exemple.
  6. Au final, tout est dans le lien d'ATD quart monde donné par @grandfred . Dans la plupart des cas (famille monoparentale, couple, couple avec enfants), l'écart entre RSA et un SMIC dans le ménage, c'est au dessus de 500 €. L'écart le plus faible, c'est le célibataire sans enfant : environ 300 à 350€ de différence. Certes, ça se rapproche, mais en même temps, lorsque l'on gagne peu, 300 à 350 € ce n'est pas "rien". Mais si tu veux, on peut converger vers une conclusion évidente : le SMIC est bien trop bas.
  7. SMIC NET : 1149 € RSA : 545 € Ils sont où les 600 € d'aides de différence qui donne un "gros avantage" à rester au RSA ?
  8. Ce qui est malheureux. Cela veut dire qu'on se laisse dépouiller, et que le pays des Droits de l'Homme continue sa lente régression pour rentrer dans les "standards" de l'économie.
  9. Ca fait des décennies que, tous gouvernements confondus, la République a quitté nos cités. Le "socialisme" à la française n'a rien fait, en plus ni en moins. Ben ce n'est pas parce que c'est "tendance" que c'est justifié
  10. Ben ça dépend, il était logé ou il payait son loyer avec ces 1000 € ? (... je le vois mal vivre dans un 9m², même à 15 ans). S'il était hébergé et nourri chez un oncle ou une tante pour dispenser 2-3h de maths par semaine à un petit cousin, et recevait 1000 € à dépenser en échange, c'est assez différent que s'il était dans une chambre, qu'il remboursait à ses parents en effectuant des heures d'études ou de cours particuliers (zut, depuis quand c'est redevenu légal le travail des mineurs ? ^^). En tous les cas, je doute qu'il sache ce que c'est de passer sa vie au SMIC ... sinon, il comprendrait que se payer une costume à plusieurs centaines d'euros, c'est loin d'être une possibilité.
  11. Ca va, si tu ne l'as eu qu' "un peu". Avec Macron, je n'ai vu que cela : la forme. Rien d'autre. Bref, de la start up communication, à savoir l'art de faire paraître du creux sans aucune originalité comme étant une innovation extraordinaire. Mais attention, je lui reconnais cela : c'est bien fait. Pour nous, avant tout. La caricature même du technocrate, si tu préfères. Et bien ta mémoire te fait grand défaut. Il filait la métaphore avec la gare (où se situait l'incubateur de start-ups inauguré ce jour là), la gare, ce lieu où l'on croise tout genre de personne, aussi bien des winners qui ont réussi que des gens qui ne sont rien. Vas-y, jongles donc avec ça pour nous divertir. Bien évidemment que c'est méprisant, pour les autres. Il y a surtout l'idée que certains seraient devant, mènerait le pays vers le haut, seraient en tête, en lead, et tireraient les autres vers le haut : c'est une relecture déjà très méprisante de la réalité. Qui est également un smicard. Du coup, lui dire de bosser au lieu de rien foutre, c'est ... comment dire ... Qui ? Tout dépend : s'il s'agit de pérenniser les principes fondateurs à l'origine de la sécu, oui. S'il s'agit de garder la boîte pour au final en changer le fond idéologique, comme l'on dépèce les organes du services public pour en extirper ce qui est marchandisable et rentable. Désolé, ça n'est pas ça, la gauche. Tu n'y es pas du tout : c'est du dépit. Voir le débat se ramener à ça, c'est pitoyable.
  12. Tu plaisantes ? Si tu crois que j'ai attendu l' "opposition" pour voir à qui j'avais affaire ... Déjà, un type qui base toute sa campagne sur la communication, le marketing, le "comment plaire à tous ces crétins", je l'avais vite catalogué. Toutes ses déclarations, et même son ton tartuffien ou son double discours n'ont fait que me confirmer le type dans toute sa splendeur. Ce type là est l'incarnation même du mépris de classe, à tel point que même en essayant de faire attention, il ne peut s'empêcher de laisser le naturel parler. Le fameux "ceux qui ne sont rien", ou les "premiers de cordée". Tout cela dans des discours écrits ... Remarque, à l'improvisation il n'est pas mieux : dire à un smicard de bosser pour se payer un costard ... si c'est pas du foutage de gueule. Malek Boutih a toujours été critique (méchant ?) vis à vis de la gauche, surtout lorsqu'elle l'est, de gauche. A croire que le concept lui déplaît fondamentalement, ou que la gauche devrait juste demander à des jeunes de garder espoir pendant qu'elle se gave de caviar. Bref, la ligne solférinienne quoi. Mais je ne m'étonnes absolument que sa vision de la gauche te sied, tout comme tu trouvais (trouve toujours sans doute) que Macron n'était ni de droite ni de gauche (lorsqu'il a l'évidence toujours été ... ni de gauche ni de gauche). Bref, tous les adeptes d'un vision de "la gauche" en creux, formelle, qui ne s'intéressent jamais au sens idéologique derrière. Et des gens, victimes de l'ère du temps et des réseaux sociaux, qui ne savent plus juger les idées ou le discours défendu par un individu, mais ne se limitent qu'aux buzz et à ce seul individu pour tenter d'appréhender ce discours.
  13. Ce n'était pas une question, j'abondais dans ton sens : Macron a bien davantage de mépris généralisé que de haine spécifique à l'égard de certains. En clair, le discours de Philippe c'est "on a gagné, maintenant on fait ce que l'on veut". Le fameux discours du blanc seing, débordant d'arrogance puérile, de logique de camp, et bien loin de l'esprit républicain ou démocratique.
  14. Non, impossible, c'est un réfugié/demandeur d'asile/clandestin. Sans aucun doute affilié à Daesh, comme tous les autres. C'est pas ça le mantra ?
  15. Déjà, il y a fort à parier que les personnels (donc les cheminots) seront globalement mieux rémunérés (c'est le cas chez nos voisins). Donc, déjà un poste qui risque de faire augmenter les tarifs pour le consommateur. Par contre, sans le statut, lorsque l'entreprise verra qu'il y a un risque de sécurité (entretien ou autre), le salarié qui veut ouvrir sa gueule se fera lourder. Bref, plus aucun salarié ne dira quoi que ce soit qui concerne l'intérêt général, car son intérêt à lui, ce sera l'intérêt de l'entreprise qui le rémunère. Un point c'est tout.
  16. Actuellement, on externalise surtout des compétences. Les grandes sociétés, plutôt que de payer quelqu'un (qu'elles doivent assumer sur la pérennité du poste, sur la sécurité en terme de maladie, d'accident du travail, ... donc assumer les risques) préfèrent le faire passer en externe. En effet, elles ont ainsi : - moins de frais à assumer et la flexibilité nécessaire pour dégager à tout instant la compétence, si elle n'est plus nécessaire ou s'ils ont trouver moins cher - et donc la pression suffisante pour contraindre la personne à travailler dans des moins bonnes conditions et contre une moins bonne rémunération Ainsi, les grandes société font davantage de marge. Celui qui était (ou aurait pu être) employé, perd sur quasiment tous les niveaux, essentiellement en termes d'avenir et de stabilité. C'est l'ubérisation tant souhaitée. On a donc là un schéma assez représentatif du creusement actuel des inégalités : les travailleurs sont davantage précarisés, on laisse de plus en plus les états gérer les coût sociaux que les entreprises payent de moins en moins. Seuls les travailleurs hautement qualifiés s'en sorte, et bien évidemment les actionnaires dont les dividendes ont la hausse au beau fixe. Donc, de plus en plus ces certains qui créent leurs emplois se retrouvent avec pas grand chose ... ça tombe bien, de plus en plus les entreprises se focalisent autour de 2 marchés : le discount, où l'on vend, toujours au moins coûtant, de la merde et le "luxe" où l'on vend toujours plus cher ce qui était parfois auparavant la qualité ordinaire. Bref, le système a sa logique. Et ceux qui ne sont pas diplômés ? (enfin du moins, pas diplômés où il faut) Ensuite, il faut arrêter d'être utopiste : le principe de l'automatisation, c'est de faire plus simplement et plus avec moins d'intervention humaine. Pour que ça ait un intérêt, cela veut dire qu'on ne doit pas avoir plus ou autant de personnel (que l'on paie plus cher puisqu'il est qualifié) que l'on avait d'opérationnels auparavant. Donc, oui, il va y avoir de nouveaux métiers, mais je n'arrive pas à comprendre cet angélisme qui voudrait croire que l'on va créer autant d'emplois que l'on va en remplacer. Ca n'a pas de sens économique, et ça n'a même pas de sens d'un point de vue logique. Automatiser, c'est rationaliser : c'est forcément diviser le nombre de personnes nécessaires. Et grandement. Je reprends l'exemple que j'avais déjà donné dans un autre post : même si créer une caisse automatique fait travailler du monde, une fois le prototype crée, il est répliqué partout et ne nécessite que quelques personnes pour le maintenir. Je ne me risquerais pas à établir un ratio, mais je pense que l'on sera plus proche du 1 poste crée pour 1000 supprimés que du 1 pour 1. Résumons : - on évolue technologiquement. On peut produire plus, faire davantage d'argent, avec moins. - les grandes sociétés, de ce fait, augmentent largement leurs marges, qu'elles redistribuent toujours davantage aux actionnaires - les citoyens ont de moins en moins la possibilité de travailler (et c'est un phénomène qui va s'accroître), et quand c'est le cas, c'est dans des statuts de moins en moins sécurisant pour eux (et c'est un phénomène qui va s'accroître) On a donc une société qui évolue sur le plan technologique, où une minorité s'enrichit toujours davantage, et où le confort, la santé, etc ... des populations décroît de plus en plus. Et c'est sans doute l'avenir. Le problème étant de savoir ce qu'il se passe si, malgré ta bonne volonté, tu es incapable de faire autre chose. Soit parce que cet autre chose ne t'es pas accessible, soit parce que cet autre chose ne te rémunère pas suffisamment pour vivre, où si déjà plein de monde propose les mêmes compétences. En clair, lorsque que l'on s'oriente vers une société où le gâteau est de moins en moins partagé et où les miettes diminuent de plus en plus, alors que le nombre de gens vivant sur ces miettes s'accroît ... et bien mécaniquement, tu te retrouves avec des gens qui n'ont plus rien à se mettre sous la dent. Et donc tu es pour aligner le salarié du privé sur le public. En effet, tu te dis sans doute que si cela marche dans le public - qui n'est pas en soit concentré sur des activités lucratives, - cela devrait marcher dans le privé qui a davantage de moyens.
  17. Mouais, la téléphonie, encore une fois, ça se limite à l'arrivée d'un acteur, Free Mobile, qui aurait très bien pu ne jamais voir le jour. C'est surtout 3 acteurs (donc, une concurrence, non ?) qui de 1996 à 2012 (donc, pendant 16 ans tout de même) n'ont pas non plus fait baisser tant que cela les prix (ils ont même été condamnés pour entente sur les tarifs, c'est dire). Si les prix ont baissé, sur la longueur, c'est du fait des évolutions techniques, les effets d'échelle avec davantage d'abonnés (déployer un réseau, de nouvelles antennes devenant de fait plus rentable). Le développement du marché des téléphones a également permis de séparer le forfait du matériel utilisé. Il y a eu donc davantage d'acteurs, mais surtout, il y a eu une explosion de l'activité. Et le nombre fait donc forcément baisser les prix. Le modèle est difficilement transposable au rail.
  18. Ah, enfin ! On va s'attaquer à ces hypers privilégiés que sont les handicapés. On s'est déjà fait les vieux, les migrants, les cheminots et les étudiants. Il nous reste quoi après ?
  19. ?? Euh, je ne te suis vraiment pas : pourquoi dis tu que l' "on (c'est qui ?) met en avant une pratique sexuelle" , "au lieu de parler de vie amoureuse". Euh ... les homos qui te gênent lorsque tu les croises dans la rue, c'est des types à poils qui s'envoient en l'air ?? Ou c'est juste qu'ils se tiennent par la main ou s'embrassent ? Car là, désolé, c'est davantage de couple et de vie amoureuse dont il s'agit. A moins que chez les homos, tu apparentes le baiser à une pratique sexuelle.
  20. Euh ... c'est réfléchi là, ce que tu nous soumets ? Dans le même ordre d'idée, l'idée me révulse : - qu'Emmanuel soit avec Brigitte, elle est tout de même beaucoup plus vieille - qu'un japonais sorte avec une congolaise, ça me répugne - de parler avec quelqu'un qui écoute du Christophe Maé etc ... Merde ... peut-être que quelqu'un est révulsé à l'idée de parler à un gros con comme moi ?? Bon, sinon, que veux-tu dire par "accepter, soutenir le concept" et "adhérer à leur cause" ?? Tu veux dire : 1°/ accepter, soutenir le fait que chacun fait bien ce qu'il veut de son cul, et si des femmes préfèrent les femmes et des hommes préfèrent les hommes, chacun fait ce qu'il veut 2°/ accepter, soutenir le fait d'être soi même homo, ne coucher qu'avec des gens de son sexe ? Personnellement, je ne suis pas prêt à sacrifier mon hétérosexualité pour les homosexuels, donc le 2°/, sans moi. Si c'est cela à quoi tu penses, je te rassures, personne ne te demande d'être homo. Par contre, j'ai plus de mal si c'est au 1°/ que tu penses. Ne pas "accepter", ne pas "adhérer à leur cause", cela veut dire soutenir l'idée inverse, à savoir que, non, personne n'est libre de faire ce qu'il veut, et que même si elle préfère les femmes, une femme ne doit pas avoir le droit d'être avec une femme (et pareil pour deux hommes). Bref, quelle est l'idée que tu ne veux surtout pas soutenir ?
  21. Voici une pomme. Elle est rouge. Elle est croquante. Et voici un client. - Bonjour ! Je voudrais la tomate s'il vous plaît ! - Euh, c'est une pomme monsieur ... - Ah non ! C'est rouge. Les tomates sont rouges. C'est donc une tomate ! - Mais non, regardez, elle est croquante ... - Impossible ! Les tomates ne sont pas croquantes : elles sont molles. C'est rouge, c'est donc une tomate, ça ne peut pas être croquant ! - Monsieur, vous amalgamez tout, la couleur et ce que c'est réellement ... - Mais non, je ne m'amalgame rien. Vous criez toujours à l'amalgame. On peut parler de la rougeur des tomates, non ? - Oui, bien sûr ! Mais ce n'est pas parce que les tomates sont rouges, que tout ce qui est rouge est une tomate ... - Mais si ! Tout le monde le sait ! Traitez moi de raciste, tant que vous y êtes. Je ne vois pas pourquoi vous refusez de reconnaître que les tomates sont rouges !! Et je n'ai jamais dit que les tomates étaient meilleures que les pommes, ou l'inverse !
  22. Ah, la mondialisation et les délocalisations ne se limitent qu'à l'Irlande ? Première nouvelle ! Ensuite, c'est vrai, le rêve, un pays qui ne taxe les entreprises qu'à 0,005%. C'est cela que tu veux ? Ne viens pas nous parler de déficit de l'Etat après cela ... Je vais te faire une révélation : une société n'est pas un consommateur. Un consommateur est avant tout un citoyen. Ce n'est pas le cas d'une société. Mais si je reprend ton analogie, tu serais pour que l'on puisse décider du pays où l'on souhaite se voir imposer ? Paf, je vire mon salaire là où l'on paie le moins d'impôts, et l'état n'aurait rien le droit de m'exiger. En l'occurrence, l'entreprise transfert tous ses profits, même réalisés dans d'autres pays. Aussi, l'entreprise vit de l'économie d'un pays (par ses consommateurs, par ses infrastructures, les ressources humaines, etc ...), mais n'a pas à se soumettre aux règles du jeu de ce pays ? Pour ma part, une entreprise devrait a minima être taxée dans un pays à hauteur de ce qu'elle y gagne et de ce qu'elle y produit. Les taxes sur les sociétés ne sont pas les seuls critères : bien évidemment que la rétribution des salariés entre en jeu dans le choix d'une délocalisation. Mais, encore une fois, je t'assure, même avec ces taxations colossales, on a des boîtes du CAC40 championne dans la part redistribuée en dividendes ! C'est que ces taxes ne les brident certainement pas énormément. 67% en moyenne, lorsque les USA ne sont qu'à 48% (ah, les sales communistes !). Mais les autres pays ont les mêmes problématiques. C'est pourtant en France que les écarts sont les plus manifestes. Ensuite, qui dit "issu de l'immigration" ne veut pas dire forcément que les parents ne parlent pas le français. Outre l'immigration francophone, tu as aussi tout simplement des enfants nés en France et donc confrontés à la langue - qui leur est donc maternelle - depuis leur naissance. Ensuite, tu as une lecture toute sélective : tu ne t'es arrêté que sur le paragraphe des élèves issus de l'immigration, mais bien avant celui-ci les graphismes parlent d'eux même et démontre des inégalités fortes liés aux milieux sociaux (et donc non spécifique à la question de l'immigration). L'article évoque même un groupe dur de 22% d'élèves en difficulté (tu es libre de croire que 22% des élèves scolarisés en France - ou que leurs parents - ne connaissent pas un mot de Français, je trouve pour ma part que ce serait une affirmation un rien exagérée ...). Et encore une fois, avant même d'évoquer les élèves issus de l'immigration, le constat est avant tout social : C’est là ce qui caractérise l’Hexagone lorsqu’on le compare aux autres pays de la zone OCDE. Près de 40 % des élèves issus d’un milieu défavorisé sont en difficulté, selon l’évaluation. Et seulement 2 % d’entre eux peuvent prétendre au titre de premier de la classe. A l’inverse, seuls 5 % des élèves d’un milieu favorisé sont classés parmi les plus faibles. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2016/12/06/enquete-pisa-les-eleves-francais-dans-la-moyenne_5044175_1473685.html#yX4gfOTRVou4t0eC.99
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