Elle s'était couchée, avait fermé les yeux et attendu, mais le sommeil ne venait pas. Agacée, elle c'était levée pour aller se caler confortablement dans le fauteuil près de la chaude cheminée. La courte discussion qu'elle avait eue avec le roi Géraud l'avait emplie de nostalgie. Elle ne voulait pas faire comme sa mère, être comme sa mère, et délaisser celle qui l'avait élevée. Bien sûr, elle n'était pas venue ici de son plein grès, mais elle avait abandonné toute volonté de retourner chez elle. Elle remonta ses jambes sous son menton et serra ses genoux entre ses bras, histoire de se donner du réconfort. Les yeux fixés sur la danse des flammes, ses joues empourprées par la chaleur du feu, elle demeura immobile, perdue sans ses pensées, croulant sous les remords.
La lame affutée de Boris trancha par coups sec les liens des cinq prisonniers. Une fois les bras et les jambes libérés, Boris fit appeler les guérisseuses qui appliquèrent pommade d'ortie et bandages sur les plaies qu'avaient causées les cordages. La pommade fraîche apaisa immédiatement les brûlures sur les poignets et chevilles endoloris
et la suite devrait pas tardée :smile2: