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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Anatole et sa haine des Russes, il ne croie plus en Dieu depuis que les Russes résistèrent à Stalingrad.
  2. Vous me confondez avec @zenalpha? Je ne me rappelle pas d’avoir exprimé un adieu définitif, mais c’est possible. Le forum est intéressant, il est même très intéressant en ce qu’il est un lieu d’expériences qu’il est difficile de mener dans la vie réelle. A propos de @zenalpha, s’il nous lit, je lui dis : revenez ! En voici un qui a une sacrée présence quand il s’y met. Reviens donc zen. La finalité de mes réflexions ? Votre question je la reformule ainsi : quelle est votre intention ? Réponse : je ne sais pas, ce n’est pas arrivé dans le champ conscient ! Pour la pensée je trouve que c’est un événement mental particulier. Bon je me trompe peut être. Maintenant que j’ai posé mon cadre de recherche je relis Stanislas Dehaene ( le code de la conscience) et je m’aperçois qu’il nie totalement mes hypothèses. Le mental pour lui n’existe pas en soi, le mental est un simple effet du cérébral. C’est une sorte de production inutile. Mais lui, ce qu’il étudie, c’est le mécanisme cérébral de la conscience. Et si j’étais à sa place je nierai aussi l’existence du mental ou je ne ferai de cette existence qu’un effet, un déchet en quelque sorte, pour ne pas être emmerdé dans ma recherche purement scientifique. Au demeurant ses travaux sont vachement intéressants.
  3. Si j’en reviens à l’étude de la conscience qui devient pour moi l’étude du mental j’ai donc le schéma suivant : il existe un observateur, « moi » ou « je » qui peut observer et surtout rapporter à soi-même et aux autres le contenu de ses observations, soit les événements mentaux, dans lesquels on retrouve pêle-mêle des événements aussi différents que : les pensées, les sensations, les émotions, les sentiments, le plaisir, la souffrance… La conscience est alors définie comme la faculté pour ce « moi » ou ce « je » d’observer et de rapporter. On peut évidemment commencer à diverger en disant que l’observation n’est pas neutre, qu’elle est toujours intentionnelle, et plein de trucs comme ça. Mais il faut commencer par des concepts simples comme en maths. L’ensemble des événements mentaux peut être divisé en deux sous ensembles, celui des sensations ( les cinq sens) événements dits de perception « extérieure » et celui des sentiments, émotions, souffrance, plaisir, que l’on peut étiqueter commodément sous le nom de « sentiments » dits de perception intérieure. Il est possible de se demander si la pensée ne devrait pas être classée dans un troisième sous ensemble. À voir.
  4. La violence brute n’est manifestement pas la solution. Et pour le moment Poutine s’enfonce dans la violence brute. C’est pourquoi je le compare à Netchaiev, ce révolutionnaire extrémiste des années 1860 en Russie. C’est pourquoi aussi je pense qu’il a fait une erreur en attaquant. J’y vois une forme d’impatience. De plus dans l’histoire de la Russie c’est toujours dans la contre attaque que se déploie le génie russe pas dans l’attaque. Bien sûr on peut faire exception avec Catherine 2 mais elle était allemande, de culture allemande et nourrie des Lumières françaises. Elle a réussi à démanteler la Pologne et l’Ukraine. Les russes ont été fiers d’avoir un tel chef de guerre, en quoi ils ont eu tort. Quant à Staline s’il a su étendre la puissance russe grâce à la contre attaque mais il n’a pas su gérer sa victoire. Il aurait dû prendre exemple sur Alexandre 1 qui occupa Paris, en y rentrant lui même à cheval, après avoir vaincu le tyran Napoleon. Alexandre sut tempérer la violence des européens contre la France, puis il s’est retiré en Russie. Staline aurait dû faire de même et plutôt créer une fédération intelligente entre les grands slaves, biélorusses, ukrainiens, russes. Bon impossible de refaire l’histoire.
  5. Je ne pense pas que Poutine va gagner cette guerre. Quand aux raisons qui m’ont fait penser qu’il n’y aurait pas de guerre c’est qu’en fait je ne pensais pas qu’il oserait attaquer l’Occident. Il a osé. Il y a toujours des singularités étonnantes dans les développements des civilisations, des êtres singuliers qui bousculent le sens de l’histoire. Il suffit de nommer tous les conquérants. Il a osé affronter le maître. Il a eu tort. Il a sous estimé la puissance du maître. Il y a quelque chose chez Poutine de la violence de Serguei Netchaiev ( le Chigaliev des « démons ») toujours cette incroyable intensité de la violence russe. Il a eu tort et ce n’était pas l’Ukraine qu’il fallait affronter. Il va perdre car il a sous estimé l’extraordinaire violence civilisée du maître occidental. Je dis maître occidental et non occident car je fais là aussi une erreur. Il existe en Occident une opposition farouche contre la civilisation de ses maîtres. Pour le moment nul ne sait comment lutter contre l’inimaginable violence des maîtres occidentaux. Poutine a agi trop tôt et de manière absurde.
  6. Je ne sais même pas si l’on peut parler de haine d’ailleurs, le mot n’est pas approprié. On pourrait plutôt parler de violence pure. Une violence pure qui tourne à la haine quand cette violence ne trouve pas de cible contre laquelle se ruer. L’action de Poutine ressortit de cette violence là. C’est en quoi il s’est engagé dans une voie qui va s’avérer catastrophique dans ses conséquences. S’il ne s’arrête pas c’est carrément l’ensemble des grands slaves qui va se trouver considérablement affaibli. La destruction de l’Ukraine entraînera une sorte d’implosion en Russie puisque les occidentaux pousseront alors leur avantage pour mettre à genoux la Russie. C’est la fin de la civilisation slave qui se profile. La violence occidentale poursuivra son cours inexorable.Le seul ennemi qu’elle affrontera alors ce sera la nature, l’occident cherchera à la faire plier sous la puissance de sa volonté de fer. Qui gagnera alors ? La nature en rendant l’air irrespirable, en augmentant la température ? L’occidental part avec l’idée qu’il terrassera la nature. Son ultime adversaire.
  7. Dans le dialogue que je peux encore mener avec mon petit fils je lui rappelle comment l’Ukraine fut brisée par Catherine 2 et surtout comment les Cosaques zaporogues, l’âme même de l’Ukraine appelée en occident l’Ukraine de l’ouest, furent dispersés. Mais alors que je tente d’animer sa propre réflexion il prend de plein fouet la haine occidentale qui exprime carrément le souhait d’affamer les Russes pour les tuer. La seule chose que je peux lui dire c’est que la haine des occidentaux n’est pas en soi dirigée contre les Russes. Cette haine est là, en soi, elle résulte de la civilisation même occidentale, ce mal de vivre profond. Cette haine rôde sans cesse et cherche sa proie. La guerre contre l’Ukraine et ses horreurs donne à cette haine une légitimité à désirer la destruction du peuple russe. Mais si les parties en présence, belligérantes, parviennent à sortir de la guerre, et sortir de cette guerre devient urgent, alors la haine de la bête occidentale se détournera des Russes et cherchera une nouvelle proie.
  8. Puisque le sujet porte sur le peuple russe et non sur la guerre elle-même, puisque je peux m’identifier non à Poutine mais au peuple russe par mes origines et surtout parce que mon petit fils de cœur vit à Moscou, alors que puis je dire de mon sentiment sur cette guerre ? D’abord que le déclenchement de cette guerre a produit une sidération car le peuple russe ne s’y attendait pas du tout. Ensuite que cette guerre a produit un grand trouble émotionnel chez beaucoup tant il y a de Russes qui sont affiliés à des Ukrainiens. Mais ce qui complique la réflexion c’est la soudaine découverte des Russes de la haine de l’occident contre eux. Cela les a aussi sidéré. Ce n’est pas Poutine qui est haï c’est le peuple russe. Je ne l’avais pas non plus vu arriver. C’est là que je me rends compte que je n’ai pas mis a jour mes idées. L’occident d’aujourd’hui a la haine des Russes. Les Russes qui réfléchissent et qui critiquent cette guerre ne peuvent même plus se brancher sur les réseaux sociaux occidentaux. Ce qu’ils y découvrent c’est la haine brute : mort aux Russes. Du coup ils ne se connectent plus d’eux mêmes tant cette haine est un ouragan pour eux. Ils ont même vu les occidentaux s’attaquer aux handicapés russes en leur interdisant de participer aux Jeux. C’est dans des actes comme cela que les Russes se sont rendus compte que les occidentaux étaient d’abord motivés par la haine des Russes. C’est pourquoi il devient difficile pour les Russes de réfléchir objectivement à cette guerre.
  9. Il n’est pas si simple de parvenir à donner corps à sa propre pensée, à sa pensée intime. Il existe toujours une sorte de censure que nous nous appliquons en important en soi la pensée conventionnelle du moment. La difficulté est de déceler l’exercice de cette censure. L’intérêt du forum c’est qu’il est possible de donner une incarnation à cette pensée-censure en l’observant chez les intervenants qui distribuent cette parole censure. En intervenant dans le forum il est possible de sortir de soi-même cette pensée censure en la localisant non plus en soi mais dans les autres. Cette expulsion permet de mieux lutter sans mobiliser son entourage réel. Le conflit est ainsi limité au forum dans lequel s’ébattent des « simulacres » comme l’écrivait PK.Dick. des simulacres, pas des êtres réels. Cela évite le conflit dans la vie réelle. Cette utilisation est interessante car en voyant comment les autres pensent, c’est à dire en général en s’infligeant des conventions, il est possible dans ce spectacle de prendre conscience de ses propres conventions. Et de les surmonter. Cela dit je fais donc du forum un lieu de conflit, ce que font du reste tous les autres simulacres du forum. Un dialogue sans conflit n’intéresse personne preuve que le forum est utilisé comme un laboratoire par tout le monde.
  10. Il est possible que la recherche du comment ? que je me pose, dans cette recherche du rapport entre le mental et le cérébral soit une importation de la censure ou du despotisme des idées dominantes conventionnelles, lesquelles imposent de ne jamais penser par soi même, mais toujours de penser comme il faut. Mais ce despotisme du « comment » peut aussi venir tout simplement de moi-même dans une soumission excessive à la logique. La soumission à la raison peut en effet devenir destructive. Le problème c’est : jusqu à quel point est il possible d’être dans la déraison ? Mais la soumission à la raison peut aussi répondre à un désir de maîtrise. Maîtriser son environnement et soi-même est la forme usuelle et universelle de la volonté de puissance. Accepter que l’irrationnel fasse irruption c’est prendre le risque de perdre le contrôle. L’irrationnel peut prendre la forme ( sentimentale ou émotionnelle) d’une venue en soi d’un être d’autre monde. En fait tout est question de confiance et de mesure : faire confiance à cet être qui fait irruption sans le laisser évertir son ordre intérieur.
  11. Alors vous vous êtes gonflé, je suis déjà intervenu il y a quelques temps dans vos délires anti russes qui précédèrent largement le conflit en Ukraine. Pour vous dire qu’il y en avait marre de votre haine des Russes en général, parce que dans le genre hystérique vous vous posez là. Vous n’êtes d’ailleurs pas le seul, mais vous c’était quasiment de l’ordre de la psychiatrie vos délires. Et maintenant avec le conflit en Ukraine ça va pas s’arranger. Ça va devenir genre « au dessus du nid de coucou « ici. On dirait que Poutine vous inspire dans le genre totalitaire. Ça va ? Des problèmes de cœur en ce moment le garçon de café ? Calm down bébé.
  12. Diantre qu’au je fait ? Ah oui je vois, vous utilisez ce conflit pour en faire une affaire personnelle avec moi. Vous instrumentalisez les morts pour vivre vos petits ressentiments. Pourquoi pas si ça vous soulage. Je suis content de vous faire du bien.
  13. Oui je me suis trompé sur Poutine et vous êtes un menteur quand vous ne restituez pas ma colère contre l’Occident : elle vient du fait que des gens comme vous profitent de ce conflit pour promouvoir la haine des Russes en général. Je vois que votre haine des Russes, désormais légitime à vos yeux, vous permet à votre tour d’exprimer votre haine contre moi. Pourquoi pas d’ailleurs, ça ne me dérange pas. Et je peux vous signaler que beaucoup de Russes ont été surpris par cette attaque. Cela va vous permettre de leur cracher dessus. Faites vous du bien. Chacun se masturbe comme il peut.
  14. Pour éclairer cette recherche je dois me poser cette question : quelle est mon intention quand je mène cette recherche ? Pourquoi la reprendre ? Parce que la question qui me tient est celle ci : quels sont les rapports entre le mental et le cérébral ? Est ce un rapport de causalité ? Tout porte à penser que le cérébral est cause du mental. Mais trop d’intuitions ( ou de désirs) portent à réfuter cette causalité. En fait la vraie question qui se pose et qui en définitive intéresse est celle ci : est ce que le mental peut agir sur le cérébral ? C’est cette question qui est cruciale. Qu’un événement mental qui paraît totalement immatériel puisse agir sur le cérébral qui est totalement matériel paraît inouï. C’est cette question là, à laquelle personne ne peut répondre pour le moment , sinon que par des certitudes impossibles à prouver qui intéresse chacun. Cela dit il y a encore une troisième solution qui elle ne passe pas par la causalité c’est la notion de simultanéité. Il n’y a pas de causalité entre le cérébral et le mental il y a simultanéité, c’est à dire qu’un événement mental est simultané à un événement cérébral associé. C’est la thèse reprise par Joëlle Proust ( le mental et le cérébral sont deux faces d’un même socle). Maintenant que l’intention qui préside à l’étude est posée il est plus facile de mener cette étude. Même s’il n’y a pas de réponse encore possible face à cette intention il est peut être possible après étude de construire une conviction, qui ne sera pas preuve bien sûr, mais il faut faire avec ce que l’on sait sur la question.
  15. Bien j’ai un peu de temps, je vais continuer ici l’étude de la conscience, c’est plus simple. Je ne vais pas reprendre toute l’étude déjà menée ici et je ne vais pas refaire toutes les citations. Pour moi tout ça c’est mémorisé. Il était convenu d’appeler événements mentaux l’ensemble des pensées, sensations, douleur, plaisir, bref toutes les perceptions en ce qu’elles ont d’intériorité, la référence en l’occurrence étant l’étude de Joëlle Proust ( La nature de la volonté) chercheuse au CNRS. Le problème c’est comment commencer l’étude ? Et c’est là que c’est assez bordélique. Personne ne sait vraiment comment commencer sans s’embrouiller avec des phrases du genre : la conscience est la conscience de… Il faut bien voir qu’il s’agit ici de partir d’événements conscients. Mais que veux dire événements conscients ? La seule chose dont on peut en dire c’est que ce sont des événements que l’on peut rapporter, que l’on peut communiquer à d’autres ou à soi. C’est en cela que ces événements sont conscients. Mais si on peut les rapporter c’est que l’on peut les observer. On peut dire qu’un événement mental conscient est un événement que « je » peux observer et constater et donc rapporter. La conscience devient alors la faculté de constater des événements subjectifs, observés par moi seul, certes, mais observés quand même, et rapportables. Je ne sais pas si cette voie de recherche est opératoire mais on peut voir. Cela dit ce point de départ amène à s’interroger sur : qui est l’observateur ? Les concepts du moi ou du je apparaissent mais il me semble qu’il est possible pour le moment de passer outre cette question. La question ne porte plus sur la conscience du coup mais sur les événements mentaux. Et c’est là que les neuros se battent : d’où viennent ces événements mentaux, où prennent ils place, et aussi cette question étrange mais posée avec insistance par certains scientifiques et pas des moindres : ces événements mentaux ne sont pas t ils pas tout simplement des illusions ou quelques manifestations sans intérêt, allant jusqu’à dire que la conscience ne sert à rien ?
  16. J’aime bien quand un petit occidental carré dans son fauteuil prétend connaître la psychologie de Poutine. Bien sûr, mais aller faire comprendre ça… Je ne crois pas que Poutine se soucie de la légitimité…il n’en a rien à faire. Par nature illégitime dans votre morale. Mais votre morale n’est soutenue par aucun Dieu. Donc votre morale il va falloir la défendre en allant vous battre.
  17. Cette question du caractère me fait penser à certains dialogues de ma famille quand j’étais enfant. Souvent la discussion tournait au combat entre mon père, ingénieur chimiste, gérant de sociétés spécialisées dans certains domaines chimiques, et mon frère, physicien, qui excellait dans la recherche fondamentale. Et je percevais ainsi les choses : les deux hommes se battaient en recourant à des pensées conventionnelles, différentes néanmoins selon leur aire d’action professionnelle. Puis soudain, au milieu de ce combat, ma mère intervenait ( elle aussi ingénieure chimiste mais versée désormais dans une religion mystique et un peu délirante). Elle disait une phrase et les deux hommes s’arrêtaient net. Ce qu’elle disait paraissait insensé. Mais les deux hommes la regardaient complètement sidérés. Et je me rendais compte que si l’un d’entre eux avait osé la contredire alors ça tournerait au drame passionnel. Elle lançait son regard tueur de russe sur les deux hommes. Et ils avaient peur. Ils s’inclinaient. Bien que l’intervention de ma mère paraissait sortir d’un monde complètement délirant. Ma mère me fascinait. Le caractère, putain, le caractère. C’était une femme qui pensait par elle même et qui n’en avait rien à foutre de la pensée conventionnelle.
  18. Parfois certains dialogues du forum m’inspirent. Par exemple je me rends compte que beaucoup de personnes n’osent pas penser par elles mêmes. Elles ont besoin de penser la pensée des autres, et parfois c’est très brillant, c’est synthétique, mais si on leur demande mais vous, vous avez une idée à vous sur la question, et bien non, ils n’en ont pas. Ils ont peur. Peur de paraître cons et empruntés. Du coup ils restent dans la pensée conventionnelle, celle de l’opinion ou encore celle de l’université. Osez penser sa propre pensée demande du caractère.
  19. L’attitude de @hanssest interessante car elle permet de sortir du chaos émotionnel dans lequel se complaisent trop de personnes. Étant dit que ce chaos émotionnel est souvent volontaire car il s’agit aussi pour beaucoup d’utiliser cette guerre pour exprimer leurs dingueries personnelles. Du coup il est impossible de dialoguer avec ces gens là car ils veulent expulser leur chaos émotionnel et non pas discuter. Dans cette guerre nous avons une invasion menée par Poutine. Les dirigeants occidentaux doivent bien sûr riposter sauf à laisser Poutine aller jusqu’aux rivages de l’Ocean. La riposte s’organise pour contenir Poutine puis l’amener à abandonner son entreprise. Dans le même temps puisqu’il s’agit d’une guerre il faut manipuler son opinion avec la propagande propre aux occidentaux ( Poutine fait idem dans son pays). Maintenant la guerre se déroule. Nous sommes dans l’art cruel de la guerre. Les opinions excitées , apeurées et manipulées sont en guerre aussi. Mais ce ne sont pas elles les chefs de guerre. Si j’adopte le comportement maîtrisé de @hansset que je le fais mien comment puis je penser ? Je n’ai pas de pouvoir sur la prise de décision de mes gouvernants. Je veux pas venir chier ici des émotions comme le font de manière obscène tant d’intervenants. Alors quoi ? J’essaye d’anticiper sur les événements pour éventuellement décider quant à ma propre conduite de vie. Et là l’anticipation est difficile car dans le jeu cruel de la guerre maintenant les dirigeants occidentaux se demandent comment ils pourraient s’appuyer sur le mouvement d’attaque de Poutine pour le retourner contre lui, et passer à l’offensive de manière à briser durablement la Russie. C’est la guerre quoi.
  20. Il y a en effet toujours des raisons objectives pour ceux qui prennent les décisions au plus haut niveau. Mais des qu’une guerre est menée les dirigeants des pays belligérants doivent s’assurer du soutien de leur population surtout dans les pays démocratiques. Ces dirigeants utilisent alors l’émotion. Il s’agit d’investir l’émotion des sujets pour les conduire à adhérer sans même qu’ils s’en rendent compte à leur politique. C’est assez aisé à investir l’émotion du sujet surtout avec l’apport des techniques mises au point par les neuroscientifiques. On voit ici l’effet de ces techniques sur le sujet @Constantinople. Il est intéressant d’observer comment la propagande intelligente de ses dirigeants en fait un objet manipulable à souhait. On montre une image d’un enfant mort à cause du méchant et hop on se met dans la poche le sujet. L’image de l’enfant mort chez un humain maître de ses émotions devrait être : comment arrêter ces actes ? Et un humain maître de lui va rechercher les moyens d’arrêter le conflit. Mais chez l’émotif l’image de l’enfant mort va engendrer chez lui le désir de tuer celui qui a tué l’enfant. Le sujet émotif est ainsi enrôlé dans la guerre. Son maître a fait de lui un soldat. Le méchant ayant tué l’enfant de la partie que l’on défend, alors il devient légitime pour le sujet manipulé par l’émotion de tuer l’enfant du méchant. Par exemple en pratiquant un blocus alimentaire. C’est ce qu’ont fait les occidentaux avec l’Iran et l’Irak et il y avait des communiqués triomphants en occident mentionnant la mort des nouveaux nés irakiens ou iraniens faute de médicaments. Cela pose au demeurant une question philosophique intéressante : comment se fait il que le sujet révolté par la mort d’un enfant dans un cas de figure jouit au contraire de la mort d’un autre enfant dans un autre cas de figure ? Mais treve de philosophie. Vous avez raison : les motivations des décideurs ne sont évidemment pas celles du sujet dominé par son émotion. Le sujet est un fantassin qu’il s’agit d’enrôler dans la guerre.
  21. La racisme est un sujet philosophique intéressant mais je m’aperçois que ce sujet ne peut pas du tout être traité de la même façon selon que l’on est soi-même objet du racisme ou pas. Je me rends compte à quel point c’est confortable d’être un Blanc occidental. Même quand un tel Blanc est l’objet d’un racisme il ressent ce racisme comme venant de quelqu’un qui de toute façon, dans son esprit, lui est inférieur. Mais là je dois face à la haine naturelle du Blanc occidental en tant que Slave russe, c’est à dire que je suis tenu comme un inférieur. C’est étrange comme expérience. Ce n’est en définitive pas tellement la haine du Blanc occidental qui est percutante c’est le fait que dans cette haine le Blanc occidental me prend pour un inférieur. Au moins maintenant je sais ce que c’est de subir le racisme des Blancs occidentaux.
  22. Si j’essaye maintenant de réfléchir en passant par dessus la haine du Francais-souche contre les Russes que puis je penser et même faire dans le cadre de ce conflit ( le « faire » en l’occurrence c’est tenter de faire réfléchir les Moscovites avec lesquels je suis en relation par l’intermédiaire de S. qui vit et anime un salon de réflexion à Moscou). C’est compliqué, car la haine du Francais-souche parasite la réflexion. En plus nous sommes, en Occident, en pleine propagande comme le révèle l’utilisation de la « bavure » de guerre sur un hôpital (bavures que les Occidentaux pratiquent sans problèmes quand ils bombardent les Serbes, les Arabes ou les Noirs). La seule réflexion qui vaille en ce moment n’est pas de réagir à la haine de la masse des petits bourgeois occidentaux manipulés par les puissances qui les dirigent par la haine mais de voir comment s’en sortir, là, aujourd’hui, de ce conflit (ce qui d’ailleurs n’intéresse pas la masse haineuse). Après tout si je peux faire réfléchir les moscovites c’est plutôt sur ce sujet que je peux les faire réfléchir.
  23. Je trouve que ce fil « est ce que le peuple russe » etc. est le fil sur lequel je peux le mieux m’exprimer puisque les événements font que, plus que jamais, je suis renvoyé à mon peuple de cœur, celui de ma mère, la Russie. Il est extrêmement difficile pour moi de réussir à rentrer sur les fils traitant de la Russie non pas à cause de mon appartenance de cœur mais à cause de la haine inattendue déployée par le Francais-souche contre les Russes en général. Ce n’est plus Poutine qui est l’objet de la haine mais tous les Russes. Je suis donc l’objet de cette haine. En discutant avec mon épouse, juive, qui est actuellement à l’étranger en Océanie, avec notre fils, elle me faisait remarquer au téléphone : tu vois tu es en train de faire l’expérience de la haine raciale, de la même façon que moi juive je fus et je suis encore l’objet de la haine raciale, de la même façon que les arabes surtout algériens font l’objet de la haine raciale. Je convins avec elle que c’était pour moi une expérience subjective nouvelle : être l’objet de la haine raciale des Blancs occidentaux. Que me demande, pour en revenir au fil, le Blanc occidental ? Que je me révolte contre Poutine ? Dans cet appel à ma révolte pourtant il semble que le Blanc occidental me demande aussi de désavouer mon peuple de cœur, puisque la haine du Blanc occidental n’est pas seulement dirigée contre Poutine mais contre tout le peuple russe. C’est ainsi qu’en France les individus lambdas identifiés comme russes commencent à être agressés dans la rue avec l’assentiment du Français-souche. Mais cette haine contre mon peuple de cœur en m’obligeant à passer par dessus ma propre émotion me force à réfléchir. Et c’est toujours intéressant d’être poussé hors de ses habitudes pour penser autrement.
  24. Oui parce que par moments…Bon il n’est pas méchant, c’est le coq à grande gueule, mais la piqûre du moustique finit parfois par exaspérer.
  25. Il est marrant celui là, il crache et pisse sur les 25 millions de morts russes opposés aux Allemands alors que tant de Français se faisaient mettre par ces mêmes Allemands dans les boites de nuit parisiennes. En plus il ose exhiber je ne sais quel russe de son entourage comme jadis les nazis exhibaient le bon juif. Il serait plus crédible ce fier à bras s’il partait sur le front de la guerre. Ne rêvons pas, ça gesticule quand c’est planqué et ça s’enfuit quand c’est attaqué, comme mon père, Français, jadis, s’est enfui, pendant que ma mère, Russe, subissait les bombardements.
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