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Tout ce qui a été posté par Naluue
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Je suis bien suivie, depuis longtemps, mais ça ne fait pas tout... La dépression est un des deux points de ma pathologie, mais rentre en contacte avec bien d'autres troubles. C'est flou, mais je préfère. La médication, ne peut tout faire. Ces mots me touchent sincèrement. C'est un brin de douceur qui me met la larme à l'oeil, merci.
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Faible, lâche capricieuse, bête. Handicap invisible, pathologie. On peut se trouver toutes les excuses du monde. C'est un enfer pour tous, ça rend encore plus malade. Je suis d'autant plus privilégiée par ma nationalité.
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Le monde du travail, et devoir payer un loyer... Pas le choix.
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Alors je vais faire ce que je fais de mieux, tout noyer à coup de gorgées violentes. Je vais nettoyer mon oesophage avec la coulée du vin blanc et cramer mon cerveau avec sa vapeur. Ma bouteille de vin verte. Je suis une handicapée invisible et c'est pas moi qui l'ai dit. C'est vrai voilà je suis faible, je suis inadaptée. J'essaye, j'essaye, j'essaye, j'essaye. Je l'avais écrit il y a trois ans, j'avais à nouveau un peu d'espoir "ça prendra des années, des dizaines, mais je me battrai". Et je continue, et encore et encore et encore et encore. Ca ne s'arrête jamais de brûler, tirer, hurler, trembler, crincer. Le silence comme les hurlements m'achèvent jours et nuits. On regarde un visage émable, parfois maladroit, d'autres nerveux, souvent bien souriant. Et moi je continue, rien n'est naturel, tout est le résultat d'un labeur constant. Tu dois dormir, Tu dois manger, Tu dois respirer, N'oublie pas sinon tu vas mourir. N'oublie pas que tu es malade, que tu es bête, incapable, lâche, inadaptée. N'oublie que tu es faible. N'oublie pas que tu es lâche. N'oublie pas. N'oublie pas que l'on t'appelle un cas social. N'oublie pas qu'il y a cent ans on t'aurait lobotomisé. Personne ne voulait de toi, tu es arrivé et toujours on l'a regretté. Mais moi je n'ai rien demandé, je n'ai rien demandé, je n'ai rien demandé. Je me bats, je ne veux pas faire de mal, je ne veux pas déranger. Je ne fais de mal qu'à moi et si je vous fais mal je serai la première punie. Oh oui je vais brûler, je vais voir quelle idiote je suis et je vais gifler, insulter, boire, m'endormir en pleure et attendre des jours meilleurs. Attendre que j'ai fini de me frapper. Reprendre le sourire, me maquiller, m'habiller et partir travailler. Je suis incompétente. Je fais beaucoup d'erreurs, je suis bête. Je suis si heureuse d'être heureuse que j'en aie les larmes aux yeux, je suis si heureuse d'avoir des personnes à aimer que j'en pleure d'en parler. Je voudrais que tous les matins soient plus simples, qu'une fois, rien qu'une fois, je me taise et existe. J'aime tellement vivre, j'avale de grandes bouffées d'air dès que la joie se présente, puis l'apnée s'en vient, et je m'étouffe longtemps, rapidement, profondement. J'ai mal. Je fuis par tous les moyens. Je fuis la fuite par tous les moyens. Je me bats pour moi contre moi. Et la bataille ne s'arrête jamais, elle n'a jamais commencé, elle ne s'est jamais arrêtée. je suis fatiguée. Je suis pourtant si bien accompagnée. Et j'attends le jour où la bouteille verte ce sera vidée, pour qu'une force calme m'emmène là où se tuera mon souffle. J'aurai laissé les volets ouverts plus tôt dans la nuit pour que le soleil se pose silencieusement sur les plantes à côté de mon lit, au petit matin, par la fenêtre. Je dormirais si paisiblement dans ce doux silence. J'aurai bien arrosé mes plantes. Je suis pourtant privilégiée. Et j'aimerais déménager avec elles.
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Ma mère est atteinte d'une sclérose en plaque SEP, et son père, mon grand-père que je n'ai pas connu, est décédé d'une sclérose latérale amyotrophique SLA. J'imagine bien que j'ai des prédispositions en ma défaveur. Je me demande à quel point, par curiosité. On m'a déjà fait des tests aux urgences pour la SEP, parce que j'avais eu des fourmis dans le visage et les mains, puis un énorme trou gris en plein milieu de ma vue. Très angoissant de ne pas voir la moitié du visage de son partenaire. Bref, dieu merci je n'avais rien, c'était une "aura migraineuse", mais quand j'ai compris qu'on m'avait testé pour la SEP, j'ai eu froid dans le dos. Pour l'anecdote, je bouge les pieds sans m'en rendre compte. Je suis allongée et ils tournent et tournent... C'était même agaçant pour mon ex partenaire, pieds contre pieds devant un bon film. Bref, ma maman, quand j'étais petite me disait que papi faisait toujours ça, et qu'elle aussi, et quand elle arrêtait elle me disait "là ça me fait mal". Maintenant je comprends ce qu'elle ressentait, ça fait comme des fourmis de ne pas bouger. C'est pas si terrible je bouge sans m'en rendre compte, doucement, mais... au vue de leur pathologie pas folle folle, ça m'emballe moyen de partager cette caractéristique. Ma sœur, elle, n'a pas ce problème. Enfin bref, sûrement des bêtises dans ma tête, de tout façon je ne contrôle rien de tout ça. Bonne journée
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Faut-il changer ses draps pour l'occasion ?
Naluue a répondu à un(e) sujet de Naluue dans Littérature
Merci ! -
Faut-il changer ses draps pour l'occasion ?
Naluue a répondu à un(e) sujet de Naluue dans Littérature
@Auger@Mite_Railleuse@Ed. Bonsoir à tous, L'écriture est un bel art, c'est un exutoire et parfois ce n'est pas beau à voir... lire. Vous avez saisi l'histoire, mais pas d'inquiétude. J'aurais dû préciser -
Aujourd’hui c’était une journée normale. Je me suis réveillée la tête enfarinée cinq minutes avant de partir. Je suis partie 10 minutes après, un café tiède dans l’estomac. J’ai branché mes écouteurs à FranceInfo et j’ai marché vite, du coup, je ne suis pas arrivée en retard au travail. Bon, alors, j’ai commencé à regarder mes mails Outlook, j’ai noté ce que j’avais à faire. Des actualités, du montage, de la communication, bon… Une journée normale. Vers onze heures j’ai commencé à me demander, est ce que je devrais acheter de jolis talons dorés Guess de la collection hiver aux galeries laFayette, avec une belle robe toute droit sortie de mes rêves ? Est ce que ce serait bien pour l’occasion d’être toute jolie ? Hum… L’idée est douce, mais je ferais tâche si je ne change pas mes draps. Sauf que… j’ai pas franchement envie d’aller à la laverie après le travail. Puis, c’est peut-être mieux si je profite de cet argent pour faire de gros cadeaux ? Ou peut-être que ce n'est pas la peine de faire quoi que ce soit. Enfin, dans tous les cas, je dois laver mes draps, ce serait misérable d’être trouvée comme ça. Non puis, je veux être en pyjama dans mon lit bien cocon, c’est sûrement tout ce qu’il faut… Voilà qu’à onze heures je me demande. Talons ou pas talons ? Mais il faut bien reprendre la rédaction de mon actualité. Allez passons à autre chose. Je vais acheter un sandwich à la boulangerie, il est bon, j’en mange la moitié. Mes collègues parlent maternité, c’est intéressant. Je pense à ma mère. Je décide d’arrêter de penser à ma mère. Je reprends le travail et l’après-midi passe. Vers seize heures, je me demande si c’est censé être un jour normal, finalement. Je n’imagine pas grand-chose. J’ai envie de leur demander si c’était un jour normal. S’il a fallu se forcer un peu. Je me demande si la fin a une couleur différente. Moi, j’aime bien l’idée qu’elle n’en ai pas, douce et calme, silencieuse. Un point bien placé dans un flot de pensées. Il n’y aura pas de talons, mais je dois quand même laver mes draps.
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Tu as oublié ce que l'on a fait pour toi
Naluue a répondu à un(e) sujet de crockettpolice dans Quotidien
Cette phrase, tu ne l'entendras jamais de personne qui t'aiment. On ne donne pas en pensant reprendre. Ce sont des relations d'obligation, pas d'amour. Honnêtement, passe ton chemin, et sois le méchant de leur histoire. Si tu es droit dans tes bottes c'est pas ton pbm -
Bonjour, Pour ceux qui ont ou non suivi mon histoire avec une dentiste d'un centre dentaire qui m'a malmené la bouche pour un simple détartrage... Je reviens vers vous. Bon, puisque mes dents semblaient s'en remettre et être bien propres (vu sa volonté de me limer le visage, c'est encore heureux), je suis passée à autre chose. C'était... vendredi dernier, il y a deux jours. Mais depuis hier en fin de journée, ma gencive gauche me fait sacrément mal, et ça me prend les dents (molaires), j'ai même l'impression que la muceuse de ma joue est gonflée, engourdie, même ma joue externe en fait. Franchement, la douleur est bien déplaisante mais supportable, pour l'instant, même si ça me prend un peu la molaire au fond par moment. Bon je vois mon dentiste habituel dans une semaine mais j'hésite à avancer le rendez-vous si possible. Honnêtement, peut-être à tort, j'en veux à cette dentiste. Je n'ai jamais de problème de dent, encore moins de gencive, je me brosse bien les dents avec une brosse à dent souple et je ne tape pas plus que ça sur le sucre. Elle-même avant le détartrage a souligné le fait qu'il n'y avait pas grand chose à enlever... pourquoi elle m'a limé les dents comme si sa vie en dépendait. Bref, je ne comprends pas comment un détartrage peut provoquer des douleurs aux gencives, aux dents et à la bouche alors que c'est censé prévenir tout ça. Par ailleurs j'ai la gorge enrouée et je me sens assez batraque (même si ça n'a probablement rien à voir). Je me plains beaucoup, mais les dents c'est tellement important que ça me travaille pas mal.
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Et bien elle a dit que ce n'était pas une carie, juste petite "infiltration" pas méchante. J'ai demandé, elle a dit qu'elle creuserai un peu puis reboucherai (résine ?). Dis comme ça, c'est exactement ce que faisait mon dentiste annuellement au besoin pendant un contrôle, en quelques minutes. En tout cas, je n'ai pas envie de la laisser creuser dans ma dent, d'abord parce que ça risque d'être cruellement douloureux vu la pénibilité de son détartrage. Je ne tente pas le diable.
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Ah bon c'est courant ? Ça me parait incongru
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Bonjour, Aujourd'hui après deux ans je prends rdv pour un détartrage. Je vais dans un Centre Dentaire parce que mon dentiste habituel est parti à la retraite (et je le regrette bien ! mais tant mieux pour lui). Bon bref, j'ai peu de tartre, de bonnes dents et gencives, seulement une petite infiltration à soigner. J'ai juste eu l'impression de m'être fait charcuter la bouche et l'infiltration n'est même pas traîtée ! "Oui alors c'est rien du tout, mais du coup va quand même falloir prendre un autre rendez-vous dans un mois". Quelle BLAGUE, je suis en rogne. J'ai toujours été très calme même en ayant mal pour pas gêner mes dentistes, sauf ERREUR de ma part, avec mon ancien dentiste c'était désagréable mais pas DOULOUREUX. J'ai eu mal aux dents, alors même qu'elle venez de me dire que j'avais très peu de tartre, franchement j'ai eu l'impression qu'elle me limait les dents pour me faire des couronnes. J'ai des dents sensibles mais quand même, j'avais vraiment peur qu'elle me les fragilise en plus de ça. D'ailleurs, je ne suis toujours pas rassurée. Mon ancien dentiste était rigolo et prévenant avec de bons conseils pour prévenir les problèmes propres à ma constitution dentaire. Il ne faisait pas mal et les micro caries était réglées en deux en trois mouvements. Après tout, j'ai bien passé deux ans sans le voir et j'ai toujours un bouche en bonne santé. Enfin, j'y connais rien. En tout cas, il était professionnel. Nan mais sérieusement, si je grimace et que je n'arrive pas à garder la bouche ouverte plus de 5 secondes ne me dit pas "n'ayez pas peur" mais pose toi la question de pourquoi je fais cette tronche ! Aucune considération, ou douceur, ou de bon sens !! RAH ça m'ENERVE Du coup, j'ai pas repris rendez-vous et j'ai vite rappelé le dentiste qui a pris la relève dans le cabinet de mon dentiste, et je me demande pourquoi je l'ai pas fait avant... J'ai pas envie de dire des absurdités mais pfouuuuu
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J'apprécie vos encouragements et cette note positive. Cependant, attention, ce n'est pas parce que ça ne m'a pas tué, que ça ne tue pas. Les deux peuvent manquer, ou être trop fébriles et instables, amour comme responsabilité.
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Et je suis entièrement d'accord avec vous, et vous remercie. Si je m'efforce d'écrire ce que j'aurais voulu, j'aime entendre ce qu'on a jamais eu le courage de me dire. Je l'écris même dans mon texte, même si j'avoue il faut pouvoir lire entre mes lignes : le mutisme des adultes et leur peur a failli me tuer. Pourquoi ? Parce qu'il faut aller trop loin pour montrer que les traces laisser par une mère qui n'aime pas, tuent. Ça rend malade, de grandir déchirée face à des personnes incapables de mettre des mots sur des horreurs. Habillée la réalité, c'est nier la réalité d'une personne. J'ai payé cher pour pouvoir montrer des mots. Et pour St-Anne qui je suppose est un hôpital psy, c'est déjà trop tard. @Good Venins Peu importe l'interprétation, j'apprécie l'intention des personnes qui ont pris le temps de lire ce texte important pour moi.
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J'ai imaginé pour une enfant de 8 ans, en réalité je n'en sais rien... Mais non je n'étais pas épaisse
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Oui quelque part. De ne l'avoir jamais été.
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@Good Venins @MadeleinedeProut La violence réside dans la négligence qui se dégage de cette phrase. Ma mère est un peu idiote et très égoïste, comme une enfant. Elle voulait travailler ses jambes, alors elle me propulsait avec ses pieds, depuis une position allongée, vers l'avant. Comme une catapulte. Juste en face de la coiffeuse, noire et rectangulaire, dans sa chambre. Ça me faisait tellement rire, mais une fois j'ai volé à l'autre bout de la pièce.. enfin, quand on fait 1m45 et 27kg... J'ai eu peur et je me suis fâchée. Aujourd'hui, cette inconscience m'attriste. Mais bon
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Si bien sûr Les 734 mots de ce poste sont un chagrin. Merci
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Elle est magnifique sur la photo. Sa robe, son chapeau. Vraiment très belle. C'était il y a longtemps ! Elle adore les dragées, je me souviens comme elle aimait ça. Mais alors vraiment. Dans des petits paquets, elle ne s'en privait jamais. C'était un peu comme une enfant, je me souviens de tout. Elle s'arrêtait toujours quand un avion passé dans le ciel. Elle oubliait les lunettes de soleil sur sa tête, se retrouvait avec deux paires parfois, et puis, finissait par en faire tomber une en arrière. Elle rigolait à ne plus s'arrêter quand elle pétait. Elle aimait beaucoup la pluie. Elle avait du caractère, un sale caractère. Elle buvait beaucoup trop de café, et continuait de jouer du saxophone, un peu mal. Maintenant, j'aime ce son. Dans ses placards que je fouillais, je trouvais ses vieux bijoux, rouge à lèvre et vernis. Aujourd'hui, quand j'en mets, je pense à elle. L'odeur du rouge à lèvre... Elle aimait bien se plaindre et parler d'elle. Elle aimait regarder le foot dans sa chambre, les volets fermés, apathique. Elle aimait bien partir avec son copain déjà marié 20 ans plus vieux au restaurant, elle aimait bien que je reste seule avec le chien, avec un cheeseburger. Elle aimait rentrer après minuit sans me prévenir. Elle aimait laisser les hommes nus se balader dans la maison. Elle aimait bien jouer avec moi et que ma tête frôle les coins de sa coiffeuse. Elle aimait bien que je sois silencieuse. Elle aimait bien éviter le ménage. Elle aimait la crasse grisâtre derrière mes oreilles et sous mes chevilles, sur le plan de travail de la cuisine collant. Elle aimait le chocolat en poudre périmé depuis des années. Elle aimait aller au restaurant tous les soirs manger des pâtes à la tomate. Elle aimait parler aux monsieurs d'autres tables pour avoir un café, partir et me dire "je me dépêche j'ai pas envie de me faire violer". Elle aimait faire des grimaces. Elle aimait se battre avec ma sœur quand j'écoutais dans le salon. Elle aimait les allocations. Elle aimait bien ce mot... Il était marrant ce mot la "DDASS" ? Mais je crois qu'elle l'a moins aimé ensuite. Elle aime avoir tout oublié de tout ça. Sûrement qu'elle m'aime. On peut aimer quelqu'un qu'on ne connait pas ? On peut aimer l'idée de quelqu'un. Bien sûr que je l'aime c'est ma maman. Cachés derrière la porte les grands ferment les yeux. Et j'entends à mesure que mes os poussent la chance que j'ai eu, qu'heureusement, contrairement à ma cousine, mon cousin, ma sœur, et toute l'Europe, ce n'était "pas si grave". Oui, c'est moi, j'étais silencieuse. Peut-être aurait-il fallu que je meurs pour qu'on me voit. Faiblesse, j'aurais voulu qu'un enfant plus fort prenne cette place de privilèges. Fais attention à ta fille si tu ne veux pas que d'autres y fassent attention. Papa était un pervers, mais pas trop. La cadette silencieuse, la cadette qui pour seule rébellion est partie du foyer sur les pas de son aînée. La cadette qui aimait sa maman, et l'a pour cela détesté. J'ai été si sage... Je t'aime maman. Mais quand je te vois tu es comme une inconnue, une cruche. J'ai touché la mort. J'ai repris des joues et j'ai pensé "elle ne sera pas une bonne mère, mais je serai une bonne fille". Et on s'est baladé. Puis j'ai essayé de te parler, quand je t'ai raconté mes aventures, tu as eu le regard d'une personne qui apprend la mort d'un poisson. Faussement désolée. Ce n'est pas grave maman, j'ai l'habitude. Tu continueras à me demander à chaque appel ce que je fais dans la vie, et je continuerai de te répondre la même chose jusqu'à ce que ça t'intéresse. Un jour peut-être tu viendras sonner à ma porte, avec un tupperware plein de patates farcies, et tu me diras des trucs chiants "ouvre les fenêtres", "passe l'aspirateur", "contacte ton assurance"... Et je pleurerai de joie. Ah, il faudra que tu prennes connaissance de mon adresse, et que tu ne l'oublies pas maman. Je t'aime. Ca n'a jamais été la faute de personne. Je suis juste trop faible.
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J'ai rencontré une fille d'un an plus jeune dans un de mes séjours à l'hôpital. On continue de se voir rarement mais régulièrement, pour tout se raconter, faire le point. Mine de rien on se comprend dans les difficultés qu'on a pu rencontré. Elle m'a partagé à notre dernière rencontre avoir environ 5 grammes de différents types de somnifères qu'elle a stocké au lieu de les utiliser au cours du temps comme prescrit pour "s'assurer une porte de sortie". Je ne me figure pas bien ce que ça représente. Est ce que ça pourrait lui être fatal ? Malheureusement je ne vois pas mon médecin avant un moment pour lui en parler. Merci
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Forgée par mon histoire. Des visages ont été vues, des voix, des paroles, des lieux, des gestes, des mots. Ma peau face au monde. L'ego est fort, mais les souvenirs l'égalent. Egoistement, toute la nostalgie et la peur de l'absence m'étrangle. Si je pouvais adresser quelques mots... Ne sois pas toi, ne sois pas borné, les mois passent et l'inquiétude augmente. L'idée d'une absence éternelle me tourmente. La mort, l'ignorance, le silence, qu'en est-il ? Je considère et je veux des mots. Il en est ainsi. J'ai besoin d'un bruit, que les abysses fassent surgirrent les vagues et que de mon bâteau je puisse souffler. Que le fond de l'océan me donne signe de vie. Mon bâteau s'est si souvent noyé, les vagues comme ennemies on aussi su me garder à la surface, et pour celà, j'ai besoin de leur présence, quelque part, les savoir là, dans cette infinité, bien présentes. S'il te plaît. Comment se porte l'océan dans cette hiver ? Les montagnes sont-elles aussi belles que profondes ? @JBlack @JBlack
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Bonjour @Plouj et @Passiflore Bien sûr je vais vivre amplement, je l'espère, je suis encore jeune je crois ! haha Mais... Il suffit d'ouvrir une encyclopédie du monde, un atlas, regarder le nombre de livres dans une bibliothèque ou d'archives en magasin, puis se représenter les possibles avancées historiques et techniques pour réaliser l'infinimité de choses que "je ne ferai, ne verrai, ni n'experimenterai jamais". Les langues que je n'apprendrai pas, les personnes auxquelles je ne parlerai pas, les histoires qu'on ne me racontera pas. Ce n'est pas une grosse peine, attention, juste une réalité. Si je vis suffisament, je vais vivre un tas de choses, c'est déjà le cas. Néanmoins, nos existances et expériences individuelles sont toutes limitées. Et c'est là, que la mémoire commune entre en jeu ! Les livres ! Les films ! Les musiques ! Qui naissent d'une quantité phénoménale de cerveaux à travers les âges. Bon je ne vais pas être trop dans la mauvaise foi ! C'est sûr que c'est facile d'accepter un manque de vie derrière des pages au lieu de creuser pour changer sa propre vie et s'épanouir. Mais bon, ça aide quand on a une vie un peu terne. C'est pas facile de se sentir maître et seul détenteur de sa propre existance... si tenté qu'on puisse. Voilà Belle journée/ Bonne nuit
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Salut, Je suis curieuse j'ai envie de discuter, de lire. Par exemple, qu'est ce qui est la chose la plus importante à vos yeux ? Une personne, une philosophie, un loisir, une passion, un travail, une ambition, rien, tout, ... Un jour j'ai eu peur quand j'ai réalisé l'infinité monstrueuse de choses que je ne ferai, ne verrai, ne ressentirai jamais dans ma vie. Puis je me suis souvenue avoir entendu que lire c'est vivre des milliers de vies en une seule. Alors j'adore les livres, les films et la musique. Aussi, peut-on créer tant de choses de tant de façons. Bonne journée
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Ah ! Et bien merci, je me renseignerai avec les notions que vous m'avez fourni. Mon médecin généraliste est difficile à joindre mais il y en a d'autres, je m'y retrouverai bien ! En tout cas je croise les doigts. Bonne journée
