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Zelig

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Tout ce qui a été posté par Zelig

  1. J'ignore si ce "rassemblement" rassemblera tant que ça de monde, étant donné que: (1) Il est organisé par Dalil Boubakeur, personnalité souvent contesté au sein des instances musulmanes françaises, le sieur Boubakeur aimant en revanche beaucoup que l'on parle de lui... (2) Beaucoup de Français d'origine maghrébine ne se définissent pas avant tout par leur religion. Pour eux la religion est privée, et défiler au nom de son appartenance présumée à cette dernière, fut-ce pour une bonne cause, cela en gênera beaucoup d'entre eux. En revanche, oui, c'est la première fois que je vois une telle vague de contestation au sein des mouvements sociaux, une telle unanimité parmi mes connaissances musulmanes pour être horrifié de ce que commet l'EIIL au nom de l'Islam. Tous les indices en interne le démontrent (sondages y compris), alors que sur d'autres événements (11 septembre autrefois), c'était hélas beaucoup plus flou. Donc sur le fond, j'ai confiance, il y a une évolution des mentalité que EEIL est peut-être, paradoxalement, en train de catalyser. Les islamistes radicaux ont, en réalité, connu leur heure de gloire lors des deux décennies précédentes, du moins au niveau de l'opinion de ces pays et de ces communautés. Mais depuis le printemps Arabe, malgré leur puissance de façade qui elle est à leur apogée, ils sont en réalité en déclin proportionnellement parlant et surtout au sein de la jeunesse qui "croit" de moins en moins en eux.
  2. ... analyser et à comprendre, car c'est Thion qui a permis en grand partie de faire le lien entre ultragauche et néonazis, de rassembler des militants issus de ces deux tendances et de synthétiser cet ensemble a priori baroque.

  3. Thion a commencé en tant que militant tiers-mondiste anti-impérialiste et comme soutient de la cause anti-apartheid (thèse de doctorat sur ce régime honni) puis anti-guerre du Vietnam... mais de fil en aiguille il est venu à penser que la source unique de l'impérialisme moderne procédait apparemment des Juifs. C'est cette dérive -parmi tant d'autres- qui est également intéressante à...

  4. Bonsoir

    J'ai lu le texte dont tu m'as fait part, mais il me semble que plusieurs figures centrales du négationnisme contemporain issu de l'ultragauche sont totalement omises. Certes, le tronc commun revient souvent à Rassinier mais, lorsqu'on évoque le cas de la vieille Taupe, il est étonnant de ne pas parler de quelqu'un comme Serge Thion -juste par exemple-.

  5. Mais pourquoi aussi est-ce que tellement de militants d'extrême droite ont apparemment honte de leur idées et d'être clairement identifiés pour ce qu'ils sont vraiment? C'est une maladie typique de ces milieux-là, et qu'on ne retrouve que rarement ailleurs. Lorsqu'on croise d'ailleurs quelqu'un sur la toile dont la première parole est de ne se revendiquer d'aucun camp ou d'aucune étiquette, il y a presque une bonne chance sur deux qu'il soit en fait d'extrême droite lui aussi et qu'en fait il ne s'assume pas. C'est d'ailleurs presque un cliché. C'est un symptôme politique très particulier. Pourtant avec près de 25% de voix aux dernières élections, tous ceux qui votent FN ou affidés pourraient enfin faire tranquillement leur coming-out, non? Leur geste n'a plus rien d'irrévérencieux ou même "d'anti-système": il est au contraire devenu banal, trivial, plutôt commun même.
  6. Red Herring + Straw Man http://en.wikipedia....iki/Red_herring http://fr.wikipedia....rh%C3%A9torique) Il est possible de créer un argument épouvantail de différentes manières : Prendre une partie des arguments de son contradicteur, réfuter cette partie et prétendre que l'on a réfuté l'ensemble des arguments. Présenter les arguments de son opposant dans une forme faible, les réfuter et prétendre que les arguments originaux ont été réfutés. Pour atteindre ce but, on peut notamment prendre les arguments originaux et les séparer du contexte dans lequel ils ont été exposés. Présenter une fausse déclaration de son opposant, la réfuter et prétendre que la déclaration initiale est la position véritable de son opposant. Présenter quelqu'un qui défend maladroitement une position, réfuter ses arguments et prétendre que tous les arguments en faveur de cette position sont réfutés. Inventer un personnage de fiction avec des actions ou des croyances que l'on peut facilement critiquer et prétendre que cette personne est représentative du groupe que le locuteur est en train de critiquer. On peut définir un argument épouvantail comme un argument de fausse déclaration. L'épouvantail est une technique utilisée très fréquemment dans les débats politiques ou d'une manière plus générale dans les médias. =========
  7. Le sourçage est une activité très importante et fondamentale lorsque tu es toi-même chercheur. Savoir qui dit quoi et pourquoi, dans quelles circonstances et avec quelles intentions, voilà un décryptage qui devrait être enseigné le plus tôt possible à tous les étudiants, et même au grand public tant qu'à faire. C'est le genre d'apprentissage qui devrait être obligatoire dans les cours de civisme ou d'épistémologie (littéralement, la science de la connaissance), car de plus en plus requise et nécessaire à cause même d'internet et du phénomène de globalisation des médias. Si tu ne cites toi-même que des médias extrémistes et tous liés au même camp politique (extrême droite), ne sois pas surpris de te retrouver automatiquement associé à ce camp-là. Dis-moi qui tu cites, je te dirais qui tu peux être et pourquoi. Quoique le plus intéressant demeure quand même le débat de fond, et la qualité des informations présentées. Le problème des médias extrémistes, c'est qu'ils sont assez peu crédibles dans l'ensemble car présentant généralement des faits de façon outrancièrement partisane ou déformée. Tout rédacteur d'un article possède une intention propre et non neutre, bien entendu, mais les extrêmes restent les plus faciles et les plus simples à identifier car leurs argumentations demeurent assez puériles et paranoïaques, et donc finalement assez fragiles.
  8. Et puisque moi en revanche, je pense être un peu plus sérieux, voilà un peu de fond afin de faire avancer le débat. http://glavnoe.ua/news/n191940 "Россия не хочет понять, что ее отношения с Германией разрушены" Comme quoi, Poutine est parvenu à détruire à peu près tous ses réseaux diplomatiques en Europe, et joue d'erreurs en erreurs sur le fond en traitant les européens comme ce qu'ils ne sont pourtant pas, c'est à dire une bureaucratie oligarchique pyramidale et corrompue comme l'est exactement devenue la Russie. Le choc des cultures ou des pratiques politiques?
  9. Aussi vrai que toutes les bêtises que tu racontes six fois, neuf fois de suite, même lorsqu'on te démontre patiemment et savamment le contraire, sourçage à l'appui. Tout cela est plus que probablement faux. Tous les témoins de première main que j'ai eu sur place à Kiev m'ont raconté le contraire. Quantité d'amis étaient là, sur place et lors de ces mouvements, et ils n'étaient ni ultra-nationalistes, et encore moins "néo-nazis" (certains étant Juifs). Il y avait bien quelques excités du Pravy Sektor, mais ils étaient très minoritaires. Et ce mouvement s'est fait d'ailleurs décapiter sitôt la révolution passée (principaux responsables mis en prison + atomisation des scores de l'extrême droite ukrainienne aux dernières élections). La position que tu défends est ultra-minoritaire, et n'émane que des médias russes sous contrôle ou des réseaux d'extrême droite européens et français qui kollaborent avec. Est-ce que cela tu l'admets au moins? Est-ce que ta tactique dans ce débat consistera à répéter systématiquement les mêmes bobards? Parce que dans ce cas, si tu refuses tout terrain médian avec tes interlocuteurs, alors il n'y a justement pas de débat. Dans ce cas, il faudrait t'assimiler à un panneau publicitaire en faveur de Ria-Novosti, et t'octroyer la même crédibilité de fond. La voix de son maître.
  10. Surtout dans un pays où il n'y a pas de liberté d'expression, et où tout ce qui relève des médias est vérifié par le gouvernement d'abord...
  11. Source? Preuve? J'ai beau scruter les médias ukrainiens, je n'ai jamais vu rien de tel de leur part. Alors que du côté russe... Peut-être as-tu confondu la provenance de la vidéo que tu cites, et interverti Ukraine et Russie? Exemple d'émission russe particulièrement infâme et diffusée en "prime-time", et appelant ouvertement au meurtre des "traîtres":
  12. Raconter une sixième fois ton mensonge n'en fera pas pour autant une vérité. Tu veux le faire combien de fois, une septième, une huitième, une neuvième fois? Et tu tiens à ce que je te corrige autant de fois que nécessaire, ou bien que j'abandonne? Ce sont des néo-nazis russes qui ont tiré sur une foule de supporter ukrainiens russophones venus de Kharkov [ville russophone à 92%], et ces derniers ont choisi de répliquer. Dans la confusion qui s'en est ensuivit, les responsabilités de l'incendie ne sont toujours pas claires vu que les deux camps utilisaient des cocktails Molotov. http://www.liberatio...u-drame_1010113
  13. C'est faux, et tu racontes n'importe quoi. 300 personnes dans le bataillon Azov, sur quelques 50000 hommes déployés sur le front, c'est quoi... 0.6% des combattants du côté Ukrainien? Plus on te démontre le contraire, calculs et sources à l'appui, et plus tu insistes. Pourquoi? Du côté de la Novorossiya, en revanche on estime à prêt de 30000 hommes leurs propres forces, dont 5000 soldats officiellement membres des forces armées russes, plus 18000 volontaires venus de Russie, et entre 6 et 7000 "locaux", principalement issus de la minorité russe ethnique vivant à Lougansk et Donetsk. Parmi ces "volontaires russes prenant des vacances en Ukraine" et armés lourdement par la Russie, le FSB et le GRU, plus du tiers viennent de groupuscules néo-nazis vu qu'ils sont directement recrutés là-bas, et notamment dans les cercles de militants issus de l'extrême droite russe la plus violente (Rodina + LDPR + Parti National-Bolchévique). Alors, deux poids deux mesures dans ton analyse? Pourquoi racontes-tu sans cesse d'énormes craques?
  14. A quoi bon t'acharner à véhiculer un mensonge? On t'a démontré plusieurs fois que tu racontais n'importe quoi sur l'affaire d'Odessa, articles à l'appui. Non seulement on ne sait pas qui a vraiment incendié la maison des syndicats, mais de plus, il s'agissait principalement d'affrontements entre groupuscules néo-nazis russes (qui ont tiré et tué les premiers) et des supporter de foot russophones. Je pourrais aussi te fournir des témoignages directs, mais c'est en russe, et rédigé par des membres de la minorité russe vivant là-bas, et qui t'expliqueront eux-aussi que la propagande du Kremlin n'a aucun sens par rapport à ce que eux, ils ont vu et constaté. Faut-il que tu nous fasses perdre notre temps trois ou cinq fois de suite, indéfiniment si nécessaire? Donc quel est ton but? Pourquoi répéter trois fois, cinq fois de suite le même mensonge? Veux-tu vraiment être pris pour un interlocuteur sérieux?
  15. Bien sûr qu'il y en a, les mêmes causes engendrant les mêmes conséquences. Sauf que le fameux bataillon "Azov" n'est fort au mieux que de trois cent personnes (et ce malgré toute l'encre qu'il a fait couler), alors que du côté des "volontaires" russes de la Novorossiya, on compte plusieurs milliers de néo-nazis. Les proportions ne sont même pas comparables une seule seconde. Deux poids, deux mesures? La communauté juive ukrainienne est au final bien mieux protégée et intégrée que la communauté juive russe, et les médias officiels ukrainiens ne pratiquent pas la chasse aux musulmans, aux basanés et aux Juifs, comme ce qui se passe quotidiennement en Russie. Quant aux musulmans Tatars, ils sont farouchement ukrainophiles et pour cause, puisque c'est cet état qui n'a eu de cesse de les défendre face au racisme pratiqué par les Russes. Là aussi, en Ukraine, il commence à y avoir une réflexion d'ensemble (dorénavant présente dans les manuels scolaires) qui est en revanche totalement absente en Russie, ce qui est le signe que les idées libérales de tolérance gagnent vraiment du terrain dans ce pays. Et c'est pour cela que l'extrême droite ukrainienne est en réalité en déclin, et enregistre des scores plutôt bas surtout comparé à ses homologues européens. Pour la première fois de son histoire, l'Ukraine a eu un premier ministre Juif. Et c'était en 2014, et cela n'a causé de révolution ou de remous, cela a paru très naturel. Il se passe en Ukraine la même chose qu'il s'est passé en Pologne: la parole a fini par être libérée, et ce malgré une tradition raciste et antisémite multiséculaire, et dont les effets étaient encore très forts il n'y a pas si longtemps (jusque dans les années 60-70 pour être exact). Et tout comme les polonais ont fini par changer et avoir honte d'une certaine partie de leur passé, les ukrainiens en font de même, et finissent par se rallier à cette tradition européenne des Lumières dans laquelle ils ont dorénavant toute leur place. Les Russes aussi, mais cela prendra sans doute plus de temps. Et cela nécessitera sans doute pour eux de changer de régime.
  16. Et les membres du service d'ordre catholique qui les ont battues ont été condamnés, en revanche... Justice ironique, n'est ce pas?
  17. Zelig

    Selon vous

    Toi, tu n'es pas Juif. Car leur Dieu, c'est un Dieu jaloux, colérique et vengeur. Et Il aime persécuter les plus valeureux d'entre nous juste pour S'amuser, afin de les tester. Je vous renvoie à ce sujet au livre de l'historien et penseur Ernst Bloch: "L'Athéisme dans le Christianisme", et sur son excellente analyse du livre de Job.
  18. C'est le pays le plus raciste d'Europe et de loin, puisque c'est le seul (avec la Biélorussie) où l'extrême droite est au pouvoir. En Union Soviétique, il n'y a jamais eu de véritable prise de conscience de ce qu'étaient vraiment le racisme et l'antisémitisme, et ce malgré le communisme. Il n'y a simplement jamais eu de programmes éducatifs dans ce sens. Il n'y a jamais eu de véritable éducation sur ce qu'étaient vraiment le nazisme, le fascisme et leurs fondements idéologiques, à part qu'il s'agissait des ennemis durant "la Grande Guerre Patriotique". Seuls les universitaires et les intellectuels savent vraiment de quoi il s'agit, et qu'il y a eu des camps d'extermination par exemple. Et lorsque la Russie s'est retrouvée seule en 1992, rien n'a été fait non plus pour rattraper ce retard. C'est pourquoi l'idéologie dominante de ce pays ressemble tellement à nos propres croyances imbéciles des années 30. La Russie est restée coincée dans une autre sphère temporelle. Dans les pays l'Est, il y a eu le même phénomène (notamment en Pologne), sauf que depuis 1992 il y a eu de grands tournants et une réflexion d'ensemble est apparue, notamment au contact du libéralisme occidental et de la pratique démocratique.
  19. Et les délires de ta vidéo en disent long sur le degré de folie et d'hystérie qui règne en ce moment au sein des médias russes. Mais il y a encore bien pire... Si tu voyais les programmes des grandes chaînes russes comme je les vois quotidiennement, c'est affolant. On n'y parle plus que de "faire la peau", "à la junte nazie et leurs alliés Juifs" (sic: tout à fait! C'est un slogan made in NTV), et on hurle à qui mieux mieux afin d'aller chasser tous les "traîtres", et de purger la nation russe de tous les éléments "indésirables et décadents" (= Juifs, Gays, Ukrainiens, Musulmans, Basanés, Libéraux... etc). Elle est belle, l'idéologie poutinienne. Et c'est de pire en pire au fur et à mesure des semaines qui passent, le message global ne cesse de se radicaliser et de se noyer sous des océans de mensonges. Tout cela risque de très mal finir, et la comparaison avec Hitler commence à devenir vraiment sérieuse s'il y a passage à l'acte.
  20. Toujours à propos d'éventuelles frappes nucléaires "préventives" russes, puisque cette éventualité semble dans l'air du temps http://www.slate.fr/story/91837/poutine-guerre-nucleaire Extrait: "L’autre camp faisant pression sur Poutine, le «Camp de la guerre», propose quant à lui deux possibilités au président russe. La première, écrit Piontkovski, est un«scénario romantique et édifiant: la Quatrième Guerre mondiale entre le monde russe orthodoxe, aujourd’hui de nouveau debout, et le monde anglo-saxon pourri et décadent». (La Troisième Guerre mondiale a, selon ce camp, déjà eu lieu: c’était la Guerre froide). Cette Quatrième Guerre mondiale serait une guerre conventionnelle contre l’Otan —et elle ne se passerait pas bien du tout. Etant donné la supériorité militaire de l’Otan et la relative faiblesse économique, scientifique et technologique de la Russie, une campagne conventionnelle s’achèverait sur sa défaite, conclut Piontkovski. Ce qui ne laisse qu’une seule option à Poutine: l’attaque nucléaire. Pas un lancer massif de missiles balistiques intercontinentaux sur les Etats-Unis ou l’Europe de l’Ouest, qui conduirait à un holocauste atomique suicidaire, mais une ou deux petites frappes tactiques contre un membre de l’Otan pour qui peu d’Occidentaux se sentiraient prêts à mourir. Piontkovski conjecture que, dans un tel conflit, c’est le pays nucléarisé doté «de la plus grande volonté politique» de modifier le «statu quo»géopolitique et –surtout– doté de la «plus grande indifférence quant à la valeur de la vie humaine» qui prévaudrait. A votre avis, de quel pays s’agirait-il?"
  21. Et voici une image électorale tirée du parti italien Fronte Nazionale, le parti frère de notre propre FN mais en version transalpine. Faut-il encore vraiment d'autres preuves concernant l'alignement politique de Poutine? Dois-je également parler de sa politique intérieure, de la façon toute autoritaire dont il se présente lui même comme étant un "rempart chrétien contre l'Islam, les Américains, le multiculturalisme, les gays et les féministes" qu'il considère tous comme étant "décadents"??
  22. Et un très bon et très long article que je recommande pour tous ceux qui savent lire l'anglais, et rédigé par un célèbre professeur de l'université de Yale (parfaitement russophone et ukrainophone, juste au passage), spécialiste de l'histoire de cette région du monde. : http://www.newrepubl...returns-ukraine "This is the second thing that goes unnoticed: The authoritarian right in Russia is infinitely more dangerous than the authoritarian right in Ukraine. It is in power, for one thing. It has no meaningful rivals, for another. It does not have to accommodate itself to domestic elections or international expectations, for a third. And it is now pursuing a foreign policy that is based openly upon the ethnicization of the world. It does not matter who an individual is according to law or his own preferences: The fact that he speaks Russian makes him a Volksgenosse requiring Russian protection, which is to say invasion. The Russian parliament granted Putin the authority to invade the entirety of Ukraine and to transform its social and political structure, which is an extraordinarily radical goal. The Russian parliament also sent a missive to the Polish foreign ministry proposing a partition of Ukraine. On popular Russian television, Jews are blamed for the Holocaust; in the major newspaper Izvestiia, Hitler is rehabilitated as a reasonable statesman responding to unfair Western pressure; on May Day, Russian neo-Nazis march. All of this is consistent with the fundamental ideological premise of Eurasia. Whereas European integration begins from the premise that National Socialism and Stalinism were negative examples, Eurasian integration begins from the more jaded and postmodern premise that history is a grab bag of useful ideas. Whereas European integration presumes liberal democracy, Eurasian ideology explicitly rejects it. The main Eurasian ideologist, Alexander Dugin, who once called for a fascism “as red as our blood,” receives more attention now than ever before. His three basic political ideas—the need to colonize Ukraine, the decadence of the European Union, and the desirability of an alternative Eurasian project from Lisbon to Vladivostok—are now all officially enunciated, in less wild forms than his to be sure, as Russian foreign policy. Dugin now provides radical advice to separatist leaders in eastern Ukraine. Putin now presents himself as the leader of the far right in Europe, and the leaders of Europe’s right-wing parties pledge their allegiance. There is an obvious contradiction here: Russian propaganda insists to Westerners that the problem with Ukraine is that its government is too far to the right, even as Russiabuilds a coalition with the European far right. Extremist, populist, and neo-Nazi party members went to Crimea and praised the electoral farce as a model for Europe. As Anton Shekhovtsov, a researcher of the European far right, has pointed out, the leader of the Bulgarian extreme right launched his party’s campaign for the European parliament in Moscow. The Italian Fronte Nazionale praises Putin for his “courageous position against the powerful gay lobby.” The neo-Nazis of the Greek Golden Dawn see Russia as Ukraine’s defender against “the ravens of international usury.” Heinz-Christian Strache of the Austrian FPÖ chimes in, surreally, that Putin is a “pure democrat.” Even Nigel Farage, the leader of the U.K. Independence Party, recently shared Putin’s propaganda on Ukraine with millions of British viewers in a televised debate, claiming absurdly that the European Union has “blood on its hands” in Ukraine."
  23. http://www.slate.com/blogs/the_world_/2014/05/19/europe_s_far_right_and_putin_how_the_continent_s_extremist_parties_fell.html "It’s not hard to find examples of this admiration. As Anton Shekhovtsov, an expert on the European far right, notes, Marine le Pen of France’s National Front is a frequent visitor to Moscow, where she has had meetings with Putin’s senior advisers. Gabor Vona, leader of Hungary’s nationalist, anti-Semitic Jobbik party, argues that it would be better for his country to leave the EU and join the Russian-led Eurasian Union. Bulgaria’s far-right Ataka party launched its European election campaign in Moscow. Andreas Molzer of Austria’s Freedom Party praised Putin for having “managed to steer the post-Communist, crisis-ridden Russia into calmer waters.” Italy’s National Front praised Putin for his “courageous position against the powerful gay lobby” and put up posters around Rome last year saying “I agree with Putin.” Nigel Farage of Britain’s Euroskeptic UKIP party, has also called Putin the world leader he most admires, though he specified that was “as an operator, but not as a human being,” noting that he does not approve of jailing journalists. In a televised debate last month, Farage said that the EU has “bloody hands” over the crisis in Ukraine. Putin’s appeal to these parties is fairly obvious. He combines cultural conservatism with a strong belief in state sovereignty and, perhaps most importantly, he’s a perennial thorn in the side of the EU. I think it’s possible to overstate the connection here. Historian Timothy Snyder wrote in the New Republic last week that Putin “now presents himself as the leader of the far right in Europe” and that a “vote for Strache in Austria or Le Pen in France or even Farage in Britain is now a vote for Putin, and a defeat for Europe is a victory for Eurasia.” ================= Et maintenant quelques articles en français: http://www.slate.fr/story/85633/vladimir-poutine-extreme-droite-europeenne "En Europe, la majorité des partis de la droite radicale ne cachent plus leur admiration pour la Russie de Vladimir Poutine. A commencer par le Front national. En juin dernier, Marine Le Pen (qui y était le 12 avril 2014) a effectué une tournée d’une dizaine de jours en Crimée et en Russie. Elle a été reçue par Sergueï Narychkine, président de la Douma (chambre basse du Parlement russe), et par Dmitri Rogozine, le vice-Premier ministre. Tous deux des proches de Vladimir Poutine. (...) Comment expliquer ce magnétisme entre la Russie de Vladimir Poutine et les partis de la droite radicale européenne? «Ils se rejoignent dans les dimensions sociétales, dans les valeurs morales de protection de la famille, le combat contre le mariage pour tous et la chrétienté», analyse Françoise Daucé, maître de conférences à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, spécialiste de la Russie." Mais aussi: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140530.OBS9033/vladimir-poutine-grand-frere-des-fachos.html http://www.huffingtonpost.fr/caroline-fourest/le-tropisme-russe-de-lextreme-droite-francaise_b_4813610.html http://www.courrierinternational.com/article/2014/05/22/pourquoi-l-extreme-droite-europeenne-adore-poutine [article bulgare] ...Etc...
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