Aller au contenu

Fiphi

Membre
  • Compteur de contenus

    913
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    1

Tout ce qui a été posté par Fiphi

  1. Protagoras de Platon. La vertu s'enseigne t-elle ? Protagoras dans un dialogue avec Socrate, expose le mythe de Prométhée et Epiméthée, celui de la distribution des arts et du feu puis de la vergogne et de la justice aux hommes ... Extrait : Il fut jadis un temps où les dieux existaient, mais non les espèces mortelles. Quand le temps que le destin avait assigné à leur création fut venu, les dieux les façonnèrent dans les entrailles de la terre d'un mélange de terre et de feu et des éléments qui s'allient au feu et à la terre. Quand le moment de les amener à la lumière approcha, ils chargèrent Prométhée et Epiméthée de les pourvoir et d'attribuer à chacun des qualités appropriées. Mais Epiméthée demanda à Prométhée de lui laisser faire seul le partage. Quand je l'aurai fini, dit-il, tu viendras l'examiner. Sa demande accordée, il fit le partage, et, en le faisant, il attribua aux uns la force sans la vitesse, aux autres la vitesse sans la force ; il donna des armes à ceux-ci, les refusa à ceux-là, mais il imagina pour eux d'autres moyens de conservation ; car a ceux d'entre eux qu'il logeait dans un corps de petite taille, il donna des ailes pour fuir ou un refuge souterrain ; pour ceux qui avaient l'avantage d'une grande taille, leur grandeur suffit à les conserver, et il appliqua ce procédé de compensation à tous les animaux. Ces mesures de précaution étaient destinées à prévenir la disparition des races. Mais quand il leur eut fourni les moyens d'échapper à une destruction mutuelle, il voulut les aider a supporter les saisons de Zeus ; il imagina pour cela de les revêtir de poils épais et de peaux serrées, suffisantes pour les garantir du froid, capables aussi de les protéger contre la chaleur et destinées enfin à servir, pour le temps du sommeil, de couvertures naturelles, propres a chacun d'eux ; il leur donna en outre comme chaussures, soit des sabots de corne, soit des peaux calleuses et dépourvues de sang ; ensuite il leur fournit des aliments variés suivant les espèces, aux uns l'herbe du sol, aux autres les fruits des arbres, aux autres des racines ; à quelques-uns même il donna d'autres animaux à manger ; mais il limita leur fécondité et multiplia celle de leurs victimes, pour assurer le salut de la race. Cependant Epiméthée, qui n'était pas très réfléchi, avait, sans y prendre garde, dépensé pour les animaux toutes les facultés dont il disposait et il lui restait la race humaine à pourvoir, et il ne savait que faire. Dans cet embarras, Prométhée vient pour examiner le partage ; il voit les animaux bien pourvus, mais l'homme nu, sans chaussures, ni couverture, ni armes, et le jour fixé approchait où il fallait l'amener du sein de la terre à la lumière. Alors Prométhée, ne sachant qu'imaginer pour donner à l'homme le moyen de se conserver, vole à Héphaïstos et à Athéna la connaissance des arts avec le feu ; car, sans le feu, la connaissance des arts était impossible et inutile ; et il en fait présent à l'homme. L'homme eut ainsi la science propre à conserver sa vie ; mais il n'avait pas la science politique ; celle-ci se trouvait chez Zeus, et Prométhée n'avait plus le temps de pénétrer dans l'acropole que Zeus habite et où veillent d'ailleurs des gardes redoutables. Il se glisse donc furtivement dans l'atelier commun où Athéna et Héphaïstos cultivaient leur amour des arts, il y dérobe au dieu son art de manier le feu et à la déesse l'art qui lui est propre, et il en fait présent à l'homme, et c'est ainsi que l'homme peut se procurer des ressources pour vivre. Dans la suite, Prométhée fut, dit-on, puni du larcin qu'il avait commis par la faute d'Epiméthée. XII. ¿ Quand l'homme fut en possession de son lot divin, d'abord à cause de son affinité avec les dieux, il crut à leur existence, privilège qu'il a seul de tous les animaux, et il se mit à leur dresser des autels et des statues ; ensuite il eut bientôt fait, grâce à la science qu'il avait, d'articuler sa voix et de former les noms des choses, d'inventer les maisons, les habits, les chaussures, les lits, et de tirer les aliments du sol. Avec ces ressources, les hommes, à l'origine, vivaient isolés, et les villes n'existaient pas ; aussi périssaient-ils sous les coups des bêtes fauves, toujours plus fortes qu'eux ; les arts mécaniques suffisaient à les faire vivre ; mais ils étaient d'un secours insuffisant dans la guerre contre les bêtes ; car ils ne possédaient pas encore la science politique dont l'art militaire fait partie. En conséquence ils cherchaient à se rassembler et à se mettre en sûreté en fondant des villes ; mais quand ils s'étaient rassemblés, ils se faisaient du mal les uns aux autres, parce que la science politique leur manquait, en sorte qu'ils se séparaient de nouveau et périssaient. Alors Zeus, craignant que notre race ne fût anéantie, envoya Hermès porter aux hommes la pudeur et la justice, pour servir de règles aux cités et unir les hommes par les liens de l'amitié. Hermès alors demanda à Zeus de quelle manière il devait donner aux hommes la justice et la pudeur. Dois-je les partager, comme on a partagé les arts ? Or les arts ont été partagés de manière qu'un seul homme, expert en l'art médical, suffît pour un grand nombre de profanes, et les autres artisans de même. Dois-je répartir ainsi la justice et la pudeur parmi les hommes, ou les partager entre tous ? ¿ Entre tous, répondit Zeus ; que tous y aient part, car les villes ne sauraient exister, si ces vertus étaient, comme les arts, le partage exclusif de quelques-uns ; établis en outre en mon nom cette loi, que tout homme incapable de pudeur et de justice sera exterminé comme un fléau de la société. Voilà comment, Socrate, et voilà pourquoi et les Athéniens et les autres, quand il s'agit d'architecture ou de tout autre art professionnel, pensent qu'il n'appartient qu'à un petit nombre de donner des conseils, et si quelque autre, en dehors de ce petit nombre, se mêle de donner un avis, ils ne le tolèrent pas, comme tu dis, et ils ont raison, selon moi. Mais quand on délibère sur la politique, où tout repose sur la justice et la tempérance, ils ont raison d'admettre tout le monde, parce qu'il faut que tout le monde ait part a la vertu civile ; autrement il n'y a pas de cité. Voilà, Socrate, la raison de cette différence.
  2. Artémis, déesse lunaire, naquit un jour avant son frère et aida sa mère Léto à mettre au monde son frère Apollon ... Qu'est ce que "le siège périlleux" ?
  3. J'ai pratiqué le Taekwondo et le Nihon Tai Jitsu. Il est très difficile de se prononcer sur un art martial en particulier, ceux-ci ayant été développés par différents maîtres, dans différentes écoles, de divers pays. Tout dépend de l'intention recherché, sachant qu'ils se retrouvent tous tant dans l'anticipation et l'esquive, les coups portés bras ou jambes, les clés, les projections et techniques d'immobilisation, privilégiant une technique plutôt qu'une autre. Ces différents arts peuvent être très complémentaires ... Si je devais reprendre mon enseignement reçu, je commencerai par la boxe française ; c'est le conseil que je donne à tous débutants ...
  4. Fiphi

    La vérité

    Il me semble que tout ce qui vient d'être écrit et conclu, par Elaïs notamment, est ce que j'avais exposé dans mes précédents posts ! Il n'y a qu'une vérité et plusieurs interprétations, diverses observations, diverses analyses, réunion d'un faisceau de preuves qui permettent de s'en approcher, selon les connaissances du moment (dans les sciences) ... J'avais cependant évoqué le référentiel. Cette notion est essentielle pour expliquer un phénomène, en découvrir la vérité. Exemple : la relativité générale et relativité restreinte par opposition à la théorie de la gravitation universelle ...
  5. Argus, le monstre au front étoilé d'yeux, qui promenaient de tous côtés ses regards vigilants ... Zeus était épris de la fille aux yeux bleus d'Inacchos. Souvent, il descendait du ciel pour faire à cette vierge, qui s'appelait Io, une cour assidue. Or, un jour qu'il s'était attardé auprès d'elle plus longtemps que d'habitude, héra, jalouse et courroucée, s'élança sur la terre. Mais Zeus avait prévu l'arrivée de son épouse, et déjà la fille était changée en une blanche génisse. Héra admira la beauté de ce rare animal. Puis, le soupçonnant d'être tout à fait autre chose, elle le demanda à son royal époux. Ne pouvant refuser de plaire à sa compagne, sans devenir suspect, Zeus consentit à lui offrir ce don. Maîtresse de l'animal, Héra le confia à la surveillance d'Argus. Or ce bouvier qui ne dormait jamais, même quand la génisse était derrière lui, ne la perdait de vue, avait cent yeux disposés en couronne tout autour de sa tête. Les uns disait-on, s'ouvraient avec le lever des astres, tandis que les austres se fermaient avec le déclin du soleil .... Zeus ne supportant plus les maux cruels qui affligeaient la fille d'Innachos demanda à son messager Hermès de soustraire l'animal à la vigilance du redoutable gardien ... Le dieu de Cyllène endormit Argus en jouant de la flûte .... Héra, pour punir Argus, recueilli ses cents yeux et en para la riche queue du paon ... Que signifie "avoir des yeux de Lynx"
  6. En Y - Edward Young Edward Young, né le 3 juillet 1683 à Upham et mort le 12 avril 1765 à Welwyn (Hertfordshire), est un poète romantique anglais. Auteur du poème Plaintes ou Pensées nocturnes sur la vie, la mort et l'immortalité (1742-1745), connu sous le nom de Nuits qui inaugurent le genre sombre et mélancolique du romantisme, son âme tourmentée laisse à la postérité une ¿uvre personnelle et profonde. Le poème de Young fit le tour de l'Europe et remporta un succès éclatant et influent. Le Tourneur, traducteur de Shakespeare l'adapta rapidement en français. .... En 1728, Young devint aumônier royal et obtint, en 1730 une cure à Welwyn. Marié en 1731, à Elizabeth Lee dont la fille qu'elle avait eue d'un précédent mariage avec Francis Lee, mariée à Henry Temple, mourut à Lyon le 8 octobre 1736 en chemin pour Nice, suivie de son mari et de sa mère en 1740. Comme Elizabeth Temple était de religion protestante, on refusa l'enterrement dans le cimetière catholique et l'inhumation fut autorisée dans le cimetière de la colonie suisse[1]. Ces coups redoublés que la mort frappa autour de lui sont censées être les douleurs domestiques qui ont donné lieu aux Night thoughts (Pensées nocturnes), poème divisé en neuf nuits, publié de 1742 à 1746, souvent réimprimé, et connu en France sous le titre des Nuits. Ces pertes successives jetèrent le poète dans une disposition lugubre qui se traduisit par ce poème religieux, moral, romanesque, où l'on trouve un chrétien qui paraît sincère, un moraliste satirique de l'école de Pope, habile à balancer les antithèses, et un déclamateur sentimental déployant ses chagrins avec une abondance déréglée d'images. L'immortalité de l'âme, la vérité du christianisme, la nécessité d'une vie religieuse et morale, tels sont les thèmes que Young s'efforce de renouveler en y ajoutant des personnages et des incidents de roman, qui représentaient des faits et des êtres réels. Young déclare, dans la préface de cette ¿uvre, à laquelle sa célébrité est restée attachée, que le sujet du poème était réel. Philandre et Narcisse ont été identifiés plutôt à la légère avec Henry et Elizabeth Temple. On a également suggéré que Philandre représentait Thomas Tickell, un vieil ami de Young mort trois mois après sa femme. Certains ont également voulu voir un lien entre l'infidèle Lorenzo et le fils de Young, mais celui-ci n'avait que huit ans au moment de la parution des Nuits. Extrait : La nuit, noir déesse, en son trône d'ébène siège, sans un rayon, et voici qu'elle étend son lourd sceptre de plomb sur le monde endormi Le silence est inerte, et l'ombre est insondable ! Rien qui frappe les yeux, ni l'oreille tendue ! Le monde est endormi. C'est le pouls gigantesque de la vie arrêté, la nature au repos : redoutable repos, qui annonce sa mort ! Eh bien ! que, sans tarder, le destin s'accomplisse ! Que tombe le rideau ! je ne perdrai plus rien ! L'horloge sonne une heure : on ne connait le temps que par son envolée, et l'homme fut très sage de lui faire une voix. C'est un ange qui parle aux accents solennels, et, si je l'entends bien, c'est le glas de mes jours à jamais disparus.
  7. Fiphi

    La vérité

    Bravo Grenouille verte ! Chacun d'entre nous formulons des hypothèses. Encore faut-il qu'elles soient formulées à partir d'un même référentiel. Nous les tenons pour vrai parce que nous sommes si égoïstes dans notre nature que ne croyons pas nous être trompé. Nos convictions, nous leur attribuons le titre de vérité. C'est ce qui fait croire qu'il pourrait y en avoir plusieurs !
  8. Je reviens sur Virgile et l'Enéïde. Il me parait interessant d'inclure un bref passage. Le chant IV, qui constitue une sorte de roman d'amour enchassé dans l'épopée, un épisode des plus célèbres. Le héros troyen a fait escale à Carthage, que gouverne, exilée de Phénicie, la reine Didon, à laquelle Vénus, la mère divine d'Enée, va inspirer pour son fils une passion dévorante. A cette passion, Enée commence par répondre, mais, rappelé à sa mission par Jupiter, il se plie à l'injonction du roi des dieux et, la mort dans l'âme, abandonne Didon, plongeant dans le désespoir la malheureuse reine, qui se suicide après avoir maudit son amant infidèle et appelé sur ses descendants, les Romains, un vengeur dont on devine qu'il ne sera autre qu'Hannibal. Extrait : (poignant) L'Aurore abandonnait la couche de Titon, Et la nuit pâlissait de son premier rayon ; Didon, du haut des tours, jetant les yeux sur l'onde, Les voit voguer au gré du vent qui les seconde. Le rivage désert, les ports abandonnés, Frappent d'un calme affreux ses regards consternés. Aussitôt, arrachant sa blonde chevelure, Se meurtrissant le sein : «O dieux ! quoi ! ce parjure, Quoi ! ce lâche étranger aura trahi mes feux, Aura bravé mon sceptre, et fuira de ces lieux ! Il fuit ; et mes sujets ne s'arment pas encore ! Ils ne poursuivent pas un traître que j'abhorre ! Partez, courez, volez, montez sur ces vaisseaux ; Des voiles, des rameurs, des armes, des flambeaux ! Que dis-je ? où suis-je ? hélas ! et quel transport m'égare ? Malheureuse Didon ! tu le hais, le barbare ! Il fallait le haïr, quand ce monstre imposteur Vint partager ton trône, et séduire ton coeur. Voilà donc cette foi, cette vertu sévère ! Ce fils qui se courba noblement sous son père, Cet appui des Troyens, ce sauveur de ses dieux ; Ah ciel ! lorsque l'ingrat s'échappait de ces lieux, Ne pouvais-je saisir, déchirer le parjure, Donner à ses lambeaux la mer pour sépulture, Ou massacrer son peuple, ou de ma propre main Lui faire de son fils un horrible festin ? Mais le danger devait arrêter ma furie : Le danger ; en est-il alors qu'on hait la vie ? J'aurais saisi le fer, allumé les flambeaux, Ravagé tout son camp, brûlé tous ses vaisseaux, Submergé ses sujets, égorgé l'infidèle, Et son fils, et sa race, et moi-même après elle. Soleil dont les regards embrassent l'univers ! Reine des dieux, témoin de mes affreux revers ! Triple Hécate ! pour qui dans l'horreur des ténèbres Retentissent les airs de hurlements funèbres ! Pâles filles du Styx ! vous tous, lugubres dieux ! Dieux de Didon mourante, écoutez donc mes voeux ! S'il faut qu'enfin ce monstre, échappant au naufrage, Soit poussé dans le port, jeté sur le rivage, Si c'est l'arrêt du sort, la volonté des cieux, Que du moins assailli d'un peuple audacieux, Errant dans les climats où son destin l'exile, Implorant des secours, mendiant un asile, Redemandant sou fils arraché de ses bras, De ses plus chers amis il pleure le trépas !... Qu'une honteuse paix suive une guerre affreuse ! Qu'au moment de régner, une mort malheureuse L'enlève avant le temps ! Qu'il meure sans secours, Et que son corps sanglant reste en proie aux vautours ! Voilà mon dernier voeu ! Du courroux qui m'enflamme Ainsi le dernier cri s'échappe avec mon âme. Et toi, mon peuple, et toi, prends son peuple en horreur ! Didon au lit de mort te lègue sa fureur ! En tribut à ta reine offre un sang qu'elle abhorre ! C'est ainsi que mon ombre exige qu'on l'honore. Sors de ma cendre, sors, prends la flamme et le fer, Toi qui dois me venger des enfans de Teucer ! Que le peuple latin, que les fils de Carthage, Opposés par les lieux, le soient plus par leur rage ! Que de leurs ports jaloux, que de leurs murs rivaux, Soldats contre soldats, vaisseaux contre vaisseaux Courent ensanglanter et la mer et la terre ! Qu'une haine éternelle éternise la guerre ! Que l'épuisement seul accorde le pardon ! Enée est à jamais l'ennemi de Didon : Entre son peuple et toi point d'accord, point de grâce ! Que la guerre détruise, et que la paix menace ! Que ses derniers neveux s'arment contre les miens ! Que mes derniers neveux s'acharnent sur les siens !» Elle dit ; et roulant son projet dans son âme, De ses jours odieux cherche à rompre la trame. Pour hâter des moments à sa fureur si doux, Elle appelle Barcé : de son premier époux Barcé fut la nourrice ; au sein de sa patrie La sienne dès longtemps a terminé sa vie. «Va, cours chercher ma soeur ; qu'un bain religieux La prépare à paraître aux autels de nos dieux ; Qu'à tomber sous le fer la victime soit prête ; Du saint bandeau toi-même il faut orner sa tête. Je veux, pour achever de guérir ma raison, Finir le sacrifice attendu par Pluton, Et d'un parjure amant livrer au feu l'image !» Elle dit : Barcé court, fidèle à son message, Hâter, sans le savoir, les apprêts du trépas, Et son vieux zèle encore accélère ses pas. Didon demeure seule. Alors de son injure L'affreux ressouvenir aigrissant sa blessure, Dans l'accès violent de son dernier transport, Tout entière livrée à ses projets de mort, Roulant en traits de feu ses prunelles sanglantes, Le visage livide, et les lèvres tremblantes, Les traits défigurés, et le front sans couleur, Où déjà de la mort s'imprime la pâleur, Vers le fond du palais Didon désespérée, Précipite en fureur sa démarche égarée, Monte au bûcher, saisit le glaive du héros, Ce glaive à qui son coeur demande le repos, Ce fer à la beauté donné par le courage, Hélas ! et dont l'amour ne prévit point l'usage. Ce lit, ces vêtements si connus à ses yeux, Suspendent un moment ses transports furieux. Sur ces chers monuments, ce portrait et ces armes, Pensive, elle s'arrête, et répand quelques larmes ; Se place sur le lit, et parmi des sanglots Laisse, d'un ton mourant, tomber ces derniers mots : «Gages, jadis si chers dans un temps plus propice, A votre cendre au moins que ma cendre s'unisse. Recevez donc mon âme, et calmez mes tourments ; J'ai vécu, j'ai rempli mes glorieux moments, Et mon ombre aux enfers descendra triomphante. J'ai fondé, j'ai vu naître une ville puissante ; Sur un frère cruel j'ai vengé mon époux. Heureuse, heureuse, hélas ! si, jeté loin de nous, L'infidèle à jamais n'eût touché ce rivage !» A ces mots, sur sa couche imprimant son visage : «Quoi ! mourir sans vengeance ! Oui, mourons : pour mon coeur La mort même, à ce prix, la mort a sa douceur. Que ces feux sur les eaux éclairent le parjure ! Frappons ; fuis, malheureux, sous cet affreux augure !» A peine elle achevait, que du glaive cruel Ses suivantes ont vu partir le coup mortel, Ont vu sur le bûcher la reine défaillante, Dans ses sanglantes mains l'épée encor fumante.
  9. Enchanté d'entrer dans votre cercle. Pourvu que ma compagnie vous soit agréable ... Comme je suis des vôtres, il me parait essentiel que vous soyez des miens !

  10. En U - Honoré d'Urfé Honoré d'Urfé, né le 11 février 1567 à Marseille et mort le 1er juin 1625 à Villefranche-sur-Mer, est un écrivain français, auteur du premier roman-fleuve de la littérature française, l'Astrée. L'Astrée ¿uvre littéraire majeure du XVIIe siècle, l'Astrée est parfois appelé « le Roman des romans », d'abord par sa taille, qui fait qu'on le considère comme le premier roman-fleuve de la littérature française (5 parties, 40 histoires, 60 livres, 5 399 pages), mais aussi par le succès considérable qu'il a eu dans l'Europe tout entière (traduit en un grand nombre de langues et lu par toutes les cours européennes). Ce qui est le plus important dans l'Astrée, c'est l'analyse des sentiments. L'amour y est représenté, non comme une passion, mais comme une émotion tendre et durable ; c'est d'après, d'après le titre même du roman, "l'honnête amitié". D'Urfé enseigne l'art d'aimer honnêtement et longueument, de "brûler de cent désirs et tous sans espérance". Au lendemain du XVI siècle, dont la morale amoureuse se résumait dans tel vers de Ronsard : " Cueillez, si m'en croyez, les roses de la vie," cette conception parut nouvelle. la langue de l'Astrée est délicate, subtile. Sa fraicheur est séduisante même pour un lecteur moderne. Jugez-en vous même ! L'Astrée - 1ère partie - livre premier .... Mais d'autant qu'un malheur inesperé est beaucoup plus malaise à supporter, je croy que la fortune, pour luy oster toute sorte de resistance, le voulut ainsi assaillir inopinement. Ignorant donc son prochain mal-heur, apres avoir choisi pour ses brebis le lieu plus commode pres de celles de sa bergere, il luy vint donner le bon-jour, plein de contentement de l'avoir rencontrée, à quoy elle respondit et de visage et de parolle si froidement, que l'hyver ne porte point tant de froideurs ny de glaçons. Le berger qui n'avoit pas accoustume de la voir telle, se trouva d'abord fort estonné, et quoy qu'il ne se figurast la grandeur de sa disgrace teile qu'il l'esprouva peu apres, si est-ce que la doute d'avoir offense ce qu'il aimoit, le remplit de si grands ennuis, que le moindre estoit capable de luy oster la vie. Si la bergere eust daigne le regarder, ou que son jaloux soupçon luy eust permis de considerer quel soudain changement la froideur de sa responce avoit cause en son visage, pour certain la cognoissance de tel effet lui eust fait perdre entierement ses mesfiances ; mais il ne falloit pas que Celadon fust le Ph¿nix du bonheur, comme il l'estoit de l'amour, ny que la fortune luy fist plus de faveur qu'au reste des hommes, qu'elle ne laisse jamais asseurez en leur contentement. Ayant donc ainsi, demeuré longueinent pensif, il revint à soy, et tournant la veue sur sa bergere, rencontra par hazard qu'elle le regardoit, mais d'un ceil si triste, qu'il ne laissa aucune sorte de joye en son ame, si la doute où il estoit y en avoit oublié quelqu'une. Ils estoient si proches de Lignon, que le berger y pouvoit aisement atteindre du bout de sa houlette, et le dégel avoit si fort grossi son cours, que tout glorieux et charge des despouilles de ses bords, il descendoit impetueusement dans Loire. Le heu où ils assoient assis, assoit un tertre un peu relevé, contre lequel la fureur de l'onde en vain s'alloit rompant, soustenu par en bas d'un rocher tout nud, couvert au dessus seulement d'un peu de mousse. De ce lieu le berger frappoit dans la riviere du bout de sa houlette, dont il ne touchoit point tant de gouttes d'eau, que de divers pensers le venoient assaillir, qui flottants comme l'onde, n'estoient point si tost arrivez, qu'ils en estoient chassez par d'autres plus violents. Il n'y avoit une seule action de sa vie, ny une seule de ses pensées, qu'il ne r'appelast en son ame, pour entrer en conte avec elles, et acavoir en quoy il avoit offensé ; mais n`en pouvant condamner une seule, son amitie le contraignit de luy demander l'occasion de sa colere. Elle qui ne voyoit point ses actions, ou qui les voyant, les jugeoit toutes au desavantage du berger, alloit rallumant son coeur d'un plus ardant despit, si bien que quand il voulut ouvrir la bouche, elle ne luy donna pas mesme le loisir de proferer les premieres paroles, sans l'interrompre, en disant : Ce ne vous est donc pas assez, perfide et desloyal berger, d'estre trompeur et meschant envers la personne qui le meritoit le moins, si continuant vos infidelitez, vous ne taschiez d'abuser celle qui vous a oblige à toute sorte de franchise ? Donc vous avez bien la hardiesse de soustenir ma veue, apres m'avoir tant offensée ? Donc vous m'osez presenter, sans rougir, ce visage dissimule qui couvre une ame si double, et si parjure ? Ah ! va, va tromper une autre, va perfide, et t'addresse à quelqu'une, de qui tes perfidies ne soyent point encore recogneues, et ne pense plus de te pouvoir desguiser à moy, qui ne recognois que trop, à mes despens, les effects de tes infidelitez et trahisons.
  11. Fiphi

    La vérité

    L'exercice est difficile (Merci Elaïs)... Il me semble necessaire de séparer disctinctement deux genres : - la conduite de tout être, tout ce qui vit. - les évènements , les choses, les phénomènes extérieurs aux vivants, aux espèces. Pour ce dernier cas, la vérité est liée au temps. Celle d'aujourd'hui n'est plus celle du passé. Et demain elle aura encore changé. Cependant, l'âme humaine a besoin d'ordre, de référence. En physique, on étudie les mouvements dans un référentiel (galiléen par exemple). La vérité est donc subjective et volontairement consensuelle. Elle ne reste vrai que si les connaissances du moment ne sont pas remises en question, et si l'analyse se fait dans un même référentiel. Cette vérité est "consensuelle" et "temporelle". C'est l'ordre plutôt que le chaos ... Pour le premier cas, je me rappelle avoir été soumis à un exercice en classe. Cinq élèves avaient été choisis au hasard. On leur avait présenté de manière isolée une même histoire, celle d'un personnage, dessinée et comportant de courts commentaires. Il leur avait été accordé quelques minutes pour la connaître. Les autres élèves de la classe ignoraient tout. Puis chacun de ces cinq élèves étaient venus expliquer à la classe ce qu'ils avaient lu ! Ceux qui n'étaient pas encore passé restaient isolés de manière à ce qu'ils ne sachent pas ce qui était raconté par leur congénère. Ils sont passés les uns après les autres. Chacun a raconté son histoire , ce qu'il venait de lire. Nous avons eu droit à diverses interprétations qui n'étaient pas même évoquées dans l'histoire. Pourtant, chacun pensait dire la vérité de ce qu'il avait lu et vu ! Les histoires étaient souvent racontées sans chronologie, avec des retours, des souvenirs. Des précisions oubliées, non évoquées, et pourtant essentielles pour que nous comprenions devaient être rapportées. Nous avions droit à poser des questions. Pour parvenir à la vérité du sujet, nous avons analysé, assemblé, déniché ou éliminé les interprétations. L'histoire reconstituée était encore différente de la vrai ... Cependant, nous n'en étions plus très loin .... Les témoignages recueillis (preuves tangibles) nous avaient permis d'aboutir à la "manifestation " de la vérité. Lorsque des preuves matérielles peuvent être recueillies, il est bien plus facile de parvenir à la manifestation de celle-ci. Mais, est-on certain de la connaître vraiment ?
  12. Fiphi

    La vérité

    Vouloir connaître la vérité me semble être assez présomptueux ... C'est bien dans la nature humaine. J'ai le sentiment que l'on tourne en rond. Ca me fait penser à Protagoras de Platon où l'on se demande si la vertu peut s'enseigner avant d'avoir défini la vertu. L'enquête n'avait pu aboutir. Je ne pense résoudre la question sur la vérité. J'ai quelques pistes... Me vient à l'esprit une ancienne lecture, celle de Descartes et du Discours de la Méthode. "Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée". C'est un début pour parvenir à la vérité. Puis vient ensuite ces quelques preceptes : Ne recevoir aucune chose pour vraie tant que son esprit ne l'aura clairement et distinctement assimilé préalablement. Trier ses difficultés afin de mieux les examiner et les résoudre. établir un ordre de pensées, en commençant par les plus simples jusqu'aux plus complexes et diverses, et ainsi de les retenir toutes et en ordre. Passer toutes les choses en revue afin de ne rien omettre Une autre idée qui me semble interessante est celle de l'application judiciaire : "aboutir à la manifestation de la vérité". On ne prétend pas connaître la vérité, on veut seulement établir, collecter un ensemble de preuves pour approcher de la vérité. C'est ce à quoi s'attache la police judiciaire : établir une vérité ou approchant par la preuve. Il n'en reste pas moins que l'on reste présumé innocent jusqu'à ce que des magistrats est jugé que les preuves rassemblées étaient suffisantes pour établir la vérité sur le fait dont on était accusé ... La vérité, suggère l'analyse d'un ensemble de causes, de phénomènes. Encore faut-il les avoir tous observés ! La terre était plate. S'en était devenu un dogme. Lorsque les moyens d'observations sont devenus suffisants, on a pu déterminer que la terre était ronde. On pourrait se pencher de la même manière sur les masses (photons) ....
  13. Fiphi

    Sauvons les lettres.

    Quelle suffisance ! (Solal) Pour ma part, j'ai un penchant pour l'autodidaxie. La lecture en fait partie. Il faut tout explorer, aller vers ce qui attire, et ne retenir, ma foi, que ce qui plait. La majorité d'entre nous déambule dans les allées des librairies à la recherche d'une perle, d'un joyau susceptible de nous emporter, de nous faire rêver. J'ouvre les livres, au hasard, dans un genre, une thématique, et j'en lis quelques pages ... Mes choix, outre la critique, se font surtout de cette manière. En aucun cas, je me permet de juger autrui selon mes goûts littéraires. Les miens ne sont certainement pas les meilleurs ... Je ne me permet pas non plus de donner une universalité à ce que j'aime. C'est ce qui m'incite à participer à cette partie littéraire du site. Solal est assez dogmatique. On sait assez où peut conduire le dogme. J'invite Solal à lire Péplum, où Celsius, se considère trop en raison de son quotient intellectuel. Quelle farce !
  14. Pour ma part, ce n'est pas le meilleur. Mais les dialogues sont assez incisifs et l'idée développée est originale. Amélie Nothomb est une originale. C'est ce qui me plaît ! Il y a toujours quelques bons mots. On en redemande à chaque fois.
  15. Fiphi

    Sauvons les lettres.

    Juger les lectures des autres, c'est complètement absurde. Juger que ses lectures sont meilleures, et qu'elles ont valeur de référence, l'est aussi. Quel égocentrisme ! C'est se mépriser soi-même avant de mépriser les autres, ceux qui lisent, ceux qui ont écrit, les livres et la littérature !
  16. Je termine "Péplum" de Nothomb ... Plus que des citations, ce sont des morceaux choisis tirés au hasard du livre. Ils ont valeur de citation, selon moi ... - Cherchez à qui le crime profite. L'ensevelissement de Pompéi sous les cendres du vésuve, en 79 après Jésus Christ, a été le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues. A votre avis, qui a fait le coup ? - Pal mal , comme sophisme. - Et si ce n'en était pas un ? - Que voulez-vous dire ? - Cela ne vous a jamais paru bizarre ? Il y avait des milliers de villes à détruire. Comme par hasard, ce fut la plus raffinée, la plus somptueuse qui y passa. - C'est une fatalité courante. Quand une bibliothèque prend feu, ce n'est pas la bibliothèque municipale du quartier, c'est la bibliothèque d'Alexandrie. Quand un boudin et une beauté traversent la rue, devinez qui se fait écraser ? - ... Mon intelligence est celle d'un démiurge quand la vôtre conviendrait tout au plus à un détectuive privé. - J'étais romancière - C'est ce que je voulais dire. Developper une idée par écrit, c'est une fantaisie, un passe temps. Donner une réalité à une idée telle que la mienne, vous n'en auriez jamais eu les moyens intellectuels. - Sans doute. Mais même si j'en avais eu les moyens, je ne l'aurai pas fait. Je n'aurais jamais pris la décision de mettre à mort des milliers de personne. - C'est normal. Les statistiques le confirment : le sens moral disparait au delà de 180 de quotient intellectuel. - Et vous avez l'air d'en être fier ma parole. - Pour que je sois capable de honte, il faudrait que j'aie le sens moral, et comme mon quotient intellectuel est de 199... - Eh bien moi, du haut de mon quotient intellectuel de jacinthe, je me permets de vous traiter non seulement de salaud, ce qui ne vous étonne pas, mais aussi d'imbécile ! - Amusant.... - Ce n'est pas de l'hypocrisie. C'est l'instinct de conservation. Vous n'avez pas l'air de comprendre à quel point l'anéantissement du sud était necessaire. Vous n'aviez pas tort, tout à l'heure, de dire que l'axe nord-sud était le plus terrible : il était de plus en plus terrible, vous savez, l'axe qui séparait les nantis des crève-la-faim. Ce n'était plus tenable. L'invasion des pauvres n'était même plus une menace, c'était une fatalité numérique. - Je rêve, ou vous êtes enn train de justifier ce qui s'est passé ? - Non, j'explique ce qui a eu lieu. Au milieu du 22ème siècle, l'humanité a été forcée de choisir : quelle catégorie humaine allait-on sacrifier ? Les handicapés ? Ils n'étaient pas assez nombreux. Les Chinois ? Ils étaient trop puissants. Les gens trop laids ? Le critère était flou. Les intellectuels ? Ils étaient amusants. Les gros ? On les aimait bien. Et puis, pourquoi chercher si loin , quand il existait une race aussi déplaisante que les pauvres ? Les pauvres : Pouah ! Quelle espèce détestable. Savez-vous pourquoi les pauvres étaient haïssables ? parce qu'ils donnaient mauvaise conscience .... - J'ai envie de vomir -...Pourtant, il existe un nargument souverain, un argument qui transcende tous les raisonnements possibles, mais vous n'avez pas eu la finesse de me le servir. - Je m'attends au pire. - Je crois en l'existence de Pompéi parce que Pompéi est belle. - La beauté n'est pas un critère de vérité. - Mais si. Est vrai ce qui est beau . Le reste est invention. - Les critères de beauté sont fluctuants. - La vérité aussi. Seule cette loi reste : est vrai ce qui est beau. Phrynée est acquitée parce qu'elle est belle : sa beauté n'inspire pas l'indulgence, sa beauté inspire la foi. On décide de la croire parce qu'elle est belle. On a raison. - Et j'ai raison de ne pas vous croire puisque vous êtes laide. - Et j'ai raison de ne pas croire à ces six siècles de laideur que vous m'avez résumés. - Vous ne croyez même plus en l'histoire ? - A partir de maintenant, je ne croirai plus qu'en ce qui est beau. Peu m'importe d'être imitée, et cependant j'espère qu'il viendra, ce jour dernier où l'on daignera s'apercevoir que ces millénaires de cauchemar étaient des mensonges, que ces successions d'horreur étaient pures affabulations, d'esprits malades et qu'au fond rien ne s'est passé, rien n'a eu lieu, rien n'a existé, à l'exception de rares et microscopiques parenthèses de beauté, quelques minutes en Ionie - pardon ! C'est trop au Sud ! - ou encore la rencontre de dante et de Béatrice.
  17. Un jour qu'il folâtrait avec la chèvre Amalthée, sa mère nourricière, et qu'il essayait de la jeter à terre, il lui arriva de la faire buter contre un arbre, et de lui casser une de ses belles cornes. La nymphe Mélissa soigna alors et pansa la tête meurtrie de la nourrice divine. Pour la récompenser, le fils de Cronos ramassa cette corne, lui conféra des vertus merveilleuses, et en fit don à la nymphe au coeur compatissant. Depuis ce temps, cette corne fut appelée la Corne d'Abondance, car, sur un simple désir, elle se remplissait de toutes sortes de biens. Cronos, père de Zeus était puissance créatrice et destructrice du temps. La mère de Zeus, Rhéa, était une désse qui présidait aussi au lent écoulement qui transforme les siècles. Rhéa, tout au long cours des âges, mettait au monde de multiples enfants. Mais ces enfants, à peine déposés sur les genoux de leur père, étaient par lui dévorés. Le temps, en effet, dévore toute chose et ne cesse pas de détruire tout ce qu'il vient de créer. Cette faim de destruction devait avoir unn terme. De Rhéa, avait dit un oracle, devait naître un enfant qui règnerait en maître sur le monde, maintiendrait l'univers en son intégrité et détrônerait son père destructeur. Pour n'avoir point à pleurer de l'engloutissement de ce nouvel enfant, Rhéa descendit secrètement du ciel ... A toi, Chirona.
  18. En R - Roger Frison-Roche (né à Paris le 10 février 1906 - mort à Chamonix-Mont-Blanc le 17 décembre 1999) est un explorateur, écrivain français. Il fut notamment admis à la compagnie des Guides de Chamonix. J'ai particulièrement vibré à la lecture de "Premier de Cordée" et des livres suivants mettant en scène les mêmes personnages (La grande crevasse, Retour à la montagne ...). Pour ceux qui aiment l'aventure et la montagne, ce sont des livres qu'il faut absolument lire. Lorsque je pars en randonnée, je pense à ces lectures. C'est dire le souvenir que j'en ai. Et ma vision de la montagne a beaucoup changé ... Je n'ai malheureusement pas le livre sous la main. Je vous propose ce court extrait déniché sur internet ... "Alors en équilibre sur un clou de soulier et le corps collé à la paroi, il se concentre pour tenir. Il sentit tout à coup que sa jambe était prise d'un tremblement de fatigue, il fit un brusque mouvement pour retrouver la prise de main, mais déjà il basculait. Ses doigts griffèrent le granit sans l'accrocher et il tomba à la renverse sans pousser un cri." Pour ramener à bon port le corps de son père, foudroyé en pleine ascension, Pierre est prêt à braver tous les dangers. A Chamonix, les guides se mobilisent : Servettaz était le meilleur d'entre eux. Pierre gravement blessé à la tête, est trépané et se trouve désormais sujet au vertige. Sa mère veut faire de lui un hôtelier, mais lui sera guide envers et contre tout. Grâce à son amour de la montagne, avec l'aide de ses amis et de sa fiancée Nanette, Pierre arrivera à surmonter son handicap et sera admis à la prestigueuse Compagnie des Guides de Chamonix. Une histoire de passion, de courage et de solidarité entre les hommes où la Montagne joue le premier rôle.
  19. Visite inattendue ... Une inconnue qu'il me faut découvrir. Je reviendrai ... Présentation personnelle émouvante !

  20. ... mes amitiés. (Ouf)

  21. Pourquoi "résister" quand tant d'autres auraient accepté les éloges avec empressement. J'aurais donc du évoquer "sagesse" !?

    Tu ne réfutes pas chercher refuge ... La littérature m'est aussi un refuge.

    Quels sont donc tes autres refuges ? (Désolé, tu suscites la question et je suis d'un esprit curieux) ...

    Le lieu est amical. Je t'adresse do

  22. Et rebelle ... Il faut à présent que je me justifie ...

    Tu sèmes des indices (le bonheur s'agrippe trop mal aux gens seuls, célibataire, à la recherche du bonheur). C'est une âme en peine à laquelle je m'adresse !? "âme murée et contrainte", difficilement pénétrable, secrète, discrète ..."coeur de pierre", en rapport à ta "résistance" aux compliments .

  23. Je n'ai trop le temps de m'y pencher. Parce que je l'ai lu recemment. Qui peut m'expliquer "la corne d'abondance". facile ...
  24. Tant de résistance, c’est l’œuvre d’un cœur de pierre, d’une âme contrainte, murée, où bouillonnent tant de désirs et de vie. Ton refuge est la littérature …

  25. Mescaline est sur le qui-vive ! Rapide ! Pour le L, je laisse la place. Peu de temps, j'ai quelques obligations. Je pense cependant à Lamartine, poète du XIXème siècle ... La prochaine fois donc, à moins que Mescaline le compte parmi ses idoles ? Bonne journée ! Bonne lecture !
×