Aller au contenu

Maroudiji

Membre
  • Compteur de contenus

    6 978
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Maroudiji

  1. Maroudiji

    La résistance aux sciences

    Quel progrès dialectique ! Bravo ! Mais ce n'est que sophisme, que l'on peut représenter par l'image de l'arbre qui cache la forêt.
  2. Maroudiji

    La résistance aux sciences

    Voilà un credo qui a la vie dure et qui montre à quel point le domaine scientifique est peuplé de crédules qui ignorent volontairement la guerre qui fait rage parmi les scientifiques pour asseoir les dominations de tel ou tel personnages et de leur théorie. Qu'on ne sache pas cette réalité est plus que douteuse.
  3. Il y a trop de lumière mais je n'ai pu m'empêcher de la prendre avec mon cell. Et celle-ci pour le côté artistique
  4. Ce n'était qu'une manière personnelle de dire que j'aimais ses photos.
  5. ------- Toujours à Pushkar, sur le bord du lac, au moment du coucher de soleil. Nourrir les animaux, les chiens, les oiseaux ou les vaches particulièrement est une activité morale et traditionnelle à laquelle tous les Hindous s'adonnent généreusement.
  6. Quand on voit la qualité de tes clichés, on n'a plus envie de poster les nôtres.
  7. "Nous" c'est qui? Il y a des peuples et des individus qui savaient mieux que d'autres ce qu'est la conscience chez les animaux.
  8. Il est très significatif d'avoir aujourd'hui encore, après que tant d'hommes de science l'ont expliqué, d'avoir à donner la définition de ce qu'est un homme par rapport à un animal ?! On comprend pourquoi finalement même les gens soi-disant intelligents ont tellement de mal à comprendre ce que furent les Aryens.
  9. Pushkar, dans le Rajasthan, Inde. Il y a un mois. C'est l'hiver, après le soleil la température descend . La nuit il fait 8 degrés. C'est pas cool.
  10. Les havélis sont des livres de science ouverts sur le monde au-delà du Brahman indifférentié, ou en dedans. Là, les formes actives existent éternellement. Celle de Krishna les domine toutes. Ce monde dont le Brahman est l'aura est celui dont parlent les murs et les salle de ces havélis. La bhakti, l'amour extatique du Couple divin, Radha et Krishna, est une science. Elle touche à la vie entière des habitants de ces demeures et les guide dans leur façon de se nourrir, de cuisiner, de s'habiller, de méditer ou de travailler. (Ci-dessus murale : quand Krishna et son frère Balarama vont à Mathura libérer leurs parents emprisonnés par le roi Kamsa. Ce faisant, ils ne retournerons jamais plus à Vrindavan, au grand désespoir de le habitants.)
  11. Et bien réglé ça aurait pu donner quoi ?? Je ne sais pas car j'y suis retourné le lendemain avec un petit appareil photo mais j'ai compris que le phénomène atmosphérique ne se reproduisait pas tous les jours.
  12. Et bien dis donc c'est la première fois en plus de 10 ans que je reçois autant de "j'aime"! Quelque chose aurait bougé au niveau des constellations ? Bon, trève de plaisanteries, surtout que je n'ai pas le temps pour le bavardage. Je suis sur la route en Asie; j'écris à partir d'un cell et souvent ma connexion internet est défectueuse, en plus la chaleur rend mes neurones amorphes. Ce qui m'intéresse c'est de publier mes réflexions historiques sur le vaishnavisme. Et comme j'ai curieusement deux internautes qui semblent apprécier ce genre de littérature alors je me sens plein d'entrain à continuer. Merci. Toutes les havélis sont saturés d'images de Krishna et des filles de Vrindavan, particulièrement de la sublime Radha, son amante préférée. Cela en dit long sur l'histoire de ces murs et de leur propriétaire. Une havéli était un temple de Dieu, celui de Krishna, spécifiquement. En tout cas dans cette partie du rajasthan que je visitais il y a un mois, et partout ailleurs pour la majorité d'entre elles. Elle est un havre de lumière qui irradie l'amour et toutes les émotions nécessaires à la réalisation spirituelle.
  13. InDans le Tarn-et-Garonne. Un quart d'heure de Montauban où l'on passe un mois chaque année. À 5' de la maison, le lever du soleil dans la brume. Pris avec un smartphone mal réglé
  14. Le dharma, les devoirs de chacun, suivait naturellement la courbe de cette transformation quand, par le biais de la classe des vaishyas, les marchands, un renouveau spirituel se produisit. Les havélis était le signe épatant de cette renaissance spirituelle. Je vous donne en deux mots ce que j'ai retenu de mes recherches. Ce dynamisme spirituel prend son essor grâce à deux personnages clés qui seront de grands réformateurs en ce domaine, celui de la bhakti. Il s'agit de Vallabha Acharya (1479-1531) et de Krishna-Chaitanya (1486-1534). L'un est né à Bénares, l'autre à Mayapur, un village à côté de Nadia, au Bengale. (Sri Vallabha Acharya en image)
  15. Le rajasthan est le pays des rois d'allégeance védique. Loin s'en faut, cependant. L'histoire a fait son lit et de cette époque il n'en reste que l'ombre. Kshatriyas par leur classe, les rois assuraient l'ordre social pour que le dharma ne soit pas foulé aux pieds. (Voir la Bhagavad-gita où Krishna instruit Arjuna à ce sujet. ) "Savoir suprême, transmis de maître à disciple, voilà comment les saints rois l'ont reçu et réalisé." Bg. 4-1 Mais avec la dominance étrangère et la dégradation des moeurs, dues au temps qui s'écoule irrévocablement, l'information que fournit la Bhagavad-gita au sujet des kshatriyas n'est valable encore qu'en de rares cas, à moins que je ne m'abuse. (Par la suite, avec l'arrivée des anglais, ils finiront par perdre le peu de pouvoir qu'ils détenaient encore.) (L'image est un détail d'une fresque murale.)
  16. Etc, inclut bien évidemment les téléphones intelligents et leur très utile mémoire pour compenser celle qui s'en va à vau l'eau. Le résultat c'est plus de voitures, plus d'avions et plus de téléphones, avec calculatrice, intelligence et mémoire.
  17. Et pourtant le monde change. Et pour le pire. Le ciel, les océans, les rivières, les montagnes et les êtres vivants changent, en se dégradant. Il est étonnant d'avoir à le souligner alors que le phénomène saute aux yeux.
  18. Je réponds : Ils n’en existent pas. Il n’existe aucune information crédible. Tout cela est pure imagination. Malgré qu’un tel peuple n’ait jamais été identifié, Lenoir affirme que ce sont ces croyances qui vont nourrir et élaborer le savoir et la civilisation de l’Inde ancienne. A-t-il par conséquent quelques références à fournir concernant la culture et les traditions de ces Aryens ? Nada ! Absolument rien. Pour la simple raison que toutes ces spéculations sont issues d’une idéologie colonialiste et raciste du siècle où l’Européen croyait stupidement que la race blanche était axiologiquement pure et supérieure aux autres et donc plus puissante et intelligente potentiellement. S’étant concocté à rabais une identité digne d’une origine exaltante -l’Aryen-, différente de celle qui faisait remonter ses origines culturelles au peuple juif du Moyen-Orient, depuis longtemps haït en Europe, il pouvait enfin se persuader, dans son délire, qu’il était le descendant de cette noble race. (D’ailleurs, beaucoup d’Allemands, aujourd’hui encore, pensent que leurs ancêtres étaient des Aryens.)
  19. Je suis en Inde, et plus spécifiquement au Rajasthan.
  20. Ps. Vaishnave, parce que c'est de cette science religieuse qu'il est question, et non de ce pot-pourri que l'on nomme hindouisme.
  21. Il semble que les mongols et tous les envahisseurs musulmans qui suivront, s'accommodèrent de la culture autochtone, malgré le polythéisme qu'ils abhorraient, et y apportèrent leur contribution artistique, si bien qu'il est difficile de discerner entre l'influence musulmane ou vaishnave.
  22. L'architecture est une science. Les havélis sont construits selon les principes du vastu-sastra, ces écritures qui expliquaient les lois du mouvement de l'énergie. Elles doivent être prises en considération durant la construction d'un bâtiment pour le profit de leur habitants. Ces écritures, naturellement, sont hindoues, elles ont pour source les Védas.
  23. Ce qui attire l'attention, dans le pays des rois, c'est l'architecture des havélis. De leurs signications aussi, religieuse, spirituelle et pratique. A travers eux nous découvrons l'Inde profonde et intime, celle du grand pays de Bharata (Mahabharata). Par l'importance qu'accordaient musulmans et vaishnaves à cette architecture, (et à leur relation aux femmes, puisque les deux allaient ensemble en l'occurrence), on constate qu'ils en partageaient les mêmes goûts. Et c'est pourquoi également la musique et le chant dévotionnels tenaient une place prépondérante dans leur culture ; cela est vérifiable du Pakistan jusqu'au Bengladesh pourtant si éloignés l'un de l'autre. (Ces deux états faisant partie de l'Inde avant la partition de 1947.)
  24. Bien qu'il ne fût alors qu'un village, une intime relation l'unit au Rajasthan. Nous ne pouvons négliger le rôle qu'il joua dans la diffusion de cette culture, sinon à manquer le sens de ce développement historique. Nous y reviendront. Quant à Mathura, c'est une très ancienne ville, de l'époque où Krishna y vivait. Où il y est né. En un temps les bouddhistes en firent sa réputation par leur présence jusqu'à ce qu'ils perdent toute influence et quittent définitivement la scène. Elle reprit par conséquent sa vocation traditionnelle vaishnave. Mathura est située dans l'Uttar Pradesh, l'état qui abrite la capitale, Delhi, anciennement Hastinapur et dirigée par les Pandava, cousins et amis de Krishna, comme le rapporte Vyasa dans le Mahabharata. Grâce à eux la Bhagavad-gita nous est connu, dans le monde entier. Mathura et Vrindavan sont connues de tous les habitants du Rajasthan qui trouvent un grand plaisir à l'écoute de leur nom et de ce qu'ils évoquent. Ci-dessous un détail d'une peinture murale décorant un haveli et figurant les jeux d'enfance entre Krishna et les jeunes filles de Vrindavan.
  25. Au Rajasthan -pays des rois, littéralement-, l'architecture attire l'attention. Et la religion participe intimement de cet art issu de la bhakti, le vaishnavisme, ceux qui ont pour Dieu, l'Être suprême, Vishnou, ou Krishna, particulièrement au rajasthan. Cette architecture et la culture qui la coiffe se retrouvent dans tout le nord de l'Inde, du Pakistan au Bengladesh. Et Vrindavan, au centre, pas loin de Mathura, n'est pas en reste.
×