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Tout ce qui a été posté par Maroudiji
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Qui doit servir qui ? « Les gens croient de plus en plus que les immenses systèmes mis en place voici plus d’un siècle pour renforcer la nation doivent réellement servir le bonheur et le bien-être des individus. Nous ne sommes pas ici pour servir l’État. C’est à lui de nous servir. »* Servir est la fonction naturelle de l’être humain. Le service idéal est celui offert à Dieu. Car nous sommes tous des serviteurs et Lui, le maître. Ensuite on sert sa famille, notamment ses enfants, car les parents sont dorénavant envoyés dans des asiles : des professionnels sont payés pour s’en occuper, progrès oblige. Mais si on a décidé en tant que communauté qu’il n’y a plus ni maître ni Dieu, alors ce service inhérent à l’être humain devra se manifester d’une autre façon. On dira par exemple qu’il faut servir l’humanité en s’engageant dans une ONG. Si on ne peut pas servir ainsi, alors on adoptera un chat ou un chien, et on les servira avec humilité. On sortira les promener et on ramassera leurs excréments pour les transporter dans un lieu approprié. Tout cela pour dire que le service est fondamental à l’activité humaine, à sa psychologie. En anglais on fait un jeu de mots à ce propos en inversant les lettres : « Don’t serve God but dog. » * Yuval Noah Harari, l'auteur de "Sapiens, une brève histoire de l'humanité". Pour en lire plus, je fais une critique de son livre sur le forum "philosophie"
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En tout cas, ce n'est pas un reproche que l'on peut lui faire... Il est capable d'écrire des pages et des pages si besoin est.
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Bonjour, Cela heurte d'autan plus qu'en Occident nous n'essayons pas de comprendre. C'est pourtant un des débats qui a soulevé beaucoup de questions dans le Mahabharata et fait couler beaucoup d'encre. Quel est "notre" rapport à la parole ? Pourquoi est-ce difficile à concevoir ? À cause du paradigme ou est-ce simplement que l'on s'y intéresse pas ? Ce qui fait que tout nous semble étrange chez ces peuples anciens ; étrange, dans le sens d'aberrant. C'est justement là la clé de voute de la pensée védique (qui tourne autour du sacrifice), il n'y a aucun hasard dans les gestes et les paroles des grandes personnalités spirituelles, tout a un sens chez eux, même quand il y a errance, leur comportement est toujours "en lien" avec le passé, la vie étant éternelle. Chez ces êtres extraordinaires, tout doit être en phase avec le temps et les éléments. Rien n'est laissé au hasard. C'est pourquoi je répète souvent que la science est une méthode précise et non pas un système qui déduit ses réponses du brouillard engendré par les centaines de millions d'années qu'il aurait fallu à l'escargot pour devenir homme ou femme... Ce qui permet aux athées de prétendre que l'on ne peut pas voir comment l'évolution s'est produite, elle* prend des millions d'années pour transformer les corps. * Procédure divine, mine de rien, sinon magique, n'en déplaise aux athées. (image de la fée, avec sa baguette magique.) Je reposte un message qui traite un peu de cette question et que tu devrais aller relire, si tu veux approfondir. Je reviendrai ensuite pour ta question à propos du mensonge. C'est un de mes thèmes favoris. Bizarrement, malgré que ce mensonge soit omniprésent dans nos sociétés, les gens réagissent comme toi, ils sont étonnés d'entendre cela. PS. Comme j'ai une image sous la main à ce propos je te l'envoie, Revel ayant joué le rôle de mentor en politique et autres disciplines pendant des années. Voilà donc de quoi ruminer pendant quelques jours
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Bonjour, l'enseignement du MBh date d'il y a 5000 ans. Quand on donnait sa parole à quelqu'un, cette parole était une valeur sûre, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Du moins, c'est ce que je pense, et ma pensée n'est pas une référence . (Je suis sérieux. Je suis un cas très, très isolé dans ma manière de voir les choses, même chez les Hindous. C'est bizarre mais c'est comme ça et je suis le premier à m'en plaindre.) Ce que j'avais en tête, c'est l'histoire du mariage des Pandavas, lorsqu'Arjuna gagne la main de Draupadi. Il retourne avec elle chez lui et annonce de loin à sa mère, Kunti, enthousiaste de lui révéler la surprise, qu'il a gagné une merveille au jeu. Sans voir ce qu'il en est, elle lui répond : "C'est bien, partage-la avec tes frères." Et c'est le choc quand elle apprend que c'est une femme ! En vérité, c'est le choc pour tous car on ne peut pas revenir sur sa parole, encore moins quand il s'agit d'une personne intègre comme Kunti (ou son fils Yudhistira). Le sujet sera donc longuement débattu parmi les sages et l'on tombera d'accord pour que la nouvelle mariée soit la femme des cinq Pandavas. (C'est unique dans l'histoire et pourtant cela ne suscite guère d'intérêt parmi les anthropologues et autres scientifiques...) Où en es-tu de ta lecture ? As-tu trouvé une version papier du Mahabharata ou as-tu perdu l'intérêt pour t'attaquer à cette oeuvre magistrale ? --A+
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Y.N. Hariri est un exemple de ces nouveaux hommes et femmes qui, conscients du matérialisme ambiant et destructeur, adoptent avec entrain une manière de vivre et de penser plus en phase avec les idées progressistes à la mode : ne pas tuer et manger les animaux, pratiquer le yoga et la méditation, soigner l’environnement, manger bio, etc. Cependant, ils sont comme ces singes qui poussent leur main à travers le goulot de la bouteille pour attraper la cacahuète mais sont incapables de la ressortir, parce qu’ils gardent obstinément le point fermé. En l’occurrence, Harari se rend compte des méfaits de la science mais il ne sait pas comment croire autrement qu’en elle, car il est absolument convaincu, à l’instar des Israéliens, que le seul monde réel, c’est le nôtre, constitué par la terre, que le Paradis se trouve bel et bien sur terre et non dans l’au-delà. Que Dieu n’existe pas. Il est ce que l’on appelle un matérialiste athée qui cherche à transcender le mal grâce à la science positive ; un vieux délire qui a la peau dure. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Harari est convaincu, il croit dur comme fer au progrès, comme le sont généralement les citoyens israéliens : « Quand la famine, l’épidémie ou la guerre échappent à tout contrôle, nous avons plutôt le sentiment que quelqu’un a dû "foirer" ; nous mettons en place une commission d’enquête et nous promettons de faire mieux la prochaine fois. Et ça marche. » -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Les chiens, pour les obscurantistes comme toi à la pensée universelle , sont les sonneurs d'alerte. Pitoyable ! -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Il est certain, pour eux, que le futur sera meilleur qu’aujourd’hui Et pour être sûr que la confusion ne puisse nous leurrer, nous avons donné un sens spécifique à la notion de science, ce qui fait que personne ne sait plus trop de quoi il s’agit, tout comme avec la notion de démocratie : si j’arrête n’importe qui dans la rue ou sur un campus universitaire pour lui demander ce qu’est la démocratie historiquement, il bafouillera une réponse inintelligible. Cela, comme nous pouvons le constater, n’empêche pas des Harari* et tutti quanti de professer sans aucune gêne, à la suite des penseurs des Lumières, qu’en tant que peuple civilisé nous avons écarté les plus grands dangers qui guettaient l’humanité, et bientôt ce sera chose du passé. Et il certain, pour eux, que le futur sera meilleur qu’aujourd’hui et surtout qu’hier. Ils ne doutent pas ; ils ont les statistiques de leur côté (grand sourire). En clair, Yuval Noah Harari est convaincu que nous pouvons combattre l’ignorance, grâce à des gens comme lui. Personnellement, il me donne plutôt l’impression de vivre complètement à côté de ses pompes. Son discours est traditionnel et remonte à l’origine de la religion de ses ancêtres. Il revient à dire grosso modo que l’on peut détruire la planète, avec les vivants qui l’habitent, pour le bénéfice de notre évolution, celui des peuples les plus évolués, du peuple élu, comme disaient les juifs, et que l’homme nouveau s’occupera des dégâts plus tard. Grâce à la science, il trouvera des solutions pour réparer ce qui à présent ressemble à une catastrophe tous azimuts. « Nous y parvenons » déjà, assure-t-il. * À rappeler qu’il vit dans une démocratie, alors que les pays qui entourent Israël ne le sont pas. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Ou comment noyer le poisson L’historien qu’il est donne sa réponse positiviste : « Bien entendu, ces problèmes n’ont pas été totalement résolus, mais les forces incompréhensibles et indomptables de la nature sont devenus des défis qu’il est possible de relever. Nul besoin de prier un dieu, un saint ou un ange pour nous en préserver. Nous savons fort bien comment empêcher famines, épidémies et guerres, et la plupart du temps nous y parvenons. » Un discours décomplexé très ancré dans l’esprit de ceux qui vivent dans les démocraties. Ce régime est associé à l’idée de culture supérieure, grâce au développement de la science. Science qui a pris la place de Dieu. Grâce à elle, les premiers peuples ayant colonisé la planète, étaient aussi les premiers démocrates, ironiquement. La science, ou le judaïsme, mais surtout le christianisme, ont édifié une civilisation qui fait de ses habitants les êtres les plus avancés physiquement, comme autrefois le peuple élu de Dieu, spirituellement, pour ce que cela signifiait chez eux... Ce faisant, la religion et la science se sont armées efficacement, idéologiquement et techniquement, pour détruire –je dis bien détruire (ce qui inclut le fait de tuer) – toute science païenne, tout le savoir de nos ancêtres et celui plus généralement des autochtones. On les pillait puis on les laissait sur le carreau. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Au bout de 20 minutes sur Youtube à écouter la conférence donnée par Yuval Noah Harari, l'auteur de "Sapiens, une brève histoire de l'humanité", j'ai abdiqué. Il donnait l'impression de parler à un public d'adolescents. Je me suis engagé à l'écouter parce qu'une employée de la bibliothèque que je fréquente avait été en pâmoison avec son livre qui est un best-seller, pourtant elle a la trentaine passée. J'ai sous la main, "Homo deus..." et je vous donne quelques exemples de la manière de raisonner de l'auteur. Dès le troisième paragraphe de la première page il écrit : « À l'aube du troisième millénaire, pourtant, l'humanité se réveille sur un constat stupéfiant. On y réfléchit rarement mais ... » Qui est ce « On » qui réfléchit rarement ? Les Israéliens ? Vous et moi ? ( Durant le peu que j'ai écouté de sa conférence, il a répété plusieurs fois qu'il venait d’Israël.) Mais continuons. « On y réfléchit rarement mais, au cours des toutes dernières décennies nous avons réussi à maîtriser la famine, les épidémies et la guerre. » Que veut-il bien dire par là ?!? Un photo, puis je continue. Je vais faire un effort pour lire quelques pages tout de même, je l'ai promis à la bibliothécaire. Elle date du 17 mai 2018. Les soldats, à tort ou à raison, viennent de tuer plus de 60 personnes et blesser plus de 2000 autres, beaucoup gravement. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Il faut donc retenir ce qui suit : D’abord, s’il est éternel, le cosmos n’a pas toujours existé. C’est à partir de Chaos, Gaïa et Éros, ces trois entités primordiales, que tout va se mettre en place, que le monde va progressivement s’organiser. Bien sûr, pour organiser le monde, il va falloir s’appuyer plus tard sur d’autres dieux, plus culturels que naturels, des dieux anthropomorphiques qui devront posséder beaucoup plus de réflexion et de conscience que les premières forces naturelles avec lesquelles débute l’univers. C’est là la première histoire, le récit des origines de toutes choses, de tous les êtres, des éléments naturels, des hommes et des dieux. J’en suis certain et notre tâche est de convaincre les générations présentes et futures que c’est ainsi que nous, en Occident, nous comprenons la vie et nos origines, que c’est cette culture primitive qui a ouvert la voie à la raison, à la philosophie, au progrès et aux sciences ; c’est cette culture qui nous distingue des autres traditions de façon exceptionnelle. Signé Luc Ferry. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Les éducateurs, et surtout les parents, devraient revenir aux principes fondamentaux de notre civilisation... N’entrons pas dans les détails*, nous n’en n’avons pas les moyens et nous nous perdrions dans la noirceur. En tant que père de famille et comme ancien responsable de l’Éducation (puisque j’étais ministre de l’État français), il m’apparaît décisif de faire comprendre à nos enfants, pour les préparer à la frénésie engendrée par le consumérisme et la vitesse technologique qui synchronisent tout sur son passage, le rôle crucial et positif que jouent dans leur esprit ces mythes grecs. Les éducateurs, et surtout les parents, devraient revenir aux principes fondamentaux de notre civilisation en leur enseignant des valeurs culturelles, morales et spirituelles fortes. Je suis persuadé que les messages transmis par ces mythes sur la formation du monde, sur nos rapports avec les animaux, la naissance et la mort, le bien et le mal, l’écologie, etc., leur apporteront une lumière puissante, d’une pénétration incomparable ; la Grèce étant la plus grande des civilisations, le phare du monde, puisque grâce à elle les humains ont pu s’émanciper de la superstition et des croyances primitives. Je n’ai aucun doute que d’ores et déjà ces récits sont inscrits dans la mémoire de nos enfants pour les accompagner tout au long de leur parcours de vie. Il suffit simplement de les réactiver par le conte et l’enseignement. * Le diable s’y cache. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Cette première entité de la mythologie grecque, Chaos, n’est pas une personne contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’a rien d’humain : pas de corps, pas de visage et aucun traits de caractère ; elle a plutôt l’aspect -puisqu’il faut bien la définir d’une manière ou d’une autre- d’un trou noir, de ténèbres absolues où règne le désordre (c’est l’auteur qui souligne). En gros, c’est un monstre informe qui émerge du néant. Et puis tout à coup, ô miracle, une seconde divinité jaillit de ce chaos, sans qu’on sache pourquoi. Selon Hésiode, le premier poète, qui raconte cette histoire au VII siècle avant J.-C., quelque chose apparaît, voilà tout, quelque chose sort des abysses : c’est Gaïa, une formidable déesse, la matrice originelle de l’univers. Du solide, quoi, car contrairement à son aîné, on peut marcher dessus. Des forêts et des montagnes vont apparaître. Et des animaux. Et le soleil, bien sûr. Et la lune. Gaïa, c’est l’opposé complémentaire de Chaos, ou du chaos, pour le dire plus simplement. Comme il n’y a jamais deux sans trois, voilà Éros, l’amour issu de leur union. La nature faisant bien les choses, ajouterai-je aux mots de l’auteur, elle sélectionne naturellement, divinement. (Parenthèse ironique que je referme, tout en faisant remarquer que les darwiniens pensent ainsi leur théorie de l’évolution…) à suivre... -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Allons bon, tu crois aux dieux ?! -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Je paraphrase, sans forcer le trait, avec un humour sarcastique, les premières pages de La naissance des dieux et du monde, titre du premier chapitre du livre de Luc Ferry, La sagesse des mythes. Apprendre à vivre-2. Voilà à quoi des gens comme moi, qui essayons de faire connaître la littérature védique, littérature prodigieuse qui passe comme n’ayant aucune valeur, entre autres le Mahabharata et la Bhagavad-gita, sommes constamment confrontés, quand ce n’est pas la Genèse, le premier chapitre de la Bible. Au commencement du monde, une bien étrange divinité émergea du néant, (mais sans vague, sans explosion à l’instar de la théorie dite scientifique du Big Bang). Je vous reviens avec la suite. Grimaces et grincements de dent assurés. -
« Aïe ! » Je me suis fait piquer par une abeille. Comme un enfant je n’ai pu réprimer un cri que j’étouffais de ma main. Le moine ricana. Il me trouvait bien sensible alors qu’une piqure, chez lui, passait inaperçue. Un jour - je l’ai vu de mes yeux- les abeilles, s’étant engouffrées sous sa protection au niveau de la tête, l’avaient piqué sur le visage, le cou et la tête sans qu’il ne montre de signes d’irritation excessifs. Il s’était rapidement débarrassé de son chapeau voilé, avait passé les mains dans les cheveux, décroché les insectes qui restaient accrochés aux mailles du filet avec ses doigts nus et avait continué sans en tenir compte. Faut dire qu’il est bâti comme une armoire à glace et que les abeilles, il les connaît depuis longtemps ! « Ne t’en fais pas, me dit-il en chuchotant, le venin est bon pour ta santé. Vient ici ! » Il me conduisit plus loin et releva le filet qui me couvrait le haut ; délicatement, de ses doigts sales et gros, il tenta de retirer le dard. Il abandonna néanmoins parce que celui-ci se trouvait dans les sourcils, entre l’arcade et la paupière et ce n’était guère pratique. « Ce n’est pas grave, dit-il en m’invitant à le suivre, nous avions un père, autrefois, qui soignait certains d’entre nous avec des… écoute-bien mon petit, abeilles ! Il piquait ses patients avec leur dard. Si tu avais vu leurs têtes lorsqu’il leur proposait le traitement ? » Je n’avais pas la tête à l’écouter car la douleur commençait à se faire aigüe. Beaucoup plus tard, j’apprendrai qu’il existait effectivement une méthode thérapeutique utilisée par nos contemporains pour soigner les os. Le moine contemplait maintenant de sa haute silhouette les champs où les ruches y faisaient des tâches blanches. Il avait repris ses imprécations contre la gente spécialisée dans la purification de l’environnement : « Des imbéciles finis ! Sans les abeilles, notre planète meurt dans les années qui suivent. C’est aussi simple que cela et ils discutaillent sur les mérites plus ou moins positifs de ces poisons dits "sanitaires" ! C’est pire même que tous les scénarios de destruction écologique ! 80 % des plantes dépendent de la pollinisation des abeilles pour se reproduire et ils sont en train de les tuer ! » (Ce dialogue date d’il y a 20 ans.) À suivre...
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Platon professa également avec emphase le végétarisme et la réincarnation. De l’autre côté de la Méditerranée, les Grecs débattaient sérieusement de la question de l’âme. Socrate mourut en prison, après avoir absorbé du poison comme châtiment imposé par les juges d’Athènes. Influencé par Pythagore, la figure de proue de la philosophie grecque plus ancienne, Socrate était convaincu que son être spirituel ne serait pas affecté par la condition contraignante que lui imposaient les autorités ; l’âme étant indestructible et sa liberté irrépressible. Son disciple, Platon, promulguera cette idée dont l’empreinte marqua le monde entier. Pour la première fois en Occident, une philosophie sur l’âme, avec l’éternité pour attribut, était acceptée à grande échelle. Platon professa également avec emphase le végétarisme et la réincarnation. Son distingué disciple, Aristote, se détourna par la suite de ses enseignements. Il désapprouva les fameuses Formes ou Idées si chères à son maître (c.-à-d. que tout en ce bas monde possède son archétype originel et spirituel dans l’au-delà). Il rejeta par conséquent la notion de dualité entre corps et âme. Et, par conséquent, la réincarnation. Pour lui, l’âme appartenait intimement au corps « vivant ». Elle ne pouvait en aucun cas être envisagée existant séparément. La façon dont Aristote exploite le langage est prodigieuse : animal et anima sont un même mot ; du coup évolution biologique et évolution de l’âme sont une et même expérience. Pour lui la réincarnation était une fantaisie de l’esprit, un résidu archaïque des croyances chamaniques En plus d’être le père de la linguistique, Aristote fut un grand naturiste et pour ainsi dire le premier darwiniste. Je connaissais un autre moine qui était, sans faire de zèle, une bibliothèque sur deux pieds, m’en parlait des heures durant en promenade. À la différence du premier, il aimait que je lui tienne tête. Il disait que j’étais une des rares personnes de son entourage qui s’intéressait avec passion à ses questions. Pour lui la réincarnation, bien qu’utile sur le plan des constructions folkloriques, dans le sens noble du terme, c’est-à-dire du social et des symbolismes, ou des mythologies, était une fantaisie de l’esprit, un résidu archaïque des croyances chamaniques que formèrent les sociétés primitives, durant le néolithique. Quand je lui opposais un argument de la philosophie hindoue en faveur de la réincarnation, philosophie qu’il connaissait par les livres d’Olivier Lacombe et d’Alain Daniélou, il me les détruisait à l’aide de dix autres. Sur ce point, il était péremptoire mais ne se lassait pas de mes tentatives de bousculer son raisonnement tant il était convaincu. à suivre...
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A vous de juger...Pourquoi on a pas enlevé cela avant..
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de tsmr dans Religion et Culte
Mais ce n'est pas parce que l'autre a raison que l'on est prêt à faire un état des lieux honnête. On préfère la sélection naturelle : éliminer ce qui porte ombrage à notre histoire et marteler, quitte à prendre un plus gros marteau, que Dieu est bon et haït les hommes qui ne se plient pas à sa Volonté de puissance. -
A vous de juger...Pourquoi on a pas enlevé cela avant..
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de tsmr dans Religion et Culte
La bonne blague ! -
Je continue mon histoire de l'âme. Les Égyptiens, quant à eux, puissante civilisation avancée dans le savoir et les sciences, croyaient aussi en l’âme ; certains de nos contemporains prétendent même qu’ils croyaient en la réincarnation. Si tel fut le cas, il n’est pas aisé de trouver dans leurs textes des informations précises sur les aspects de son existence, sur sa nature et l’origine de ces connaissances. Nous ne sommes guère plus avancés que dans la Bible. Il faut souligner que pour les différentes civilisations qui entouraient ce royaume, la religion consistait le plus souvent en un syncrétisme. Les érudits spéculent que les Égyptiens auraient également puisé certaines de leurs idées religieuses dans le corpus spirituel des Zoroastriens, ces Perses qui croyaient à la résurrection des corps. Tout comme d’ailleurs les Juifs et les Sumériens. Dans cette partie du monde, on pensait l’être humain d’une pièce, faisant fi de la distinction pointue entre corps et âme. Le moine me fit signe de le rejoindre. Il porta mon attention sur deux ruches et dit : « Dans celles-ci les abeilles sont toutes mortes (je ne reproduis pas le juron qu’il laissa échapper…) L’hiver a été trop froid.* On va les placer sur le bord du chemin et on passera avec le véhicule pour les ramasser plus tard. » Les deux colonies, dont les cadavres étaient noirs, comme si les abeilles avaient été calcinées, furent déversées sur l’herbe et l’on continua l’inspection sans parler. * Mais l’année suivant, tous les apiculteurs furent mis au courant officiellement que les pesticides répandus dans les champs par les agriculteurs contribuaient à la mortalité. Zoroastre, continuai-je à penser, plus communément connu sous le nom de Zarathoustra, devint plus tard le prophète des Mazdéens. Ces derniers cultivaient une compréhension différente de leurs voisins occidentaux : l’âme pouvait tomber en enfer mais pas pour l’éternité ; à un moment ou l’autre, elle atteint le paradis grâce à la réincarnation. Zoroastre se dédia à réformer cette religion antique et la sortir de l’épure. Il transforma par exemple les dieux des Védas en asuras, des démons ! à l’exception d’un seul, qui devint un suprême Mâle. On pourrait affirmer, sans faire trop de vagues, que le Dieu des juifs, ou celui des chrétiens et des musulmans, était iranien à l’origine. Une précision encore, sur la particularité de l’ancien mazdéisme : sa fondation reposait sur une pâle copie de la culture védique refondue pour la circonstance, comme plus tard les chinois ou les japonais s’y prendront pour le bouddhisme. À suivre...
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A vous de juger...Pourquoi on a pas enlevé cela avant..
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de tsmr dans Religion et Culte
Avec un peu d'intégrité on s'accordera avec moi. Car l'histoire des idées, de la philosophie et des civilisations, je les connais assez pour ne pas me tromper. Ce que je dis est simple et vérifiable. Le gros problème c'est que les hommes et les femmes, parce qu'ils sont chauvins, ne veulent pas admettre que leurs ancêtres se sont comportés comme des sauvages. Alors ils pratiquent l'aveuglement volontaire et faussent l'histoire. Et en plus, ils croient que la science va les sauver alors qu'il est clair qu'elle est en train de nous tuer. C'est simple comme bonjour. -
Elle ne serre pas la main par "conviction religieuse", sa demande de naturalisation rejetée
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Dan229 dans Religion et Culte
Ça vieillit mal ce genre. -
A vous de juger...Pourquoi on a pas enlevé cela avant..
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de tsmr dans Religion et Culte
C'est tout le contraire que je vous dis : le simple bon sens suffisait. Ils étaient où le bon sens et la tolérance durant ces siècles de Lumière et de Science ? -
A vous de juger...Pourquoi on a pas enlevé cela avant..
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de tsmr dans Religion et Culte
Dit-elle. Pourtant cela fait des siècles et des siècles que l'on massacre vaches, chevaux et éléphants en toute bonne conscience. Ou alors cela ne relevait simplement pas de la tolérance et du bon sens ?
