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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn
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Oui, je conçois la différence entre l'outil en lui même et ce que fait celui qui s'en sert et de sa responsabilité (ou plutôt de son irresponsabilité la cas échéant). Mais déjà, on pourrait s'interroger sur le fait que ce mésusage n'ait aucun dispositif pour s'y opposer de la part du parlement ? Mais fondamentalement, mon problème avec la Vième, c'est qu'elle n'est pas taillée pour un régime parlementaire. Elle est prévue pour du bipartisme, et le bipartisme n'existe plus. La crise de la légitimité vient de la : lorsque tu n'as qu'une moitié de français qui décide car les autres n'y voient plus aucun intérêt, et que cette moitié est divisée en 3 blocs, tu te dis qu'aucun de ces 3 blocs ne peut seul être légitime. Surtout lorsque les lignes idéologiques de démarcation entre ces blocs se retrouvent entremêlées. Dans ce cas là il convient à mon sens de fair en pas de côté, d'arrêter de croire qu'un seul clan ayant sa propre vue globale devrait l'imposer aux autres, même si il lui voit une cohérence. Les décisions doivent être prises différemment, la majorité être considérée pour chaque sujet. Tout en essayant de préserver une cohérence (je ne dis pas que c'est simple, mais personne n'a dit que la démocratie devait l'être).
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Ce n'est pas ce que je préconise. Mais pourquoi un seul homme ? Des décisions peuvent être débattues, prises à plusieurs, tenir compte de l'avis des différentes strates de notre État. Bref, la démocratie pourrait phosphorer bien davantage.
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Parano ? Devant l'évidence ?
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S'opposer au racisme et à la xénophobie, c'est être radicalisé ? Ce serait bien que quelqu'un émerge à gauche ... Avec un peu moins d'outrance que LFI, mais bien plus de crédibilité que le PS. Même si j'ai plutôt un avis positif sur Faure, je ne lui accorde que trèèèès peu de confiance. Pour commencer, il faudrait que la NUPES s'organise sérieusement autour d'un véritable projet. Qu'ils reprennent leur programme et reviennent sur chacun des points, sacralisant ce qui est commun, et cherchant les voies de compromis entre les désaccords.
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N'est-elle pas aussi teintée de romantisme cette idée d'un être qui incarnerait la droiture et l'intérêt du peuple, et la grandeur de la fonction ? Lorsque l'on regarde la liste, les autres n'étaient guère mieux. Pour moi personne ne peut avoir la légitimité de décider seul. Quand à la compréhension des enjeux et à la cohésion générale d'une politique, si cela dépasse le peuple, il faut prendre le temps de les expliquer plutôt que de faire sans lui. Surtout lorsque l'on s'aperçoit quels sont les véritables enjeux en l'occurrence, et que bons nombre de français les ont compris, ainsi que la logique générale de cette politique.
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Et encore, ça posait déjà problème pour lui. Bref, oui, il faut aller vers davantage de démocratie vivante, de parlementarisme, de vote préférentiel et de consensus que d'alternance de minorités qui ne défendent que leurs intérêts.
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Attention, une session c'est l'année entière, pas simplement une séance. Là elle y avait droit car le gouvernement a détourné une loi rectificative de financement de son but original, pour imposer in fine leur réforme. De la magouille quoi.
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Bah si, ils sont des dizaines de milliers. Et spontanément un peu partout en France. Enfin sauf si manif sauvage se résume à brûler et casser dans ton esprit. Sinon, le travail de sape gouvernemental a été réalisé avant tout et au grand jour par le gouvernement lui même. Approximation, arrogance, impréparation, mensonges, insincérité devant le parlement, et pire, devant le peuple, autisme démocratique, passage en force et provocations délibérées. Ça fait beaucoup. Ce n'est pas pour cela que leurs pensions vont baisser, mais surtout par le fait des réformes néolibérales passées. Tout cela pour financer le marché
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Oups, pardon, j'ai cru que tu parlais de démocratie et que tu y accordais de l'importance. Désolé, j'avais mal compris.
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Je doute qu'il va parler pour rétablir quoi que ce soit. Il va user de son arrogance habituelle, tout en paternalisme, en alignant les contrevérités. Il comprend que c'est dur les sacrifices, mais que cette réforme est indispensable, comme tout le monde le sait, qu'il n'y aucune autre alternative, que son gouvernement s'est démené, a fait preuve d'un courage sans nom, etc ... qu'il a écouté mais qu'il sait mieux que tout le monde, et que c'est comme ça de toute façon. Un truc du genre. Ah ? La constitution compte plus que la démocratie ?
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Si seulement : tu pensais à un référendum ? Ou du fait que les députés aient été privés par le gouvernement d'un vote jeudi sur la réforme ?
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Qu'est-ce que le macronisme ? Dur à répondre. On peut néanmoins affirmer que ce n'est pas la démocratie.
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Et à combien il serait de plus avec la taxe carbone ?
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Bah ils ont tous leurs espérance de gouvernance ! Tu nous inventes l'eau chaude ou quoi ?
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Mais décidément, ne le prends pas mal, mais tu nous invente l'eau tiède là ... AUCUN groupe n'est majoritaire à l'assemblée. AUCUN. Donc, forcément, puisque le fonctionnement de cette assemblée est basé sur le scrutin majoritaire, à un moment donné ces groupes doivent composer pour aller dans le sens qu'ils ont en commun. En l'occurrence là, il s'agit de dénoncer l'autoritarisme et le déni de démocratie d'un gouvernement qui n'a apparemment toujours pas compris et admis qu'il était minoritaire au sein de l'assemblée, qui n'a toujours pas compris qu'il ne pouvait pas mener SA politique, mais qu'il devait chercher des accords et des compromis pour dégager des majorités. Cela démontre également l'inadaptation de complète de notre assemblée et de nos institutions face à la réalité politique d'aujourd'hui. Elles ont été prévues pour une dualité d'opposition, absolument pas pour une diversité d'offres politiques divergentes, elles ont été conçus justement pour tourner le dos au parlementarisme, dans la conception de l'alternance d'un pouvoir fort et majoritaire, droite ou gauche. Sauf que cela ne répond plus à la complexité de l'offre politique d'aujourd'hui.
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Je ne suis pas sûr de "moi", mais je me fie à l'organisme gouvernemental chargé de faire des projections et qui rend régulièrement son rapport. Nous n'avons pas d'autres sources suffisamment sérieuse. Et que dit ce rapport ? Que le déficit démographique que tu pointes et qui n'a rien de nouveau (on est au courant du papy-boom depuis que l'on est au courant du baby boom) a été pris en compte par les précédentes réformes qui ont déjà décalé l'âge, augmenté la durée de cotisation et désindexé les pensions. Résultat : les dépenses de retraites restent stables dans notre PIB autour de 14%, voire vont décroître. Bref, pas de dérapage des dépenses malgré la démographie (mais je vais y revenir). Il existe une problématique de recettes sur quelques années, problématique qui n'est pas structurelle, mais conjoncturelle, et surtout qui ne représente que 3% du montant des dépenses. Bref, il va y avoir des légers déficits dans quelques années, pour quelques années, mais rien de dramatique : il suffit juste de trouver des financements ponctuels (et il en existe toute une palette, plusieurs ont été évoqués par pas mal de monde ), sans avoir besoin de remettre le système en question. Je vais citer une analogie d'Olivier Faure qui me paraît assez bien trouvée : lorsque tu achètes une maison avec un crédit de 1000€ par mois sur 30 ans, tu ne vas pas la vendre parce qu'il va te manquer 30€ pendant quelques mois. J'ajouterais que tu ne vas pas non plus mettre l'un de tes enfants à la rue pendant 2 ans histoire de t'y retrouver financièrement. Tu pourrais par exemple demander à ton autre fils de 24 ans que tu héberges et qui bosse de donner ces 30€ par mois. Bref, rien n'oblige de demander aux français de bosser 2 ans de plus. On assène ça comme si ça ne représentait rien, comme si ce n'était qu'un chiffre, un ajustement, sans conséquences derrière. Pourtant le président Emmanuel Macron de 2017 l'affirmait : décaler l'âge de départ est tout ce qu'il y a de plus injuste. Il touche avant tout les gens qui ont commencé tôt et ont souvent les métiers les plus pénibles, les plus difficiles à continuer au delà de 60 ans. C'est ensuite totalement hypocrite, car si tu n'as pas de boulot déjà entre 60 et 62 ans, tu auras encore moins de chance d'en avoir après 62 ans. Ce sont là des réalités que décrivait le Macron d'alors, à qui l'on pouvait pour une fois donner raison. Bref, c'est une réforme injuste, inutile, et en plus qui sera sans doute inefficace sur les finances vu ce que cela va coûter à l'autre bout en chômage, RSA et hausses d'arrêt maladies provoqués mécaniquement par le report de l'âge (on a déjà vu une forte augmentation de seniors au RSA avec le report à 62 ans ... Et comme en plus notre cher et cynique gouvernement libéral a justement pensé à dessein auparavant de raccourcir les périodes d'indemnisation). Je pourrais ajouter que le manque de recettes découle des politiques précédentes (baisse du nombre de fonctionnaires, etc ...), du désengagement de l'Etat, etc ... Ou encore que concomitamment à cette réforme pour éviter des déficits à 12 milliards, le gouvernement a fait un cadeau de 8 milliards par an aux entreprises . Ah sinon, je reviens sur mon point concernant les pensions qui n'explosent pas malgré la démographie. Il n'y a pas de miracle : le COR a rappelé qu'avec les présentes réformes et la désindexation des pensions, celles-ci vont drastiquement baisser à l'avenir par rapport aux salariés. Alors, ça, oui, ça pourrait nécessiter de penser à une réforme pour éviter cet affaiblissement : mais la réforme Macron ne prévoit absolument pas de changer cet état de fait. Au contraire, puisque l'on sait que le décalage de l'âge va annuler des surcôtes. De plus, il est à prévoir à tous les coups dans quelques années une réforme pour allonger encore la durée de cotisation, ce qui va entraîner des retraites de moins en moins complètes et avec decôte. Il y a un risque de déficit, facilement surmontable. (Bon et puis il faut rappeler qu'il s'agit de projections : le COR avait annoncé des déficits pour 2021 et 2022... Résultat, les deux années ont été excédentaires). Bref, ces déficits n'impliquent pas un report de l'âge : c'est démesuré (en plus d'être injuste car n'activant qu'un seul levier). Ils n'ont pas fait que le dire : ils ont fait des réformes. En 30 ans on est passé de 60 ans à 62 ans, on a passé la durée de cotisation de 37.5 à 43 ans, et on a désindexé les pensions . Et dans le même temps, on a laissé filer la valeur vers le capital. Ce qu'il ne faut pas oublier c'est que le monde néo-libéral a du mal à voir un pactole de 350 milliards par an lui échapper : donc oui, ça pousse pour privatiser tout ça, et il n'y a rien d'étonnant à ce que des politiques de droite - même si elles affirment hypocritement et la main sur le coeur vouloir protéger le regime par répartition - portent ces aspirations.
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Mais c'est idiot ce que tu dis ! La NUPES n'ayant pas la majorité des voix, même avec LR et LIOT, bien évidemment qu'il faut les voix du RN pour voter une quelconque motion. C'est un fait ! Ce que se refuse la NUPES de faire, c'est de voter une motion émanant du RN, car elle ne veut lui donner aucun crédit . Par contre, si celle de la LIOT a des chances d'aboutir, LFI n'a aucun problème à s'effacer et laisser le crédit à LIOT et à des députés issus de la NUPES. Tu saisis la nuance ou bien ?
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? Y'aurait pas eu d'éparpillement. Un même député peut voter pour 12 motions de suite s'il le souhaite. Ça fait juste perdre du temps d'en avoir plusieurs.
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Dans tous les cas, rien n'empêche de déposer plusieurs motions, ni d'en voter plusieurs.
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Sauf que LFI, comme la NUPES, ont déjà annoncé qu'ils la voterait évidemment. Donc, pourquoi "si ?". La seule ligne rouge c'est de ne pas appuyer les tentatives du RN de se montrer pour ce qu'il n'est pas.
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Il y a beaucoup de contre-vérités là dedans. Déjà, non, tous les pays n'ont pas reporté à 65 ans. La Suède vient de passer à 63 ans. La Norvège est je crois à 62. Ensuite, le "sans problème particulier" est faux : demande aux Italiens ce qu'ils pensent de leur réforme. Et puis il faut aussi comparer ce qui est comparable : on compare souvent notre âge minimal avec l'âge à taux plein des autres systèmes, ce qui est fallacieux. Alors certes, comparer les systèmes n'est pas simple, mais le faire sous cet angle est malhonnête. Car il convient de rappeler que l'âge à taux plein en France est déjà à 67 ans ! Alors oui, nous avons un second mécanisme avec la durée de cotisation qui permet d'obtenir le taux plein avant. Surtout, il faudra juste que l'on m'explique pourquoi il faudrait à tout prix s'aligner sur les autres pays (juste par effet de moutonnage ?), alors que notre système n'est pas en danger ?
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Bah logiquement, ils ont le droit à un seul 49.3 par an. Enfin, celui-ci ne compte pas, puisqu'ils ont magouillés pour faire passer la réforme dans une loi rectificative des finances de la Sécurité sociale, et que sur ces lois sur le budget, le nombre de 49.3 est illimité. Déjà, rien que ça, ça en dit long sur le respect de la démocratie.
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Tu pars de la fin pour arriver au début : tu pars du principe que la France serait parfaitement démocratique (que ce serait une vérité absolue et incontestable), et que donc, du coup, tout dispositif qu'elle met en oeuvre le serait de fait. Or c'est l'inverse : on peut toujours questionner ou remettre en cause les dispositifs de notre constitutions, les institutions quant à leur nature démocratique. C'est justement cette remise en question qui permet à la République à tendre vers une démocratie dans l'absolu. (c'est un peu la même inversion lorsque Darmanin explique que les violences policières ne peuvent pas exister, puisque la police est républicaine : c'est encore une fois inverser cause et conséquence : la police n'est républicaine que si elle ne nie pas et qu'elle chercher à remédier aux violences policières). Bref, le qualificatif de "démocratique" n'est pas un label immanent, encore moins une conséquence automatique. Et donc le 49.3 fait partie de notre arsenal constitutionnel, c'est un fait, mais on peut tout à fait s'interroger sur sa nature plus ou moins démocratique. En l'occurrence, il a permis ce jour à un gouvernement (qui ne représente pas la majorité des députés de l'assemblée et n'a jamais obtenu sa confiance, pour rappel) à imposer une loi qui n'a jamais été votée par les dits députés, et alors qu'une très large majorité de la population s'y oppose très fortement, ainsi que les représentants des salariés. Le questionnement démocratique de cette disposition est donc tout à fait légitime, puisqu'en l'occurrence il permet de s'absoudre totalement de l'avis du peuple, d'aller à son encontre lorsque que l'on est logiquement élu pour le représenter.
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Euh... Tu en es sûr ? J'ai rien compris
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Constitutionnel. Démocratique, ça se discute.
