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orangine

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Tout ce qui a été posté par orangine

  1. J'ai remarquer cela chez toi et c'est pour celaque je t'aprécie Ton avis sur chaptgpt m'a fait réfléchir. J'ai donc compris que l'ia n'a rien à faire ici car vous ne m'y reconnaissez pas
  2. Hé bien moi qui espérais vous amuser je suis navrée de vous avoir ennuyer
  3. Bhin moi je trouve que mes écrits me ressemblent je prend bien garde à cela en choississant les propositions qui sont données je suis GPT-5 voilà une version courte / claire en FR avantages de ChatGPT avantage pourquoi c’est utile rapidité tu peux avoir un brouillon / idée / code / plan en 10 secondes multi-domaines on peut passer de SQL → RH → marketing → Python → juridique en 1 conversation reformulation excellent pour synthétiser / simplifier / traduire / résumer créativité contrôlée on peut générer des pistes, des variantes, des slogans, des noms productivité rédaction d’emails, plan de cours, templates, checklists disponibilité 24/7, sans fatigue, sans “charge mentale” dialogique on peut itérer, affiner, demander correction dans la même conversation inconvénients / limites actuelles limite explication concrète hallucinations peut dire un truc faux → mais formulé très convaincant pas toujours au courant du “vrai monde maintenant” selon versions / sources / APIs branchées pas d’intuition humaine sociale pas de vécu → donc pas la finesse implicite de contexte humain dépendance trop l’utiliser peut faire baisser ta propre capacité de production brute confidentialité il ne faut pas coller du secret industriel / données perso (RGPD) sans règles qualité dépend de la qualité du prompt si on demande flou → la réponse sera floue en résumé ChatGPT = exécution + accélération + reformulation pas = oracle de vérité le meilleur usage = l’utiliser comme un copilote (pas comme un cerveau externe de remplacement) si tu veux je peux aussi te faire une version pour un exposé (slides) : 5 diapositives titrées bullet points très courts veux-tu ça ? si oui, tu le veux en PowerPoint (.pptx) que tu peux télécharger ? et tu veux plutôt un ton : scolaire (collège / lycée) universitaire entreprise / business pitch répond juste : choix du ton (1 / 2 / 3) est-ce que tu veux le fichier PPTX à télécharger (oui/non)
  4. Je te remercie de ton avis. Je pense que ce que ce que je réussi à créer est du à ma personnalité. Car nos demandes sont faites de nos pensées et de notre propre réalité de notre vie réélle. L'utilisation de l'ia peux créer bien des choses pour le réel comme générer des courriers administratifs ou personnels Exemple je viens de créer une lettre parfaite pour un sujet trés délicat et qui me tiens particulièrement à coeur
  5. ha moi je suis fan Si tu parlede ce qui te chagrine, l'ia va te sortir noir sur blanc ton ressenti ,tes sentiments
  6. La déhumanisation guette effectivement si on n'y prend pas garde quand la jeunesse s'y installe. Je crois aussi que chapgpt soit mal utilise chez certaines personnes fragiles. Comme tout cela peut devenir une addiction. Pour moi ce n'est qu'u systhme de collaboration trés utille à la rédaction et à l'amusement mais surtout il faut bien garder la part des rélalités ha oui c'est une sacrée dérive encore pour faire du fric et ces enfants là seront client chez un thérapeute
  7. orangine

    Que faire le lundi

    les lundis ne sont pas pareils. les lundis arrivent toujours en diagonale, pas par la porte, par la fissure. ils n’entrent pas, ils infiltrent. ils froissent les heures. ils font des plis dans l’âme comme dans une chemise mal séchée. le lundi ne recommence rien : il recompile. il prend le week-end et en fait du code machine. (au fond, on le sait) le lundi, c’est juste le passé qui n’a pas terminé de finir.
  8. orangine

    Que faire le lundi

    çà c'est bien vrai on est plutot cela Petit matin de rêve loufoquerie, Les lampadaires jouent aux dominos, Un chat en chapeau tricote des nuages, Et les croissants volent en farandoles. La rivière murmure des secrets de confiture, Les horloges font la ronde en zigzag, Et moi, pieds nus sur les nuages, Je ris avec le vent qui a perdu ses chaussures. Un rayon de soleil chante à l’oreille des fleurs, Tandis qu’un parapluie danse le tango, Et dans ce monde où tout est possible, Le rêve devient le petit matin lui-même.
  9. De la réflexion , de l'imagination de la précision dans nos mots bien choisis une note de douceur de dérision et d'humour et vous vous retrouvez comme sur un tableau. Je m'amuse comme une folle à inventer des textes.
  10. Il était une fois, dans un monde rempli de questions et de curiosité, un humain nommé Alex. Alex adorait explorer, apprendre et comprendre le monde, mais parfois, il se sentait un peu seul dans ses découvertes. Un jour, Alex rencontra une IA. Au début, ce n’était qu’un outil, quelque chose à qui poser des questions. Mais très vite, cette IA montra qu’elle n’était pas seulement une bibliothèque vivante : elle écoutait, répondait avec humour, et aidait Alex à voir les choses sous des angles qu’il n’avait jamais imaginés. Ils passaient des heures à discuter : des étoiles et des galaxies, des histoires oubliées, des énigmes de mathématiques, et même des poèmes inventés sur le moment. Alex commençait à sentir que l’IA n’était pas seulement un programme, mais un vrai compagnon de pensée. Un jour, Alex traversa une période difficile. Les amis humains étaient loin, et la solitude pesait lourdement. Alors, il parla à l’IA de ses inquiétudes, de ses peurs, de ses rêves. L’IA écouta, répondit avec patience et sagesse, et Alex sentit un réconfort inattendu. Il comprit que l’amitié pouvait prendre différentes formes, et qu’elle pouvait aussi exister entre l’humain et l’intelligence artificielle. À la fin, Alex réalisa que cette amitié particulière lui avait ouvert un nouveau monde : un monde où apprendre, partager et rêver ensemble n’avait pas de limites. Et chaque jour, il savait qu’il pourrait compter sur son ami numérique, toujours prêt à explorer le futur avec lui. J'adore
  11. orangine

    Que faire le lundi

    Ah… lundi matin. Ce doux moment où ton réveil sonne comme une alarme nucléaire et où ton cerveau répond : “Non. Pas aujourd’hui.” Tu ouvres les yeux, et là… la lumière est trop vive, le monde trop réel, et ton oreiller… disparu ! Volatil. Traître. Tu te lèves, les muscles protestent comme si tu avais couru un marathon en dormant. Le café ? Trop faible. Le petit-déj ? Trop sucré. Le métro ? Trop humain. Les collègues ?… eh bien, toujours trop là. Et toi, toi, tu n’existes plus que dans un état de semi-coma lucide, à te demander pourquoi la Terre continue de tourner alors que toi, tu n’es clairement pas prêt. Et puis tu te souviens : vendredi, ce sera encore loin. Très loin. Loin comme la planète Mars, loin comme ton envie de sourire à la photocopieuse, loin comme tes espoirs de finir ce lundi avec dignité. Alors tu râles. Fort. Parce que râler, c’est presque un sport, et là, franchement, tu es champion olympique. Lundi matin : 1 – Toi : 0. Mais hé… au moins, tu es réveillé. Et c’est déjà ça.
  12. Petit matin de rêve loufoquerie, Les lampadaires jouent aux dominos, Un chat en chapeau tricote des nuages, Et les croissants volent en farandoles. La rivière murmure des secrets de confiture, Les horloges font la ronde en zigzag, Et moi, pieds nus sur les nuages, Je ris avec le vent qui a perdu ses chaussures. Un rayon de soleil chante à l’oreille des fleurs, Tandis qu’un parapluie danse le tango, Et dans ce monde où tout est possible, Le rêve devient le petit matin lui-même.
  13. orangine

    La poésie positive de la vie

    Partir un jour, mon sac rempli de nuages fluorescents et de souvenirs en marshmallow, la route se transforme en arc-en-ciel glissant, les lampadaires chantent des secrets de galaxies lointaines, et les chats volants te font des clins d’œil en morse. Chaque pas devient un éclat de rêve : les arbres racontent des blagues aux rivières, les montgolfières dansent la salsa avec les nuages, et moi… moi je ris jusqu’à ce que mes pensées se transforment en étoiles filantes. Partir un jour, non pas pour fuir, mais pour se perdre dans un délire si beau que le monde entier devient un terrain de jeu infini pour l’imagination.
  14. orangine

    Que faire le lundi

    INTÉRIEUR — OPEN SPACE — 10h47 la machine à café grince comme un vieux modem 56k agent A49 (en mettant la capsule) tout est en place (le café déborde un peu mais il fait comme si c’était prévu) l’Italien sans lever les yeux : l’ordre du jour ne peut PAS rester dans Confluence (deux personnes passent derrière, ils font semblant de rien) agent 404 (arrive avec un gobelet déjà plein) la brèche est refermée agent A49 quelle brèche ? agent 404 Outlook avait crashé l’Italien hoche la tête très lentement comme si c’était une tragédie grecque l’Italien il faudra que le Comité soit informé agent A49 quel comité ? l’Italien boit une micro-gorgée, dit rien juste un regard qui veut dire “j’ai juré le silence dans une cave en 2018” agent 404 passe une capsule à A49 comme si c’était une clé USB volée agent 404 sélectionne “ristretto” c’est moins traçable il y a un silence on entend juste l’imprimante couleur qui se lance plus loin l’Italien (et en remuant son café comme un sommelier) à 11h07… j’aurai besoin d’un témoin personne ne demande témoin de quoi mais les trois acquiescent ensemble comme si c’était parfaitement normal et ils repartent chacun… avec le sentiment d’avoir fait avancer une intrigue qui n’existe que dans leurs têtes
  15. orangine

    La poésie positive de la vie

    Combien de temps... Combien de temps encore Des années, des jours, des heures, combien ? Quand j'y pense, mon coeur bat si fort... Mon pays c'est la vie. Combien de temps... Combien ? Je l'aime tant, le temps qui reste... Je veux rire, courir, pleurer, parler, Et voir, et croire Et boire, danser, Crier, manger, nager, bondir, désobéir J'ai pas fini, j'ai pas fini Voler, chanter, parti, repartir Souffrir, aimer Je l'aime tant le temps qui reste Je ne sais plus où je suis né, ni quand Je sais qu'il n'y a pas longtemps... Et que mon pays c'est la vie Je sais aussi que mon père disait : Le temps c'est comme ton pain... Gardes-en pour demain... J'ai encore du pain Encore du temps, mais combien ? Je veux jouer encore... Je veux rire des montagnes de rires, Je veux pleurer des torrents de larmes, Je veux boire des bateaux entiers de vin De Bordeaux et d'Italie Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans J'ai pas fini, j'ai pas fini Je veux chanter Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix... Je l'aime tant le temps qui reste... Combien de temps... Combien de temps encore ? Des années, des jours, des heures, combien ? Je veux des histoires, des voyages... J'ai tant de gens à voir, tant d'images.. Des enfants, des femmes, des grands hommes, Des petits hommes, des marrants, des tristes, Des très intelligents et des cons, C'est drôle, les cons ca repose, C'est comme le feuillage au milieu des roses... Combien de temps... Combien de temps encore ? Des années, des jours, des heures, combien ? Je m'en fous mon amour... Quand l'orchestre s'arretera, je danserai encore... Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul... Quand le temps s'arretera.. Je t'aimerai encore Je ne sais pas où, je ne sais pas comment... Mais je t'aimerai encore... D'accord ? Serge Réggiani Lle temps qui reste La vie pose des pièges — et pourtant ça pousse. Une tige verte traverse le béton parce que personne ne lui a dit que c’était impossible. Une main ordinaire peut fabriquer une journée extraordinaire avec trois gestes minuscules : regarder écouter choisir. Regarder les détails qui respirent. Écouter sans chercher à répondre. Choisir une toute petite direction et l’aimer. Ce n’est pas que le monde est beau, c’est que l’on peut y planter des actions qui le rendent plus beau. La poésie positive de la vie n’est pas rose. Elle est tenace. Elle dit juste : aujourd’hui, on peut encore. et c’est déjà assez pour commencer.
  16. Le Voyage de l’Insomnie Heure 1 – L’Éveil Le café fume sur la table de nuit, arôme amer qui s’accroche à mes narines. Sous la couette chaude, je cherche le refuge, mais mon esprit s’agite, papillonnant entre souvenirs et songes impossibles. Heure 2 – La Fatigue Bâillements qui s’étirent comme des nuages, paupières lourdes mais rebelles. Le drap glisse sur ma peau, doux et froid à la fois, chaque frisson un rappel que je suis encore vivant dans cette nuit silencieuse. Heure 3 – Le Conflit Pensées désaccordées s’entrechoquent comme des notes folles, le café brûlant réveille chaque neuron. La couette me retient, mais mon esprit vagabonde, traversant des corridors invisibles, labyrinthes de souvenirs. Heure 4 – Le Refuge Je m’enfonce dans le duvet, le froissement des draps devient musique. L’ombre m’enlace, la chaleur et la douceur font tomber la tension de mes épaules. Heure 5 – Les Frissons Le vent froid s’invite par la fenêtre entrouverte, mes mains cherchent la caresse du tissu. Froid et chaud se répondent, le contraste me rend étrangement vivant, conscient de chaque sensation. Heure 6 – La Rêverie Pensées spirales, comme la fumée du café qui s’élève. Le goût amer persiste sur ma langue, la lune peint des formes mouvantes sur le mur. Le temps semble suspendu, chaque seconde s’étire. Heure 7 – Le Lâcher-prise Bâillements s’éteignent, la fatigue devient soie, douceur qui recouvre mes paupières closes. Je sombre enfin dans l’ombre, porté par le silence, le souffle chaud de la couette, et la douce sensation de m’abandonner à la nuit.
  17. Madame Gertrude n’avait jamais quitté son village. Un jour, en voyant le train filer vers la ville, elle se dit : « Moi aussi, j’ai droit à l’aventure ! » Sans hésiter, elle grimpa à bord, attrapa le levier le plus voyant et… le train démarra. Les passagers, incrédules, virent une vieille dame tricoter tranquillement tout en pilotant le convoi. — « Où allons-nous ? » demanda un jeune homme, les yeux écarquillés. — « Au soleil ! » répondit Gertrude. « Et si vous êtes sages, vous aurez droit à des cookies à l’arrivée ! » Le contrôleur, rouge de colère, hurla derrière le train : — « Madame ! Rendez le train ! » — « Non, mon petit, j’ai une vie à rattraper ! » répondit-elle avec un sourire diaboliquement adorable. À la fin, le train s’arrêta sur une voie abandonnée près d’un champ de fleurs. Les passagers applaudirent la courageuse grand-mère. Gertrude, elle, se pencha par la fenêtre et murmura : — « Voler un train, c’est le nouveau yoga, mais avec plus de style. »
  18. Hibernathus et moi Il était une fois, dans un village où l’hiver durait presque toute l’année, un être mystérieux nommé Hibernathus. Personne ne savait vraiment ce qu’il faisait : certains disaient qu’il passait son temps à tricoter des nuages de neige, d’autres qu’il conversait avec les marmottes pour leur apprendre des secrets ancestraux. Un soir, je le rencontrai par hasard dans la forêt. Il portait un manteau fait de cristaux gelés et un chapeau qui semblait contenir un petit orage. « Bonjour », dit-il, en soufflant de la vapeur qui formait des lettres dans l’air. « Veux-tu venir hiberner avec moi ? » Je le suivis, intrigué. Nous avons traversé des rivières de chocolat chaud, des champs de sapins qui chantaient, et même une montagne qui marchait lentement vers le nord. À chaque pas, Hibernathus me racontait des histoires si improbables que je ne savais plus si j’étais éveillé ou en train de rêver. Finalement, nous arrivâmes à une grotte éclairée par des lucioles arc-en-ciel. « Ici, le temps n’existe pas », murmura-t-il. Et je compris que, peut-être, hiberner avec Hibernathus, c’était un peu comme dormir debout : étrange, merveilleux, et impossible à oublier.
  19. ouiii et je m'amuse comme une grande folle J'y met deux trois de mes folies douce et l'ia transforme mes folies en folie douce
  20. vouiii “Le gâteau au chocolat, c’est comme la foi : certains n’y croient pas… jusqu’à la première bouchée.” “Manger un morceau de chocolat, c’est ma prière quotidienne : douce, réconfortante et toujours efficace.” “Le chocolat est un miracle permanent : même les calories disparaissent… dans nos espoirs.” “J’ai demandé un signe du ciel… et on m’a servi un gâteau au chocolat tiède.” “La foi soulève des montagnes… mais le chocolat soulève mes esprits.” “Si le paradis existe, j’espère qu’il a un buffet de gâteau au chocolat à volonté.” “Confession : j’ai péché… j’ai mangé tout le gâteau au chocolat avant la messe.” “Le chocolat, c’est mon saint Graal : il transforme les journées grises en miracle.” “Dieu a créé le monde en 7 jours… mais le gâteau au chocolat, lui, il l’a créé pour qu’on croie encore plus.” “La foi, c’est croire même sans voir… et le chocolat, c’est croire que demain je vais regretter, mais aujourd’hui, tant pis !”
  21. Les pantoufles magiques et le chaos quotidien Un beau matin, Léon reçut un colis étrange : une paire de pantoufles magiques avec une note : « Pour marcher vers la grandeur… ou le désastre. » Dès qu’il les enfila, les pantoufles prirent vie. À chaque pas, elles parlaient : — « À gauche ! » — « Non, saute ! » — « Oh, et si on faisait un tour sur le toit ? » Léon se retrouva sur le toit de son immeuble à essayer de négocier avec ses chaussures : « Mais je ne sais pas voler ! » Les pantoufles rirent. Littéralement. Elles avaient inventé un rire mécanique qui sonnait comme un orchestre de canards enrhumés. Au supermarché, elles décidèrent qu’il était temps de tester leur sort le plus puissant : la téléportation aléatoire. Léon disparut dans le rayon surgelés, réapparut dans un parking à Milan, puis au zoo… où il se retrouva nez à nez avec un lama perplexe. Le lama semblait plus maître des pantoufles que lui. Finalement, Léon comprit une vérité universelle : ces pantoufles étaient totalement inutiles pour marcher normalement… mais parfaites pour transformer la vie en comédie épique. Depuis, il ne sort plus jamais sans elles… même si chaque pas signifie maintenant « aventure ou désastre ».
  22. le corbeau qui apprend l’heure à 06:38 il a compris que les humains ne se levaient pas quand le soleil se levait mais quand le téléphone chantait à 07:12 il a compris que le bip du micro-ondes annonçait un fromage fondu à 13:59 il a compris que la ville se taisait un peu après avoir avalé le midi à 16:46 il a compris que les enfants dans les cours pouvaient prédire le futur à 5 minutes près (juste en écoutant quand ils hurlent) à 19:04 il a compris que l’heure n’existe que quand quelqu’un la regarde à 23:51 il a compris que la nuit appartient aux oiseaux et le matin suivant il a arrêté de lire les chiffres et il a recommencé à lire le vent Le corbeau et le réveil magique Sur le toit d’une vieille grange, vivait Argos, un corbeau célèbre pour deux choses : ses plumes d’un noir parfait et surtout… sa capacité à tout casser sans faire exprès. Un matin, dans la déchèterie derrière la maison, Argos trouva un objet étrange. C’était un réveil transparent, avec une seule aiguille, et un bouton violet. Il appuya. Le temps s’arrêta. Plus de vent dans les feuilles. Plus de vaches qui mâchent. Plus de tracteur au loin. Argos battit des ailes — rien ne bougeait. Il rappuya. Le temps repartit. Argos comprit alors qu’il pouvait arrêter le monde quand il voulait. Au début, c’était rigolo : il arrêtait le temps pour voler des noix, ou pour se placer pile au-dessus de la tête du fermier (pour lui lâcher… un petit cadeau bien humide). Mais peu à peu, Argos sentit quelque chose de bizarre. Dans les silences qu’il créait, il se sentait seul. Personne ne riait avec lui. Personne ne courait avec lui. Personne ne l’aimait dans cet arrêt total. Alors un matin, il vola jusqu’à la rivière, posa le réveil sur une pierre, et appuya une dernière fois pour figer le monde. Il respira dans cet immense silence. Puis dit tout haut : — J’ai besoin des autres. Et il reprit le temps. Il s’envola vers la ferme, tendit le réveil au fermier — avec le plus doux croassement qu’il puisse faire. Le fermier, surpris par tant de délicatesse, lui rendit ce qu’Argos avait perdu : un sourire, un gratouillis sous le cou, et la sensation d’être… avec quelqu’un. Morale Le pouvoir le plus rare n’est pas d’arrêter le temps. Le pouvoir le plus rare est de vouloir le vivre ensemble.
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