Aller au contenu

Elfière

Membre
  • Compteur de contenus

    555
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Elfière

  1. "Si on avait besoin de savoir pour parler je pense que le monde retentirait du bénéfice apaisant du silence"
  2. Elfière

    Malle à portraits

    Papa adorait Boby Lapointe!!! Et nous chantions ça ensemble : Du coup, j'ai réécouté "La maman des poissons"! Merci! @Good Venins
  3. Elfière

    Malle à portraits

    LA NOMADE Ses pas avaient trouvé, Dans ce bal apparence, Un parquet où feutrer Le flux de ses errances. Elle se savait nomade. Esprit en bandoulière, Elle filait l'escapade, Sereine, en solitaire. Quand la soif la prenait Ou de l’eau ou des gens, Tranquille, elle s'approchait Et buvait aux torrents, S’arrêtait. Y goûtait Le lit d’un autre temps, Et s'y laissant bercer, Se fondait à l'instant, Écoutait d’autres voix, Y frôlait d’autres mains, Dont certaines parfois, S'attardaient aux matins. Elle quittait à l'envi Ces rives avalones, Offrant en seule merci De n'y blesser personne. Et l’esprit rassuré, Au flot des habitudes Retrouvait, apaisé, Ses ilots de quiétude…
  4. Elfière

    Malle à portraits

    L'Assoiffée mélomane Une poignée de monnaie Pour entendre sa voix Dans mon désert épais Face B, face A Juke-box en oasis A mes lèvres séchées Au brasier des silices Rêvant de soda glacé. Pièce glissée En offrande Gourmande Dans l'attente Menthe D'un sursis De pluie.
  5. Je n'ai rien à te proposer mais... je persévére.
  6. Ça me fait penser à une autre de mes pensées loufoques : "Le Braille... Serait-ce une écriture ainsi nommée par les aveugles pour se faire entendre des sourds?"
  7. Ce sont effectivement des "barrières filtrantes" plus ou moins corruptibles... Ça me fait penser que ma "citation" semble exclure les sourds du coup! Honte à moi! Pour eux, j'élargis aux "yeux" . Mais au bilan, le responsable, c'est le cerveau!
  8. "Seul le temps est une fatalité. Nous autres, ne sommes que des anecdotes plus ou moins originales sur son fil."
  9. "Les oreilles ne sont que les douaniers du cerveau"
  10. Ah mais pas du tout! Je veux plutôt dire que ceux qui ne rêvent pas, eux, vivent une vie terne et ennuyeuse. Sans fantaisie. Et que, donc, le rêveur vit pleinement. Pour aller plus loin, sans le rêve, (pour moi) la vie est inutile, plate, vaine.
  11. J'ai piqué la phrase à Bashung et retirée de son contexte parce que je la trouve belle, toute seule... Il y a des pensées qui me piquent les neurones, des fois et qui, des fois aussi, n'auront plus cours le lendemain... Je les mets là, en vrac! Je précise que je n'ai rien piqué à personne et que toute ressemblance avec des trucs existants ou ayant existé ne seraient que pure coincidence... Ou alors, c'est l'autre qui me l'a piqué. Le génie a de commun avec le fou qu'il refuse de s'autoriser l'ordinaire. ... Pourquoi mentir alors qu'il suffit de dire la vérité pour n'être pas cru? ... Le plus long chemin est le retour à soi. Les "Autres" n'offrent que des tentatives plus ou moins bénéfiques de raccourcis illusoires. ... je voudrais être je-m'en-foutiste... Ca doit être délicieusement reposant. ... Rêver, c'est s'empêcher de mourir vivant. ... L'illusion ne prend ce nom que quand on la perd. (ma signature ) ... "L'Amour n'existe pas. C'est juste un concept inventé par un Dieu miséricordieux pour justifier l'existence des poètes". ... Nous sommes tous prisonniers de nous-mêmes. Le mieux que puisse faire l'Autre, c'est de passer ses mains à travers les barreaux. ... Le cynisme, c'est moche, je crois! C'est du formol où l'on conserve comme on peut des restes d'humour ... Je voudrais être Dieu pour laisser les autres croire en moi . ... Le temps c'est ce qui empêche les évènements de tous se produire en même temps (Ca, je l'ai piqué dans un bouquin de FEIST... Oui, un bouquin de Fantasy, c'est fort, non? ) ... Il faut savoir revendiquer le droit de se taire, ça vaut toujours mieux que d'en subir l'exigence. Allez, à suivre...
  12. Elfière

    Malle à portraits

    J'apprécie beaucoup ta délicatesse. Ça aussi, c'est pour moi un trait qui te caractérise. Ce discret recul dans l'expression et dans ton regard sur le monde. Il m'arrive même de penser que l'écriture a une vie propre et qu'elle profite de la moindre occasion pour, subrepticement, glisser ça et là ses idées et ses mots. Ne t'est il jamais arrivé d'être surpris par ce que tu viens d'écrire? L'impression que ce n'est pas toi qui tenais les rênes... même si sur le fond, c'est exactement ce que tu voulais dire mais... en mieux! Je ne cherche pas le sexe de mon écriture. D'autres l'ont cherché pour moi et en vrai, je m'en tape vraiment. J'écris surtout à l'instinct, à l'intuition, au feeling. Je ne calcule pas et je me "laisse faire". Je ne me force pas. J'aime bien raconter aussi. Et Les gros mots, ça ne me dérange absolument pas même si j'en emploie rarement. Pas la peine. Il arrive que l'emploi chez les gens me fassent éclater de rire. Papa ne se gênait pas! Donc, la grossièreté ponctuelle chez les autres,, je peux l'absorber sans problème. J'ai beaucoup plus de mal avec la vulgarité, la trivialité. Ça se fait très naturellement et c'est très agréable. Merci à toi pour ce partage.
  13. Elfière

    Malle à portraits

    Quand tu as annoncé "anonyme" j'ai pensé que ça concernait l'auteur. Mais en lisant, il n'y a pas photo. C'est toi! C'est assez rare d'avoir une "patte" reconnaissable à ce point. Donc, j'ai relu et vu qu'il était anonyme "dans sa destination". Ok! Poète ouvrier, j'aime bien. Carrément oui! Bah non! Tu n'aurais pas un peu peur d'être juste simplement convaincant (pudique?)? Que tu offres toi-même aux éventuels boudeurs la manière de se moquer d'un romantisme tout simplement exprimé et offert. En tout cas, moi, je ne marche pas!
  14. Elfière

    Malle à portraits

    LA TRANSPARENTE Et si j'étais là? Que perdu Eperdu Dans tes nues Tu ne me voyais pas? Et si j'étais là? Mains tendues, Emue, Résolue, Mais que tu passes comme ça... Et si j'étais là? Au détour d'un lointain Où j'accrochais Au destin L'ancre de mes aléas Et si j'étais là? Aux aguets Echo guilleret D'un passé Dans un chemin bas Et si j'étais là? Que je te voie passer Tragique, échevelé Sur des traces de moi, Façonnées par toi Et si j'étais là Que depuis le départ Au creux de mon regard Tu ne cherchais que toi, N'écoutais que toi... Et si j'étais là Pourtant Juste là Pour toi. Attends! Et si j'étais là? Que tu ne me voies pas...
  15. Elfière

    Malle à portraits

    J'ai un peu honte de la mauvaise qualité des photos... Je les avais remisées dans un coin perdu. Mais la balade mémoire de Mireille passait bien par là.
  16. Elfière

    Malle à portraits

    ONDINE OU LE REVE DE PETIT BERGER 1 Petit berger marchait, marchait Vers quel sommet, quelle colline Ne savait pas et s'en moquait Il lui fallait trouver Ondine Car celle-là le baignerait Dans son eau pure et cristalline Et pour la suivre il plongerait Tête première, brisant les digues De l'océan au ruisseau frais 2 Petit berger marchait, marchait Vers quel sommet, quelle colline Il bondissait, il gambadait A la poursuite de Gamine Les papillons, ils poursuivaient Mêlant leurs rires à l'aubépine Quand dans les nids, ils replaçaient Les oisillons, pauvres victimes Pour elle-seule, il devenait Son héros blanc, vainqueur ultime. 3 Petit berger marchait, marchait Vers quel sommet, quelle colline Ne savait pas mais souriait Il savait retrouver Lutine Qui dans ses voiles danserait Autour de lui gracile et fine Il chanterait, elle se ploierait, A ses accents trouvant les rimes De sa musique s'envolerait Une harmonie claire et divine
  17. Elfière

    Malle à portraits

    Je serais bien incapable de te répondre. Je mêle souvent réalité et onirisme. C'était un village en ruine, au secret d'une colline. Avec des remparts, les vestiges de four et de fontaine. Dans le Gard. Perdu dans le maquis. Ondine est le personnage d'un de mes poèmes épiques jamais terminé. Peut-être retrouverai-je des photos.
  18. Elfière

    Malle à portraits

    Je comprends maintenant pourquoi tu écris "sans filet".
  19. Elfière

    Malle à portraits

    Mirèio e Vincèn Fres ventoulet Larg e Gregàli, Que di bos boulegas lou pàli, Sus lou jouine parèu que voste gai murmur Un moumenet mole e se taise ! Folis aureto, alenas d'aise ! Dounas lou tèms que l'on pantaise, Lou tem, qu'à tout lou mens pantaison lou bonur Zéphir léger, fresque jolie Qui fraichit les feuillages aux bois d'ici, Sur ces adolescents, que votre gai murmure En doux secret se calme et se taise Fol alizé prenez votre aise Donnez le temps que tout s'apaise Le temps, qu'en rêve au moins, ce tendre bonheur dure Tu que lalejes dins ta gorgo, vai plan, vai plan, pichouno sorgo Dintre ti cascagnou menes pas tant de brut ! Pas tant de brut, que si dos amo Soun, dins lou meme rai de flamo, Partido coum un brusc qu'eissamo.. Leissas-lèi s'emplan dins lis èr bèn-astru ! .... Tout d'allégresse, entre la mousse Tout doux, tout doux, petite source Tu peux cascader mais ne fais tant de bruit Pas tant de bruit, que leurs deux âmes Liées au même éclair d'un charme Jailli d'un buisson qui s'enflamme Se laissent planer aux étoiles à l'infini. ............ Pour moi le plus joli moment du poème. Merci
  20. Elfière

    Malle à portraits

    MIREILLE (Un somme hier) Mireille prend le sentier vers la rivière. La rivière aux alevins curieux, Frisson léger d'un joli temps perdu Esquisse d'écriture aux accents éphémères En suspension de points fragiles et gracieux En forme d'ailes et de chapeaux pointus. Il y aura les mûres, le buisson et la ronce Le doigt qu'elle s'y pique L'ombre du sang pour la joie du soupir Au baiser qui offre la réponse En rituel enfantin et magique Pour une page de plus au jeu du souvenir Il y aura les fruits d'hiver chapardés Au pied d'un vieux château. Arbouses et figues de barbarie Le jus rouge d'une grenade éclatée Et de l'autre côté d'un mur très très haut L'orange velouté d'une poignée de kakis Aux sentiers escarpés de la colline Elle reconnaitra la garance et la noix de galle Goutera le pourpier et la menthe sauvage Chantera les caprices d'Ondine Glissant dans les flots d'une eau médiévale Et rendra le village secret aux âmes de passage. Le pont n'est plus si loin Elle en voit les trois arches Elle n'espère pas vraiment. Là-bas, il n'y a plus de dessin Elle le sait, elle le sait, mais elle marche Vers un signe tracé voilà plus de trente ans! Mireille n'est pas sage, Elle est vieille et jolie Elle retisse le fil de ce pèlerinage Alerte encore, dans ce grain de folie Qui ramène une aïeule aux berges toutes fleuries Effeuillant les chapitres d'un livre de voyages. Au pied de la troisième arche juste avant la rivière, Ils s'étaient amusés plantant au milieu de graffitis Deux prénoms charbonnés dans un gros cœur bombé. Ils s'étaient reculés de deux pas en arrière Pour se moquer ensemble de ce piteux délit Mais n'en restèrent qu'étrangement troublés. Mireille a eu des lumières dans sa vie, Les a goûtées, gardées, perdues A choisi des chemins, les a laissé choisir Mais n'a jamais accepté que le fatal oubli N'efface ces images de son chiffon têtu Et sourit à la vue de « ce pont des soupirs ». Mais elle doit s'arrêter en entendant des voix Contrariée un instant, elle s'éloigne un peu Et s'assoit sur un banc, en surveillant de loin. Elle espère que la chance tournera Qu'un ciel compatissant éloignera des lieux Au moins pour aujourd'hui ces voisins importuns. Deux voix d'hommes, des rires et des silences Et au bout d'un moment, des pas qui s'éloignent enfin Mireille les voient partir au chemin opposé Deux silhouettes masculines d'une égale prestance Elle sent dans l'une la vigueur d'un gamin Dans l'autre la lenteur appuyée qu'imposent les années. Ils sont partis et Mireille s'approche Le cœur battant malgré la certitude De ne trouver plus rien que la pierre et le froid. Mais elle est revenue et son sourire s'accroche Juste comme un défi au vent des habitudes Caresse, sur sa joue, d'un printemps d'autrefois Les graffitis ont disparu en ombres arabesques Transformant le tableau en pastel de flocons Elle se dit un instant qu'elle s'est trompée d'endroit Car le cœur griffonné au milieu de la fresque Éclate en bouquet fou sa fraicheur sans raison En prénoms enlacés qu'on ne sépare pas. Mireille chancelle un peu à la tendre émotion Son esprit renonçant à rattraper son cœur Et sursaute à la voix qui doucement questionne. Un jeune homme sourit : « je vous demande pardon Je ne voulais pas vous faire peur » Et Mireille, à présent, est sûre qu'elle déraisonne! Car son amour d'antan s'avance en écartant les bras... Son regard l'enveloppe du même bleu qui danse... « C'est pour Grand-Père, un morceau de charbon Oui, ça paraît stupide! Mais... Ah, le voilà » Mireille, de cette voix, reconnaît la cadence Et reçoit la magie sans poser de question. Le garçon, à présent, se recule et d'un signe gentil Salue la vieille dame qui lui répond aussi. Il s'éloigne un instant, mais en se retournant Il croit la voir flotter souriante et légère Au bras d'un cavalier qui l'enlève en riant... Comme une page arrachée aux contes de Grand-Père...
  21. Elfière

    Paroles de chanson

    AU REVOIR, AU REVOIR Au revoir au revoir Au revoir au revoir S'en aller de la ville Sans autre envie Qu'un peu de réconfort Tranquille Emporté par le style D'une chanson sans effort Où la vie est cachée par des mots inutiles Au revoir au revoir Au revoir au revoir Pouvoir laver le ciel Tout effacer Ne rien recommencer Ou peut-être Essayer de trouver Pour s'éloigner de l'enfer Un bateau rose et vert qu'on enterre dans la mer Au revoir au revoir Au revoir au revoir Faire la part des choses Se dire que l'on ose Tout remettre en cause Et partir Au revoir au revoir Au revoir au revoir
  22. Elfière

    Malle à portraits

    FUNAMBULE Elle était funambule. Avait toujours senti L’équilibre. Pas de férule D’autres «on-dit». Libre ? Sûre de son assurance, Juste en elle La confiance, L’insolence, L’arrogance, La certitude, Solide et rude, De n'avoir besoin D’aucune autre main, D’aucun autre bras, Pour chaque matin Marquer son pas. Ses matins ont changé. Les certitudes ont vacillé Parce que des doigts ont effleuré Son fil de vie si bien tracé. C'était une funambule Qui voulait Se convaincre, Nomade en bulle, Que rien ne pouvait Vaincre Les murs de sa maison. Aucune force, aucune action Ni tension Ni tentation Qu'elle autorise Dans le donjon Qui l’immunise Contre les écueils de la déraison, Cette idiotie qui fragilise La paix En posant des questions Dont les réponses Parfois brisent La résistance des bastions. Elle a tremblé. Equilibre rompu. Et puis, elle est tombée Tombée Tombée... Et puis s'est envolée Toute nue!
  23. Elfière

    Malle à portraits

    MATONS (Sévices d'ordre) Il est dans nos allées, souvent, des avatars terribles, Des roquets de couloirs que le pouvoir explose A qui est accordé, erreur irréversible Le droit de vie et mort qu'ils prennent en overdose Ces petits tyranneaux, moustiques zonzonneurs Porteurs de bien des maux, gangrénant les humeurs Seraient-ils donc, ma foi est ébranlée, Les touts nouveaux prophètes qu'il faille écouter? "Je te préviens, je t'aurais prévenue..." Leur voix semble terrible... Devrions-nous du frémir? Qu'on me pardonne encore, s'il me vient, impromptu A ces avertissements, de grands éclats de rire!!! Et si je m'écoutais, si j'étais effrontée A un plaisir coupable, sans plus de retenue (Mais je ne le ferai pas, je suis bien élevée) Mais de toute mon âme, je leur montre mon cul!!!
  24. Elfière

    La langue d'oc

    C'est vraiment percutant dans sa nue simplicité. Ce que j'aime.
  25. Elfière

    La langue d'oc

    Je ne crois pas l'avoir jamais lu celui-là. J'aime beaucoup. Le premier vers "souffle"? Même si "souffre" c'est tout aussi (même plus) évocateur de l'atmosphère du poème. T'en as pas d'autres, comme celui-là, que tu aurais cachés? Tu sais, ça me fait un peu penser au "Tou si passis" d'Aubanel. Tout de profonde et sensible mélancolie. Merci.
×