-
Compteur de contenus
6 978 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Maroudiji
-
"Perdre la foi, écrit-il, cela ne change rien à la connaissance. Les sciences restent les mêmes, avec les mêmes limites." Ce qui est tout simplement faux. En tant que croyant, j'ai une vision du monde radicalement différente des athées. Tous les jours cela me frappe aux yeux. Il suffit de lire pour s'en persuader mes rapports avec les athées sur les forums de ce site.
-
Voyez comme il est simple pour un philosophe d'inventer une spiritualité nouvelle. (grand sourire) Son livre, je ne l'ai pas encore mentionné, est flanqué de ce sous-titre opportuniste: Introduction à une spiritualité sans Dieu. En partant, on comprend que sa notion de spiritualité est tronquée de la part divine. C'est une tradition chez les athées que de rejeter Dieu avec ses enseignements et de concocter une autre recette. Expulsé manu militari par la fenêtre, Dieu entre à peine déguisé par la porte principale, comme si de rien était. Un jour, il a rencontré quelqu'un qui a un peu plus de perspicacité que lui en ce domaine et qui lui dit: "Finalement, vous êtes un athée chrétien!" Il ne comprend pas tout de suite et se dépatouille en s'identifiant comme "athée fidèle...". Par la suite, il découvrira que cette manière de se créer une identité sur le dos de la religion est répandue. Il écrit: "Eh bien, exactement au même sens où ils se disent 'juifs athées', tu peux te dire 'chrétien athée' ou 'athée chrétien' !" (p.42) De se prendre pour un athée fidèle n'est donc pas une excentricité. Quelle heureuse trouvaille! Je qualifiais la pensée d'Aruna de New-Âge, et bien voilà encore un autre aspect de cette tendance.
-
Quand je cite Hegel sur lui-même. (Et plus encore*) Je vous recopie dans le paragraphe suivant un aperçu de ces spéculations qui ont grandement influencé la culture actuelle, pour ce qu'il en reste. Elles étaient présentées à l'époque comme des idées progressistes alors qu'elles sont vieilles comme le monde. Les moins ignorants savent que la Bhagavad-gita traite de ce sujet en primeur. Krishna, le Bienheureux, y enjoint à Arjuna d'agir au lieu de se tourner vers la contemplation. Ce dernier faisait appel à une morale voulant que l'inaction ne cause pas de karma, conception mal comprise que véhiculait l'ordre des renonçants, du moins ceux qui mésinterprétaient les Upanishads ou qui étaient des hors castes, tels les Jains par exemple, pour ne citer qu'eux. 《Or, écrit Alexandre Kojève**, en 1947, dans Introduction à la lecture de Hegel, "l'être vrai de l'homme est son Action". Dire ce qu'est le Sage, c'est donc dire ce qu'il fait. Et puisque le sage ne fait rien d'autre que sa Science, parler du Sage, -c'est parler de la naissance de la Science, de l'Action du Sage qui produit la Science.》 Puisque cette citation est hors contexte, je dois souligner que le Sage, c'est Hegel. *En suivant ce lien où j'écris à propos de Hegel, vous tomberez également sur une des discussions tordues que j'ai eues avec le dénommé Blaquière. Vous comprendrez pourquoi je n'ai aucune inclinaison à discuter avec lui. On a toujours l'impression lorsque qu'il s'adresse à moi qu'il a mangé de la vache enragée, comme beaucoup ici d'ailleurs : Plus sur Hegel dans L'Inde et le Mahabharata (se rendre à la page 16) ** (p.407)
-
Je t'ai dit plus haut: chacun son truc. Le New-Age, ce n'est pas le mien. En section philosophie, comme en science, on cite ses sources.
-
Tu me dis tout ça tout en ayant du mépris pour le savoir ancien et les maîtres qui l'ont transmis. Allez comprendre ! Un jnanin suit une tradition et vénère un maître.
-
Jnanin et pandit, c'est la même chose, à moins de couper les cheveux en quatre. Mais, bon, chacun se couche comme il fait son lit.
-
Et pour prouver que je ne fais pas que tourner des moulins à prières, voici une autre citation.* Une femme demanda à Einstein : "Comment faites-vous, cher maître, pour avoir autant d'idées? -Mais, madame, lui répondit-il, d'idée, je n'en ai jamais eu qu'une!" * Lesquelles semblent tomber comme dans un énorme gouffre sidéral, tant la dialectique est devenue, singulièrement, étrangère à la philosophie,
-
Pour montrer que tu sais de quoi tu parles.
-
Ce que je constate, moi qui ne suis pas philosophe, de profession en tout cas, mais qui a un attachement pour l'ancien statut qui la caractérisait, c'est à dire qu'elle était une cosmogonie, une théorie globale, accessible à tous ceux qui voulaient s'en donner moindrement la peine, et que l'on retrouve un peu chez les modernes, façon Montaigne, A. Koestler ou I. Berlin, pour aller vite, très vite, car même chez eux la philosophie est déjà bornée et matérialiste, je les cite parce qu'ils sont connus et faciles à lire, que je les ai lu avec intérêt, ce n'est pas le cas de Kant, Hegel, Kierkegaard, Sartre ou Chomski & Cie, qui sont non seulement difficiles à étudier et ennuyeux à mourir mais cultivaient férocement des idées rétrogrades et dogmatiques; bref, ce que je constate c'est le maigre intérêt pour l'histoire des idées ou de la philosophie universelle.
-
D'accord, mais où dit-il tout ces paroles que tu lui mets dans la bouche ?
-
Sur quels philosophe ou philosophie te refères-tu?
-
Je doute que Bouddha ait dit cela.
-
Louis Pasteur : "La grandeur des actions humaines se mesure à l'inspiration qui les fait naître. Heureux celui qui porte en soi un dieu, un idéal de beauté et lui obéit ; idéal de l'art, idéal de la science, idéal de la patrie, idéal des vertus de l'Évangile. Ce sont là les sources vives des grandes pensées et des grandes actions. Toutes s'éclairent des reflets de l'infini."
-
Le commerce est "le" premier "fait" civilisateur. D'accord?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Erreur -
En ce qui me concerne, j'aurais préféré des exemples concrets de cette application, des hommes ou des sociétés qui vivent cette philosophie.
-
C'est le genre de gars qui vient vous donner des leçons, jusqu'au jour où vous apprenez qu'il ne sait même pas qui était Maïmonide !?!
-
La croyance est innée à tous les êtres, sans exception. Je crois en Dieu, et l'athée à l'homme amélioré ou en des ancêtres de race simiesque. Tout le monde croit. L'attachement a une idée est une chose normale. Il est impossible de ne pas avoir d'idées. Il faut cependant adhérer préférablement à de bonnes idées si on veut réussir sa vie et être heureux. Car les mauvaises sont foison et empoisonnent le monde. Quand je prends les idées de mon père ou celle des autres, que j'estime sensées, je ne spécule pas. Je peux m'être trompé mais je n'ai pas spécumé. Je n'ai aucune ambition à me prendre pour un génie. L'histoire nous a légué des quantités phénoménales d'idées inexploitées ou assez riches pour que je n'éprouve nul besoin de spéculer et d'en inventer d'autres. Chacun son truc. Ps. Lorsque je dis que la rationalité prévaut ici, je retourne l'arme contre les positivistes. Personnellement, je suis un spiritualiste, s'il est encore besoin de le mentionner.
-
Je te repondrai alors qu'il y a autant d'idées qu'il y a de têtes. Je n'ai aucun attrait pour ces spéculations, à moins que la personne a déjà élaboré une philosophie qui a retenu mon attention. Mais si tu m'as lu moindrement, tu sais que je n'ai guère d'estime pour les philosophes. Logiquement, si le simple tu ne peux rien en savoir, tu ne peux affirmer qu'il est la source du multiple. Sur ce fil, c'est la rationalité qui prévaut. J'aborde l'histoire des idées. Personnellement je n'en ai pas, je vis sur celles des autres et je me débrouille comme je peux. Pour ce qui est de l'imbécilité, je parodie Comte-Sponville en me moquant de son raisonnement, et, plus généralement, de celui des athées. Non, je ne prends pas le croyant pour un imbécile. À mon avis, l'imbécile est celui qui déclame à tous vents que la matière produit la conscience et que ce monde est le fruit du hasard, ou qu'il tourne tout seul, magiquement. Désolé pour le franc-parler.
-
D'accord, mais d'où vient cette idée? Est-ce une loi, une théorie? Quelle est cette philosophie ? Le multiple, étrangement, serait une partie de toi-même ? Et le simple, ce serait quoi ? La formulation va à l'encontre de ce que j'écris ici. Je n'ai pris que trois situations. La sienne, d'agnostique, celle de l'athée et le croyant, ce que je suis. Je n'avais aucun autre hypothétique "positionnement" en tête.
-
Si tu veux bien t'exprimer dans un langage commun à tous les deux, je pourrais comprendre de quoi tu parles. Parce qu'ici je suis largué. Je ne fais que parodier l'auteur de ce livre.
-
Dans l'état actuel de cette proposition, rien ne peut être compris. Il faudrait que tu ajoutes des éléments moins abstraits. Après tout, nous sommes en philosophie. Laïcité et agnostisme comme réponse Notre culture présente (consécutive d'un passé, d'une histoire toujours vivante dans les esprits) a fait son lit sur la pensée religieuse monothéiste. Avec l'évolution de cette pensée, la culture est devenue officiellement athée. (Oui, je sais, il n'y a rien de tel dans les lois de constitution démocratique.) On préfère dire laïque. Ou, à l'instar de Comte-Sponville, se définir comme agnostique. Car avouer qu'on ne sait pas est une position moins imbécile que celle du croyant ou de l'athée... Laïcité et agnosticisme permettent de passer en douce les idées athées sous la bannière de la neutralité et de la Science, et d'inventer une histoire de l'Homme, artificielle, insérée dans un nouveau paradigme techno-scientifique.
-
Je ne vois dans cette donnée statique ni sujet ni objet. Si on fait allusion à quelque chose de concret, comme je me suis evertué à le démontrer dans l'introduction de ce fil, par exemple l'humain, celui-ci ne peut, et jamais il n'a pu, exister seul. Le fait est impossible. Il en va de même pour une araignée, un cerisier ou n'importe quel insignificant mollusque.
-
Un pilier de la pensée occidentale.* Hegel, 1816: "Il se prépare une nouvelle sortie de l'Esprit; c'est la philosophie qui doit en premier lieu saluer son apparition et la reconnaître, tandis que d'autres, dans une résistance impuissante, restent collés au passé..." * Pilier en ruine
-
Voilà en deux mots les cogitations d'André Comte-Sponville qui dit: Moi, j'en sais rien, donc j'ai raison. Parce que je vis dans le présent, les deux pieds sur terre. Fort de sa réalisation, il écrit textuellement: "Si vous rencontré quelqu'un qui vous dit: 'Je sais que Dieu existe.' C'est un imbécile." Toujours sous sa plume, il fait savoir à ses lecteurs qu'il en va de même de son point de vue pour celui qui refuse l'existence de Dieu: "ce n'est pas d'abord un athée c'est un imbécile." Noir sur blanc. (P. 80)
-
Franchement, pourquoi demander à quelqu'un, qui toute sa vie a ruminé la frustration et a fini malade grave de la tête dans un hôpital psychiatrique, la clef du bonheur? C'est en oubliant le passé, paraît-il!?! L'autre, plus haut, criait à s'étouffer que le passé n'existe pas et Nietzsche préconise son oubli. Mon Dieu, que ça vole haut ! À mon avis, ils boivent le café trop fort chez France Culture. Oubliez le passé serait, à en croire Nietzsche, la coqueluche de cette radio, la condition sine qua non du bonheur. Dingo ! C'est vrai, cependant, que beaucoup de gens ont eu un passé qu'il leur est préférable d'oublier. C'est une situation malheureuse. Par exemple, devoir tirer un trait sur son enfance est une calamité. Quel désespoir que d'arriver à la vieillesse et de ne pas pouvoir porter ses souvenirs sur les début de sa vie ou ceux de ses enfants! Est-ce à eux ou à tous que Nietzsche adresse son conseil on ne peut plus bizarre? Ce n'est pas rien tout de même, un des plus grands philosophes de l'Occident considère que le passé est une réalité... Négative, mais bien réelle. Vous voyez, Nietzsche lui-même confirme ce que je dis. (grand sourire)
