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Ambre Agorn

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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn

  1. Vous avez peur? Non, je vous taquine, parce que nous parlions des émotions! S'il y a fuite de la part de la souris, c'est bien qu'il y a eu quelque part : chat= mort/ potentiel de survie élevée= fuite. Mais la représentation du chat n'est pas inscrite dans la souris, ce qui y est inscrit c'est la possibilité de percevoir la menace, la possibilité de percevoir le taux potentiel de survie ou de mort. Un lion peut se promener proche d'un troupeau de gazelle sans que celles-ci ne fuient. Parce qu'il y a une posture du lion qui renseigne les gazelles qu'il n'a pas faim et qu'il n'est pas en chasse à ce moment. Dès que le lion sentira la faim il aura des mécanisme et des productions d'hormones qui le feront agir comme un chasseur, et vont agir sur ses muscles et sa posture. Un tel changement déclenche aussitôt chez la gazelle un déclenchement hormonale d'urgence, et donc de fuite, etc. L'émotion c'est juste le résultat des hormones dans le système. Mais vous pensez qu'il n'y a que des choses visibles? Comment nommer ce qui est de l'ordre du non concret, non palpable, non rationnel? Les licornes c'est vachement palpable, non? Non! Ha bon!
  2. Mais bien sûr que si on peut savoir. Quand même, le sang qui bat et qui fait gonfler les veines des tempes, le pétillement de la circulation tout soudain dans les jambes, le gonflement des poumons qui est plus accéléré, la sensation d'avoir le sang qui déserte le visage et pourtant avoir une acuité et une perception qui augmente, mais qui est plus focalisée. Tout ça, ça ne vous dit rien? J'ai pas besoin d'instrument pour vérifier ce que les scientifique expliquent avec des expériences et des mots, je suis vivante, et il suffit que je m'observe. Je sais que j'ai eu peur pour ma vie parce que j'ai intellectualisé, par la suite et analysé ce qui s'était passé. Mais sur le coup, je n'ai fait qu'agir, sans penser. C'est après que l'on pense et qu'on analyse et qu'on fabrique des mots pour dire, pour rendre compte, pour créer des liens. Oui, je suis sûre! La peur n'est qu'un mot pour décrire une cascade de réactions en chaîne. Le mot en lui-même est raccroché à ce qui existait déjà, pour facilité la compréhension, la transmission orale, etc. Un bruit soudain nous fait réagir. Un mouvement brusque nous fait réagir. Un air menaçant nous fait réagir. Quand on voit le couteau dans la main de l'agresseur on a peur parce qu'on s'imagine ce qui pourrait arriver, mais en réalité on a déjà identifié le personnage comme agresseur, parce que le conjoint qui tient un couteau ne nous fait pas peur pour notre vie. Donc c'est que nous avons déjà, en amont, analysé la situation grâce à des signes, et que le couteau n'est une menace qu'à cause de notre interprétation en amont. C'est en cela que je dis que l'émotion est mentale. Par contre, l'émotion mentale ne passe plus par le rationnel parce qu'il calcule bien trop lent pour une réaction où la vie est en jeu dans l'immédiat. Le mental a été mis à contribution à un moment donné pour compulser l'information (pas forcément en mot), et créer des raccourcis pour être plus efficace et plus rapide quant à la gestion de l'urgence. bon, je sens bien que nous ne sommes pas d'accord, mais ça ne me pose aucun problème, au contraire, j'adore, parce que ça me force à tester mes idées et me confronter et à avoir accès à une autre façon de voir, et ça je le trouve inestimable. Merci Moi non, mais j'ai pu lire des expériences scientifiques! Mais c'est pas grave de dire des conneries, non? Surtout si on en dit tous. Le but ce n'est pas de ne plus en dire, mais d'accepter de les dire parce qu'on accepte que les autres en disent. La lessive qui sert à laver le linge n'est qu'un point de vue parce qu'on peut laver le linge sans lessive, et la lessive n'est pas la même chose que pour vous. Pour moi c'est de la cendre et de l'eau pour en récupérer la potasse, ou la décoction de mon lierre pour en récupérer la saponine, etc... Que ce soit pour moi ou un autre, je ne peux accepter le dénigrement gratuit. Mais je comprends aussi que certains propos puissent exaspérer, à chacun de décider de répondre ou ne pas répondre à la stimulation, de ne pas prendre de recul ou prendre du recul et désamorcer l'irritation
  3. Ne prenez rien personnellement, parce que ce sont les mots que je vise, pas les gens. Je ne suis pas du tout d'accord avec ceci (c'est très théâtral!). Le bien et le mal! Encore vous m'auriez dit le bon et le mauvais. La moral c'est pas extérieur, c'est intérieur à l'humain, il n'y a pas de moral à l'extérieur de nous. C'est sûr que le mot esprit est nettement mieux compris et utilisé que le terme conscience. (c'est ironique!). Mais ça ne me dérange pas d'utiliser le mot esprit pour que nous puissions mieux dialoguer...ou en tout le tenter! Cela dit, pouvez-vous me dire ce que vous entendez par "esprit"? Non, je ne veux pas vous suivre sur ce terrain. Un enfant anormal peut survivre, si le groupe décide de le faire vivre, il mourra s'il est seul. Les individus que nous sommes pensent trop souvent que nous survivons grâce à nos capacité propres. alors que nous ne survivons que parce que nous sommes en groupe (et nous nous entre tuons aussi!). Je dirai donc que ceux qui survivent (humains ou organismes simples) ne survivent que s'ils sont capables de vivre "ensemble". Pas seulement ensemble avec les siens, mais ensemble avec un tout, un ensemble qui le dépassera individuellement et qui permettra cette évolution qui peut paraître une adaptation. Un individu qui disparaît c'est qu'il n'a pas su atteindre cette forme qui le dépasse individuellement. Quelque part je vous rejoint quand vous dites que les survivants sont en accord avec leur environnement, et j'irai plus loin en disant qu'ils forment alors une entité (un esprit?) qui dépasse l'individu seul. Ce que vous appelez hasard; je ne nomme rien "hasard". Je ne suis pas du tout convaincu de ce que vous avancez au sujet du lézard et de la souris. Par contre plusieurs études que j'ai lu ne vont pas dans votre sens (à moins encore que je n'ai pas bien compris, n'est-ce pas?) Vos deux dernières phrases n'ont ni queue ni tête pour moi! La peur de l'accident est évidemment une chose apprise, mais la peur en elle-même est une chose programmée en nous. En fait c'est là que je rejoint le sujet sur les symboles, parce que la peur est une réaction, la lecture de signes que l'on nomme symboles. Une gestuelle, l'architecture physique d'un prédateur pour une proie sont, pour une souris, autant de signes qui allument les voyants rouges de la peur. Peut-être que nous nous comprendrions mieux si je disais que ce n'est pas le divin, mais bien une architecture globale qui va de l'infiniment petit à l'infiniment grand qui "ordonne" les actions et réactions, une harmonie qui appelle l'harmonie, même si elle n'est pas visible forcément à chaque coup pour notre œil humain (façon de dire que ce n'est pas forcément toujours explicable ou compréhensible rationnellement. Je ne crois pas qu'elle sait avoir peur des chats, mais sa constitution et sa naissance au cœur de son espèce lui apprendront à répondre de façon adéquate aux signes extérieurs. Ca me dérange d'utiliser des termes uniquement mécaniques pour les animaux. Oui, comme nous, ils ont un mécanisme, mais pas uniquement quand même, sinon, on construirait des souris qu'on pourrait maîtriser. Hors nous ne maîtrisons rien et tout est en constante étude, c'est bien que quelque chose nous échappe encore et toujours. Si quelque chose nous échappe, comment pourrions-nous être sûr qu'un lézard continuera de tomber et une souris continuera à éviter le vide? L'émotion nous permet de parler? L'émotion créée par l'homme? N'importe quoi (ne vous formalisez pas, j'ai pas toujours le mot juste quand je fonctionne en mode "je réfléchis plus vite que mes doigts!). Que vous disiez que le mot "émotion" est un terme humain, je suis d'accord, par contre ce n'est pas l'humain qui s'est levé un beau jour en disant "tiens, je vais faire des réactions hormonales en chaînes que j'appellerai émotion". L'humain a découvert un jour un mécanisme qu'il a observé et nommé émotion. La peur du virus n'est qu'une déclinaison de la peur. La peur c'est face à différents stimuli. Les virus ne font pas peur, mais leurs conséquences sur notre organisme peut nous faire peur. donc on pourrait dire que ce n'est pas la peur du virus, mais la peur d'avoir mal. Mais la peur d'avoir mal est en réalité la peur des conséquences du mal: diminutions des facultés, de l'énergie, de l'autonomie. Mais encore là c'est parce que ça sous-entend des conséquences: la mort qui s'approche potentiellement. En fait la peur est toujours en amont la peur de perdre la vie qu'elle soit physique ou intellectuelle.
  4. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Ca me rappelle mes cours d'histoire ancienne sur la Grèce antique. J'avais alors eu pas mal de ces représentations entre les mains. En tout cas je reconnais plusieurs de tes poteries! Et la couleur de fond, c'est fait comment?
  5. Vous m'avez fait rire! Oui, faites le paternel si vous voulez! Moi, je m'en moque. Il y a moins d'équivoque quand je m'adresse à une femme, parce que je suis une femme, mais il n'y a aucune personne à leurrer, à part moi peut-être. Les propos d'une femme à un homme, surtout ici, sont tout de suite interprétés avec des intentions que je n'ai jamais. Mais ils ont raison, c'est à moi d'être suffisamment claire pour qu'aucune interprétation ne soit possible. Vous êtes juste un peu plus jeune que mon grand-père. Je pourrai même vous appeler John, le cavalier noir, vous savez le vieux grincheux qu'amadoue Anna, la petite fille de 6ans! (deux livres que j'ai adoré!)
  6. Ben, une émotion...heu, je n'en ai pas assez dit pour que vous saisissiez un peu de quoi je veux parler? Non, la peur n'est pas un comportement. La peur c'est une réaction hormonale en chaîne. Scientifiquement c'est l’hypophyse qui libère l'hormone corticotrope pour stimuler les glandes surrénales qui vont à leur tour libérer le cortisol. Le cortisol va fournir au cerveau un apport énergétique pour nous préparer à faire face. Stimulé, le cerveau va lancer la production d'adrénaline qui agira sur le rythme cardiaque, la respiration et la pression artérielle; la production d'ocytocine pour gérer le comportement social; et la production de vasopressine qui va réguler les fonctions urinaires et la pression sanguine. Bien fait le système, non? Mais c'est la science: elle est aux petits oignons! Le comportement c'est la chose apprise individuellement qui vient après l'émotion. Je crois que je comprends un peu ce que vous voulez dire (je crois!). Vous dites que l'animal n'a pas peur parce que la peur est un mot qui est humain. L'animal peut donc avoir une réaction physique, mais l'humain a une réaction physique que nous appelons peur (c'est ça?). Mais, encore scientifiquement, on appelle peur chez l'animal ce qui a été observé chez un animal et chez l'humain et qui était visiblement identique. Il est plus facile de parler des animaux avec des mots humains, parce qu'on ne sait pas le faire en expression animale! (ne le prenez pas mal, je fais un peu d'humour). Encore une fois ce n'est pas un comportement que nous observons, mais bien une réaction physiologique suite à un stimulus, stimulus qui a été "pris" à l'extérieur et "ramené" à l'intérieur. Ce "truc" qui a été le lien entre l'extérieur et l'intérieur, c'est quoi pour vous? Ne vous fâchez pas, ici il y a plein de gens qui font un peu ce qu'ils peuvent, et surtout, face à des personnes comme vous, n'ont pas peur de passer pour des imbéciles, ou en tout cas en prennent le risque. Tout le monde dit n'importe quoi, c'est pas vraiment ça le problème, c'est l'incapacité au dialogue qui est le mire à mes yeux. Je suis inculte (non pas vraiment, je ne suis juste pas allée à l'école), alors peut-être que je dis des âneries, mais bon, il faut bien que je dise si je veux apprendre, comprendre, ou au moins le tenter. Je suis toute ouïe pour entendre vos critiques et prendre ce qu'il me conviendra d'en prendre. Merci du temps que vous prenez pour me répondre!
  7. Vous devez avoir une bibliothèque impressionnante! J'adorais, petite, lire sur le tapis de la bibliothèque chez mes grand-parents, entre le piano à queue, le bureau, deux vitrines d'objets anciens et plus ou moins précieux et les murs couverts de livres, et une odeur... Une odeur que je retrouve parfois et qui fait rejaillir une explosion de souvenirs/sensations. On y allait même la nuit sur la pointe des pied, dans nos pyjamas, pour lire tout ce qu'on pouvait lire. Bon, je vais tâcher d'avoir accès à quelques-uns des livres que vous m'avez énoncé!
  8. Vous êtes difficile à suivre! Pas très clair dans ce que vous voulez dire, en tout cas pour moi! Si cela ne vous dérange pas, je vais y aller petit à petit pour être sûr de ne pas faire d'impairs! Vous même entendez quoi au mot conscience, du coup? Pourquoi le fait que je dise que la peur, ressentie par les animaux, est une émotion vous ferait-il de la peine? Je dirai que oui! Encore oui, pas pour vous? Pourquoi vous parlez de divin? C'est quoi le rapport du divin avec les émotions? Je pense que tout le monde a eu peur à un moment ou un autre, donc oui, j'ai déjà eu peur, même peur pour ma vie. Je ne comprends pas trop votre dernière question, vous pouvez préciser?
  9. Je comprends! C'est la sensibilité qui provoque l'info à traiter. Et la sensibilité est une affaire un peu trop complexe pour être traité rationnellement, alors pas rationnel=pas étudiable= pas intéressant= pas significatif= inexistant! Je ris bien sûr! Bien que...
  10. Vous êtes bien hilare! Mais vous n'avez jamais vu un animal avoir peur? La peur c'est bien une émotion, non?
  11. C'est le fait que je dise que les animaux ont des émotions qui vous fait rire?
  12. Voilà deux informations qui me manquaient! Il y a une différence entre l'émotion (la peur) qui déclenche des hormones qui vont entre autre accélérer le rythme sanguin, et la réaction qui sera de courir pour fuir ou de se retourner et faire face. La réaction est spéciale (qui est propre à chaque espèce). En fait, l'émotion est le raccourcis d'un calcul fait il y a très longtemps et qui, pour gagner du temps et donc des chances de survie, a été programmées et ne passe plus par le mental. Cela dit l'info qui parvient au système limbique est une histoire de sensibilité. Tout animal ne réagit pas pareillement face à un même stimulus. Et contrairement à @hbou, les animaux ont des émotions, donc un mental.
  13. Les sentiments. Un peu plus complexe pour moi. A un moment donné, je ne faisais pas de différences entre émotion et sentiment. L'étude des mots et leurs racines a fait apparaître que deux mots si différents ne pouvaient exprimer les mêmes choses. Le sentiment est une interprétation consciente de l'émotion. Une émotion, une libération d'hormone se passe avant que notre conscience ne soit encore intervenue. Cependant une fois que la conscience constate l'émotion elle y va de son interprétation. Cette interprétation prendra tout les aspects possibles suivant les personnes, les contextes, les histoires personnelles, etc. Le sentiment m'est ensuite apparu comme une émotion rationnelle (!), une digestion consciente (?) de l'émotion. Mais je nage un peu avec les termes. Alors je vais y aller au "feeling". Dans un processus ordinaire, il y a une information qui arrive au cerveau, traité par le système limbique qui déclenche la libération d'hormones et c'est l'émotion. Ensuite, il y a le cerveau rationnel, la conscience ordinaire qui réagit en s'appropriant l'émotion. C'est là qu'elle va faire intervenir les mécanismes personnels entassés depuis la naissance. Le sentiment c'est la fermentation rationnelle de l'émotion. C'est l'art de la dramatisation publique. Je me suis demandée ce que provoquait un sentiment. Des hormones aussi? Non, je ne crois pas, à moins qu'un sentiment amène à auto-suggérer une émotion. Le sentiment relève alors pour moi de la psychologie humaine.
  14. Essais Un peu en vrac pour le moment. Je voudrai mettre de l'ordre pour tenter d'y voir plus clair, et voir si d'autres y voient plus clair... J'essaye de comprendre ce que j'entends à droite et à gauche. Alors je vais tenter une synthèse. Les émotions: mécanisme archaïque (dans le sens où il est installé depuis si longtemps qu'il se perd dans la nuit des temps), animal. L'émotion est une réponse à un stimulus, une réponse qui ne passe pas par le conscient pour être activée. En fait c'est une information captée par le système limbique, qui y répond en déclenchant la libération d'hormones qui aidera l'organisme à réagir de la façon la plus adéquate. C'est un mécanisme de survie. Cela dit, il me semble qu'on peut avoir consciemment un certain contrôle quant à la gestion de l'émotion. Un contrôle non pas au niveau du cerveau, mais au niveau des "conséquences". Une rage explosive peut tout à fait être contrôlée et n’apparaître que sous la forme d'un agacement, un gros coup de point dans un sac de frappe, ou même rien du tout pour les plus balaises. Cela dit, je m'avance peut-être, mais je parierai qu'il est possible, de façon consciente, de contrôler ce qui se passe au niveau du cerveau. Je sais (disons que j'ai tenté la chose) qu'il est tout à fait possible d'induire une émotion, de la provoquer en s'imaginant les stimuli adaptés pour l'émotion visée. Je dirai donc que, même si les émotions sont vitales à l'animal (il n'y a rien de péjoratif dans l'utilisation de ce mot, bien au contraire) que nous sommes, je suis sûr que nous avons les moyens de les contrôler plus ou moins, et plus ou moins longtemps. L'auto-suggestion, ou l'auto-hypnose est alors une façon de gérer, à plus ou moins long terme, l'induction de l'émotion, son "débit", sa diffusion et ses conséquences. J'ai cru comprendre qu'il y avait en quelque sorte une réaction répulsive quand on parle d'émotion. Je ne sais pas trop d'où cela peut venir, mais je peut dire ce que je constate. L'émotion souffre juste d'une étiquette de "faible", c'est à dire que celui qui veut faire bonne figure en société moderne ne doit pas avoir d'émotion, de plus, la femme qui est dite du sexe faible est la représentation vivante de la faiblesse et de l'émotivité. Mais en fait c'est un mal-entendu du citoyen moyen, à une époque et qui s'est généralisée. La bonne figure en société, c'est avoir un contrôle de l'émotion, l'art de la diffuser à son gré. Les gens qui sont spectateurs de ceci ne peuvent qu'interpréter: l'émotion ça se fait pas pour paraître dans "la haute". Donc, pour répondre à la volonté de paraître, l'émotion ne fait pas partie des "bonnes" mœurs! Cela dit, le peu de fois où j'ai pu regarder la télévision, je me suis aperçue que l'on servait aux télé-spectateurs de l'émotion, du sentiment, en veux-tu? en voilà! Oui, parce que dans les chaumières, il est bon de maintenir le peuple dans l'ignorance et dans ce qu'il connaît et ce qu'il croit. On pleure, on rie, on est en colère, on est touché, on est humain, le monde il est tout beau tout gentil, il n'y a vraiment rien à changer, on est normal. Comment je vois l'émotion? Indispensable, et indispensablement gérable. Je m'explique. Si l'émotion est utile à la survie, elle est indispensable à notre vie animale. Mais je persiste à croire que nous ne sommes pas que des animaux, et que nous avons la capacité de prendre en main certains mécanismes dont celui des émotions, au moins en partie, ou par moment.
  15. Laisse-moi rire un peu, si tu veux bien, bien sûr! Tu es seul et tu te dis "y a-t-il encore une chance avec elle?" Je te torture! Tu as deviné qu'elle te trompait, et tu en a déduit que ce que tu avais vu était la diminution de son charme? Désolée, ne répond pas, j'avais envie de rire et pas forcément à tes dépends. J'avoue quand même que tu me laisses sur ma faim...
  16. Je ne m'attendais pas à celle-là! Sinon, pour en revenir au sujet... Tu veux pas dire un peu ce que veut dire ou signifier ce sujet. Tu trouves que ce serait indécent de dire le cheminement qui t'as fait arriver à cette constatation?
  17. Ok! Comme me disait toujours mon petit papa chéri: "Quitte à remuer la merde autant le faire une bonne fois pour toute". Oui, tu as sans doute raison: à un moment donné, ou plutôt à un certain niveau, la sexualité ne peut pas disparaître des paramètres décisifs. Par contre, de façon générale, il me semble que le fait de généraliser n'apporte pas grand chose, mis à part le malaise pour ceux qui n'entrent pas dans la moyenne, voire même le malaise de ceux qui sont dans la moyenne et verrai leurs espoirs dépérir. Je n'ai que mon expérience pour parler, et surtout aucun réseau social pour mesurer et comparer. Ma première expérience sexuelle a été un désastre. Mais ce n'est pas pour autant que je vais généraliser et dire que les premières fois sont ou désastreuses ou idylliques! Si je suis ce que tu as dit, c'est que je n'avais pas le bon état d'esprit. Pourtant une cruche peut avoir du plaisir a être pénétrée sans pour autant avoir fait un travail en profondeur pour le bon état d'esprit en vue de la jouissance, non? Et, sinon, avant de continuer, si tu sens ce genre de chose, tu devines que j'ai eu beaucoup d'amants? Suis-je masculine ou encore suffisamment féminine pour avoir du charme? Ce n'est pas une vrai question, même si ma curiosité s'affole de ne pas avoir peut-être de réponse! Ha! Ne vous gargarisez-pas les autres, on est en section amour et séduction! Laissez-moi creuser la question
  18. Et si je tentais l'inverse: le masculin absorbe le féminin, qu'est-ce que ça donnerait? Non, je ne trouve pas, ça n'a aucun sens pour moi. Ce n'est pas pour autant que j'acquiesce ce que vous dites! Je ne veux nullement aborder le côté sexuel pour le moment, parce que ce n'est pas à ce niveau que je veux tester votre proposition. Il me faudrait tout d'abord définir ce que j'entends et entrevois dans les mots "masculin" et "féminin". Déjà ça devient sujet à polémique... En fait il me semble que ces termes sont mal choisis tout simplement parce qu'ils ne se rapportent qu'à la distinction sexuelle! Tout ce qui est masculin se rapporte au mâle et ce qui est féminin, à la femelle. Quel terme pourrai-je employer pour tenter de retrouver ce que tu as voulu dire? Tu dis, là, que le masculin, absorbé par le féminin, la transforme. La transformation n'est pas forcément péjorative, même si au début tu laissais entendre que cette transformation desservait la femme. Voudrais-tu dire que, lorsque tu rencontres une femme (replaçons les rôles) tu sens si celle-ci a fréquenté beaucoup d'hommes ou pas? Si c'est le cas, ce ne doit pas être courant comme "faculté". En tout cas pas suffisamment pour généraliser quand même. Vraiment, j'aimerai savoir ce que tu penses vraiment, parce que je manque d'éléments pour tenter de vérifier de mon côté!
  19. Je trouve que les généralisations sont un immense piège. "La différence entre l'homme et la femme c'est que la femme s'imprègne plus du masculin que l'inverse", ne veut strictement rien dire au final, car bien trop vague ou trop précis pour être compréhensible dans l'ensemble. Chercherais-tu à nous lancer sur une piste que tu aurais suivi? Ca veut dire quoi que le féminin s'imprègne du masculin? Le féminin se laisse influencer au point de diminuer l'écart qu'il y a entre masculin et féminin? Mais pourquoi au final? Ta dernière phrase sous-entend donc que l'homme n'a pas de charme, vu que, par sa fréquentation, la femme voit le sien diminuer?
  20. Oserai-je jouer ce jeu? ...et oui! Un plus ou moins bon odorat, peut-être tout simplement! Plus l'odeur est subtile, plus les "lourdeaux" ("lourdeaudes") passent leur chemin. Il faut être une fine connaisseuse (connaisseur) pour être capable de sentir des fragrances les plus fines Dis-moi, serais-tu de ceux qui sont matures ou de ceux qui sont corrompus? Et oui, c'est sûr! Tu parles de sexe bien sûre, non? Laisse-moi deviner... Ce n'est pas sa part mystérieuse, toi tu ne penses pas que les femmes soient mystérieuses (il me semble) Ce n'est tout de même pas sa virginité, ôte-moi d'un doute tout soudain! Mais alors...quoi? Serait-ce de cette odeur caractéristique du charme qui aurait maturé ou plutôt cette odeur qui se serait corrompue?
  21. J'ai lu à partir du lien que vous avez mis. Cela dit, dès les premiers paragraphes, je ne suis pas en accord avec ce que vous y écrivez. Alors le problème, c'est que c'est difficile, en lisant un blog de poser des questions au fur et à mesure pour être sûr de bien comprendre ou suivre. Non, il n'y a a pas deux façons de concevoir le monde, selon Platon ou Aristote. Sérieux, je conçois le monde sans avoir connaissance de ces deux-là. Ces deux-là ont dit quelque choses sans doute, mais en quoi représentent-ils l'unanimité de tout temps et tout endroit sur terre pour ce qui est de la perception du monde? Vous qui demandiez si c'était si difficile d'aller à l'encontre de ce qu'on apprend à l'école, votre vision du monde est bien inspirée par ce qu'on y apprend apparemment. Mais sans parler de divin, ne serait-ce pas tout simplement qu'il y a, en dehors de nous, une connaissance dans laquelle on peut se servir? Et que nous n'avons en nous que des possibilités de répondre à des stimuli extérieurs qui amorceraient la compréhension, l'accès à la connaissance? Là où je bloque, c'est quand vous dites que c'est l'homme qui donne le sens. Je suppose que vous parlez de l'humain et non de l'homme, et de l'humain en général, et non de l'individu? Je suis bien votre raisonnement qui dit que le sens est donné par l'explication que contient chaque mot, donc donné par l'humain. Mais, du coup, ce qui n'a pas encore de sens, ce serait l'humain qui un jour lui donnerait un sens et ainsi ça rentrerait dans ce qui est sensé? En fait c'est basique. Ca revient à dire que les mots n'ont de sens que pour ceux qui pratiquent ce même sens. c'est le principe d'une langue, en linguistique, trouver le sens que tel peuple ou culture donne à tel mot, non? Je trouve ceci tiré par les cheveux. Cela dit, je comprends bien ce que vous dites. Et puis la constitution parle d'égalité face aux droits, et non pas d'égalité tout court. A part Aristote, là je vous suis. Là je crois que je saisi ce que vous voulez dire. En fait vous dites que chaque personne, chaque individu donne un sens particulier à chaque mot qu'il utilise. Et, pour discuter, il faudrait tout d'abord définir le sens qu'il donne à chaque mot et s'assurer que l'autre saisisse bien le sens qui est utilisé. Là je vous rejoint tout à fait, mais alors je suppose que vous ne parliez pas tout à fait des mêmes choses avec @Groenland....à voir! Là je vois bien le sac de nœud que vous pointez du doigt. C'est en cela que je trouvais très importante la recherche étymologique des mots, leurs sens dans différentes époques et lieux, et le pourquoi de leurs mutations. Cela dit, il est alors extrêmement difficile de discuter avec une personne ne se trouvant pas dans le même milieu que soi, car tout d'abord, il faudrait mettre à jour les définitions de chacun des participants. Le sens ne peut pas être démontré, mis à part en prenant chaque mot avec des définitions figées pour la conversation. Personne (dont vous apparemment) ne voudra faire ce travail fastidieux et très important. Alors en quoi vous pourriez vous octroyer le droit de demander à l'autre d'être dans un travail personnel de sens des mots? Je pense qu'il y a là une remise en question qui ne plaît pas et qui n'est pas jugée comme utile, et qui pourtant est d'une importance capitale. Le sens n'est pas la vérité, ou alors il y a autant de vérité que d'individu et que d'instants dans le temps! Je pense avoir compris sur quoi vous pointiez le doigt!
  22. Je vois bien exactement l'opposition de vos points de vue à toi et @Groenland. J'ai encore du mal à cerner ce que veut dire Groenland, bien que je sens bien la direction dans laquelle il va; par contre, pour mieux comprendre ce que tu dis, j'aimerai savoir ce que tu entends par "le sens est humain"? Le sens de quoi? Du sens à quoi? Comment l'humain peut-être intelligent par ses mains? Tu sous-entends que l'homme, par le développement de ses mains et ce qu'il en fait, a eu là un trait de génie dans son évolution et, par là, prouve son intelligence? "L'homme n'a pas choisi de parler ou marcher" dis-tu, mais alors il aurait choisi d'avoir des mains? Je suppose que @Groenland parle de "sens divin" parce qu'il n'a pas d'autres mots pour dire ou décrire ce qu'il veut dire, ou ce qu'il ressent. Je suppose, en effet que le mot "divin" est particulièrement mal choisi parce qu'il fait référence à trop de choses et a un passé trop lourd pour être utilisé pour ce qu'il veut dire. Pour ce qui est de l'école, il est spécialement difficile d'aller à l'encontre de ce qu'on nous enseigne, que ce soit à l'école ou ailleurs. Tout d'abord parce que notre raison a été construite avec ces enseignements. Ensuite parce que ces enseignements sont inscrits dans nos formations depuis tellement longtemps que ce sont ces façon de penser et voir le monde qui sont inscrits dans notre culture. Comment voulez-vous être capable de sortir d'une culture si vous n'avez pas conscience des fonctionnements et des racines de cette culture? Ne partez pas si vite! J'ai appris un jour qu'il fallait s'entêter quitte à faire suer son monde, mais toujours tenter de comprendre et se faire comprendre!
  23. Que voient les aveugles? Nous nous efforçons de jalonner le temps Qui est l'être qui nous a temps? Pour naître aussi il faut n'être Des flics pour des flaques, des clics pour des claques et la clé craque dans la serrure! J'ai l'impression d'une résonance sonore qui m'amuse (non pas âme use, mais ma muse)
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