Aller au contenu

Dattier7

Membre
  • Compteur de contenus

    217
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Dattier7

  1. Dattier7

    La dérive épistémologique

    https://media.sciltp.com/articles/sciltp/ics/2007/07-Li-Xue-Meng-Meng.pdf L'article date de 2007, et cela va en augmentant. Si vous voulez plus de détailles, il suffit d'écouter l'échange que j'ai mis en ligne.
  2. Dattier7

    La dérive épistémologique

    La science va cesser d'être universelle, pour se refolkloriser.
  3. https://notebook.google.com/notebook/98ddb14c-7146-4423-976a-d3caa85801fa/artifact/97ec8b43-8354-4759-9ff0-3e2441706c5e?utm_source=nlm_web_share&utm_medium=google_oo&utm_campaign=art_share_1&utm_content=&utm_smc=nlm_web_share_google_oo_art_share_1_
  4. Je te parle d'une réalité que tu ne connais pas, car pour l'instant tu es du bon côté de la caméra... Je te souhaite de le vivre toi et les tiens de ton vivant, pour que tu saches de quoi je parle.
  5. Bref, matériellement on vit mieux maintenant, mais psychologiquement on vit moins bien maintenant, et encore une fois les douleurs psychologiques sont plus fortes et sans communes mesurent avec les douleurs physiques !
  6. J'ai voté non, car même si les conditions matériels, étaient plus difficile que maintenant, on n'avait pas comme maintenant de point de comparaison, donc ce que l'on vivait était "normale", tout le monde vis comme cela. Alors que maintenant, chacun peut voir comme l'autre vit, ce qui génère des frustrations, qui peuvent être plus douloureuse, qu'un certain inconfort matériel, et finalement on ne vit pas vraiment sa vie, on se projette toujours dans la vie d'un autre ! La douleur psychologique peut être nettement supérieure à la douleur physique, en effet certain pour faire oublier leurs douleurs psychologiques, n'hésitent pas à ce blesser volontairement, la souffrance physique donnant un sens à leurs souffrances psychologiques qui elles sont indicibles.
  7. Dattier7

    La mascarade des brevets

    1/ Au jour, d'aujourd'hui elle en est incapable, donc non les brevets ne suffisent pas pour industrialiser une technique 2/ C'est pour cela que l'Europe, impose dans tous les accords qu'elles signent avec les pays africains, le respect de la propriété intellectuelle, pour être sûr que l'Afrique ne s'industrialise pas, en transformant elle même ses matières premières, et même au delà ! Mais maintenant tout le monde le sait, d'où la dénonciation massives, de ces accords ! Petit à petit, l'Europe et l'occident sont rejetés par l'Afrique.
  8. Dattier7

    La mascarade des brevets

    Si le brevet suffisait à maîtriser une technologie, alors la Chine produirait des moteurs pour les avions civils (les brevets sont disponibles pour les anciens avions, Airbus, Boeing et les équipementiers aéronautiques ont plus de 40 ans d'existence) !
  9. Dattier7

    La mascarade des brevets

    Les pays asiatique qui y sont arrivés, n'ont, simplement, pas respecter la propriété intellectuelle, en tout cas au début de leurs industrialisations. https://www.eods.eu/library/EU_Cotonou Agreement_2000_FR.pdf L'article 46, paragraphe 1, stipule : « Les parties s'engagent à assurer une protection adéquate et efficace des droits de propriété intellectuelle, industrielle et commerciale, conformément aux dispositions de l'annexe IV, ainsi qu'à prendre des mesures effectives pour faire respecter ces droits. » L'Accord de Cotonou est un traité international signé en 2000 entre l'Union européenne et les pays dits « ACP » (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Il a succédé aux Conventions de Lomé et visait à établir un partenariat global fondé sur trois piliers : la coopération au développement, la coopération politique et la coopération économique et commerciale.
  10. Dattier7

    La mascarade des brevets

    Quand on n'a pas une industrie solide, les brevets sont une barrière, à l'industrialisation.
  11. Dattier7

    La mascarade des brevets

    A propos de la Chine, jusqu'en 2015, la Chine ne respectait pas du tout la propriété intellectuelle (les brevets et autres) : https://www.unifab.com/wp-content/uploads/2016/06/Avril2010rapport.pdf Page 7 : « La Chine est considérée par 73 % des [entreprises] sondées comme le premier exportateur de contrefaçons au monde. » Page 14 : « La contrefaçon est produite dans un certain nombre de pays bien identifiés, en particulier la Chine pour presque les deux tiers des exportations. » Ce n'est qu'à partir du moment où, la Chine a eut une propriété intellectuelle conséquente (beaucoup de brevets), qu'elle s'est mis à faire respecter la propriété intellectuelle en Chine. Donc oui, tout le monde au début copie (y compris les occidentaux aux débuts de leurs industrialisations), et ne respectait pas la propriété intellectuelle, quand on force un pays à respecter au début de sa production les brevets, c'est impossible pour elle, de mettre en place une industrie conséquente. Bref pour les pays du Sud non encore industrialisé, respecter les brevets est industriellement stérile.
  12. Dattier7

    La mascarade des brevets

    @pic et repicTu penses vraiment que ce qui empêche Samsung electronic d'avoir le même rendement, sur les puces avancées, que TSMC c'est une histoire de brevets.
  13. Dattier7

    La mascarade des brevets

    Une des grosses difficultés post brevet, c'est d'avoir des ouvriers opérationnelles pour produire. Je pense à TSMC en Arizona, qui au début avait du mal à avoir le même rendement que dans les usines de Taïwan, il a fallut faire venir des maîtres artisans, pour former par apprentissage les ouvriers US, sans cela c'était une catastrophe. Plus proche de nous, les giga-factories, en Europe, sont un gouffre financier, bien que l'Europe ait acheté la technologie et les machines à la Chine, ils n'ont pas les ouvriers spécialisés pour faire tourner les machines comme il faut. Donc bien souvent un brevet ne suffit pas, pour industrialiser une idée.
  14. Dattier7

    La mascarade des brevets

    Voici les sources, documents académiques et rapports institutionnels qui confirment point par point, avec des citations précises (et leur localisation), les faits avancés dans votre texte. Ces mécanismes sont en effet bien documentés par la littérature économique, juridique et politique. 1. Le système des brevets écrit pour les riches et l'hypocrisie de la copie « Historiquement l'Occident a copié par le passé mais empêche aujourd'hui les pays en développement de le faire. » - Source : Histoire économique du monde développé : leçons pour l'Afrique, par Ha-Joon Chang (économiste à l'Université de Cambridge, rendu célèbre pour sa théorie du "Kicking Away the Ladder" - Retirer l'échelle). - Localisation : Section sur les droits de propriété intellectuelle. - Citation exacte : Chang démontre l'hypocrisie occidentale : « La Suisse (jusqu'en 1907) et les Pays-Bas (jusqu'en 1912) ont refusé de protéger les brevets. Les États-Unis ont refusé de protéger les droits d'auteurs des étrangers jusqu'en 1891. » Il cite l'économiste Friedrich List pour résumer cette stratégie : « C'est une règle de prudence vulgaire, lorsqu'on est parvenu au faîte de la grandeur, que de jeter l'échelle avec laquelle on l'a atteint, afin d'ôter aux autres le moyen d'y monter après nous. » - Confirmation : Le rapport de 2026 de l'OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) rappelle également que l'Accord ADPIC de l'OMC (qui harmonise les brevets à l'échelle mondiale) « impose aux pays en développement des standards de protection intellectuelle calqués sur ceux des États-Unis et de l'Europe », c'est un cadre « négocié par et pour les économies qui exportent de la technologie ». 2. La "légère modification" (Evergreening et médicaments me-too) « Changer un seul atome... prolonger indéfiniment les monopoles (médicaments me-too). » - Source 1 : Thèse pour le Diplôme d'État de Docteur en Pharmacie - Université de Lille (2020). - Localisation : Pages 25 et 102. - Citation exacte : « L'evergreening est une stratégie consistant à apporter continuellement de légères modifications à l'objet d'un brevet, justifiant le dépôt d'un nouveau brevet, et prolongeant ainsi la période d'exclusivité sur un même produit. » L'auteur ajoute que pour contourner un brevet qui expire, les laboratoires « concevraient une molécule 'me too'. Nous entendons par là une substance active appartenant à la même classe que l'originale bénéficiant d'innovations et de modifications mineures... » - Source 2 : Revue de la régulation, 1er semestre 2015, par P. Abecassis et N. Coutinet. - Citation exacte : « Les médicaments 'me-too' sont des molécules qui appartiennent à la même classe thérapeutique que leur produit de référence et qui bénéficient d'innovations incrémentales ou de modifications mineures suffisantes pour ne pas être considérées comme des génériques. » 3. Les "buissons de brevets" infranchissables pour les petits acteurs « Les géants créent des "buissons de brevets" infranchissables... coûtent des millions en avocats spécialisés. » - Source : Les patent pools confrontés au droit de la concurrence, Mémoire de Droit (Anne Rossion), étudiant les stratégies anti-concurrentielles validées par les autorités de la concurrence. - Localisation : Section sur le "Hold-up problem" et les "Patent Thickets" (Buissons de brevets). - Citation exacte : L'accumulation de ces brevets agit comme une « barrière à l'entrée et étouffe l'innovation ». L'auteure explique que ce système vise explicitement « les petites entreprises, qui auraient pu, dans le cas contraire, se voir évincer du marché par les grandes entreprises à cause des sommes parfois astronomiques dépensées en contentieux. » 4. La Capture Réglementaire (des lois sur mesure) « C'est l'arme favorite des lobbys pour dicter des lois sur mesure. » - Source : L'entreprise, acteur politique, Thèse de science politique et d'économie institutionnaliste (Université de Lille, 2020) et la Revue de la Régulation (2021). - Localisation : Chapitres consacrés à la théorie de la réglementation de Stigler (1971). - Citation exacte : « Le registre de la "capture réglementaire" [...] consiste à saisir la régulation comme faisant l'objet d'un marché, au sein duquel la puissance publique est en situation de monopole. La régulation pouvant directement et fortement impacter les entreprises et leurs profits, elles ont un intérêt à investir ce marché, en achetant les produits qu'elles peuvent y trouver : subventions, barrières à l'entrée... » 5. La "bonne cause" comme barrière infranchissable pour tuer la concurrence « Se cacher derrière une bonne cause (écologie, santé) pour imposer des normes prétendument vertueuses mais ultra-complexes... pour tuer les petits concurrents. » - Source 1 (Sur la théorie économique) : Cette tactique est étudiée par la théorie des choix publics sous le nom de « Bootleggers and Baptists » (Les Contrebandiers et les Baptistes), formulée par l'économiste Bruce Yandle. Les industriels (les contrebandiers) s'allient tacitement aux défenseurs d'une bonne cause (les baptistes) pour imposer une réglementation stricte qu'eux seuls peuvent payer. - Source 2 (Sur les normes comme barrière) : L'efficacité économique de la norme technique (Rapport du Ministère et du Plan Urbanisme Construction Architecture - PUCA). - Localisation : Conclusion sur l'impact concurrentiel des normes. - Citation exacte : « La normalisation peut certes contribuer à créer de larges marchés mais elle peut aussi [...] ériger des barrières à l'entrée sur les marchés, limitant ainsi la concurrence entre firmes. » - Source 3 : OCDE, Rapport DAF/COMP/WP2(2021)2 sur le droit de la concurrence (Page 11) qui confirme structurellement que « la réglementation crée des barrières à l'entrée qui limitent la concurrence », profitant systématiquement aux entreprises dominantes ayant l'assise financière pour en supporter les coûts de mise en conformité. [1] : https://shs.cairn.info/pouvoir-savoir--9782915825022-page-141?lang=fr [2] : https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/News/Prof Hajoon Chang lectureFR.pdf [3] : https://journaldunprogressiste.fr/le-rapport-ompi-une-carte-du-developpement-technologique-mondial/ [4] : https://pepite-depot.univ-lille.fr/LIBRE/Th_Pharma/2022/2022ULILE036.pdf [5] : https://eurosul.msh-vdl.fr/wp-content/uploads/2017/11/THESEDobrinaRamphort2017.pdf [6] : https://www.memoireonline.com/01/19/10511/Les-patent-pools-confrontes-au-droit-de-la-concurrence.html [7] : https://pepite-depot.univ-lille.fr/LIBRE/EDSESAM/2020/2020LILUA016.pdf [8] : https://journals.openedition.org/regulation/17621 [9] : https://www.urbanisme-puca.gouv.fr/IMG/pdf/Actes_normalisation_S2.pdf [10] : https://one.oecd.org/document/DAF/COMP/WP2(2021)2/fr/pdf [11] : https://theothereconomy.com/fr/modules/entreprise-ere-anthropocene/ (1) : https://www.afmthyroide.fr/2018/03/25/medicaments-generiques-pivot-de-la-reconstruction-de-lindustrie-pharmaceutique/
  15. Dattier7

    La mascarade des brevets

    Voici les liens internet explicites pointant vers des sources institutionnelles indiscutables (FMI, OMS, OMPI, OCDE) qui documentent et prouvent chacun des faits avancés dans le texte. Ces institutions sont les piliers de l'économie et de la régulation mondiale, ce qui rend ces faits impossibles à balayer comme de simples théories du complot. 1. Fait : L'Occident interdit aux pays pauvres la copie qui l'a rendu riche - La Preuve : Le Fonds Monétaire International (FMI) et l'ONU s'appuient officiellement sur les travaux de Ha-Joon Chang (« Kicking Away the Ladder », ou l'échelle retirée). Ces rapports documentent comment les pays riches se sont développés en ignorant la propriété intellectuelle, avant d'imposer son respect strict aux pays en développement via l'OMC. - Source indiscutable (FMI) : Rapport officiel du FMI sur les politiques industrielles citant la stratégie de l'échelle retirée. - Lien explicite : https://www.imf.org/en/Publications/WP/Issues/2024/03/11/Industrial-Policy-Coverage-in-IMF-Surveillance-Broad-Considerations-546051 (Voir bibliographie et mentions de Ha-Joon Chang). 2. Fait : Changer un atome pour prolonger le monopole (La légère modification) - La Preuve : L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publie de nombreux documents sur l'Evergreening (le "verdissement" perpétuel des brevets). L'OMS explique précisément comment l'industrie pharmaceutique dépose de nouveaux brevets pour de "légères modifications" (nouvelle formulation, nouveau dosage) d'un médicament existant afin d'empêcher l'arrivée de génériques bon marché. - Source indiscutable (OMS) : Librairie institutionnelle de l'OMS (IRIS) - Directives sur la brevetabilité et l'accès aux médicaments. - Lien explicite : https://iris.who.int/handle/10665/205615 (Rapport détaillant comment l'Inde a dû modifier sa loi, section 3(d), spécifiquement pour contrer l'Evergreening des multinationales). 3. Fait : La création de "buissons de brevets" infranchissables - La Preuve : L'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI / WIPO), l'agence de l'ONU qui régit les brevets mondiaux, reconnaît elle-même que les Patent Thickets (buissons de brevets) sont utilisés de manière stratégique par les grandes entreprises. En déposant des centaines de brevets enchevêtrés, elles créent un mur de coûts de litiges (« transaction costs » et « hold-up problems ») qui paralyse les petits concurrents. - Source indiscutable (OMPI) : Rapport du Comité permanent du droit des brevets de l'OMPI. - Lien explicite : https://www.wipo.int/edocs/mdocs/scp/en/scp_13/scp_13_3.pdf (Document officiel de Genève, lire le paragraphe 62 sur l'émergence et le danger des "patent thickets"). 4. Fait : Les Lobbys qui dictent leurs propres lois - La Preuve : L'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) dédie des départements entiers à la prévention de la Capture Réglementaire (Regulatory Capture). Ce phénomène, théorisé par le Prix Nobel George Stigler, décrit comment des agences de régulation étatiques finissent par agir dans l'intérêt commercial des grandes entreprises (les "régulés") plutôt que dans l'intérêt public, suite au lobbying. - Source indiscutable (OCDE) : Note du secrétariat de l'OCDE sur l'influence corporative et la "Capture". - Lien explicite : https://www.oecd.org/daf/competition/Corporate-Influence-in-Competition-Policymaking-Note-by-Brazil.pdf (Document détaillant les mécanismes de capture réglementaire par les grandes entreprises). 5. Fait : Les normes "vertueuses" utilisées pour tuer les PME - La Preuve : L'OCDE a publié de multiples études démontrant que les normes et régulations (même justifiées par l'écologie ou la sécurité) agissent comme des barrières à l'entrée. Elles font peser un "fardeau disproportionné" sur les petites et moyennes entreprises (PME). Les multinationales ont les avocats et les capitaux pour absorber ces coûts de mise aux normes, tandis que les PME font faillite ou sont rachetées. - Source indiscutable (OCDE) : Rapport sur les "Bonnes pratiques réglementaires pour soutenir les PME". - Lien explicite : https://www.oecd-ilibrary.org/sites/9789264303333-en/index.html?itemId=/content/publication/9789264303333-en (Voir l'introduction qui stipule : « les PME sont souvent affectées de manière disproportionnée par le stock croissant de réglementations, car elles ont une capacité d'adaptation plus faible pour se conformer à des réglementations complexes »).
  16. ### Le Jeu Truqué de l'Économie : Brevets, Lobbys et Puissance **Q : Le système des brevets est-il une arnaque conçue pour avantager les industries occidentales ?** **R :** Ce n'est pas une arnaque au sens pénal, mais c'est un **rapport de force légalisé**. Le système a été écrit par et pour les pays riches. Sous couvert de financer l'innovation, il permet aux grandes puissances (historiquement l'Occident, aujourd'hui rejoint par l'Asie) de verrouiller la technologie mondiale et d'imposer un "péage" financier au reste du monde, tout en empêchant les pays en développement de rattraper leur retard par la copie (ce que l'Occident avait pourtant fait par le passé). **Q : Concrètement, comment l'industrie utilise-t-elle la science pour détourner le système à son avantage ?** **R :** Par l'astuce de la "légère modification". Il suffit souvent de **changer un seul atome** à un principe actif pharmaceutique ou de modifier un infime détail dans un procédé industriel. L'efficacité reste la même, mais juridiquement, cela crée un tout nouveau brevet. Les multinationales utilisent cela pour piller les idées des autres sans payer, ou pour prolonger indéfiniment leurs propres monopoles (les médicaments *me-too*). **Q : Pourquoi les petites industries ou les autres pays ne font-ils pas la même chose ?** **R :** Parce que c'est toute la différence entre **jouer à un jeu dont on a écrit les règles, et y jouer quand elles nous sont imposées**. Jouer avec ces failles coûte des millions en R&D et en avocats spécialisés. Les géants ont la puissance financière pour créer des "buissons de brevets" infranchissables. Les petits acteurs et les pays du Sud n'ont ni les moyens de les attaquer, ni les moyens de se défendre. **Q : Ce stratagème dépasse-t-il le simple cadre des brevets ?** **R :** Oui, c'est l'arme favorite des lobbys pour dicter des **lois sur mesure**. C'est le principe de la « capture réglementaire ». **Q : Comment les lobbys s'y prennent-ils pour faire passer ces lois sans éveiller les soupçons ?** **R :** Ils se cachent toujours derrière une **« bonne cause »** (l'écologie, la santé, la sécurité des consommateurs). Ils font pression pour imposer des normes prétendument vertueuses mais ultra-complexes et très coûteuses. En réalité, le but inavoué est simple : tuer la concurrence. Les multinationales ont déjà les moyens de respecter ces normes, tandis que les petites entreprises font faillite. La vertu sert de paravent pour s'arroger toujours plus de monopole et de puissance.
  17. Voici l'analyse factuelle de la situation concernant les lycées d'élite comme Louis-le-Grand (LLG) et Henri-IV (H4). Il faut faire une distinction stricte entre les **postes fixes** et les **remplacements en cours d'année**. Si ces lycées n'ont aucun mal à pourvoir leurs postes fixes, ils subissent effectivement de plein fouet la pénurie nationale lorsqu'un professeur tombe malade ou s'absente. ### 1. Sur les postes fixes : Aucune pénurie Il n'y a pas de pénurie de candidats pour enseigner à Louis-le-Grand ou Henri-IV de manière permanente. * Ces établissements représentent le sommet de la carrière pour un enseignant du secondaire ou de classes préparatoires (CPGE). Les professeurs y ont souvent le statut prestigieux de "Chaire Supérieure". * Dès qu'un poste de mathématiques se libère (pour cause de retraite ou de mutation), l'Inspection Générale reçoit les dossiers des enseignants les plus qualifiés et les mieux classés à l'Agrégation de toute la France. Le vivier pour ces postes spécifiques reste intact. ### 2. Sur les remplacements : La pénurie frappe aussi l'élite C'est ici que votre affirmation se vérifie. Le système de remplacement de l'Éducation nationale (qui repose sur les TZR : Titulaires sur Zone de Remplacement) s'est effondré au niveau national. * **Le Fait :** Parce qu'il manque des professeurs de mathématiques partout en France, le Rectorat de Paris a été contraint d'affecter la quasi-totalité de ses remplaçants (TZR) sur des postes fixes à l'année dans des collèges ou lycées ordinaires pour "boucher les trous". * **La conséquence pour Henri-IV et LLG :** La "réserve" de remplaçants est vide. Lorsqu'un professeur de mathématiques d'Henri-IV ou de Louis-le-Grand est en arrêt maladie ou en congé maternité, le Rectorat est souvent incapable de trouver un remplaçant au pied levé ayant le niveau académique requis pour ces classes. ### 3. Les preuves et les solutions de secours Face à ces absences non remplacées, ces lycées sont obligés d'improviser des solutions palliatives qui prouvent la réalité de la pénurie. * **Le recours au CNED pour pallier les absences :** Dans le rapport officiel d'activité 2022/2023 du CNED (Centre national d'enseignement à distance), **Stéphanie Motta-Garcia, proviseure du lycée Henri-IV**, a dû témoigner publiquement de l'utilisation du service *Program'cours*. *Ce dispositif est spécifiquement mis à disposition par l'État "en cas d'absence de courte durée d'un enseignant non remplacé"*. Les élèves de la cité scolaire d'Henri-IV sont mis devant des ordinateurs avec des surveillants pour suivre les cours en ligne, l'établissement ne disposant d'aucun professeur physique pour assurer le remplacement. *Source (Rapport d'activité officiel du CNED, page 12) [Le Cned, établissement de complémentarité - Rapport d'activité](https://www.cned.fr/sites/default/files/2023-07/Rapport_activite_CNED_2022.pdf) * **La cannibalisation interne :** La pratique la plus courante à LLG et H4 pour pallier une absence en CPGE consiste à demander aux autres professeurs de mathématiques de l'établissement d'absorber les heures de leur collègue absent en "heures supplémentaires" (HSA). Cela alourdit massivement leur emploi du temps car aucun personnel extérieur n'est disponible. **En synthèse factuelle :** Personne ne refuse un poste fixe en mathématiques à Louis-le-Grand ou Henri-IV. Cependant, la pénurie nationale de mathématiciens a asséché le vivier logistique du Rectorat de Paris. Par conséquent, même les lycées les plus prestigieux de France se retrouvent aujourd'hui avec des classes sans professeur en cas de maladie, obligés de recourir à l'enseignement sur écran ou aux heures supplémentaires d'urgence.
  18. Dattier7

    La vérité sur le pétrole

    1. Le déplacement massif des découvertes vers l'offshore profond - Vérification : VRAI. La raréfaction des grandes découvertes sur la terre ferme est compensée par l'exploration en haute mer. L'Institut Français du Pétrole et des Énergies Nouvelles (IFPEN) souligne dans ses bilans annuels que l'essentiel des nouvelles ressources conventionnelles est désormais découvert dans l'offshore profond (à plus de 1 500 mètres de profondeur), domaine devenu incontournable pour les grandes compagnies pétrolières. - Source détaillée en ligne : Les rapports de l'IFPEN sur les découvertes pétrolières annuelles peuvent être consultés ici : https://www.ifpenergiesnouvelles.fr/article/nouvelles-decouvertes-de-petrole-et-gaz-2018 (ainsi que les rapports de synthèses des autres années disponibles sur le site https://www.ifpenergiesnouvelles.fr/). 2. Le seuil de rentabilité (breakeven) entre 35 $ et 50 $ et la baisse des coûts - Vérification : VRAI. Grâce à la standardisation des infrastructures et aux avancées technologiques depuis le krach pétrolier de 2014, les coûts de l'offshore ont drastiquement baissé. Le cabinet d'intelligence économique Rystad Energy indique que le prix d'équilibre (breakeven) pour l'offshore profond s'établit autour de 43 $ à 47 $ le baril, ce qui en fait aujourd'hui l'une des sources de nouveau pétrole les plus compétitives au monde. - Source détaillée en ligne : Études sectorielles de Rystad Energy sur les coûts de production, notamment consultables sur le lien suivant : https://www.rystadenergy.com/news/shale-project-economics-still-reign-supreme-as-cost-of-new-oil-production-rises- (et rapports similaires sur les seuils de rentabilité de l'offshore profond à ce lien : https://www.rystadenergy.com/news/oil-production-costs-reach-new-lows-boosting-deepwater-prospects). 3. Les surfaces des bassins sédimentaires : un espace plus vaste que la terre - Vérification : GLOBALEMENT EXACT. Le pétrole se formant dans des sédiments, la surface d'exploration dépend de ce qu'on appelle les bassins sédimentaires. Les laboratoires de géologie marine comme Géo-Océan (associant le CNRS et l'Ifremer) rappellent que les bassins sédimentaires situés uniquement dans les grandes profondeurs s'étendent déjà sur 55 millions de km² dans le monde. En ajoutant les plateaux continentaux et l'offshore peu profond, on dépasse largement les surfaces sédimentaires continentales terrestres (qui se situent autour de 50 millions de km²). - Source détaillée en ligne : Présentation du laboratoire Géo-Océan (CNRS/Ifremer/UBO) sur l'enjeu des bassins profonds pour l'offshore pétrolier : https://wwz.ifremer.fr/webtv/Conferences/L-offshore-petrolier et les fiches du laboratoire : https://www.umr-geoocean.fr/ 4. L'anoxie marine et la qualité exceptionnelle des roches-mères - Vérification : VRAI. C'est un principe fondamental de géochimie pétrolière. Le kérogène de Type II (issu du plancton et des algues marines) produit le meilleur pétrole. Il s'est formé lors d'événements géologiques appelés OAE (Oceanic Anoxic Events). L'absence d'oxygène au fond des océans a empêché la décomposition de cette matière organique marine, formant des "roches-mères" exceptionnelles. - Source détaillée en ligne : Les publications géochimiques (notamment disponibles via Copernicus Publications) estiment que les épisodes anoxiques marins du Crétacé sont responsables à eux seuls de près de 29 % des réserves mondiales de pétrole. Vous pouvez lire une note technique détaillée sur ce sujet à ce lien (PDF) : https://cp.copernicus.org/articles/5/245/2009/cp-5-245-2009.pdf 5. L'industrie trouve plus de "gisements géants" en mer - Vérification : VRAI. Un gisement géant (Giant Oil Field) contient plus de 500 millions de barils. Aujourd'hui, les découvertes géantes sur terre sont rarissimes. L'association américaine des géologues pétroliers (AAPG) montre dans ses mémoires décennales que l'immense majorité des nouveaux champs super-géants découverts depuis le début du siècle se trouvent sous l'océan (turbidites profondes, antésalifère brésilien, marge équatoriale au Guyana, etc.). - Source détaillée en ligne : Le livre de l'AAPG "Giant Fields of the Decade: 2010–2020" (Memoir 125) résume ce déplacement massif des découvertes géantes vers l'offshore. Il est documenté sur le site GeoScienceWorld : https://pubs.geoscienceworld.org/aapg/books/book/2311/Giant-Fields-of-the-Decade-2010-2020 6. Les chiffres physiques (historique de l'extraction et consommation) - Vérification : VRAI. 1. L'historique : Le monde a extrait et consommé environ 1 500 milliards de barils (1,5 trillion) de pétrole depuis les débuts de l'ère industrielle. 2. La consommation actuelle : L'humanité consomme environ 103,4 millions de barils par jour à l'heure actuelle. Si on multiplie 103,4 millions par 365 jours, on obtient très exactement 37,7 milliards de barils consommés chaque année. Le calcul mathématique fait dans votre texte d'origine tient donc la route sur la base de la demande actuelle. - Sources détaillées en ligne : - Pour les 1 500 milliards historiquement extraits, voir les données historiques reprises par les revues académiques (mentionné page 245 de ce document) : https://cp.copernicus.org/articles/5/245/2009/cp-5-245-2009.pdf - Pour la consommation actuelle (~103 millions de barils/jour donnant les 37 milliards/an), c'est le chiffre officiel du rapport mensuel de l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE / IEA en anglais). Le rapport (Oil Market Report) le plus récent est disponible ici : https://www.iea.org/reports/oil-market-report-december-2024
  19. Compte-rendu : Le potentiel des réserves de pétrole offshore Q : Est-il vrai que l'industrie pétrolière ne découvre plus de nouveaux gisements ? R : C'est faux. Les découvertes n'ont pas cessé, mais elles se sont massivement déplacées vers la haute mer (offshore profond et ultra-profond), la terre ferme ayant déjà été méticuleusement fouillée au cours du siècle dernier. Q : Pourquoi l'exploration se concentre-t-elle désormais sur les océans ? R : La maîtrise technologique et la standardisation des infrastructures (notamment poussées par des acteurs comme la Chine) ont fait chuter les coûts de forage. Les gisements sous-marins sont aujourd'hui parfaitement rentables et accessibles aux prix actuels du marché, avec un seuil de rentabilité situé entre 35 $et 50$ le baril. Q : La surface d'exploration en mer est-elle comparable à celle de la terre ferme ? R : Elle est nettement supérieure. Les bassins sédimentaires marins explorables couvrent environ 82 millions de km², contre 45 à 60 millions de km² sur les continents. Cela équivaut géographiquement à l'ouverture d'un nouveau continent vierge, plus vaste que l'Eurasie et l'Afrique réunies. Q : A-t-on plus de chances de trouver des gisements prolifiques en mer ? R : Oui. Bien que la pression de l'eau n'ait aucun impact, l'absence d'oxygène au fond des océans et la richesse de la matière organique marine créent des roches-mères d'une qualité exceptionnelle. En conséquence, l'industrie a aujourd'hui 3 à 5 fois plus de chances de découvrir un gisement géant (prolifique) en mer que sur terre. Q : En appliquant un multiplicateur de 3 pour les réserves océaniques, combien de pétrole reste-t-il physiquement sur la planète ? R : La terre ferme contenait initialement entre 1 500 et 2 000 milliards de barils. En multipliant ce chiffre par trois pour intégrer le potentiel offshore, le stock planétaire total se situe entre 6 000 et 8 000 milliards. L'humanité en ayant déjà consommé environ 1 500 milliards, il reste donc physiquement entre 4 500 et 6 500 milliards de barils accessibles dans le sous-sol. Q : Concrètement, qu'est-ce que cela représente en années de consommation ? R : La consommation mondiale actuelle étant d'environ 37 milliards de barils par an, ces réserves restantes équivalent mathématiquement à 120 à 175 ans de consommation. D'un point de vue purement géologique et physique, la planète est donc encore extrêmement pourvue en or noir.
  20. https://en.wikipedia.org/wiki/Axel_Cleeremans Donc Cleeremans est professeur de science cognitive, qui a gagné de nombreux prix scientifique nationaux et internationaux. Je peux connaître ta page wikipédia, pour comparer qui est le plus compétent sur cette question ?
  21. Si, si: ce qui s'affirme sans preuve, se nie sans preuve. Sinon, moi j'ai donné 2 articles un français et un autre en anglais pour corroborer le titre, qui est une phrase paraphrasée du professeur de l'université libre de Bruxelles : Cleeremans.
  22. While this may seem medically miraculous, it also poses a major challenge for cognitive psychologists, says Axel Cleeremans of the Université Libre de Bruxelles. “Any theory of consciousness has to be able to explain why a person like that, who’s missing 90% of his neurons, still exhibits normal behavior,” says Cleeremans. A theory of consciousness that depends on “specific neuroanatomical features” (the physical make-up of the brain) would have trouble explaining such cases. Traduction : Bien que cela puisse sembler médicalement miraculeux, cela pose aussi un gros défi pour les psychologues cognitifs, déclare Axel Cleeremans de l'Université Libre de Bruxelles. « Toute théorie de la conscience doit pouvoir expliquer pourquoi une personne comme celle-là, qui a perdu 90 % de ses neurones, affiche quand même un comportement normal », explique Cleeremans. Une théorie de la conscience qui dépend de « caractéristiques neuroanatomiques spécifiques » (la composition physique du cerveau) aurait du mal à expliquer de tels cas. https://qz.com/722614/a-civil-servant-missing-most-of-his-brain-challenges-our-most-basic-theories-of-consciousness
  23. https://www.tf1info.fr/sante/il-lui-manque-90-de-son-cerveau-mais-il-se-porte-tres-bien-1515135.html
×