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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Annalevine

    Lettres à Samuel

    Merci pour ton attention. Ces lettres ont pour ambition de donner à Samuel une vision d’ensemble, et de haut, de l’évolution de l’Histoire de l’Europe y compris la Russie, du Moyen Orient, de l’Afrique du Nord et du continent américain. Il a réussi à mobiliser le directeur de son lycée : il donne des conférences aux élèves et aux prof sur la base de ces lettres. Satin velours se charge de diffuser ces lettres auprès de lui et ici. Elle l’instruit sur le plan littéraire avec son étude sur la poésie andalouse ( publiée également ici). Il a 16 ans, l’âge de tes fils. Amitiés.
  2. « Il apparut à C. que, quel que soit l’endroit où il pourrait rêver d’être et d’y vivre, fut-ce une île paradisiaque, alors, tout de même, cet endroit serait encore une impasse. »
  3. T’es du genre hardi pour venir mettre le bordel dans le topic des gens intelligents petite Hanss. Toi tu me fais rire de bon coeur ! Tu raconteras la suite ?
  4. @Ambre Agorn Bonsoir, Je vous réponds ici plutôt sur que le fil « musiques », pas vraiment approprié pour un dialogue ( mais il est vrai que c’est moi qui ai lancé le dialogue là-bas). Vous me dites que vous voudriez libérer ou exprimer tout ce qui vit dans cette zone mentale que j’ai pris l’habitude, pour moi-même, d’appeler la zone spatiale, ou la pensée spatiale. Celle qui doit solliciter la pensée rationnelle pour venir y prendre les mots propres à en conduire le flux. Il me semble que tout ce qui tend à être dit à partir d’un enfouissement s’est accumulé pendant toute une vie. Le forum est neutre dans cette affaire, disons qu’il est le medium qui fait lien entre le monde du non-dit et celui du parler. Je vous lis mais je suis obligé de rester à l’extérieur de vos écrits, car ce que vous dites réfère à une histoire, la vôtre, que je ne connais pas. Mais aussi il est nécessaire que je reste à l’extérieur, simple spectateur, bien maladroit serais-je à rentrer dans un monde dont je ne connais ni les arcanes ni les codes. Je suis moins vulnérable que ce que je veux bien vous dire, ou encore je choisis d’être vulnérable dans un contexte que je choisis, celui du forum, lieu atypique, assez brumeux, assez peu ferme, finalement inclinant trop, en raison d’une curieuse mais implacable pesanteur, à entraîner tout le monde dans le seul spéculatif au détriment du concret. Il est devenu inutile pour moi d’explorer encore une fois les zones du passé où le féminin a pu se disputer avec le masculin, dans ma vie. Il me semble plutôt être arrivé à ce point où il s’agit de créer une disponibilité pour laisser venir de nouvelles inspirations. Le forum dans cette perspective, je m’en éloigne progressivement. Affronter plutôt une réalité qui s’avance et émerge depuis que j’ai décidé, il y a un an, de me dégager de tous engagements sociaux. Que sortira-t-il de cette inaction choisie, choisie pour libérer l’esprit, dans ce nouvel environnement, la pandémie, qui brise tous mes anciens projets. Je verrai. Non je ne me protège pas de vous, lorsque je vous fais face, en me tenant solidement rivé à la terre. Je ne me protège de vous que lorsque je choisis de partir dans le rêve.
  5. Je ne sais pas ce que vous entendez, dans votre intimité, quand vous dites Dieu. Si ce mot vous permet de saisir cette présence, alors pourquoi ne pas employer ce mot. « Revenir à l’incréé »je pense que c’est un peu abstrait, quand, dans le quotidien, nous tentons d’élucider l’origine de nos inquiétudes. Pourquoi ne pas faire confiance à vos facultés d’observation. Faites de vous-même un objet d’étude en tentant de saisir tous vos sentiments, tout ce qui affleure à votre conscience, et tentez de les saisir en leur offrant des mots, pourquoi pas des métaphores ? Il s’agit de votre vie, pas de celle de Hegel.
  6. T’a mal questionnée la nana. Moi j’ t’aurais demandé : petite anse, t’es pétée? Toi : oui j’suis pétée. Et nous serions tombées dans les bras, l’une dans l’autre.
  7. Résistez. Passez par dessus qui veut vous « diminuer ». Je n’interviens pas dans votre discussion parce que vous me restez « voilé » ( je ne vous comprends pas). Mais j’aime suivre vos dialogues.
  8. Je me suis trompé sur toi. Je pense en effet que, (malgré) tes connaissances scientifiques, tu es capable de te donner à tes émotions et à tes sentiments. Si je te dis que le descriptif chimique de l’émotion n’est pas l’émotion que je ressens, si je te dis qu’il n’y a pas identité, équivalence, je pense que tu peux me comprendre. Je fais une autre erreur, je veux réhabiliter l’émotion et le sentiment dans l’échelle des valeurs, mais je commence à prendre conscience que les plus primaires des rationalistes sont en fait eux aussi mus par des émotions et des sentiments. Alors je pense que ce qui me distingue d’eux c’est que je tente de donner une dimension spatiale aux émotions et aux sentiments quand, eux, leur refusent cette dimension et tentent de les contenir dans une prison mentale.
  9. Annalevine

    Mes choix

    L’expression de la pensée spatiale, accompagnée par l’expression de la pensée temporelle (les mots ici parlés).
  10. Ah bon, parce que maintenant c’est « mal » ou « inconvenant » d’avoir des motivations politiques. En lisant certaines déclarations des féministes manifestantes j’ai noté celle-ci : tous ceux qui défendent Darmanin, s’ils devaient embaucher une personne mise en examen pour viol ne l’embaucheraient pas. Nous finissons par oublier que nous sommes dans un pays où les rapports de classe sont parmi les plus tendus. Après avoir lu les dires de l’intervenante ci-dessus j’espère que la plaignante sera à son tour poursuivie pour viol car elle a exigé, j’ai bien lu : exiger des faveurs. Quelle horrible violeuse ! Et Darmanin, ce petit garçon, qu’est ce qu’il a dû souffrir.
  11. Si nous nous tenons à notre expérience personnelle et si nous avons assez de ténacité pour donner raison à notre expérience plutôt qu’aux dires des sachants, alors oui, si nous sommes assez sensibles, nous percevons qu’il existe une présence au monde, qui est aussi présence pour nous comme nous sommes présence pour elle. Cette présence est co-extensive à l’univers, c’est pourquoi nous sommes tentés de dire Dieu. Mais je ne nomme pas cette présence Dieu, être produit par la raison, donc simple idée. Je pense qu’il s’agit de notre pensée inconsciente qui brasille dans l’horizon de notre pensée consciente. Dit ainsi vous pouvez avoir le sentiment d’une réduction puisque le réflexe est de loger l’inconscient dans le petit espace du cerveau. Mais l’image que nous avons du cerveau est elle-même un événement mental comme est un événement mental le sentiment que nous avons de l’espace sans fin, l’univers. Dans ce monde mental, l’inconscient s’enracine certes dans un lieu mais diffuse aussi partout dans l’espace, dans l’univers, lui même représentation mentale. Alors oui il y a une présence au monde mais cette présence si elle est le Dieu des monotheistes n’est pas elle-même la fin de toute recherche. Si cette présence est Dieu, alors il existe un phénomène plus puissant encore, sous lequel ploie et se range tout ce qui est, et s’il fallait trouver un mot qui approche ce phénomène je citerai le Destin. Le Destin tient Dieu dans sa main. Le Destin règne sur tous les univers, là où Dieu règne seulement sur les humains.
  12. Annalevine

    Mes choix

    Bonjour @Ambre Agorn Pour visionner la vidéo il faut aller directement sur you tube. Sinon impossible de la voir d’ici ! J’ai aimé cette vidéo. Et votre texte d’introduction. Je vous imagine petite fille, et votre accès à la musique, sans passer par la partition. Il faudrait que vous jouiez devant vos enfants, qu’ils ou qu’elles vous voient et vous entendent. L’exemple est la voie la plus intime de la transmission. Je continue de vous fuir. Je me sens assez violemment vulnérable face à vous. C’est total irrationnel, je sais.
  13. En relisant Dehaene je distingue mieux ce que sont les deux pensées. C’est Poincaré qui illustre le mieux ce duo. Le plus complexe de ses découvertes mathématiques lui arrive soudain, alors qu’il descend d’un train, cela lui arrive subrepticement. Il découvre, prend note d’une parole qui lui arrive ainsi, soudainement. La pensée inconsciente travaille en symbiose avec la pensée consciente, la pensée inconsciente dispose de moyens mentaux nettement supérieurs à ceux de la pensée consciente. Ce n’est pas que la pensée inconsciente dispose du langage parlé ou écrit qu’elle déverserait soudain dans le champ conscient, non, c’est lorsqu’elle entre dans le champ conscient que cette pensée s’empare d’un langage parlé ou écrit. Elle existe donc sous une forme, dans le champ inconscient, que nous ne connaissons pas. Einstein lui même quand il nous parle de ses découvertes est étonnant. Il nourrit pendant des années sa pensée de figures imagées. Il imagine. Il crée sans cesse de nouvelles images. Images parfois triviales, comme le couvreur qui tombe du toit. Il répète sans cesse le même imaginaire. Et cela soudain lui vient, une pensée autre fait irruption dans le champ conscient où elle s’empare du verbe. Nous retrouvons ces deux pensées chez certains artistes aussi, mais nous les retrouvons aussi en chacun d’entre nous. Il faut, parfois, créer une disponibilité en soi, taire la pensée consciente, attendre avec confiance que « cela » vienne. Deux pensées qui travaillent ensemble mais aussi séparément. Les deux chevaux grecs de l’attelage.
  14. Notre dialogue est difficile et, pour moi, déstabilisant. Mais être déstabilisée, aussi, me séduit, cela m’oblige à rentrer dans des identités endormies. D’accord pour me couler dans le féminin quand je dialogue avec vous. J’emploierai le féminin pour moi-même comme vous l’utiliserez pour moi. Ce qui me déstabilise c’est que je vous perçois dans le masculin. Parfois je ressens même cette certitude que, quand vous m’écrivez, c’est un homme qui m’écrit. C’est une sensation dérangeante. Quand je vous critique ne prenez pas cela pour un rejet. C’est plutôt une manifestation affective. Quand, dans le fil symboles, vous déroulez un discours dans lequel prend place, en bas, l’être archaïque, en haut le maître, entre les deux l’énonciation par le maître de signes symboles permettant d’exhumer l’être archaïque, alors là je ne suis pas contente. Je ne suis pas une femelle archaïque en attente des mots-sésame d’un maître ou d’une maîtresse, bien que ces images fantasmatiques ne soient pas sans intérêt ( histoire d’être contradictoire). Il y a avec vous plusieurs champs de rencontre. Il y a la rencontre des genres masculin-féminin vécue à l’inverse des champs réels. C’est périlleux. Il y a le champ philosophique avec, actuellement, ce concept : la présence. J’y reviendrai dans un autre message. Il y a deux voies que je ne veux pas pratiquer avec vous : La voie de l’inconscient freudien, véritable abime de pourritures sexuelles. S’il y a du désir entre vous et moi je le vivrai à ciel ouvert. La voie jungienne propre à la culture allemande, avec sa glorification de puissances « archaïques », je déteste ce mot : archaïque. Il faudra vous abstenir. S’il y a des puissances animales en moi, alors je décide de porter haut l’animal, en tant qu’il est actuel, et certainement pas archaïque.
  15. En fait je me rends compte que mon intention n’est pas de rendre à chaque cerveau ce qui lui revient. Mon but est de réhabiliter a un niveau égal à la raison, à la logique, au temporel, tout ce qui est du ressort du sentiment, de l’émotion, du spatial, du global. Ma recherche est avant tout de réhabiliter dans une valeur égale à la raison, par exemple l’émotion. Pour cela je recherche les chercheurs qui portent à bout de bras, comme valeur égale à la raison, par exemple l’émotion. Cette recherche est une lutte personnelle contre une culture française d’origine catholique qui dévalorise l’émotion, le sentiment au profit de la raison. Cela étant il m’est égal de savoir si l’émotion par exemple vient du cerveau gauche, droit, du cervelet, de mon petit doigt etc. Je me refuse à créer une hiérarchie de valeurs quant à mes façons d’être en fonction de l’origine spatiale de mes façons d’être. Si je dois me battre contre la culture française dominante c’est que j’ai dû très tôt me battre et m’affirmer contre cette culture française. Enfant j’étais trop gaucher, ensuite j’étais trop émotif, trop « féminin », trop sensible, trop rebelle etc. Ensuite j’ai vu comment ces gens hyper rationnels avec leur théorie de l’inconscient freudien pratiquaient l’inceste et même la pedophilie à ciel ouvert, applaudi et reconnu par l’intelligentsia ( souvenons nous de Matzneff). Alors quand j’ai un mec face à moi, de la génération Matzneff, qui loue l’inconscient freudien, je me dis : il a abusé de combien d’enfants celui là ? Bon passons. Mon intérêt pour la « présence » je l’ai développée en lisant Heidegger. Dans l’angoisse il dit bien que c’est une présence qui s’en va et qui provoque cette souffrance ( l’angoisse). Des moments d’angoisse j’en ai vécus, comme tout le monde, et j’ai toujours en effet ressenti alors un départ, une disparition. Mais je n’ai jamais osé dire que cette disparition était la disparition d’une présence. Pourtant ce sentiment, cette émotion devant la « présence » qui est là ou qui au contraire n’est pas là, m’a toujours accompagné. Hier j’ai appris la mort d’un homme de 45 ans, que je connaissais, atteint du coronavirus. Un homme qui vécut durement. Sa mort m’a affectée, mais ce qui m’a le plus affectée c’est qu’il est mort seul à l’hôpital. Je me suis dit peut être qu´une infirmière a été là pour lui. La présence. Cela m’a déchirée qu’il ait pu mourir sans aucune présence près de lui. Voilà ce qu’est pour moi la Présence.
  16. Oui je pense que nous avons le même « sentiment ». Cette présence me pose problème pourtant. Mais un problème peut être absurde. Je me dis est ce que cette présence est réelle ? N’a t elle pas le caractère d’une illusion ? Mais se poser cette question n’est-ce pas de ma part, pusillanimité, manque d’audace ? Manque d’affirmation de moi dans un monde français rationaliste qui méprise et avilit l’émotion ?
  17. Annalevine

    "Dieu" ?

    L’action serait donc un effet de Dieu ? Mais dire que l’action ou la parole est un effet de Dieu c’est tout de même avoir déjà une idée de Dieu. Sinon nous pourrions dire l’action est l’effet du Néant, ou encore de Pluton, ou encore de telle galaxie, ou encore de mon chien... Bref si vous dites que l’action est un effet de Dieu c’est que vous avez déjà une idée de Dieu. Votre difficulté c’est : soit vous ne parvenez pas à bien « voir » le contenu que vous donnez au mot Dieu ( et, selon moi, dès lors que vous nommez il y a un contenu, sinon vous diriez : beurk, brrrr, atchoum ou je ne sais quoi) Soit vous avez une idée claire de ce que vous dites mais vous essayez de donner le change à votre public.
  18. Annalevine

    "Dieu" ?

    Oui mais pour un juif ou un musulman que vous preniez un homme pour Dieu c’est du pur paganisme.
  19. Annalevine

    "Dieu" ?

    Chez les sémites, notamment les Hébreux et les Arabes l’image est « bannie ». C’est pour cela que vous n’avez pas de représentations de Dieu à travers des tableaux par exemple. Mais si l’image est bannie le son ne l’est pas. Chez les sémites c’est le son qui prédomine, chez les indo européens c’est l’image. Le rapport des Hébreux avec leur Dieu est sonore. « Écoute Israël« est il souvent écrit dans la Torah. Du coup Dieu parle. Ça discute ferme dans la Torah entre Dieu et les Hébreux. Parfois ça se dispute. Le père, chez les juifs, ce n’est pas le père des Romains, le vôtre. Le Dieu des Hébreux n’est pas votre Dieu transcendant absolu. Si vous allez dans une synagogue ( de préférence libérale) vous serez étonné de la maniere des rabbins de parler de Hachem ( on ne prononce pas Dieu dans une synagogue). C’est très intimiste, très affectif. Ma petite fille, quand elle parle de Hachem dit : le petit bon dieu ! Je crois même qu’elle est plus impressionnée par moi que par le petit bon dieu !
  20. Je pourrais la nommer Dieu. Mais il y a deux objections : Dieu est un mot qui a un contenu culturel, et pas qu’un peu ! Si je dis Dieu, je charge cette présence d’un contenu historique très lourd. Je ne peux pas dire : Dieu, parce que cette présence ne coïncide pas avec les contenus culturels et historiques du mot : Dieu. Je pourrais dire l’Etre, mais quand je vois ce que Heidegger fait de l’Etre ensuite, dans son engagement politique, je me ravise. L’autre objection c’est le fait même de nommer. Nommer « gauchit » « modifie » le sentiment même de cette présence. Les kabbalistes tentent de ne pas nommer. Ils nomment quand même en disant : l’in-fini, le non-déterminé. Nommer c’est saisir, posséder. Saisir cette présence c’est la faire disparaître.
  21. Le côté océanique c’est ma déformation : enseigner des enfants, mais tu n’es pas un enfant ! Cela dit cette métaphore permet de sortir du côté profondément abstrait de Heidegger. J’égratigne les Français en effet pour ce qui apparaît chez eux comme un obscurantisme : cette rage à ne pas reconnaître le « cerveau droit » comme l’égal du « cerveau gauche ». Cette façon de dévaloriser le holisme contre le détail, de dévaloriser le sentiment et l’émotion contre la logique. En fait pour moi c’est là l’héritage catholique que nous ne retrouvons pas dans l’héritage protestant. Bon les Français y viendront et ils y viennent déjà dans les techniques de l’éducation. Quand ils comprendront que les langues ne se transmettent pas au mieux par l’écrit mais bien plutôt par le son et l’image, que la musique ne se transmet pas au mieux par le solfège mais là encore par le son, que l’expression artistique s’appuie sur le sentiment avant de s’appuyer sur la technique ils auront fait un grand pas. Bien sûr la technique est nécessaire mais dans certaines activités elle vient après, pas avant. Déjà mes petits enfants parlent tranquillement trois langues à 16 ans et probablement peuvent ils en apprendre plus. Et cela tout enfant en est capable si l’on commence à prendre au sérieux les aptitudes et les conditions d’exercice du cerveau droit. Les Français démontrent sans cesse leur imbécillité à mettre en avant l’intelligence ! C’est à dire les facultés du cerveau gauche. De plus la culture française dans son histoire n’a pas été aussi bornée! Mais le catholicisme avec ses obsessions sexuelles démentes a refoulé avec le sexe, et l’émotion et le sentiment ! Et cela à partir du XVIII/XIX siècle environ avec l’avènement au pouvoir de la bourgeoisie. Quelle catastrophe ce putain de catholicisme bourgeois ! Liberez vous de votre catholicisme dément, aimez l’émotion au lieu d’en faire une manifestation animale, respectez le sentiment, apprenez à vos enfants à écrire comme ils le sentent avant de leur apprendre l’orthographe, bref, aimez l’irrationnel bordel ! Vous retiendrez les meilleurs d’entre vous en France au lieu de les voir partir à l’étranger, et au lieu d’être le pays le plus déprimé du monde la France deviendra peut être le plus joyeux! Mais je crois que ce n’est pas demain la veille que vous ferez du cerveau droit un partenaire digne de votre cerveau intelligent ! Ah ! l’intelligence ! Vous allez en crever d’être intelligents.
  22. Essayons de terminer. Pour Heidegger, dans l’angoisse, l’homme en général, l’homme en tant qu’il existe, le Dasein, émerge de l’Etre grâce à l’effet répulsif du Néant sur l’Etre. Le Dasein se tient suspendu dans le Néant et fait face à l’Etre qui se retire, et dont le Dasein prend conscience justement parce l’Etre se retire. Cette émergence hors de l’Etre Heidegger l’appelle la transcendance. C’est grâce à cette transcendance que le Dasein peut contempler l’Etre. Avant de rejoindre l’Etre en s’en immergeant à nouveau. Nous pourrions utiliser là l’image de l’océan. Tant que je suis dans l’océan je ne prends pas conscience de l’océan. Si j’en émerge alors je prends conscience de l’océan. Là où ça se complique avec Heidegger c’est que seul le Dasein émerge de l’océan ( de l’Etre) et que les modalités particulières du Dasein, mon moi particulier, ma singularité, restent dans l’océan, dans l’Etre. L’émergence du Dasein ( l’homme en général) hors de l’Etre lui permet du coup de faire face à lui-même, dans sa singularité, qui elle reste dans l’Etre, et de soutenir un dialogue avec lui même. Cette émergence hors de l’être, qui permet le dialogue avec soi même est le fondement de notre liberté. À mon avis, là, nous ne sommes plus dans le sentiment mais dans une construction purement rationnelle. Heidegger passe du cerveau droit ( sentiment) au cerveau gauche ( raison) sans en avoir l’air. Il joue sur sa souplesse qui lui permet de passer sans cesse du sentiment à la raison. Là le Français ne suit plus, qui subordonne le sentiment à la raison dans une vision hiérarchisée de l’esprit.
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