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Savonarol

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Tout ce qui a été posté par Savonarol

  1. Eh bien le traitement d'une telle histoire dans le sens de l'idéologie dominante ça s'appelle de la propagande. https://fr.wikipedia.org/wiki/Propagande (Je crois que le soucis c'est juste que tu ignores le sens de ce mot) Elle ne censure pas et promeut, c'est ce que je viens de t'expliquer.
  2. Il y a une normalisation des rapports homosexuels qui ressemblent à ce que la société devient. Ce film n'aurait pas pu exister, par exemple, il y a 20 ou 30 ans. C'est pas parce que toi tu ne le vois pas (ou ne veux pas le voir) que ça n'existe pas. Bah tu me paraphrases. L'Iran censure ce qui ne va pas dans le sens de son idéologie, la France ne censure pas parce que ça va dans le sens de son idéologie. Que l'homosexualité existe ne suffit pas à ce que le cinéma soit libre d'en faire des films dans les pays où cela est interdit. Et je te le redis, tu ne verras jamais un film "anti-gay" dans la France de 2016. En revanche tu pourras en voir en Iran, voire en Russie. Pourquoi ? Parce que ces pays refuseront de financer des films qui feraient la promotion d'un paradigme contraire à celui du pouvoir. De la même manière qu'en France on refusera un film antisémite ou homophobe : parce que c'est contraire à notre paradigme et que le cinéma est bien évidement (également) un outil de propagande. Une simple connaissance de l'Histoire du cinéma ainsi qu'un sens critique objectif suffit à le savoir. Mais on sait que ton rôle ici c'est "ne pas être d'accord avec Savonarol". Question d'ego.
  3. Si le film avait mis en scène des homosexuels violeurs d'enfants, détraqués, et que la morale du film eut été "l'homosexuel est un malade mental violeur en puissance" , la seule présence d'homosexuels dans le film n'aurait pas suffit à en faire un film de propagande pro-homo, tu saisis la nuance ? La question c'est : a t-on envie de se positionner du coté des homophobes après avoir vu ce film ? Dresse t-il un portrait horrible et effrayant des homosexuels ? Ou au contraire, ressort-on de ce film emprunt d'une tolérance toute fraîche à l'égard de ces gens ? L'Iran censurerait un film faisant l'apologie des relations homosexuels parce que c'est contraire à ses moeurs et principes, l'occident en fait la promotion parce que ce sont ses moeurs et principes. Si le cinéma ressemble à ce que le pouvoir veut promouvoir, dans un pays, c'est parce qu'il est un outil de propagande, il l'a toujours été. Alors évidemment, il existe des films à contre-courant, l'action de propagande n'est jamais un absolu, mais même sous le 3eme Reich, on diffusait des comédies et des films d'aventures, en plus des films de propagande. Les nations ont très vite compris le rôle que pouvait jouer ce média dans la sensibilisation, et la galvanisation des peuples autour d'une manière de voir le monde.
  4. Il y a la volonté du réalisateur de faire un film et l'acte de promotion de toute l'ingénierie du cinéma. Evidemment que dans ce film il y a une valorisation de ce type de relation, le simple fait que ce film existe (il ne pourrait pas exister en Iran, au Maroc, en Algérie) en est la preuve. Quand même, je trouve que considérer qu'aujourd'hui, un média culturelle qui touche autant de personne pourrait être dénué de propagande relève quand même de la naïveté la plus profonde. (et d'un manque d'observation atterrant) , mais après tout, le propre de notre monde contemporain n'est pas le déni pour rien. T'as bien cerné le type ^^
  5. De tout temps le cinéma a été un outil politique, c'est un média et comme tout média il est vecteur de propagande. Hitler se sert du cinéma comme outil de propagande, Staline aussi, Mao aussi, les USA aussi (et surtout, depuis la fin de la 2nd guerre mondiale), mais tout à coup, pouf, cet usage s'arrêterait aux portes de la France ? Ca ne veut pas dire "exclusivement vecteur de propagande", comme voudrait t''opposer l'autiste avec qui tu échanges, ça veut dire qu'on subventionnera plus facilement les oeuvres dont on considère qu'elle vont dans le sens de l'idéologie dominante et on fera plus facilement la promotion de ces mêmes oeuvres alors qu'on lâchera à contrario celles dont on considère qu'elles desservent cette même idéologique dominante. Voilà pourquoi le film "un français" (histoire d'un skin de souche raciste et repenti sur la fin) est possible tandis que le film "un arabe" (histoire d'un arabe délinquant qui fini par se repentir et devient militant nationaliste ) n'existera jamais. Idem, si on verra en France des déclinaisons de la vie d'Adèle, tu ne verras pas de films homocritiques, par exemple, où racontant l'histoire d'un coupe de gay qui va acheter un gosse dans une usine à ponte indienne, ou un film critique vis à vis de l'immigration, du multiculturalisme, de la laicité, bref : des fondations de l'idéologie dominante. Quant aux Césars, c'est hors-sujet, les césars n'ont aucun pouvoir, ce ne sont que des récompenses décernées dans l'entre-soi mondain de la haute-bourgeoisie cinéphile.
  6. C'est un film qui fait la promotion de l'idéologie en place, comme beaucoup d'autres. Mais ça veut ni dire qu'il est bon, ni qu'il aura (a eu) du succès. La propagande n'est pas toujours efficace, mais elle reste de la propagande.
  7. lol très bon exemple de ce que j'explique : personne ne l'a vu. T'as du mal avec les nuances, toi.
  8. T'es terre à terre, le cinéma fait la promotion de l'idéologie en place, pas d'un pantin élu pour 5 ans. La différence est faite par l'outil médiatique qui choisi de promouvoir ou non, et par l'outil politique qui subventionne ou pas. Parce que ce type n'est qu'un troll. Une fois qu'on a compris qu'il cherche plus à attirer l'attention qu'à réellement débatte, on ne s'en fait plus.
  9. Non mais le cinéma est un outil politique, ça me fait marrer que Guillaume Gallienne le découvre alors qu'il en est l'outil objectif.
  10. REVUE DE TWEETS - Sur RTL, le sociétaire de la Comédie-Française a reproché à «la famille du cinéma français» de «prôner la diversité culturelle» au détriment de l'art, alors qu'il n'a pas encore visionné le film. Une déclaration qui n'a pas manqué de faire réagir sur la Toile. Le 26 février, Fatima de Philippe Faucon a créé la surprise en remportant le César du meilleur film, devant les favoris La loi du marché, La Tête haute et Trois souvenirs de ma jeunesse. Samedi sur RTL, Guillaume Gallienne a complimenté la performance de Florence Foresti et le palmarès de l'Académie, mais a émis quelques réserves: «J'ai été heureux pour plein de prix, mais je m'interroge quand même sur le choix de la famille du cinéma français à vouloir tout le temps prôner la diversité culturelle. Parfois, je ne sais pas à quel point le moteur de tout cela est artistique ou politique», a lancé le comédien, César du meilleur acteur en 2014 pour son film Les Garçons et Guillame, à table!. http://www.lefigaro.fr/cinema/2016/03/07/03002-20160307ARTFIG00208-cesar-guillaume-gallienne-s-interroge-sur-la-victoire-de-fatima.php
  11. Savonarol

    Cruauté envers les sans emploi

    J'ai liké le premier post parce que j'ai vu ce gros 8 en haut à droite et j'ai été saisi d'une envie de le transformer en 9, comme quand on est face à une gros bouton qu'on a envie de percer
  12. T'avoueras que c'est tout de même assez lié ! Les femmes, pendant des siècles, ont été forcées d'affiner leur outil psychologique pour s'assurer un minimum de contrôle et de sécurité sur la gent masculine qui les dépassait en force physique. Le "coup de poing" d'une femme, c'est son efficacité en terme de manipulation, de non-dit, de sous-entendu. Les sexes sont différents (aussi) pour cette raison. Forcément, "la" femme n'existe pas plus que "l'"homme de ce point de vue
  13. En l'occurrence, et en cette journée de la femme , je noterais qu'il s'agit, pour ce cas de figure, de manipulatrices presque exclusivement ^^ Les femmes savent très bien de quelle sorte de pouvoir elles disposent sur les hommes avec ce genre de sujet, et de quelle manière détruire l'air de rien la vie d'un homme via la simple manipulation, sans le moindre contact physique. Quand en plus, dans l'imaginaire populaire (et malgré le boulot des féministes) la femme est toujours perçue comme "plus vulnérable" que l'homme, elle aurait tort de s'en priver.
  14. Il faudrait le rappeler aux gens du CRIF.
  15. Le CRIF, ce média(?) impartial et ô combien réputé pour son sens de la mesure. D'après le CRIF, il y aurait des camps de concentration souterrain dans les caves du 93.
  16. C'est légitime. Je me rappelle d'une fille de ma connaissance qui, s'étant fait surprendre par papa/maman en train de baiser avec son petit copain (alors que papa maman la croyait vierge et pure) avait prétendu que celui-ci l'avait violée afin d'échapper à la honte. Résultat, le type a fait un an de prison avant que la fille avoue son mensonge et qu'il soit libéré. Ca peut se montrer très sadique, une fille.
  17. Je crois que j'ai trouvé la synthèse dont par la mère Boutin. http://youtu.be/jiz1XCDrQIU
  18. Toutes les femmes sont identiques? J'ai envie de dire, pas d'amalgames !
  19. J'ai pourtant beaucoup développé, mais que faire face à la mauvaise foi ? =) Quelqu'un à prétendu le contraire ? C'est de ça qu'on cause ici ? "Le viol : pour ou contre" ?
  20. Savonarol

    Qui sont les anarchistes?

    Tu m'étonnes ! Tu vas pas trouver beaucoup d'anar proudhonien ici ! Impossible à assume ^^
  21. Le problème flagrant de ce topic, c'est qu'on s'aperçoit en réalité (et ça n'est pas une première) que les gens ont assez peu de vocabulaires et confondent les mots. Culpabilité, responsabilité, etc, il faut développer des définitions que l'on pourrait penser acquises. Ajoutez à ça un débat où la raison a très peu sa place....
  22. Tout n'est pas qu'affaire de loi, ne sois pas si prosaïque. Si tu pars en vacances en laissant tout ouvert chez toi et qu'on te cambriole, tu as une responsabilité dans ce qui t'arrive, pourtant la loi ne t'oblige pas à verrouiller ton domicile quand tu pars en vacances, on en appelle au bon sens du citoyen, et heureusement que tout n'a pas besoin d'être gravé dans le marbre législatif pour que les gens sachent quoi faire et à quoi s'en tenir. Idem, aucune loi ne t'interdit d'aller hurler "Mahomet est un porc" dans une mosquée salafiste avec des autocollant "je suis charlie" partout sur le corps, et si les fidèles de la mosquée décide de te lyncher, c'est eux les coupables, mais il n'empêche que tu aurais été quand même sacrément conne de te rendre de cette manière dans pareille endroit, c'est ta responsabilité, même si la loi, tacitement, ne t'interdit pas de le faire. C'est du cas par cas, tu ne peux pas comparer un viol et un autre, sinon on aurait pas besoin de système judiciaire et tout violeur écoperait de la même peine indépendamment de la nature de son acte et du contexte où il s'est rendu coupable de son acte. C'est pourquoi à acte égal, tu peux prendre 3 ou 10 ans. Par exemple, un type qui bourré qui s'engueule avec sa petite amie et la viole ne prendra pas aussi lourd qu'une bande de type qui viole une fille qu'ils ont suivi dans une ruelle. Tout dépend du contexte. Eh bien on peut le dire, oui, si on a envie de se mentir à soi-même par soucis de politiquement correct.
  23. La notion de responsabilité n'exclue pas le statut de victime. Si tu te gares sur une place de parking réservée aux handicapés et qu'un type qui trouve ça honteux te raye ta bagnole, tu es victime et à la fois responsable de ce qui t'arrive. Quand ta maison brûle, ton assurance cherche à établir ta responsabilité ( et non ta culpabilité) dans l'histoire afin de savoir de quelle manière faire fonctionner l'assurance. Si ta maison était aux normes, que c'est dû à un soucis électrique qui ne relève pas de ta responsabilité, tu es victime et c'est tout. Mais si tu as bricolé l'installation électrique avec tes pieds, qu'elle n'était pas au norme, que tu n'avais pas installé de détecteur de fumée, ou que ta cheminée n'avait jamais été ramonée, tu es victime ET responsable. La notion de responsabilité ne relève pas d'une observation homogène et on ne peut pas dire "toutes responsables" ou "jamais responsables", y a pas une situation qui ressemble à une autre. (je dis ça avant que PDP vienne m'expliquer que la majorité des viols se passe dans le cercle familiale)
  24. Il a parlé de responsabilité, pas de culpabilité. Si les deux mots ont une définition différente, c'est pas pour qu'on les confonde.
  25. Le terme "culture du viol" est en réalité une formule destinée à rendre impossible toute critique voire autocritique visant la gent féminine et tout ou parti de ses comportements, en niant qu'elle puisse jamais avoir à céder du terrain sur ses libertés individuelles au nom de la vie en communauté. C'est en réalité un des aspect traditionnel que l'on retrouve dans toutes les formes de communautarisme existants. On nous explique que la haine ou la violence contre les femmes naît tout à coup, comme ça, telle une génération spontanée , et ne souffre aucune explication ( car "expliquer c'est accepter", comme dirait notre premier ministre). On procède de la même manière pour toute autre forme de communautarisme, où le critique de cette dernière qui tenterait de nuancer la psychiatrisation systématique par une explication un peu moins consensuelle se heurte à une volée de bois vert, parce que dans l'esprit communautaire "la communauté ne peut se tromper". n
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