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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn
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Je voulais dire quelque chose hier, suite à votre intervention, et j'avais abandonné l'idée, parce que j'avais éclaircis moi-même le point que j'allais aborder. Mais je vais tenter de refaire le chemin pour être sûre...de moi! Du coup, suite à l'histoire du coucou, je suis confrontée à ceci: comment faire la différence entre un instinct et la lecture "inconsciente" (sentimentale) du symbole? Et il m'a parut que l'instinct était justement ce qui mettait sur la "route" de la compréhension des symboles "utiles". Je m'explique. L'instinct est un bagage inné qui définit une espèce, comme des outils nés du code génétique. L'instinct est ce qui permet à l'individu d'une espèce d'agir en accord avec tout ceux de son espèce dans les mêmes occasions données. Pourtant (je suis désolée si je ne suis pas claire, car je déroule ma pensée...) il me semble qu'il y a des instincts qui sont propres à une espèce et d'autres qui sont communs à toutes les espèces. Comme par exemple faire faire ce nid pour cet oiseau et l'instinct de fuite devant un danger qui est commune à toutes les espèces. Est-ce que les instincts sont des instincts parce qu'ils répondent de façon inconsciente à des lectures de symbole, ou bien est-ce juste un conditionnement spécial (de l'espèce). Je suppose que non pour ce qui et de la lecture des symboles, mais j'ai un doute. En tout cas je reste confuse quant à la différence entre l'instinct et la lecture inconsciente des symboles.
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Je l'expliquais à @Blaquière... Il est vrai qu'il ne faudrait pas que j'emploie des mots qui ne sont pas adaptés. Comme je lui disais, je sentais une différence d'action sur l'individu ou le groupe suivant certains symboles. Alors, oui, il n'y a pas de symboles riches ou pauvres, mais des symboles qui nous parlent en actionnant différentes réactions chez l'humain, mais aussi chez les animaux (ce sont évidemment des observations, je ne sais pas si c'est scientifique, et le fait d'en parler affine chez moi ce que je ressens). Par exemple le drapeau national français me fera réagir, mais celui qui ne connaît pas les valeurs qu'il représente ne réagira pas pareil, et l'animal ou l'enfant n'y verra qu'un tissus qui flotte au vent. La croix fera par contre réagir tout adulte partout sur terre et à toute époque, mais restera hermétique pour un animal ou un enfant. Alors qu'un sourire appelle des réactions communes autant sur les humains, adultes et enfants, que sur les animaux. Pour ce qui est du placebo, vous avez raison, je me suis sans doute un peu perdue, merci de la remise sur chemin, et à @Blaquière qui dit pareil.
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D'abord, je n'ai pas parlé d'instinct. Et oui, tu as raison, il n'y a pas de symbole petit ou grand, je ne savais pas comment exprimer le fait que je sentais des différences entre plusieurs symboles donnés, comme un drapeau, une croix et un sourire .Je sentais bien que ces symboles agissaient sur nous, ou que nous réagissions à eux, d'une manière qui ne fait pas appel aux mêmes capacités en nous. Ensuite, je ne comprends pas bien quand tu dis que les animaux se trompent? Moi aussi je regarde les abeilles, et je suis étonnée de la complexité de ce qui se passe, de leur danses toutes géométriques et solaires pour communiquer entre elles, des causes et effets qui s'entrecroisent autant le monde animal et végétal. Comment concevoir la malice du lion si tu ne conçois pas la lucidité de la gazelle? Comment taxer les abeilles de savoir, alors qu'elle n'ont accès qu'à la connaissance? Je veux bien que tu m'explique un peu. Tu penses ce que tu veux, et pour ma part, je ne partage pas. Le symbole qui fait appel au plus profond de nous n'est manipulable que s'il est "expliqué, que s'il est parlé, comme dirait quelqu'un d'autre (je crois que c'est @ÈléonoreK) que si le conscient tentait d'exprimer ce qui est inexprimable et qui lui viendrait du subconscient. Je veux dire que ce qui est vécu et passé trop souvent comme minoritaire et trop peu important l'est parce que nous ne pouvons pas l'exprimer en mots, et donc il est difficile de rendre compte de ce que nous ne pouvons pas dire. Toi qui est un peu poète, ne comprends-tu pas que parfois tu aimerai dire quelque chose, que tu sens une puissance, une lame de fond qui te paraît importante et belle, mais que tu sois incapable de la sortir de quelque façon que ce soit sans te dire: "oui, mais c'est tellement pas comme je voulais, ou comme je le ressentais". Et c'est vrai, parce que quand j'écris "bien et joli" je suis soutenue en moi par quelque chose que je suis incapable d'exprimer, mais qui, malgré mon incapacité, transparaît dans mes mots. Ce n'est pas toujours, c'est juste que ça arrive. Et pourtant, je ne me sens pas légitime de "c'est bien écrit", parce que moi, il me reste une frustration, j'ai en tête quelque chose de tellement plus beau et plus puissant que ce que je pourrait jamais écrire ou peindre ou cultiver dans mon jardin... Ce que, là (l’international) tu appelles symbole, pour moi n'en ai pas un dans le sens où, s'il ne réveille pas les mêmes choses chez différents individus, alors ce n'est pas un symbole. Ce serait plutôt, comme tu dis, un conditionnement, une culture, une éducation qui s'est cristallisée et incarnée dans différents stimuli suivant les individus.
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C'est fou ça me laisse une impression de courir après le temps, le passé, comme un temps de retard. La notion est le fruit de l'analyse du passé, comme mettre le passé en perspective. Je conçois l'élan que ça peut procurer, le dynamisme même. Par contre j'ai le cerveau qui fume et je continuerai demain, parce que je ne suis pas sûre de mes capacité analytiques à cette heure! J'ai l'impression de perdre le fil du symbole et du placebo...alors je relirai demain Merci et bonne nuit
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Je vois! C'est une boucle, c'est ça!
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Oui, ça fait partie des notions que j'ai. Donc, si je transpose.... On prend un médicament, mais on ne vérifie pas sa valeur (il se trouve qu'on a un placebo): c'est probable que ça fasse effet si notre curseur est plutôt optimiste et les probabilités bougent si le curseur voyage On vérifie le médoc: zut placebo! alors l'effet est directement lié à la place du curseur. Super le bon médoc: résultat en conséquent. Heu...je ne sais pas: on revient à la non vérification. Autrement dit les probabilité vont dans le sens: le placebo marche. Tout ceci me semble très théorique (j'entends bien sûre que ce que je dis est théorique et que je ne l'aipas expérimenté...je crois!)...et j'ai perdu le lien avec la symbolique!
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Mon curseur visite... et je suis née de al dernière pluie et je n'ai aucune sorte de savoir! Je suppose que parler de vos expériences pourrait peut-être m'aider à comprendre ce que ...vous avez compris? Connaître la physique quantique est un bien grand mot! J'ai quelques notions. Mais sérieusement comment peut-elle répondre aux questions que je pose, si ce n'est moi qui le fait au final? Pour en revenir au placebo, s'il est fictif, il peut tout aussi bien disparaître car ce n'est pas vraiment lui qui a le "pouvoir", mais le cerveau, qui n'est pas celui qui intellectualise et raisonne. Est-ce que tout ceci se passerait au niveau de l'inconscient comme en parlait @ÈléonoreK, c'est à dire que le placebo est le "nonosse" pour le conscient et que tout se trame au niveau de l'inconscient? Et...sinon, la physique quantique...c'est vaste! Par où commencer? Ca vaut vraiment le coup?
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J'avoue que j'ai pas compris! Comment la conscience (le conscient?) peut associer quoi que ce soit sans communication?
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En quoi alors le placebo serait un symbole? S'il n'est pas connu du patient, c'est que le symbole ne peut pas agir sur lui ou par lui. Cela voudrait dire que le patient ne réagit nullement au placebo, mais est en résonance avec les réactions de l'entourage. C'est passionnant! Ca veut dire que ce n'est pas du tout le placebo qui fait quoi que ce soit, mais bien les gens entre eux, quelque chose agit à travers eux sans qu'ils en soient conscients. Le placebo n'est qu'un vecteur de manipulation, le drapeau blanc, le tour de passe-passe pour laisser place à ce qui se passe réellement à un autre niveau. Alors le placebo n'est pas du tout utile, c'est la résonance qui guérit ou qui rend mal. Et tout ceci se passe bien sûre à un niveau de conscience qui n'est pas ordinaire (inconscience?) ou en tout cas qui n'est pas intellectualisé. Pourquoi on arrive pas plus à se servir de ces "résonances"?
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Oui! Voilà! C'est ça que j'avais du mal à cerner. C'est de ces symboles-là que je sentais bien mais qui m'échappaient. C'est là que le sourire a toute son explication (ou presque!). c'est dans ces symboles-ci que Tipi (enfant de 5ans vivant dans les réserves africaines et côtoyant et jouant avec tigre, lion, serpent et éléphant) sais quand elle peut jouer avec le fauve et quand elle ne peut pas le faire. Quand vous dites que le petit naissant dans un autre environnement que son espèce n'a pas en quelque sorte les codes de sa propre espèce cela voudrait dire qu'il y a des codes universels, mais aussi des codes propres à chaque espèce. L'environnement agissant comme un enclencheur de lecture de ses propres code liés à l'espèce. Il y a tout de même des exceptions, non? Le coucou naît dans un autre nid et pourtant reste coucou, et reproduit des gestes qu'il n'a jamais vu faire et que ses parents adoptifs n'ont certainement pas pu "déverrouiller", non?
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Bonsoir Les symboles dont vous parlez, celui du drapeau national, celui du recueillement devant la tombe du soldat inconnu, etc. sont pour moi des symboles bien "pauvres" dans le sens où ne sont utilisables qu'à une époque donnée, et pour un groupe de personne donné. Ils ne sont nullement universels et ne traversent pas les temps. Ces symboles me donnent l'impression d'être lourds et pesants, trop ostentatoires. Leur ratio éloquence/simplicité est assez limité. Le symbole du Yin et du Yang me paraît déjà beaucoup plus élaboré et subtil. La croix est aussi un symbole qui apparaît de tout temps et en tout endroit de la surface du globe, et toutes ont la même signification. Ces symboles me fascinent, parce qu'ils sont une invitation à la découverte, à la découverte de la connaissance. Par contre, et je ne sais pas si le placebo se place ici, il y a une autre dimension que j'ai du mal à cerner, je dirai une dimension qui me semble encore plus élaborée et "profonde". Des symboles qui parlent à tout le monde et en tout temps et à tout moment de la vie. Je parle du sourire, je parle du langage corporel, je parle de ces légers stimuli qui nous percutent au plus profond, je parle de signe de reconnaissance qui fait que les gazelles savent quand le lion, se promenant entre elles, attaquera ou est repus, je parle de l'abeille qui sait quand une fleur est prête à être butinée, etc. Quand vous parlez du placebo et de l'incroyable pouvoir du "croire", je me dis que ce qu'il y a de plus surprenant encore, c'est pourquoi on va choisir de croire et pourquoi on ne choisira pas de croire. Le placebo étant efficace surtout si le patient décide d'y croire. Qu'est-ce qui fait qu'on va savoir que c'est possible et que, donc, on peut monopoliser ses ressources pour arriver à rendre possible ce qui est avalisé par notre croire?
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Ta phrase me donne l'impression de marcher sur des œufs, pourquoi? Jung a tenté d'expliquer, il n'y est pas arrivé, ou il n'a pas été pris au sérieux? Les symboles feraient donc partie d'un patrimoine collectif transmissible. Pourquoi est-il si important et qu'il faille qu'il soit transmit de génération en génération de façon presque incontrôlable?
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J'ai effectué quelques recherches pour tenter de savoir dans quelle direction je voulais aller. Je suis parfois "touchée" par ce que j'appelais des symboles. Et, souvent, je suis étonnée de constater que plusieurs symboles sont utilisés dans différentes civilisations, différentes époques et que pourtant rien ne semble relier ces civilisations ou époques. Alors, il arrive souvent que les liens se font après quelques recherches et il apparaît alors que les aïeux étaient commun, mais pas systématiquement ou alors cela s'est perdu dans la nuit des temps, caché de notre mémoire. Je différencie bien sûre le symbole de la métaphore, de l'analogie, de l'allégorie et de la parabole. Elles ont toutes une volonté de simplification, mais, sauf la parabole, elles se servent du récit. Alors que la parabole est limité au seul mot, à l'image ou au signe. Pour les racines, c'est le grec qui donne la définition. Cela vient de "sun"=avec, et du verbe "ballein"=jeter. Le symbole serait donc de jeter au moins deux choses ensemble pour former un tout. Ce n'est pas facile pour moi de cerner exactement ce que le symbole lie. Je suppose qu'il lie une chose abstraite à une chose matérielle ou figurative. La question pour moi reste à ce stade: pourquoi? Oui, pourquoi simplifier au maximum des notion abstraites? Je suppose là aussi que c'est pour marquer le plus simplement et le plus efficacement possible les esprits et assurer l'intégrité du message malgré le passage du temps. Ou alors c'est l'inverse: un symbole n'a pas été créé "de main d'homme", il s'est fait avec le temps, c'est à dire que ce serait la cristallisation d'une idée poli et taillé par des milliers d'hommes et d'époques, c'est ce qui reste de l'idée, épuré par tout ce que l'idée à traversé. Il reste pour moi encore cette question du pourquoi. Le "comment?" a l'air de se dessiner assez facilement, mais le pourquoi? Pourquoi un tel "pouvoir" dans un signe qui devient universel, un signe qui n'a plus d'explications, dont on ne voit plus les fondements et qui pourtant continue d'agir sur nous? L'inconscient. Je ne sais pas trop ce que c'est (enfin, j'en ai une idée, mais peut-être pas assez académique!), et, en effet je vois que Jung et Freud écrivent dessus. Si je vous comprends bien tous, ça va continuer sur ce chemin. Je suis partante. Mais je ne me contenterai pas d'un "c'est l'inconscient"! @hell-spawn, je n'aime pas trop les "psychologues", mais je n'ai rien contre la psychologie en général, bien au contraire. C'est juste qu'un humain qui se présente comme soigneur de la psyché sonne faux pour moi, mais la psyché et son fonctionnement n'a rien pour "m'effrayer".
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La psychanalyse aurait plus d'intérêt à mes yeux. Et en philosophie, sinon, j'ai aucune chance?
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Sérieux? Laissez les psy à leur business! Je ne suis même pas sur un divan C'est quoi l'inconscient, qui plus est collectif? A quoi sert de faire appel à l'inconscient? Et pourquoi les symboles font appel à l'inconscient?
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Pourquoi les symboles? Qu'est-ce que c'est un symbole? Est-ce parce qu'ils traversent le temps et peuvent être compris même si le sens premier des mots mute? Pourquoi les clés de compréhension ne sont pas "livrées" avec? Le sens des symboles se perd dans la nuit des temps et ceux-là survivent pourtant, pourquoi? Est-ce qu'ils sont des clés de compréhension, ou juste des simplifications qui les rendent universels? Je ne sais pas si mes questions sont très pertinentes...j'aviserai en cours de route!
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Tout me fait "buller" (effervescence)! Je me suis trouvée mouchée lorsque je fus comparée à l'ange dans l'épisode biblique de Jacob combattant l'ange. Sur le coup je me suis sentie...manipulée et ce l'était en effet! Et autant par moi que par l'"autre". Tout peut servir à se remettre en question. Et, cette piqûre de rappel de mon ancienne vie, m'a fait me pencher sur des mécanismes qui s'enclenchent à l'évocation de certaines choses. J'ai senti le tiraillement de l'inconfort. J'ai senti comme un vent de flatterie et je me suis donc dit qu'il y avait anguille sous roche. Dans cet épisode, en réalité, il n'est pas dit que Jacob combat un ange, mais c'est ce qui est raconté aux enfants. L'identité de Jacob ne fait pas défaut, il reçoit même à cette occasion son nouveau prénom: Israël. Mais quand l'adversaire rebaptise Jacob, il ne daigne pas répondre à la question"Et toi, qui es-tu?". Cet épisode est symbolique à plusieurs niveaux et il me semble qu'il est facile d'y voir sa propre interprétation. Pourquoi Jacob fut confronté à une entité qui le tient en échec et le blesse? Les religieux expliquent que c'est pour symboliser les épreuves que Dieu nous envoie. Mais vous comprenez bien que cette explication ne peut pas satisfaire, en tout cas pour celui qui aime aller au fond des choses. J'ai appris une histoire qui quelque part me semble similaire, mais dans une partie du globe et pas du tout une histoire religieuse. Un homme se bat contre une entité qui lui est supérieure en force. L'issue du combat est une association, invisible pour les hommes ordinaires, entre l'homme et l'entité. Mais l'homme se retrouve changé irrévocablement et n'est plus perçu de la même façon par les siens, il devient ainsi un homme nouveau. La similitude des histoires me laisse perplexe. Parfois, je me retourne sur ce que j'ai laissé derrière moi en terme de religion, et j'y vois quelques pépites qu'on m'avait bien caché. Le recul que j'ai pris me permet une vision plus critique et plus avisée...il me semble! La religion plombe la sagesse humaine que l'on peut deviner dans les écrits historiques. Bon alors, cet ange qui n'en est peut-être pas un? Quelle importance les symboles que j'y vois? A quoi servent les symboles si la clé n'est pas connue? Pourquoi les histoires parlent de symboles, parlent par symboles? Il est plus facile apparemment de parler symboliquement que crûment, peut-être parce que la symbolique traverse les temps et que le sens cru et premier des mots mute avec le temps?
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A force d'écrire à droite et à gauche je fais des "découvertes". Les découvertes ne sont jamais ce que l'on croit: quelque chose de nouveau, mais c'est une prise de conscience, parce que l'objet découvert n'a aucune action, mais la prise de conscience de son existence change tout pour celui qui engage sa conscience. Je suis étonnée de constater que tout le monde pense que chaque humain fait partie de la même espèce. Et si nous étions des espèces différentes, plein d'espèces différentes? Bien sûre, nous avons des traits en communs, mais à partir de quel détail nous sommes dans une espèce ou une autre? L'étude des plantes m'a montré que certaines plantes ne sont pas du tout dans la même famille et partagent pourtant plusieurs caractéristiques avec d'autres spécimens dans d'autres espèces. L'espèce est un point de vue, un système de classement qui cloisonne et empêche l'évolution. Briser le cloisonnage des espèces reviendrait à ouvrir le champs des possibles prises de conscience. Nous conditionnons notre possible en conditionnant les possibles. En nommant et en classant tout et chaque chose, nous diminuons nos possibilités d'évolution. Une chose classée est enfermée et vouée à disparaître, parce qu'elle ne peut plus s'enrichir de tout ce qui l'entoure, ne peut plus interagir avec le tout. Ainsi, en fonctionnant par classement, par nom, nous avons cloisonner des milliers d'espèces, de végétaux et de minéraux, et surtout nous nous sommes conditionnés à ne voir que ce que nous avons classé.
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La vie "intelligente" vaut-elle le coup de vivre ?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de shyiro dans Philosophie
C'est bien parce que nous considérons l'intelligence comme repère que nous sommes con! Couillon, con, c'est curieux votre vision du monde très portée sur le genre. C'est réducteur, il me semble, de considérer que ce n'est qu'avec l'intelligence que nous pouvons apprécier, non? C'est quoi pour vous l'intelligence? -
La vie "intelligente" vaut-elle le coup de vivre ?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de shyiro dans Philosophie
Oui, je m'en suis rendue compte, et le mentionne dans un autre fil. Mais je ne m'en suis pas aperçue de façon scientifique, mais juste parce que j'ai regardé faire les animaux et que je vois bien que nous agissons pareil! (Suite à la lecture des autres commentaires) C'est marrant de voir que chacun de nous a tendance à voir et prendre en compte surtout ce qui nous sépare du reste, de tout, de chaque individu, animal, végétal, minéral. La différence prend une tournure de valeur. Je décide de renoncer à cette valeur et de m'appliquer à ne tenir compte que de ce qui lie, de trouver et percevoir les liens qui unissent chaque parcelle de ce monde dont je fais partie. Alors, même si j'étais seule représentante de mon espèce, ça vaudrait toujours le coup de vivre, vivre de ces liens, par ces liens et pour ces liens. -
Comme je disais, il semble qu'il faille que j'éclaircisse d'abord mes idées pour pouvoir mettre le doigt sur le détail qui pour moi fait toute la différence. Je vais peut-être m'y perdre, mais je vais tenter quelque chose. Je me demandais d'où nous venait l'impression de décider ou le fait même qu'on puisse décider. Je n'ai pas trouvé, parce qu'il n'y a, en apparence, rien qui sépare celui qui décide et celui qui ne décide pas. Encore que le fait de ne pas décider est aussi une décision. Une décision serait-elle le fait de se charger de la responsabilité d'une action? Non, décider c'est ni plus ni moins que prendre parti. La responsabilité est la garantie de la légitimité de la décision, celle-ci sera donc celle qui répond au plus grand nombre de question. Entre se sentir responsable et décider d'être responsable il n'y aurait donc qu'une histoire de ...timing! On ne pourra décider d'être responsable que si l'on perçoit la responsabilité, la portée de nos actions. C'est en prenant conscience de l'impact de nos actes que l'on peut encaisser la réalité de devoir y répondre, de devoir recevoir les conséquences, mais surtout de s'appliquer à percevoir le plus finement possible ces répercutions. Celui qui décide est donc celui qui aura perçu le plus possible de conséquences et qui, malgré ça, acceptera d'être le facteur créateur pour ce qui n'est pas prévisible, ou celui qui ne fera que répéter la prévision qu'il n'aura pas su prendre en compte. Celui qui décide est celui qui prend le risque du pari de sortir des statistiques et des prévisions. Je me perds, ce n'est pas là que je voulais aller... Ce que vous appelez "être en action" sonne pour moi comme une conscience de ne pas avoir le temps ou le loisir de se déconcentrer ou de perdre de vue l'importance vitale de chaque acte, tout en ne s'arrêtant pas à l'acte en lui-même. Ce n'est pas pour moi une façon de parler de mouvement physique, mais d'une volonté en mouvement, d'une intention de direction. Je relis et je ne suis pas bien sûre d'avoir exprimer ce que je sentais! Du coup, l'action voulue et décidée n'est, pour moi, pas forcément une action que nous voulons à portée universelle, mais une action qui doit être un accord, et non pas au service d'un but qui ne ferait que la limiter et la rendre stérile. Une action doit être une création et pour cela il faut qu'elle ne soit pas "de nous" (moi, nous=mental, pour moi), mais par nous. Une action doit être, pour sonner juste, un effacement de soi pour le service de ce que j'appelle le monde. Et alors il ne peut y avoir contradiction que si le mental reprend le dessus et s'approprie la maternité de l'action en la séparant du mouvement total, du monde.
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Je n'ai pas retrouvé l'endroit où j'ai pu dire que je me sentais responsable des autres. Mais je ne renie en aucun cas, je voulais juste me remémorer. Je ressens parfois un léger décalage avec ce que je vois que vous comprenez de ce que j'écris. C'est fou que je n'arrive pas à ce point à m'exprimer ou me faire comprendre. C'est peut-être parce que je n'ai toujours pas suffisamment compris pour en parler clairement, ou que je ne crois pas à l'importance d'en parler Sans trop rentrer dans les détails, j'ai eu l'impression de perdre pied en vous lisant. J'ai toujours besoin de temps, et ça a souvent tendance à me stresser. Alors je lâche tout et je fais autre chose ou je vais ailleurs. Deux jours pour penser à ce que vous avez écrit! En fait, vous trouverez sans doute souvent des contradictions dans ce que j'écris, parce que je dis des choses que je pense en l'instant et qui me semblent dérisoires ou fausses l'instant d'après. Cela dit, il y a toujours un décalage dont je n'arrive pas à parler, un détail qui fait que j'ai l'impression que "ça" passe toujours à côté de ce que je trouve important. Pas spécialement avec vous, mais avec tout le monde en général. Je me disais: il faut en savoir beaucoup plus pour se taire que pour parler, mais je n'en suis pas si sûre. Faut-il parler ou se taire? Parler dans le vide est une perte d'énergie, mais se taire et laisser dire n'est-ce pas aussi un certain laisser-aller? Mon petit papa me disait toujours: "Si tu veux parler, commence par te taire", mais ne serait-ce pas parce qu'on parle que l'on peut apprendre à se taire? Je tenterai demain d'attaquer ce décalage par les mots...
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Je pense avoir fait une erreur: les animaux aussi sont pourvu d'un mental. Le mental n'est pas notre apanage. En réalité, rien ne nous sépare des animaux, du moins lorsque nous naissons. Le mental est la conscience du soi, c'est un système en boucle qui s'auto-alimente et s'auto-proclame...réel. Le mental n'a aucune existence à part pour le mental lui-même. Le mental est un système d'exploitation qui installe des programmes. Nous naissons avec un code génétique. En réalité il y a erreur à chaque fois qu'il y a naissance. Parce que l'erreur est ce qui dépasse la prévision, ce qui n'est pas prévisible du passé (mais explique le passé). Le mental est un processus qui nous fait entrer dans le moule des statistiques, des prévisions, qui "répare" l'erreur. Mais c'est de la poudre aux yeux, car un système d'exploitation n'est qu'une manière de fonctionner. Il existe sans doute des milliers de manière de fonctionner. Le mental, pour arriver à ses fins, doit avoir de bons arguments. Il faut qu'il persuade de son existence et de son utilité vitale. En tant qu'animal, des informations nous parviennent de l'extérieur et sont traitées dans le cerveau. Il s'avère que nous n'utilisons qu'un très faible pourcentage des capacité de notre cerveau, et ce qui est traité par le mental est encore plus faible.
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@Annalevine Vous ne m'instrumentalisez que si je n'en suis pas consciente. Vous ne pouvez pas faire de moi comme bon vous semble, pour cela il faudrait que j'y sois consentante. Et si je suis consentante, comment savoir qui instrumentalise l'autre si l'un et l'autre pensent tirer la couverture à soi? Ce ne sera que sur-enchère. Par contre si l'un et l'autre sont conscients de mettre leurs capacités au service de quelque chose de plus grand qu'eux deux, alors l'instrumentalisation n'est plus possible, car ce n'est plus l'un ou l'autre qui compte, mais l'esprit qu'ils servent. Vous savez quoi? Le retour à la terre est essentiel; non pas à la terre comme lieu, mais à la terre comme matrice. La terre ne représente pas là la possibilité d'une autonomie tout à fait possible et bienfaitrice, ni la terre lieu de nos ancêtres, mais l'outil d'un retour à l'essentiel, une remise en question fondamentale, le terrain favorable pour répondre à une prise de conscience. Ceux qui avaient pour désir de se retirer du monde pour créer un petit chez eux avec un lopin de terre ont été mu par différentes motivations. Mais tous auront, au départ, cette volonté de rupture avec des agissements criminels dont ils ne voulaient pas être complice ou acteur. C'est un acte public de révolte non pas contre quelqu'un, mais une rupture d'avec un certain esprit qui avilit l'humain. Le retour à la terre est symbolique, même si au final peu l'ont compris et s'en sont détourné. En réalité, il n'est pas nécessaire d'un retour à la terre physique, mais d'un changement de conscience ou plutôt d'une prise de conscience. Le problème est toujours le même, tant que nous nous comporterons comme des animaux, nos actes se répéteront. Un retour à la terre s'il est mu par des motivations animales (survie, meilleure qualité de vie, confort différent mais confort, s'assurer la nourriture ou l'habillement, défense de sa famille contre les autres, etc.), sera toujours qu'un cycle qui recommence comme tant d'autres et qui est voué à l'échec. La seule façon de briser avec notre animalité est de briser le mythe du mental. Imaginer autre chose n'est possible que si l'on brise les routines avalisées et dirigées par le mental.
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@Annalevine Je sais, et quand je dis "je", ce n'est pas que mon mental. Je n'ai pas de mots pour le dire, parce que c'est une force qui me pousse. Je ne gère pas ce qui se passe, parce que c'est plus que moi qui parle, je ne suis qu'un instrument, mais je sais qu'il faut que je le fasse. Comme lorsque je vous dis que je vous entends appeler à l'aide, ce ne sont pas les bons mots, mais il n'y a pas de mots pour dire ce que j'ai capté. D'où tout le travail que j'entreprends...et j'avoue que je me sens aidée par votre compréhension au-delà des mots.
