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Tout ce qui a été posté par Maroudiji
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Vous ne cherchez pas à discuter ou à comprendre. Je vous pose des questions et vous répondez autre chose. Avez-vous lu le texte ? C'est exactement cette attitude, qui n'est même pas de la pensée, que je mets en cause. D'après les quelques mots que vous placez ici, il semble que vous ne connaissez les religions que superficiellement. Et encore! Sur la question que j'aborde dans ce texte et celui sur l'Inde et le Mahabharata, il apparaît que vous ne savez rien. Ici, vous êtes simplement réactionnaire. En outre, ce n'est pas les religions le sujet, mais l'athéisme. Si vous êtes athée, c'est cela qu'il faut défendre et ne pas prendre prétexte des incohérences et des violences des religions pour justifier que l'athéisme file un mauvais coton.
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En effet, c'est un pont aux ânes, partout les religions ont commis des atrocités. Vous en connaissez les effets positifs? Ceci dit, que savez-vous des religions de l'Inde ? Ou vous faites ce que je dénonce dans ce texte: mettre toutes les religions dans le même sac sans les connaître?
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Mille excuses. Je devrais faire tourner ma langue sept fois avant de parler. Ou, plus approprié, me relire plusieurs fois avant de répondre.Vous avez parfaitement raison. Ce n'est cependant pas un hors sujet que de discuter de l'importance du guru dans cette histoire et dans toute la tradition. Désolé encore une fois, je dois m'être levé du mauvais pied ce matin... Je ne crois pas être disponible ce matin, mais j'essayerai d'ajouter une suite à cette histoire.
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Si vous connaissez les religions, faites nous connaître l'étendue de vos connaissances...
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Les nadis ou l'acupuncture Reprenons, Okarina, votre exemple sur la création des castes, si vous voulez bien. Comment pouvez-vous spéculer sur des probabilités si en partant vous ne savez pas grand chose, ni même rien sur Ganesh ou les castes? La phrase: "L'Inde a manifestement plus influencé l'hindouisme que l'hindouisme n'a influencé l'Inde" est tout à fait gratuite. Il apparaît, manifestement, que vous ne connaissez pas le yoga ou la médecine ayur-védique... Pour donner un exemple facile, au lieu de parler des nadis je prendrai les méridiens en acupuncture. Les scientifiques viennent seulement de reconnaître leur existence... Pensez-vous sérieusement qu'il y a des milliers d'années, les humains ont maîtrisé cette science grâce à l'empirisme ou par le jeu des probabiltés ? Okarina: Laziz, vous êtes le parfait exemple de pourquoi il faut critiquer les religions sur leurs méthodes et pas sur leur morale. -Comme tout le monde le sait, mon cher Okarina, l’acupuncture n’est pas une science moderne mais millénaire ! C’est là où le bât devrait vous blesser, mais surtout vous faire réfléchir. Et j’utilise le mot "science" à dessein pour que vous vous arrêtiez un peu sur lui, car il est certain que nous n’en avons pas la même compréhension. Vyasa, l’auteur du Védanta, est un personnage rationnel. Tout comme je le suis, ne vous en déplaise. Certes, si l’on ne sait pas qui est Vyasa ou Valmiki, l’auteur de Ramayana, on peut monter sur un piédestal un Charles Darwin et désigner comme science une théorie avec un chaînon manquant qui veut que l’homme vienne du singe... Mais en lisant le Ramayana, un récit qui date de milliers d’années avant le Mahabharata, transmis oralement, et qui, comme lui, est lu encore avec passion aujourd’hui (c’est dire!), alors on s’apercevrait que Valmiki a mis en scène, du temps où les bêtes parlaient avec les humains, des singes qui coopèraient avec eux… Bizarre, vous ne trouvez pas? (Sourire. Ce qu’ils pouvaient être naïfs ces écrivains de la période védique!) Vous en connaissez quelques-uns, vous, des athées qui ont produit des œuvres ayant fait si long feu ?!? C’est une question que je vous pose, vous qui croyez très certainement (comment peut-il en être autrement pour un athée?) que la conscience a surgi du néant… Et on nous balance ce genre de fantaisie mal ficelée comme de la science! Vous savez très bien que la science signifie pouvoir reproduire ce que l’on affirme. Or jamais personne n’a réussi à produire une conscience à partir de rien. Un tout petit peu de rationalisme vous apprendrait que rien ne vient de rien : en outre, un humain ou une bête ne peuvent pas apprendre tout seuls… Vous ne le saviez pas ?!? On a toujours besoin de quelqu’un d’intelligent pour produire de l’intelligence… Non, Okarina, les Védas, contrairement à vos athées mal dégrossis, ne sont pas le produit des hommes. Ou alors, prétendre le contraire, c’est ne pas connaître leur contenu. Ou, pire, c’est mettre leur immense savoir sur le compte du hasard, comme ces gens qui jugent de quelque chose comme les aveugles les couleurs. Il est vrai que discuter de la science des Védas avec des matérialistes, de surcroît athées, ce n'est pas aisé, pour dire le moins. Mais les pyramides datent également de 5000 ans, pensez-vous sérieusement qu’elles ont été construites en faisant trimer des esclaves par une élite qui sortait de la préhistoire savant à peine compter? La suite portera sur les pyramides
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Ah bon ! J'écris sur le MBh, j'essaye d'expliquer sa pertinence et vous pensez que ces détails, comme vous les nommer, sont presque hors sujets... Vous pensez que l'on peut comprendre le MBh sans s'intéresser à ce que Dvarka est devenu ? La différence qui existe entre l'arc d'Arjuna et celui d'Ulysse est colossale; tout le MBh est basé sur un incident, dont le héros est Karna. Il reçut de son guru des mantras quasi aussi puissants que ceux d'Arjuna, mais au moment crucial du combat, il ne pouvait pas s'en souvenir: c'est sur ce détail que repose tout le MBH. Vous me dites que vous ne connaissez rien au MBh mais vous jugez de ce qui est important à préciser ou pas ? J'avoue que là j'en suis penaud.
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Si vous me relisez, vous trouverez la réponse à votre souhait à la première ligne... Lâchez prise, vous verrez, ça fait du bien...
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Bonjour tout le monde, Voici le deuxième sujet que je démarre sur ces forums. Le premier s'intitulant L'Inde et le Mahabharata Sur un site de discussion philosophique pour esprits libres, j'ai participé à un sujet que les membres avaient ironiquement intitulé Réflexion sur Dieu... pour mieux en faire des gorges chaudes. Voici des extraits dans lesquels je me suis immiscé. Bonjour Okarina, Juste pour vous écrire que j'ai pris bien du plaisir à vous lire, même si la dispute se fait entre athées. Car il faut bien le signaler, une réflexion sur la question de Dieu quand les intervenants sont athées, seul le plus athée d'entre eux tirera son épingle du jeu. Quoi qu'il en soit, je vous dis bravo! Okarina a écrit: Prenez l'exemple de l'Inde. Il semble probable que c'est le système de castes qui a produit l'hindouisme en le justifiant par la réincarnation, et non pas la communion spirituelle avec Brahma ou Ganesh qui l'aurait engendré. L'Inde a manifestement plus influencé l'hindouisme que l'hindouisme n'a influencé l'Inde. Notamment, en le créant. Sauf, bien entendu, si les dieux éléphants et les déesses à six bras existent pour de vrai. -Comme vous m'avez intrigué et que j'aime lire à l'occasion des athées intelligents, j'ai pris le temps de jeter un coup d'oeil sur quelques-uns de vos messages précédents et je suis tombé sur le passage ci-dessus. Votre façon de penser, on la retrouve bien ici : vous faites constamment des généralisations à partir de ce que vous connaissez bien, la culture judéo-chrétienne ou la religion occidentale, mais on voit bien les limites de cette façon de raisonner : "Il semble probable"... Non, cher Okarina, on ne réfléchit pas efficacement avec des approximations; vous devez en convenir. Le vrai problème avec l'Inde, c'est que leur savoir -que Ganesh existe ou pas-, nous passe par-dessus la tête, mais pas à deux doigts! Et c'est encore plus grave quand on n'y connaît rien... Mais je comprends, selon vos explications, que vous n'avez pas besoin de savoir en quoi consiste la spiritualité hindoue, vous maniez une sorte de doctrine qui vous permet de placer toutes les religions dans le même sac, sans même les connaître. Malheureusement, c'est un serpent des mers que colportent allégrement les athées. Comment peut-on vous en vouloir quand les hindous eux-mêmes penchent pour votre rationalisme radical? Okarina: On peut raisonner en terme de probabilité. C'est tout à fait légitime. Ceci est plus probable que cela. Toute mesure physique est donnée avec une incertitude et ça n'empêche pas de faire des prédictions. -De ce que j'ai lu de vous, je vous sais plus perspicace que cela, à moins que je me sois trompé royalement... Ce n'est pas une réponse sérieuse. Vous ne trouverez jamais un job avec cette conception puérile de la physique. Sans parler qu'il ne s' agit pas de physique ici mais de spiritualité... En plus, il est assez rare pour n'importe qui de comprendre les Upanishads et le panthéon des dieux hindous, alors si vous y allez au pif, vous n'êtes pas sorti de l'auberge. (La suite de cette discussion portera sur l'acupuncture.
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C'est vers l'âge de 30 ans que j'ai lu cette oeuvre, alors que je connaissais déjà, depuis longtemps le MBh, en anglais. Depuis plus de 10 ans au moins, je ne lisais plus le français. Avec ce livre, j'ai retrouvé le goût de la lecture en français. La lecture m'avait impressionné à tel point que j'ai commencé à écrire, ce que je n'avais jamais fait auparavant. Mais cela m'a pris longtemps pour me défaire du style que j'imitais malgré moi. C'est hors sujet mais comme vous semblez être un mordu d'Homère, je tenais à partager avec vous ce parcours de ma vie. Pour ce qui est des arcs, quand j'aurai mes ordis en place et que je serai plus tranquille, je vous trouverai des passages concernant l'arc. Tout de suite, je voudrais mentionner que l'arc d'Arjuna a été retourné au ciel une fois l'utilité à laquelle il avait été destiné fut atteinte, càd après la grande bataille de Kurukshetra. Il faut aussi prendre en compte que les flèches étaient investies, grâce aux mantras, avec des forces gigantesques. Seuls des guerriers responsables recevaient ces mantras de leur guru. Mais à la fin de la guerre, beaucoup ne respecteront pas les règles. Symptômes avant coureurs de l'âge de kali. À +
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Excellent! En effet, l'arc d'Arjuna est spécial; il y avait beaucoup d'arcs spéciaux en ces temps-là, mais celui d'Arjuna avait une renommée universelle. Il l'a reçu des Dieux, de Brahma notamment, et seulement lui pouvait tendre sa corde. Son histoire n'est pas décrite dans la Bg mais dans le MBh. Si vous lisez l'anglais vous en aurez pour tout votre soûl à cette adresse: Gandiva, l'arc d'Arjuna Merci pour ces précisions.
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Je suis désolé, je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Il n'y a que la première phrase à laquelle je peux tenter une réponse. Je vous ai écrit qu'il y a de nombreuses Bg sur le marché. Vous n'avez qu'à aller dans une bibliothèque et je suis persuadé que vous en trouverez une avec des commentaires. Je vous dis cela tout en admettant que je ne suis pas sûr de répondre à votre question. Bien à vous,
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Bonjour, Scénon, mes livres sont dans les cartons, puisque je viens de déménager. Je ne suis pas un érudit ni un philosophe, et je ne peux pas répondre à votre question. À la rigueur, je pourrais faire un effort pour vous dire quelque chose en rapport avec leur position concernant la Bhagavad-gita, mais comme ce sont des vaishnavas, leur pensée à ce sujet est classique: Vishnou est l'Être suprême et il ne peut être atteint que par la dévotion, la bhakti (l'amour de Dieu). La philosophie (samkhya)ou les activités pieuses ne peuvent pas nous révéler Krishna. En tant qu'adorateurs de Vishnou, ils ne font que reprendre les instructions de Krishna dans la Bg. Ces instructions ne sont pas ambigües bien que de nombreux commentateurs, les tenants du monisme, font de Krishna un sous-produit en quelque sorte de la vérité absolue telle que décrite, justement, dans la Bg par Krishna lui-même. Excusez-moi si je ne réponds pas à votre question. Il y a de nombreuses Bg, des centaines et des centaines sur le marché et des milliers de commentaires ont été écrites sur elle. Mais comme je vous l'ai dit, je ne suis pas un intellectuel et j'en ai assez lues, quelques-unes du moins, pour me faire une idée personnelle de son contenu. Cordialement,
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Oui, c'est bien ce qu'il dit. Mais il faut savoir ce que signifie un âge. Et également réaliser ce que l'on entend par cette expression: Krishna ne veut pas dire nécessairement tel qu'il est mais sous d'autres apparences, d'où l'expression: Dieu est un. Dans le Kali-yuga il prend celle de Kalki. À noter, que Krishna, comme on le connaît par son identié dans la MBh ou la Bg, est une manifestation absolument rare, même si traditionnellement il est toujours représenté dans la liste des avatars, comme sur la dernière image ci-dessous. Dieu a des millions de formes sous lesquelles il se manifeste en ce monde matériel dont la création et sa terminaison sont sans fin. L'avatar de Kalki est le dernier, en bas, sur un cheval blanc. Merci pour toutes vos question. Je prends plaisir à vous y répondre. Je traine car en plus de mon travail, d'écriture, entre autres, je suis en plein déménagement et presqu'à la veille de partir en voyage, en France pour le coup. Voici ses manifestations les plus célèbres, d'après les Puranas.
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Bonjour, Je vous le donne dans le mille: avec la disparition de Krishna de ce monde, c'est le kali-yuga qui débute. Cette perspective du temps, (j'ai cité Oppenheimer, qui lui-même fait allusion à la Bhagavad-gita (Bg), dont je vous retrouverai le verset exact) permet de réaliser que le progrès, l'évolution tous azimuts, est un leurre. Par l'exemple extrême d'Arjuna, on comprend que l'homme est en perte de vitesse face aux influences néfastes du Kali-yuga, décrit comme un âge de fer et d'hypocrisie. Cet âge est beaucoup plus court que les précédents; l'homme ne vit que cent ans, en gros. Arjuna, comme d'autres guerriers, était capable d'invoquer les brahmastras, des armes puissantes de l'ordre du nucléaire, mais dans l'extrait on voit qu'il est incapble de se souvenir des mantras pour les activer et il est devenu un être ordinaire. L'«enseignement très important» que je retire de cet exemple me permet de reprendre les tenants de l'évolution, par exemple: les espèces nouvelles n'apparaissent plus, c'est le contraire qui se produit. Un autre élément important, c'est au sujet de la mémoire. Les gens, qui étaient capables de se rémémorer des bibliothèques entières sans problème, ont aujourd'hui du mal à mémoriser ne serait-ce qu'un poème... Je suis obligé de vous laisser là-dessus, mais ne lâchez pas, je fais des efforts pour me rendre disponible et c'est avec plaisir que je vous réponds. Je vous expliquerai plus tard pourquoi je ne peux pas prendre plus de temps.
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Cela va être un plaisir accru de vous en parler. Hier, quand j'ai posté le passage dans lequel Arjuna était désemparé parce qu'il n'avait plus ses moyens, ceux-là même qui le distinguaient des autres guerriers (kshatyias), il mentionnait qu'il revenait de Dwarka. Il se lamentait parce que Krishna n'était plus de ce monde et que la ville avait été engloutie par un tsunami doublé d'un séisme. En soirée, j'ai cherché quelque chose à propos de cette ville, une carte, peut-être, pour vous la situer. Je suis tombé sur un documentaire en anglais. Ce n'est pas le premier que je regarde sur le sujet, mais j'ai trouvé cela intéressant. Si vous voulez y jeter un coup d'oeil dans vos moments de loisir, je vous le conseille; il vous aidera à mieux comprendre le contenu du MBh. Par là, on s'aperçoit que le récit n'est pas seulement un mythe. https://www.youtube.com/watch?v=Hp5qZNbTOFI À +.
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Ce n'est pas ça, mais je n'ai que deux mains... Tout à l'heure j'essayerai de répondre à vos questions. Vous avez certainement remarqué que l'extrait, publié ici, sur le MBh, que j'ai appelé originellement Introduction au MBh, est la fin de l'histoire. Je suis content de savoir que vous n'avez pas éprouvé de difficulté à la lecture. Je soupçonne que vous devez connaître le MBh... Est-ce le cas ? Vous m'avez l'air plutôt cultivé pour que ce ne soit pas le cas... Connaissez-vous ce livre
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Brahma, le Dieu de l'Univers, possède quatre têtes. La quatrième ne se voit pas sur votre sculpture, si c'est lui. Voici deux images de Brahma.
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Ah, j'avais oublié cette partie... Désolé, je ne connais pas non plus le grec. Mais pour avoir souvent participé à des débats, en anglais, sur les Indo-Européens, je ne me souviens pas que quelqu'un ait jamais mentionné cette relation. Je ne peux pas vous en dire plus. Derrière ce récit se cache effectivement un enseignement très important et qui est crucial pour la compréhension du monde, de son état actuel. Je vous reviendrai là-dessus. Merci pour vos questions.
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Ganesh, le Dieu indépendant, le premier d'entre les Dieux Quand les critiques veulent dénigrer et se moquer de la religion des hindous, ils aiment à donner en pâture les dieux animaux que sont Ganesh et Hanuman. Cela suffit, incompétents et fermés d’esprit qu’ils sont, à rejeter tout ce qui ne correspond pas à la réalité historique telle que définie par ceux-là même qui ont fait tabula rasa sur le passé païen, passé qu’ils apprirent à haïr plus que tout. L'unité inséparable des Dieux Et les hindous, asservis depuis plus de mille ans par ces forces dominatrices qui ont saccagé leur pays et mis à mal leurs croyances, ont baissé la tête et se sont sentis honteux de leur panthéon, tel que décrit dans les puranas. Alors, ils reléguèrent dieux et écritures au rang de la mythologie; existant sans exister. Cependant, l’adoration de ces dieux continue malgré tout, au-delà des considérations séculières et morales, parce que l’on ne peut les dissocier, en l’occurrence Ganesh (ou Hanuman), du contexte de la spiritualité hindoue. Si l’on parle du Seigneur Rama, on parlera irrémédiablement du singe Hanuman; si on parle du Seigneur Shiva, on parlera bien évidemment de Ganesh; si l'on parle de Krishna, on ne peut occulter Garuda. Les uns ne vont pas sans les autres. Lakshmi, Vishnou, Garuda, Shiva, Ganesh, Nanda (le boeuf), Rama, Sita, Hanuman, Shesa, (le serpent divin), Krishna, Brahma, etc., forment un tout, une unité indivisible décrite dans les Védas. Un Dieu à part Le grand sage Bhrigu s'adressa ainsi au roi Somakanta:« Écoutez attentivement ces paroles, à propos de Ganesh. Le simple fait d'être réceptif à cette narration est la preuve indiscutable de votre bon karma. Rien d'autre ne peut le justifier. Peu importe le passé d'une personne, si elle a été méchante, cruelle ou démoniaque, en prêtant attentivement l'oreille à son histoire, les conséquences négatives des actes accumulées pendant de nombreuses années seront anéanties au plus vite, grâce au pardon miséricordieux de Ganesh. Il est impérissable, incommensurable, sans qualités et sans forme matérielles. La nature spirituelle de Ganesh ne peut être appréhendée par la discussion et les spéculations philosophiques seules; la raison et l'intelligence n'y suffisent pas, car il est pure conscience. Brahma, Shiva et les autres dieux ne peuvent réaliser la nature de sa forme réelle. Même Ananta Sesha, le serpent divin aux mille têtes, demeure incapable à décrire exhaustivement ses gloires. »
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On ne lit pas le même livre...
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Il y a la Bhagavad-gita, bien sûr, qui en constitue le coeur, un de ses chapitres. C'est le moment où Arjuna hésite à se lancer dans le combat alors que tout dépend de lui, pratiquement. Mais il y a une légion de commentateurs, les plus célèbres sont Madva et Ramanuja. Shankara est le plus connu des philosophes mais son interprétation de la Bhagavad-gita laisse à désirer étant donné qu'il n'est pas un vaishnave, c.à.d un adorateur de Vishnu (ou Krishna); ses concepts sont en définitive plus proches du bouddhisme, même s'il est celui dont on dit qui les a chassés par son intense prédication basée sur les Upanishads et surtout le Védanta.
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Je n’ai pas étudié le Mahabharata, mais je l’ai lu et relu avec passion, ainsi que d’autres œuvres littéraires classiques de l’Inde, dont les Puranas. Comme je suis foncièrement positif, je suis convaincu, à parcourir ce qui s’est écrit sur le sujet, que ma lecture naïve de ces textes, loin des travaux des académiciens, m’a rendu un grand service : j’ai exploré cette littérature de l’intérieur, accroché aux lèvres du narrateur pour ainsi dire. Et pour mieux m’imprégner de leur histoire ancienne et des enseignements, j’ai voyagé dans toute l’Inde; j’ai fréquenté les habitués des temples, les brahmanes, ainsi que les simples villageois; j'ai pris un vif intérêt à m’imprégner de leurs sentiments religieux en participant activement à leurs rites d'adoration, leurs chants de dévotion, leur méditation et le yoga. Ainsi, j’ai suivi mon propre chemin, loin des anthropologues, historiens et indianistes, ce qui me permet aujourd’hui, en ce milieu avancé de ma vie, de commenter des ouvrages écrits par d’imminents érudits et que je présente ici. N’est ce pas un beau projet? Comme je débute cette entreprise de raconter le Mahabharata selon la perspective du poème lui-même, en confrontant les diverses interprétations française sur le sujet, je devrais vous donner une idée sur mes prétentions de narrateur. Autrefois, j’ai écrit sur le sujet et je vous présente donc un passage dans lequel je décris la disparition de cette grande famille royale des Kurus. Bonne lecture. «Parle donc Arjuna, qu’est-ce qui te met dans tous ces états? » Dès qu’il fut arrivé à destination et qu’il mit en sûreté la caravane de vieillards, de femmes et d’enfants, Arjuna s’est dépêché d’aller rencontrer Vyasa, l’illustre sage. Lui seul pouvait le délivrer de son incapacité physique et mental, ou, du moins, lui expliquer ce qui lui arrivait. Avant d’annoncer le drame à son frère, le roi Yudhistir, et à ses frères, il tenait à prendre conseil de lui, car il ne savait pas comment présenter la chose : « O maître d’entre les maîtres, Vyasadeve, je reviens de Dwarka où je me suis rendu en mission. J’y ai appris que Krishna et Balarama ont quitté ce monde… Puisque tous les hommes étaient morts, on m’a confié la tâche de protéger les faibles de la ville. Mais dès que cette horrible nouvelle a atteint mes oreilles, que mon meilleur ami, notre protecteur à tous, l’Être suprême, Krishna n’est plus, qu'il est retourné dans son royaume, l’énergie qui nourrit l’intelligence, la force et le caractère des humains m’a quitté sur-le-champ. Je ne pouvais cependant succomber à cette douloureuse peine, car le temps travaillait contre moi : la plus belle ville du monde, Dwarka, allait être submergé par les flots d’une mer impétueuse; ce n’était qu’une question de temps très court avant que la capitale des Kurus ne devienne un souvenir dans l’esprit des hommes.» Devant Vyasa, Arjuna peine à raconter le drame. La douleur physique se confond avec l’âme nauséeuse. « Sur le retour, continue-t-il, des bandits se jetèrent sur nous. De vulgaires bandits… » Il ravala sa salive et il eut encore besoin d’un moment pour se calmer. « Pour en découdre avec eux, j’armai mon arc divin, Gandiva, que je reçus du dieu Agni. C'est avec cet arc que j’ai affronté les guerriers les plus valeureux, que j’ai abattu des centaines de combattants à la fois sans jamais épuiser les ressources de mon carquois. Ses flèches étaient d'une précision infaillible, elles atteignaient toujours leur cible. Mais ce jour-là, je n’arrivais pas à le bander et faire vibrer sa corde. D’habitude, cette vibration glaçait les cœurs d’épouvante. Aujourd'hui c'est différent. J’ai même invoqué ces fameuses armes célestes, les brahmastras, qui me distinguaient dans tout l’univers par leur puissance et leur efficacité, mais en vain. Aucune ne répondait désormais à mon appel. Même mon carquois, toujours garni des meilleures flèches, se vida! Jamais auparavant cela ne s'est produit... J’étais devenu impuissant. Moi, le protecteur de cette caravane de femmes, d’enfants et de vieillards, dont Krishna en personne me confia la charge, j’étais devenu incapable d’en assurer la défense la plus élémentaire. Les bandits pillèrent les coffres et s’emparèrent de nombreuses femmes. Et moi, le grand Arjuna, dont même les dieux, à l’instar d’Indra, n’osaient me défier, je me retrouvais ridiculisé par une bande de voleurs… Voilà la situation, voilà pourquoi je suis dans cet état. Comment annoncer à mes frères cette fatalité qui nous accable de ses maux atroces. Jamais ils ne pourront le supporter.» Vous me dites si cela fait du sens, si vous pouvez comprendre ce style qui n'est pas facile. Rien n'est facile dans le MBh. Mais je reprendrai tout cela, c'est simplement pour en donner une idée. Cordialement. A +
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La traduction est un long débat, mais je suis d'accord avec vous. Plus jeune, j'ai fait des tentatives, mais aujourd'hui j'ai tout perdu.Le sanskrit est une langue très difficile à bien maîtriser. Et pour cela il faut 12 années d'études sérieuses. Cependant, rien ne garantit que l'on comprenne mieux que celui qui ne sait pas lire. C'est là toute la raison d'être des Purunas, du Ramayana et du MBh: ils ont été pensés pour le peuple qui ne savait pas lire. Autrefois, les récits et les enseignements en général étaient transmis oralement. Maha, signifie "grand", comme dans maharaja, le grand roi, et Bharata était l'ancien nom de l'Inde. Une Inde qui était immense. Je vais vous trouver qqch à vous mettre sous la dent, mais je m'apprêtais à publier autre chose pour l'instant. Mais comme vous le demandez si gentiment,je ne résisterai pas. À tout de suite, j'espère (si je ne suis pas dérangé...)
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Merci Scénon pour votre intérêt, je suis bien content d'avoir attiré votre attention. Le sanskrit, ancien, est bien la langue du MBh. Je ne la connais pas, ou à peine. Je me sers d'une version anglaise traduite par un érudit, feu Kisari Mohan Ganguli, version qui fait quasi l'unanimité. J'en reproduis ici une photo: quatre livres de plus de 600 pages d'une écriture serrée. Et qui est une version raccourcie.
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Hello tout le monde. Avant de commencer à vous parler du Mahabharata (MBh), il faut que je vous explique brièvement ma position par rapport à mes convictions spirituelles. Avant tout je crois en Dieu. Cependant, je suis un esprit rationnel. (Ce n'est pas pour rien que je souligne). J'évite tout ce qui est occultisme, conspiration, New-Age, scientisme, etc, pour me concentrer seulement sur ce qui est accessible à mes sens et à mon entendement. Pour le dire vite -mais je vais vous en donner un long exemple tiré d'échanges que j'ai eus récemment avec des internautes-, je ne mets pas en doute l'existence de Ganesh même si je ne l'adore pas et que son identité et sa forme sont pour le moins extraordinaires. Mais à la base, je crois à la pertinence des Védas et à toute la littérature qui en dérive, comme les Upanishads et les Puranas. En outre, il serait complètement erroné de penser reproduire honnêtement la traduction en français du MBh si on ne croit pas sérieusement à ce qui y est écrit; ou si on pense que Vyasa, l'auteur, n'y croyait pas non plus. Pour écrire une histoire, il faut se plonger dedans, entrer dans les chaussures du narrateur et vivre de l'intérieur le récit. Sinon, tout n'est que littérature, selon le mot de Flaubert.
