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Skanderbeg

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Tout ce qui a été posté par Skanderbeg

  1. Une société homogène, condition sine qua non à la paix civile. En l'occurrence Oummaloc flirte avec les limites de la loi. La loi ne punit pas seulement le refus de location sur la base de l'appartenance religieuse ou ethnique, elle punit également la simple subordination de la location à un critère d'appartenance. Or, quand on se présente comme la "1ere plateforme d'hébergement au service de la communauté musulmane", ça tombe déjà sous le coup de la loi selon Jérôme Triomphe, avocat au barreau de Paris :
  2. Le Roi Henry VIII était le Pape de l'Eglise anglicane, si je puis dire. Il était à la tête des pouvoirs temporel et spirituel. C'est d'ailleurs une concentration de pouvoirs qui a en partie précipité leur révolution avant la nôtre. Et alors ? En quoi c'est censé me contredire ? La rencontre de la pensée juive et grecque c'est évident, c'est la matière : mon propos porte sur la forme qu'a pris la matière, et celle-ci se voit clairement déterminée par les forces en présence.
  3. Son hypocrisie est franchement comique.
  4. Oui, on peut pousser l'hypocrisie jusque là. En attentant le site se présente comme étant la "1ere plateforme d'hébergement au service de la communauté musulmane". On remarquera donc l'indignation sélective selon la couleur du communautarisme. Tu fais bien d'intervenir ceci dit, toi le pleurnichard qui considères le communautarisme comme la seule volonté de l'Etat qui ghettoïse les communautés contre leur gré. Oummaloc est-il une initiative de l'État pour communautariser les musulmans, ou bien une initiative des musulmans pour rester en communauté même en vacances ?
  5. Le résultat n'était pas censé être celui-là. Dans ta défense du libéralisme tu tiens le même discours que les communistes dans leur défense du marxisme. Pour Michéa, un aperçu qui t'ouvrira l'appétit. « L'Eglise est occupée par cette contre-Église que nous connaissons bien (...) qui est née avec le protestantisme surtout, qui s'est développée avec le protestantisme et qui est à l'origine de toutes les erreurs modernes »
  6. La discrimination n'est-elle donc autorisée que pendant les vacances ?
  7. http://www.oummaloc.com Que vois-je ? Une plateforme de locations d’hébergements communautaires entre particuliers musulmans. Les Français sont bien les seuls à ne pas avoir le droit de vouloir vivre entre eux.
  8. Les valeurs égalitaires et fraternelles de la République, ainsi que des Droits de l'homme, sont très inspirées des valeurs chrétiennes. Les idées chrétiennes sont devenues folles parce qu'elles ont échappé au dogme catholique qui les purgeait, et cette fuite pour le pire à commencé avec la Réforme et s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui. La politique contre les Cathares était très justifiée et bien moins caricaturale qu'elle est contée. Cet "excès inverse" se traduit plus prosaïquement par un manque global de virilité aux yeux même d'un certain nombre de catholiques dont parle le sujet en première page. L'histoire de l'Angleterre anglicane montre qu'on s'en accommode très bien. Ce n'est en rien contradictoire. Le monothéisme universaliste lui a valu des déboires à cause de son succès, et son succès ne pouvait avoir lieu qu'en permettant à la religion chrétienne de se propager par le bas, c'est à dire en adéquation avec les autorités locales. À l'inverse, l'islam s'est propagée par le haut parce que Mahomet s'est payé le luxe d'être un chef de guerre, il avait les moyens de son dogme. Il faut garder à l'esprit que les Juifs s'étaient fait laminer plusieurs fois par l'Empire dans des tentatives de révoltes armées. Un Mahomet guerrier n'aurait rien pu faire à la place de Jésus, il se serait fait tuer dans l'œuf. Le christianisme a développé sa pensée en adéquation avec ses moyens du moment, et les changements de paradigme, notamment lorsqu'il devient la religion de l'élite, entrainent naturellement des évolutions (ou précisions pour ne pas froisser les catholiques) de dogme importants. Le contexte historique et les forces en présence montrent très bien ce qui a déterminé le christianisme primitif a développer une relative séparation du temporel et du spirituel, et l'islam a développer directement un code civil.
  9. Michéa évoque beaucoup Lash dans son ouvrage. Si l'on te dit d'emblée que l'issue logique du marxisme c'est Staline, Mao et cie, ça sentira l'arnaque ? Une partie de la droite s'est embourbée dans le libéralisme par anti-communisme. C'est navrant et mortifère. Tu ne vois donc pas le fil rouge entre la pensée moderne, la pensée libérale, protestante, et son dénouement post-moderne. Les catholiques traditionalistes le voit. Ça mériterait un sujet consacré. Tu n'es pas objectif sur la question. Le christianisme en général ça ne veut pas dire grand chose. En sein même des catholiques, entre progressistes et traditionalistes c'est le jour et la nuit. Tu devrais l'écrire au Pape, ça lui a échappé... Cette distinction est des plus hypocrites. En l'occurrence "la foi" entraine un dogme, le dogme une religion, la religion une culture et un mode de vie, en somme une civilisation. La religion c'est de la politique, même avec les nuances du christianisme. Que l'islam relève davantage du code civil ne doit pas faire oublier que toutes les religions sont politiques. Les Mexicains catholiques n'ont aucun rapport avec les Aztèques, tout comme l'Égypte musulmane n'a plus rien à voir avec l'Égypte pharaonique. De même que la Grèce orthodoxe et la Grèce polythéiste, les Gaules païennes et les royaumes chrétiens, l'Afrique animiste et l'Afrique chrétienne. C'est un peu fort de café de pousser la mauvaise foi jusqu'à dire que la conversion au christianisme ne touche que la foi individuelle et ne fait pas bouger la culture et l'identité. Un peu de sérieux... J'avais ouvert un topic sur le sujet, le Pape a en effet mis de l'eau dans son vin après avoir allégrement exhorté son monde à ouvrir généreusement les vannes de l'immigration mahométane. Une partie de l'Église ? C'est une partie très majoritaire qui est de centre-gauche au moins depuis Vatican II. L'essentiel des évêques de France, le Pape, etc... Les traditionalistes sont minoritaires et toujours à la limite de l'excommunication.
  10. Pas encore mais je connais l'argumentaire sur la séparation temporelle/spirituelle. Je ne nie pas qu'il y ait des prédispositions dans les textes, c'est évident et c'était même inévitable puisqu'il s'agissait de propager le christianisme par le bas, c'est à dire par la conversion des pouilleux au sein de nations étrangères. Le fait que ce ne soit pas une conquête armée à l'inverse de Mahomet, oblige à prévoir une cohabitation avec un pouvoir hostile, de là, la "séparation" temporelle/spirituelle qui est surtout un arrangement par défaut, un pragmatisme et une nécessité circonstancielle. Mais il ne faut pas négliger ensuite les évènements historiques à partir de la chute de l'Empire qui à mon avis sont encore plus déterminants dans la distribution des rôles.
  11. À quoi bon se sacrifier pour l'humanité si l'humanité doit poursuivre les holocaustes sous forme de joue tendue à volonté ? Et tu penses cela efficace ? L'offenseur prend conscience et renonce à la violence ? Le transposer à des situations concrètes comme une femme battue par son mari montre à quel point l'idée est niaise voire suicidaire. Bien qu'elle fut belle ! Ça c'est une précision intéressante.
  12. La fondation du dogme catholique par les docteurs de l'Église n'est pas antérieure au IVe siècle, donc bon. Je pense que ce discours a tendance à devenir excessif et anachronique. Je n'ai jamais dit qu'il y avait une Oumma chrétienne au Moyen-age. Tu n'as rien compris. Et l'Angleterre est un assez mauvais exemple puisque le roi Tudor a rompu avec le Pape pour fonder l'Église anglicane dont il était le chef... on était donc avec un roi qui avait toutes les commandes en matière spirituelle.
  13. Évidemment, avant le IVe siècle les chrétiens en étaient encore au stade de minorité marginale et persécutée.
  14. Ce n'est un changement de perspective que si le porteur du coup s'attend à ce que tu te défendes, mais en général, la joue droite est frappée quand on s'imagine d'avance que la joue gauche sera soumise.
  15. L'amour du prochain est censé tout endurer, c'est clairement énoncé.
  16. L'amour maternel est encore différent de l'amour paternel. L'indifférenciation des sexes venant d'un théoricien du genre, c'est une chose, mais venant d'une "chrétienne" ça commence à faire beaucoup.
  17. Tu ne vois pas ce qu'il y a de maternel dans cette définition ? L'amour sans condition qui supporte tout, espère tout et endure tout, on ne voit ça que chez une mère et son enfant.
  18. Je ne vois pas en quoi ça lui retire "le sang des mains". Sans oublier que le Pape a longtemps été souverain sur Rome, il a donc eu en personne la responsabilité d'un roi en matière de sang versé. La séparation du temporel et du spirituel tient surtout à des circonstances historiques et elle est très relative.
  19. Ah ! merci. Tu es la première personne honnête et censée à qui j'ai affaire sur ce fil. Les autres ne savent pas distinguer une banane d'un abricot, ou alors considèrent l'adjectif féminin comme trop péjoratif pour l'admettre.
  20. hahaha l'amertume Tu peux aller en parler à l'Asile dans l'un de tes nombreux topics qui y ont terminé leur course.
  21. Ça va contre ton assertion. Sans parler des templiers, des croisades, etc.
  22. « L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. » 13:4-7, Corinthiens. Cette conception de l'amour ressemble à l'amour maternel. L'amour inconditionnel qui supporte tout, espère tout et endure tout, c'est typiquement l'amour d'une mère pour son enfant, c'est en tout cas celui qui est le plus proche de cette définition. Les chrétiens sont censés s'aimer de cette manière. Tous, sans exceptions. Le chrétien est censé aimer son voisin de palier comme une mère aime son enfant. Comment peut-on sérieusement nier le caractère féminisant du christianisme ?
  23. Parce que l'Église n'a pas eu de "sang sur les mains" dans sa juridiction ? Je ne vois pas ce que tu entends par là.
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