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Tout ce qui a été posté par Annalevine
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Oui et c’est là que nous devenons vulnérable. Lorsque la synthèse que l’autre fait de soi ( de vous, de moi) est biaisée par la malveillance. Nous recevons la synthèse de l’autre sans toujours réussir à prendre de la distance. D’où la nécessité de retrouver la solitude. L'autre a sur nous, vous, moi, un réel pouvoir, justement parce que nous nous voyons réuni ( notre conscient et notre inconscient) dans le regard de l’autre. L’autre nous voit en synthèse de nos instances psychiques, ce que nous ne pouvons pas faire toute seule ( ou difficilement). La synthèse qu’il fait de nous nous renseigne sur nous à condition de parvenir à éliminer soit la malveillance soit au contraire la bienveillance que l’autre ressent pour nous.
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Il est toujours difficile de jeter un regard dépassionné sur ce que nous appelons aujourd’hui le libéralisme. Penser que quelques milliers de femmes et d’hommes déterminent notre condition est toujours difficile à concevoir. Soit nous nions ce fait, soit nous entrons dans des attitudes émotionnelles : extraordinaires grands bourgeois, extraordinaires puissants de ce monde, ou, au contraire : quelle pourriture que ces gens-là, des addicts de l’argent et des fauteurs d’oppression. Mais notre condition est-elle vraiment déterminée par l’arbitraire d’une poignée de dominants ? Je veux dire : avons nous affaire avec un pur arbitraire ? Si je remonte aux origines je ne m’en sors pas. Il me faut remonter aux marchands, notamment aux Radhanites, eux mêmes inspirés par les Arabes, ces grands caravaniers du Hedjaz. ( Notons, et c’est marrant, que tous les articles de Wiki sur la question font l’impasse sur le puissant empire des Abbassides qui gouverna le monde occidental jadis, empire qui lança le commerce international tous azimuts, et qui inspira les Radhanites). Des qu’il s’agit des Arabes, en Europe occidentale, c’est la grande panique. « Non les Arabes n’ont rien apporté au monde occidental, et bla bla bla » s’écrient les Européens complètement hystérisés. Bon passons ce n’est pas mon propos. Donc il y a les marchands. En Europe les Juifs d’abord appelés par Charlemagne pour développer le commerce finissent par être évincés, dans le commerce international par les Vénitiens, les Génois, puis arrivèrent les Britanniques et patati et patata. Bon. Les Marchands vont finir par créer les manufactures, ils vont prendre en main la production, avec le rassemblement d’artisans ( qui abandonnent leur moyens de production à domicile) dans un même lieu, la manufacture, avec division du travail en prime. Génie créateur qui a fini par s’imposer au monde. Industrialisation. Bon, c’est là qu’il faut s’arrêter pour en revenir à aujourd’hui sans se perdre dans les origines humaines de l’actuel. L’industrialisation. La production de masse par la division du travail, la mise en relation d’une armée de producteurs qu’ils soient salariés ou autres. C’est à partir de là que je peux progresser dans mon appréciation de la condition humaine d’aujourd’hui sans tomber dans le sentiment et m’en prendre ( ou vénérer) les Maîtres du monde économique. Car si ce sont quelques bourgeois marchands qui à l’origine ont réussi à imposer la production manufacturière, puis industrielle, aujourd’hui ce mode de production s’impose désormais aux Maîtres et donc à tous et à chacun. C’est un Mécanisme qui a pris le pouvoir.
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Il s’agit maintenant d’entrer dans le monde de la production, ce monde dans lequel l’individu fait connaissance avec le servage, un servage temporaire certes mais un servage quand même puisque c’est un lieu où il va se vendre, vendre un temps de sa vie. Bien sûr il existe des servages plus ou moins douloureux. Le salarié au haut de l’échelle fait partie de l’aristocratie de l’entreprise. Il bénéficie de la reconnaissance directe du Maître. Pourtant un aristocrate est toujours le subalterne du Souverain. Aussi il semble que la liberté ce serait de prendre la place du Maître, objectif du révolutionnaire. Mais regardons de plus près une telle éventualité. Supposons un systeme idéal, coopérative, autogestion, etc. Serait ce l’idéal ? En vérité nous nous retrouverions à la place du maître, gérant directement la guerre concurrentielle. Y trouverions nous la liberté souhaitée ? Certains peut être, beaucoup non. Car cette guerre concurrentielle nous ne l’aurions pas choisi. Nous serions embarqués dans un combat dont nous nous rendrions compte que c’est un combat imposé par un système qui nous dépasse. Nous nous rendrions compte alors que les Maîtres eux mêmes sont pris dans un mouvement qui les dépassent. En vérité les Maîtres eux mêmes sont les servants d’une Machine qui les asservit. Ou encore ils sont les servants d’un Désir qui les possède. Ce Désir est peut être le désir des révolutionnaires mais il n’est pas le désir du plus grand nombre. Ainsi les Maîtres eux mêmes sont dans l’irrationnel.
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Brave Ryad. Il a trouvé la réponse dans l’imaginaire famélique de sa grotte arabique.
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Je n’ai jamais désirée être comprise par un ou une autre. J’ai passé l’âge de me désirer enfant.
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La relation à l’autre, avec l’autre, peut donner un sentiment accru d’exister ( mais une relation malheureuse peut au contraire altérer le sentiment d’exister). Mais, même quand la relation est heureuse, j’ai besoin de retourner à une certaine solitude. Car la relation à l’autre emmène sur des sentiers sans cesse ramifiés qui donnent le sentiment de me conduire où je ne tiens pas forcément aller. Par ailleurs le vous ou le tu qui m’est adressé donne de moi une image, une synthèse, qui varie d’une personne à l’autre. Ainsi je deviens multiple. Dans la solitude je me dégage de cette multiplicité déroutante et je retrouve le sentier principal.
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Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Ah au fait @Léna-Postrof il y a déjà quatre femmes rabbins en France, quant au États Unis il y a même des femmes rabbins chez les orthodoxes. Ne confondez pas votre religion passée avec le judaïsme. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
La catholique ( défroquée) est vexée. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Votre exorde, sur les religions, est un copié puis un collé de toute la pensée conventionnelle. Je pense que vous récitez cet exorde sans même y penser. L’origine du judaïsme, la mère ( ou le père ) des deux autres religions monothéistes est loin d’être ce que vous en pensez. Vous pourriez lire avec bonheur les lettres à Samuel dans le rayon littérature, cela vous éviterait les lieux communs. Votre conclusion sur l’homme en général et la femme en général, est là encore bien conventionnelle. J’eus le sentiment de lire un prêche catholique. Je ne serai pas étonnée d’apprendre que vous fûtes élevée dans le catholicisme. Il n’y a pas d’homme en général ni de femme en général, tout cela est une vue de l’esprit. Vous devriez vous entendre avec @hell-spawn il aime verser lui aussi dans la généralité, genre : il était une fois la Femme, il était une fois l’Homme. Dégraphez votre corset, respirez. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Vous avez peut-être raison. L’émotion couvre peut être de son voile, chez moi, une possible moquerie. Je viens seulement de lire votre saillie. Attention de ne pas inonder votre clavier. Les conséquences pratiques pourraient en être ennuyantes. En définitive vous n’existez que dans le désir des femmes. -
Idées du matin, pêle-mêle. Appelons Dieu ou Être l’Etre que je perçois, ou plutôt l’Etre qui fait SIGNE, même si ce Dieu ou cet Être n’a rien à voir avec celui des hommes. En parlant de Y. Elle est colère, la colère de l’Etre s’est emparée d’elle. Elle est méchanceté certes mais elle n’en a pas conscience. Même son état de souffrance physique elle n’en a plus conscience. Elle n’est que Colère. L’Etre s’avance, l’Etre vient. L’Etre devant lui pousse le Désir. Un Être apparaît dont nous ne savons rien. Le Désir innerve chaque être humain. L’Etre arrive en innervant de son énergie chaque parcelle de notre être. Ainsi peut-on dire en parlant de nos Maîtres et Souverains sur terre : ils sont animés par une volonté de puissance ou ( c’est ce que disent les gens simples ) ils sont animés par le désir de s’enrichir. Oui ils sont animés, expression qui signifie : ils n’ont pas décidé de leur volonté de puissance, nous ne décidons pas de nos volontés, un Autre décide. Alors où se trouve notre liberté ? l’Etre qui s’avance innerve aussi notre conscience. Notre conscience est la sienne aussi. La conscience informe. La conscience est pour lui ou pour elle une source d’information dont il ou elle a besoin pour s’informer. C’est en cela qu’il n’est pas le Dieu des croyants. Car lui-même est en Devenir, Lui même, où Elle même se construit. Il est puissance, mais il est nécessaire aussi de dire Elle est puissance. La puissance qui est aussi bien la puissance de Il que la puissance de Elle, est une puissance qui n’a rien à voir avec la puissance virile.
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Tant que l’être du Désir peut venir au monde sans entrave aucune violence n’est à redouter. Cet être apparaît dans les projets que forment chaque individu. Mais alors que les besoins primaires sont les mêmes chez tous ( subsistance et abri) les désirs sont multiples. Il semble que le Désir se ramifie presque à l’infini comme si les individus formaient un vaste corps social innervé par les vaisseaux sanguins du Désir, de plus en plus fins. C’est cette ramification du désir qui engendre l’individualisme. Et non le contraire. Tant que chaque individu peut construire son projet dans la société capitaliste alors le système fonctionne. Des lors que chacun a défini un projet qui lui semble atteignable, non seulement il va s’investir dans ce projet ce qui canalisera son énergie laquelle ne se réalisera pas en violence, mais comme son projet est construit dans un cadre social dont il fait l’hypothèse qu’il sera intangible, celui là, ayant donc besoin que l’ordre donné perdure, luttera contre la violence. Il faut donc que les maîtres du monde assure la production de biens et services propres à satisfaire ces désirs. Ils sont aidés pour cela par une armée de petits entrepreneurs, dont le génie est d’identifier les petits désirs des individus pour les satisfaire dans les détails. Les entrepreneurs, qu’ils soient grands ou petits font fonctionner cette société. Il y a plusieurs limitations à tout cela. Premièrement que la nature du Désir change. Nous ne savons rien de l’Etre que l’humanité a décidé de servir en servant le Désir. Or cet être existe, a sa propre logique, et se réalise dans l’univers à travers nos désirs sans que l’on sache rien de Lui. Nous pouvons distinguer l’émergence de certaines formes du Désir ( telles que le nationalisme) qui semblent impossibles à satisfaire dans le cadre du capitalisme. Ainsi le Désir peut se ramifier en deux branches qui pourraient bien s’opposer et conduire à la guerre. Pour les humains possédés par le Désir ce sera une lutte entre le Bien et le Mal, mais le Bien et le Mal sont deux versants de la même puissance. C’est la même puissance qui habite Jesus ou Hitler. Cette puissance a ses propres règles de progression, qui parfois peuvent être la guerre. Cette puissance peut si elle le veut être Cruelle. Cette puissance est le Destin qui joue avec les hommes, alternant Bonté et Cruauté. Néanmoins je pense que le Destin se déchaine dans le Mal ou la Cruauté quand les hommes s’avisent, sans s’en rendre compte, de s’opposer à son implacable progression. Il y a l’empêchement dans lequel un nombre croissant d’individus peut se trouver à ne pas pouvoir réaliser son désir. Là il faut nous tourner du côté de la production. Si le même individu est choyé en tant que consommateur, il est revanche le plus souvent exploité, oppressé, des qu’il rentre dans la sphère de la production. Mi Dieu, mi esclave. C’est cette contradiction qui peut faire dérailler le système. Il a enfin l’ébranlement du cadre général dans lequel l’humanité se réalise, cadre général qu’elle suppose immuable : la Nature. Si la nature se transforme ( réchauffement climatique, pollution, etc.) alors le sol sur lequel nous marchons va à son tour se mouvoir et faire perdre l’équilibre à des secteurs entiers de notre économie.
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Les États ont pour charge de gérer, administrer, organiser etc. les relations entre les citoyens. Mais ces citoyens ont des besoins et des désirs à satisfaire. Nous avons vu que ces besoins et désirs sont pris en charge par les Maîtres. Néanmoins dans nos sociétés occidentales les désirs à satisfaire deviennent plus impérieux. Les maîtres bien sûr listent ces besoins et désirs et tentent de les satisfaire en faisant des citoyens des consommateurs, ces nouveaux territoires qui servent de débouchés aux capitalistes. La fin des religions en Europe obligent à satisfaire des désirs inédits : le désir d’absolu. La mort de Dieu a séculariser ce désir d’absolu. C’est sur terre, ici et maintenant, que la masse veut trouver le Paradis. Ce Paradis, doit être rendu atteignable sur terre. Il faut ouvrir au troupeau des perspectives sur terre sans cesse renouvelées. Le peuple doit sans cesse avoir le sentiment qu’il marche vers une terre promise. Le champ des possibles doit sans cesse lui être ouvert. Car en s’appuyant sur le désir les Maîtres bourgeois ne savent pas qu’ils s’appuient sur une Puissance invisible dont personne ne sait rien. En vérité le désir est l’expression d’une Volonté mouvante qui habite l’éternité. Cette Volonté sauvage veut toujours aller de l’avant, cette Volonté sauvage lentement vient au monde, elle affleure, elle apparaît. Si cette volonté venait à ne plus être satisfaite alors cette Volonté sauvage utilisera son arme flamboyante : la Violence. La Violence sans cesse sourd chez le Peuple. C’est cette Violence qui sauve le peuple. Sans elle le peuple serait définitivement asservi et réduit à l’état de pur esclavage. Lorsque les individus soudain, selon des lois que nul ne connaît, forment masse et constituent un Peuple soudé, alors ils sont un océan dont les tempêtes possibles font peur aux Maîtres et au Souverains des États. Seule la possible Violence du peuple permet à ce dernier de ne pas être l’Esclave des dominants.
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OK vous êtes là pour vous amuser. Nous sommes dans le divertissement. Je vous y laisse. Je retiendrai tout de même que vous retenez comme acquis l'existence de races. A mon avis c'est la porte ouverte à de sérieux conflits futurs.
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Revenons sur cette idée de progrès. Dans les systèmes étatisés comme dans l’ancienne Union soviétique, il n’ y a pas de guerres entre des entrepreneurs et capitalistes privés. Nous avons pu constater que, dans de tels systèmes, le progrès fondé sur la technique fut considérablement ralenti par rapport aux sociétés capitalistes. D’une manière générale dès qu’un monopole se constitue (ou dès que nous nous trouvons en présence d’une entreprise publique non soumise à la concurrence) le progrès technique ralentit. Aussi dans les sociétés capitalistes les États (même les États de nature dictatoriale) prennent soin d’organiser la concurrence entre les Maîtres empêchant la constitution de monopoles afin de permettre le développement continu du progrès technique. Ce développement du progrès fondé sur la technique, lui même fondé sur la guerre économique a permis à l’Europe Occidentale de terrasser l’ Union soviétique, mais d’une manière peu banale. Il n’ y a pas eu besoin de faire la guerre, ce sont les consommateurs eux mêmes qui délaissant une société techniquement archaïque ont fini par briser leurs murs pour aller vivre en Europe occidentale. Nous pouvons voir dans cet exemple la puissance des consommateurs lorsqu’ils finissent par faire masse. Mais une question doit être posée, essentielle : pourquoi les États font tout pour que le progrès technique continue d’être ? Au point d’organiser la guerre économique ?
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Je ne vois pas comment il est possible de lutter contre le racisme si personne ne sait ce qu'il entend sous le mot : race. Tout cela est assez incohérent. Ah il y a là peut être un indice. Blanc c'est un exemple de race ? Étonnant comme des individus discutent d'un sujet dont ils ne donnent pas au préalable la définition.
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Vous considérez donc qu’il existe des races. Et vous définissez le raciste comme étant celui qui établit une hiérarchie entre les races. Autrement dit nous ne sommes pas racistes quand nous classons les hommes selon le critère de race mais lorsque nous établissons une relation d’ordre entre les races ( plus ou moins de valeur). Du coup je vous pose cette question : qu’est ce qu’une race pour vous ?
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Quand j’écoute certains responsables politiques je me rends compte que leurs analyses témoignent de leur inconscience. Ils ne savent pas, tout aussi ignorants que l’armée des salariés et autres acteurs économiques, que ce n’est pas la science qui est la cause première du progrès. L’origine du progrès prend racine dans la guerre entre les Maîtres. Les Maîtres recourent à la science pour conquérir de nouveaux débouchés (les désirs des consommateurs) et pour maximiser leurs profits, lesquels sont nécessaires pour investir, renouveler les équipements (les biens de production), les rendre plus performants afin d’évincer et de détruire les concurrents. Deux champs de bataille pour les Maîtres : la conquête du consommateur et l’élimination des adversaires. La science est une arme de guerre utilisée par les Maitres. Les scientifiques forment une armée de combattants à leur service. Disons que ce sont des combattants de haut niveau. Ils sont les officiers supérieurs de l’armée des Maîtres dont ils servent les desseins. Bien que supérieurs ils restent des serviteurs. Tout cela à l’insu des individus, dont l’inconscience est aussi un moyen pour les Maîtres de dominer les dits individus. Pour manipuler quelqu’un il ne faut pas qu’il soit informé. Le meilleur moyen de le tenir loin de l’information cruciale est de le noyer dans un flot d’informations sans aucune relation avec les causes de sa condition de fantassin. C’est pourquoi l’information, notamment l’information continue, est en fait un spectacle destiné à détourner l’individu du sentiment qu’il pourrait avoir de sa condition de soumission. D’où aussi toute une armée de producteurs chargés de maintenir la masse dans l’inconscience au moyen par exemple des industries du divertissement (divertissement dont fait partie le forum, bien que le forum, bien utilisé, peut devenir une source d’information essentielle par le réflexion sur soi qu’il peut engendrer).
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Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Je ne comprends pas ce que tu veux signifier quand tu écris : « il (l’altérité ?) ne peut être à la foi sa source ( le « sa » désigne quoi?) et son résultat. Je pense que ta pensée est autre que la pensée commune en raison de ce que tu nommes : ta différence ( ton altérité) : être dyslexique. Ta différence, ton altérité, ta dyslexie engendre chez toi, je pense, une sensibilité et une pensée décalée. Du coup pour moi, pour des caractères comme le mien, tu es passionnante. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Ton enthousiasme me touche. Pour la suite de mon post je sentais que je faisais erreur quelque part mais je ne voyais pas où. En fait j’ai confondu impuissance et affaiblissement voire perte du désir sexuel chez l’homme dans le couple ( lorsqu’il y a vie commune depuis un certain temps). En plus cette perte du désir touche aussi les femmes. Donc j’étais complètement à côté de la plaque. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Le titre du « fil » m’a un peu trompée. J’ai pensé qu’il s’agissait de réfléchir sur l’impuissance (des hommes ) en relation avec le féminisme. Pas du tout. L’impuissance ne semble mentionnée dans ce fil que pour illustrer à quel point cette impuissance est considérée comme une tare et même une faute dans une société valorisant le mythe de la virilité. La conférence d’Olivia est intéressante. Elle montre comment le mythe de la virilité s’est écroulé avec la fin du mythe de l’homme guerrier ( l’homme qui utilise son corps pour combattre), la fin du mythe de l’homme travailleur ( l’homme qui utilise son corps pour travailler) et la fin du père tout puissant ( depuis notamment la décapitation de Louis XVI). La nature de l’homme est donc en recomposition, de même d’ailleurs que celle de la femme, et, selon Olivia, ces deux recompositions doivent s’aider l’une l’autre. Tout a fait d’accord. Le sujet de l’impuissance masculine n’est donc pas le sujet de ce fil. Ce qui d’ailleurs me paraît normal car je ne vois pas le rapport entre le féminisme et l’impuissance ( des hommes, enfin de certains hommes). L’homme en recomposition, l’homme nouveau en quelque sorte, se libère des assignations qui lui étaient faites auparavant : démontrer sa puissance sexuelle et contrôler aussi cette puissance. On suppose donc que l’homme libéré de ce type d’assignation ne devrait plus connaître de problèmes d’impuissance ( morale), ce qui libèrerait les cabinets des psy et des sexologues qui en ont par dessus la casquette de devoir traiter ces problèmes. Je suis assez d’accord avec Olivia, un homme à qui il n’est plus assigné d’être viril devrait vivre une sexualité plus tranquille. A condition de n’avoir pas face à lui une femme qui continue de lui assigner un comportement dit viril, à condition aussi bien sûr que lui même ne s’assigne plus l’obligation d’être ´viril’ Si le féminisme c’est, entre autres, ne plus assigner à l’homme l’obligation d’être viril ( au sens décrit par Olivia) alors oui le féminisme est une chance pour les hommes. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Attention ce n’est pas parce qu’Olivia a dit ceci ou cela qu’elle dit vrai, fut elle philosophe et conférencière rue d’Ulm. Gardez votre esprit critique, n’oubliez pas que vous êtes en France. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Continuons sur ce sujet merveilleusement animé par @hell-spawn (bravo et merci) afin de retomber dans le sujet initié par @Deremensis. Supposons que notre sympathique Hell se trouve confronté à une femme de pouvoir, très laide, repoussante, bref absolument indésirable. Et que sa vie par exemple dépende du pouvoir de cette femme ( elle est la seule femme chirurgien au monde à pouvoir l’opérer d’une affection rarissime, c’est bien sûr ici qu’un cas d’école). Supposons que cette femme, avertie des dispositions morales de notre ami hell vis à vis des femmes décide de se faire payer en nature et exige de notre ami qu’il la baise. Pas lui faire l’amour, non, rien de sentimental, supposons donc qu’elle lui intime cet ordre : Baise moi. Et pas n’importe quelle baise, mais qu’elle exige qu’il bande, qu’il la pénètre, alors qu’elle a un corps terriblement repoussant. Notre ami Hell serait dans l’embarras. Où il choisit de mourir ou il choisit de vivre. Supposons que l’instinct de survie l’emporte. Il doit donc bander. Y arrivera t il ? Intéressante question qui permet de revenir au sujet. Dans certaines circonstances l’homme ne devient il pas impuissant ? Lorsque ces circonstances sont telles que l’homme ne choisit pas de bander mais Doit bander , ne devient il pas captif ? Et cette captivité a t elle un effet sur sa capacité à bander ? -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Continuons de réfléchir ( merci @hell-spawnd’accepter de devenir, pour moi, un Objet de réflexion, recevez toute ma gratitude). J’ai toujours été étonnée par vos discours interminables sur la Femme. Mais je vous comprends désormais. La Femme étant un objet de votre désir et seulement un objet de désir, vos discours interminables sont en fait un dialogue entre Vous ( consommateur) et Vous , être de Désir. Vous réfléchissez en fait non sur les femmes mais sur votre désir. Je vous souhaite une fructueuse recherche. Et si vous étiez, in fine, vous même, la femme que vous recherchez ? -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Intéressante remarque. Dans un autre topic, je réfléchis sur ce point : le système libéral fonctionne sur la base du désir du consommateur. Tout est mis en action pour exciter, susciter, créer chez le consommateur le désir. Un certain type de désir. Celui qui est satisfait par la fourniture d’un objet ou d’un service. @hell-spawnest l’exemple incarné de la réussite de ce système libéral génial, il n’est plus qu’un être de désir. À qui nous pouvons fournir objets et services propres à le satisfaire contre fourniture d’espèces monétaires ( dont on se fout, à ce niveau là, d’où il les détient). Ce qui est interessant dans l’univers de l’objet désirant qu’il est devenu c’est que, dans la masse des objets et des services qui lui sont proposés il y a... les femmes. Les femmes sont pour lui des objets parmi d’autres qui n’ont bien sûr pour lui d’intérêt que dans la mesure où elles sont propres à satisfaire un désir, en l’occurrence le sien. Une femme donc n’existe que si elle est un objet désirable. Si les femmes sont devenues des objets du désir parmi d’autres, nous pouvons nous demander si, toujours dans le cadre de l’économie libérale, les hommes ne sont pas eux aussi destinés à être des objets du désir. Question : est ce que @hell-spawnest désirable ? Est ce qu’il est susceptible d’être ou de devenir un OBJET désirable ? Son attitude m’éclaire sur un point qui m’avait échappé. Si dans le système libéral l’individu est tantôt un consommateur, tantôt un producteur, je n’avais pas vu que l’individu, dans ce système, devient lui-même un objet de consommation. Tout le monde a repéré que l’individu est bien sûr un moyen de production donc un objet de production, mais certaines, dont moi, n’avaient pas vu que l’individu est ou devient lui-même un objet de consommation.
