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frédifrédo

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Tout ce qui a été posté par frédifrédo

  1. Non tout n'est pas ni tout faux ni tout juste dans le Coran. Simplement le Coran est UNE Vérité, une facette de la Vérité, il n'est pas LA Vérité. Une vérité qui avait besoin d'être racontée, et qui nous servira toujours d'une façon ou d'une autre. La Vérité ? Je répondrais ceci : "Les voies du Seigneur sont impénétrables". Nous pouvons certes nous approcher de La Vérité, sans jamais l'atteindre pleinement, tout comme la paix, la paix de l'âme, ne peut être atteinte pleinement dans le monde. La paix de l'âme ne doit pas non plus être un objectif total, dans le monde incarné. Ce serait totalitaire, précisément, et donc contre-productif, utopique surtout car impossible à moins d'éradiquer toute vie organique. L'agitation de l'âme fait partie de la Vie, et l'inconnu de nos destinées, l'impossibilité d'atteindre toute vérité, y est pour beaucoup. C'est le Mystère qui guide nos pas. Nécessairement. Comme une étoile invisible mais réelle pourtant. Mais aussi, ce qui guide nos pas, c'est ce que nous voulons, nous les Humains. Vivre bien. Ou Vivre, tout simplement. Jour après jour. Encore. "En coeur", cela ressemble en langue française, c'est beau. Et en bonne santé de l'âme, si possible, et si voulu. Quelque chose comme ça. Et je dis "nous les Humains" avec un grand "H". Non pas que nous soyons l'égal de Dieu, mais qu'une part du Divin réside en nous... souvent bien petite certes. L'humilité devant le Seigneur tout puissant, devant le principe de la Grande Causalité Universelle (qui est aussi un principe logique factuel et pas seulement une croyance). Ça le Coran et l'Islam l'enseignent très profondément. C'est comme pour Jésus Christ. On le nommait "Fils de Dieu", on voulait croire avec ferveur à son infinie sagesse, mais lui-même se disait "Fils de l'Homme". Comme pour contrebalancer (et pour signifier la nécessité des très riches enseignements humains qu'il a pu recevoir). Alors on a tranché, on l'a compris dans les églises comme mi-homme, mi-Divin. ... un concept loin d'être nouveau :) Et le prophète Mahomet ? Je ne me permettrais pas d'en juger. A mon avis d'ailleurs personne ne devrait se permettre de juger qui que ce soit au plus profondément de ce qu'il est. Et il me semble que c'est logiquement impossible. Essayons de faire au mieux, avec les moyens que nous avons, et avec les personnalités dont on arrive à s'entourer. Ce sera déjà pas mal, non ? Que la paix de l'âme soit avec nous, mes amis :) ... Et j'assume complètement mon côté "soporifique, dégoulinante de guimauve et de cette moraline exaspérante dont parlait Nietzsche" ... Et après tout ça, la volonté d'imposer la "Charia" à la sauce islamiste aux musulmans et aux êtres humains parait bien petite, vous ne trouvez pas ?
  2. Ouais j'ai lu un peu, c'est pas mal. ... mais je crois que j'aime bien aussi la "moraline exaspérante dégoulinante de guimauve", pour peu qu'elle touche le fond de la nature humaine, la Belle :)
  3. Tout à fait. Ceci dit, j'ai commencé à lire la Bible, et je dois reconnaître que les évangiles, c'est-à-dire les enseignements de Jésus (une petite partie de la Bible), ressortent du lot en matière de qualité spirituelle. Et je dis ça sans être chrétien, moi je serais plutôt "déiste non pratiquant".
  4. je veux bien reconnaître que dans le Coran on trouve aussi bien des messages d'harmonie que des messages d'incitation au conflit et à la guerre... des messages d'incitation au conflit et à la guerre, en abondance ! Ne peut comprendre que celui qui maîtrise l'Arabe ? Si c'était vrai, alors l'Islam n'aurait pas le droit de se qualifier de religion universelle. Une religion universelle qui ne pourrait se comprendre que dans une seule modalité langagière, vous ne semblez pas réaliser le niveau d'ignorance philosophique qu'il faut pour soutenir cette idée, pardonnez-moi de me montrer insultant. Est-ce mauvaises traductions que de dire que le Coran insiste très lourdement sur le principe qu'il faut avoir peur de brûler en enfer pour, non pas bien vivre, mais bien mourir ? Est-ce mauvaise traduction que de dire que la notion d'amour de son prochain est faiblement développée dans le Coran ? Lisez d'autres livres de sagesse d'origine diverse, lisez-les honnêtement, et osez me soutenir que le Coran est un livre complet ! Si vous fermez les yeux sur le fait que le Coran est imparfait, comme toute chose de l'Univers qui ne soit pas le principe même de la perfection -c'est-à-dire toute chose sauf la Perfection elle-même-, je continuerais de tenter de vous faire ouvrir les yeux. "Alors regarde, regarde un peu, je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux, Alors regarde, regarde un peu, tu verras tout c'qu'on peut faire, si on est deux. Si on est Deux." (Patrick Bruel)
  5. Je soutiens que la doctrine contenue dans le Coran pèse sur ce refus d'une société pluraliste qui accepte les dilutions relatives des identités et qui repousse le plus loin possible la fin du monde. J'ai lu un peu plus de la moitié du Coran. Ce texte est jonché de destructions, de violences, et de "peu importe qu'un homme meure ici-bas, seul la vie dans l'au-delà vaut". Ce n'est pas une citation précise, mais l'état d'esprit y est. Vous rendez-vous compte des ravages de cette simple idée peut créer, quand elle est martelée à outrance... et encore si ce n'était que ça . Après je veux bien reconnaître que si la vision corano-centrée a pris le dessus dans leur monde du XIe siècle en pleine mutation, c'est que les peuples, et leurs capacités liées à leurs conditions de vie, y sont pour beaucoup aussi. Un point de comparaison : dans l'ancien testament, on trouve aussi une grande abondance, souvent très lourde, de violences, de châtiments divins disproportionnés, d'horreurs de la guerre et des villes qu'on anéantit dans des bains de sang, des peuples naguère joyeux et épanouis qu'on malmène comme s'ils n'étaient que des poupées de chiffe. Mais dans ces histoires, bien souvent, c'est le peuple juif lui-même qui se trouve être la victime de ces châtiments divins (bien qu'il se trouve parfois aussi en position de bourreau). L'idée grossièrement, c'est : "on s'est fait défoncer grave, mais nous devons l'accepter et préparer l'avenir. C'est Dieu qui l'a voulu, nous n'avons manifestement pas été suffisamment bons, d'une façon ou d'une autre, pour éviter ces grandes catastrophes". Dans le Coran, on retrouve ces mêmes idées, mais se joint une innovation : l'incitation à se trouver dans le camp de ceux qui éradiquent, du côté des anges vengeurs et châtieurs. Quand je lis le Coran, c'est très clair, aussi clair que le prophète Mahomet fit tuer de nombreux êtres humains. Nous savons que tuer un être humain déchire l'âme, et le Coran témoigne, pour moi très clairement et même magnifiquement, de ce déchirement de l'âme... bien sûr pour s'en rendre compte, il faut ouvrir ses yeux sur le reste de la Connaissance du monde. Heureusement le Coran possède lui aussi ses aspects positifs, bien pauvrement développés, mais d'autant plus précieux. Et ces musulmans (enfin ceux qui sont à leur tête) sont malheureusement des lecteurs du Coran, des lecteurs particulièrement assidus même, des fondamentalistes en somme. Pauvrement instruits donc... De toute façon le Coran brille par sa capacité à inciter à la conflictualité et à la guerre, à l'instar du Talmud que je n'ai pas lu mais dont j'ai entendu parler. Salam Malekoum, oui, Salam Malekoum. Le problème c'est que la voie de la paix ne consiste pas à fermer les yeux comme on vivrait dans le désert. Le prophète Mahomet, que Dieu le garde, a fait ce qu'il pouvait dans le monde où il vivait. Il ne pouvait pas vivre seul, et le fait est qu'aucun pouvoir meilleur que lui n'a été en mesure de prendre le dessus dans les pays du désert, globalement. D'où la Charia telle qu'elle est appliquée. Il en avait bien conscience, le Coran en témoigne, mais je le répète : il a fait ce qu'il pouvait. Aujourd'hui tout est possible, toi l'ami musulman qui me lis :)
  6. Euh, je pense que si tu lisais les Evangiles tu comprendrais qu'il est extrêmement gonflé de prétendre que le Coran en fasse synthèse !
  7. @ Docteur CAC Salut je te rejoins tout à fait dans tes considérations sur le divin et la métaphysique, sur les dogmes et la croyance. J'ai fait une petite sélection de tes écrits, j'ai trouvé à rebondir dessus pour faire avancer l'interrogation. Quand on dit qu'on croit à quelque chose de l'ordre de Dieu mais qu'on ne se rattache pas à une doctrine en particulier, on peut dire qu'on est "déiste", je trouve ce terme approprié (même s'il a lui aussi, nécessairement, une orientation). Donc tu dis entre autres choses que avoir la foi n'a pas besoin des religions, au sens de religions instituées et en particulier qu'elle n'a vraisemblablement pas besoin des religions abrahamiques monothéistes, qui elles ont tendance à imposer de manière dogmatique leur vision du sacré (enfin tu le dis à peu près). Alors il faut peut-être à ce moment de la réflexion s'appesantir sur la notion de "religion". A l'origine, dans les sociétés tribales que nous connaissons et dont nous avons trace, le "mystico-métaphysico-sacré" fait pleinement partie de la vie collective, et aussi il me semble de la vie des individus. Notons quand même qu'il y a toujours des individus plus dévots et des individus plus pragmatiques et "terre à terre". Donc à l'origine, le concept de "religion" n'existe pas vraiment, on baigne dans une vie pleine de choses qui dépassent l'accès logique à la compréhension de l'Univers, pleine de choses qui posent d'éternelles question dépourvues de réponses physiques (exemple de base : qu'est-ce que le Soleil et la Lune ?), le métaphysique, le mystère, est donc nécessairement partout, dans la nature, et de fait les réponses des "chamans", des responsables du côté mystique de la communauté, prennent une place difficilement contestables par la communauté. Le "religieux", le principe de "LA religion" peut à la limite se définir, mais UNE religion n'a à mon sens pas de raison d'apparaître. A l'origine on baigne tous dans une magie permanente, expérimentée au quotidien, et certains mettent de la poésie, et de l'ordre, là dessus. A un moment donné le concept de "religion" se dessine. Le principe c'est quoi ? C'est que la fonction chamanique, en même temps que le développement des structures sociales en villes et en territoires de plus en plus organisés, se développe et se structure elle aussi. Vu ainsi on voit la continuité entre le mystique et le religieux, entre les contes des mystères du monde et les doctrines... et les dogmes. Une question qui me parait dès lors majeure est la suivante : que serait aujourd'hui le "mystico-métaphysico-sacré" sans organisation construite ? Mais aussi : vivons-nous différemment, mieux ou moins bien, dans un monde dépourvu d'une dimension "mystico-métaphysico-sacrée" ? J'approfondis déjà le questionnement : est-il seulement possible de vivre sans croire en quoi que ce soit ? (attention, il y a des choses auxquelles nous croyons sans nous en rendre compte) Dès lors n'est-il pas préférable que les choses en lesquelles nous croyons soient organisées, et développées en doctrines, diverses et unifiables ? Quoi qu'il en soit, il me semble qu'une pensée érigée en dogme ce n'est jamais bon. Mais par contre, je pense que même à partir de la Torah ou du Coran, on peut tirer l'essence non dogmatique du "mystico-métaphysico-sacré". ... mais je ne dirais pas que ce soit facile ! Et pour en revenir à notre sujet, je reprendrais l'argument des islamistes pro-charia : au sens profond, "charia" signifie "la source". Si l'on pouvait s'en tenir à cette source, précisément, de spiritualité, on comprendrait qu'il ne sert en rien de se formaliser, et que les seules choses qui sont immuables sont celles qui se trouvent au coeur de la nature profonde des choses et de la vie (et dont l'Islam n'a certainement pas à être le porte-parole exclusif). Même en plein désert gagné par la mort et la désolation. Mais ne fermons pas les yeux, le Coran, quantitativement parlant, est une ode à la formalisation et au dogme. Et c'est très précisément pour cela, le Coran lui-même, que l'islamisme radical est si puissant aujourd'hui dans les pays musulmans, et fait tant de bruit -et d'attentats psychopathologiques- dans les pays non musulmans. Voici pour vous instruire, un peu annexe à la question de l'autoritarisme (la logique de l'obéissance par la violence et l'exaction est fondamentale chez les musulmans radicaux), mais un élément à la source de celui-ci, la perte du naturel amour de l'humanité (amour au sens noble), et du plaisir de vivre (au sens noble du terme) : Naruto épisode 58 Si vous ne souhaitez pas regarder tout l'épisode, allez directement à la minute 10.00.
  8. Le Libre arbitre ? On peut associer le Libre Arbitre à ce que chacun a d'authentique au fond de lui, la liberté intime, la capacité qu'a l'être à créer, à générer en lui-même grâce au coeur de lui-même. Le libre arbitre, au sens transcendant, au sens de toute sa grandeur, on peut appeler ça Dieu . Personnellement je ne sais pas si je crois en Dieu, cette question est délicate. Je vous dis par contre qu'avoir une notion de Dieu est faisable par la logique. Pour de plus amples explications sur ce point de détail : http://www.forumfr.c...losophique.html (vou pouvé lir sui là aussi, y n'fé pas d'mal http://www.forumfr.c...losophique.html) Apparemment c'est aussi ton problème Quand au mépris pour toutes les visions magiques du monde, pour les grimoires, et à l'éloge de ceux qui "n'en ont rien à foutre", je ne te félicite pas, je te pensais plus sage Dubandelaroche. Il serait si simple de réduire le sentiment de magie du monde à trois doctrines boîteuses...
  9. Sans haine ça c'est certain .
  10. Une loi est censée se baser sur le principe de la justice, sur ce qui est juste. Le principe du juste, au sens le plus large possible, on peut nommer ça Dieu. Ainsi, avoir une intuition, dans un espace temps donné, de quelque chose d'exceptionnellement lucide quant à ce qu'il est juste de concevoir ET de faire, on peut appeler ça être en connexion avec Dieu. Reste que certains espaces temps sont plus favorisés par la nature et par les aléas de l'Histoire des humains, que d'autres. Au Royaume des aveugles les borgnes sont rois, aussi vrai qu'au royaume des ignorants les apprentis sorciers sont... les seuls à pouvoir tenter quelque chose. Mais comme dirait l'autre : "Mais ça c'était avant". Aujourd'hui si tu nais bédouin du désert tu peux quand même avoir accès, par l'information, au reste du monde. ... enfin si tu nais fils de Taliban caché dans les montagnes ou fille de réfugié à moitié vivant qui a tout perdu dans un conflit ethnique absurde, ça reste difficile :(
  11. Merci de tes remerciements Jae . Pour la question d'aller voir des prostituées en couche culotte, oui tu peux bien le faire ! Tu as le droit d'imposer une pratique aussi... inhabituelle qu'inoffensive à une nana que tu payes pour assouvir tes pulsions... aucune honte à avoir, tu dois juste contractualiser (oralement) le fait que tu ne la prendras qu'à condition qu'elle accepte, dis-lui cash ce que tu attends d'elle, ne la met pas devant le fait par surprise, c'est là que éventuellement ça pourrait poser des soucis. Si t'es réglo avec la prostituée, aucune inquiétude à avoir... et si elle refuse va voir une autre :) Pour ce qui est de tes aspirations à la liberté, si je puis me permettre, continue d'insister sur ces questions, explore. Sur ce, je te souhaite bonne chance pour la suite de tes pérégrinations :)
  12. Bon finalement je me tape l'interview . A la minute 26, je cite : Et à cela, le Cheikh répond : Donc ce Cheikh Zacharia Seddiki est un homme bon (et le journaliste s'avère de la même philosophie finalement), pour lui c'est le vivre ensemble en harmonie qui l'emporte. Il explique que les premières lois islamiques de fait n'ont déjà presque plus cours aujourd'hui, et que ce sont les fondamentaux de la foi et de l'harmonie, de la "source" de spiritualité, qui doivent guider l'Islam. Que Dieu veille sur les gens qui sont comme lui. Notons que les musulmans qui ne sont pas comme lui, peuvent être victimes de la démagogie électorale, de l'effet de groupe populationnel, mais aussi de la lecture du Coran lui-même. Car cette vérité ne doit pas être cachée, une très forte proportion de versets du Saint Coran vont à l'encontre de cette finalité de convivialité entre les gens qui sont différents, et s'opposent clairement à ce que dit Cheikh Zacharia Seddiki. Ça ne veut pas dire que l'un ou l'autre ait raison ou tort, ça veut dire qu'il faut savoir refuser l'abrogation des versets pacifistes, des débuts des révélations du prophète, avant que les choses ne s'enveniment dans la guerre (et que les versets destructeurs de convivialité n'apparaissent). Ça veut dire qu'en plus d'être interprétés, le Coran et les hadiths majeurs doivent être moralement sélectionnés, si et surtout d'une façon pleinement institutionnelle, si l'Islam veut un jour survivre à la modernité de la vie des humains, une vie dans laquelle les chroniques des grands guerriers "à la Alexandre le Grand" font partie de nos pages définitivement tournées. Sinon le radicalisme musulman ne peut que se développer chez le lecteur musulman du Coran.
  13. @ Chaouia : Ton interview de oumma.com : Je n'ai pas le temps de tout écouter, de toute façon je connais leur message général. Première chose qui m'interpelle, à une minute. Je cite : "Que vous nous expliquiez si la Charhiha (charia) peut apporter des solutions aux enjeux politiques internationaux qui touchent le monde musulman aujourd'hui". Voici donc la première préoccupation de ce journaliste islamiste au sujet de la Charia. Pour lui l'important, son importance, c'est d'apporter des réponse à des enjeux internationaux. ... Et les enjeux humains ? Ne devraient-ils pas être au coeur de ces dits enjeux internationaux, les enjeux humains ? PS : si la question des enjeux humains est abordée dans cette interview, veuillez m'en excuser. J'imagine qu'il n'en est pas question, mais si je me trompe, veuillez s'il vous plait m'éclairer.
  14. Salut. Ta femme vit une mutation. Peut-être une forme de crise de la quarantaine, en même temps qu'elle a mûri humainement elle souhaite rajeunir, se sentir rafraîchie dans sa vie d'une façon ou d'une autre. Un tel désir, raconté comme elle te le raconte (enfin elle t'en raconte la manifestation et comment elle ressent sa vie familiale avec toi), j'avoue que je ne vois pas comment on pourrait aller contre. Le seul moyen pour qu'elle ait une toute petite chance d'avoir, un jour, à nouveau du désir pour toi (car elle en a eu, sois en certain, mais elle a eu besoin de l'oublier), ce serait que toi-même tu mutes, que tu deviennes grungy, que tu te mettes à incarner autre chose que ce que tu incarnes en général. Quelque chose de plus Rock'n'roll, ou de plus rebelle je ne sais pas trop. Si dans ta vie tu n'as ni le souhait, ni le coeur, à muter, mais que tu préfères rester sur tes acquis, que tu préfères ne pas faire un bilan de ton expérience humaine positive pour en tirer des désirs d'évolution, c'est tout à fait compréhensible. On ne mute pas comme ça du jour au lendemain. On ne sacrifie pas une partie de ce qu'on est pour devenir quelqu'un qu'on n'est pas, comme ça du jour au lendemain... enfin on a toujours le SENTIMENT qu'on n'est pas autre chose que ce que l'on est. Car pour avoir envie de muter, ça commence par l'envie que les choses mutent, et pour ça par l'envie de voir le monde autrement. Il n'y a aucune faute , d'une façon générale, à ne pas avoir envie que le monde change. Nous avons tous, sans exception aucune, des choses importantes que nous ne voulons pas et ne pouvons pas faire bouger. Tu n'es pas coupable de ce que tu es, et pour cause : il n'y a aucun mal à être ce que tu es :). Franchement, faire caca dans sa couche et baiser basiquement, c'est sûr c'est zarbi et c'est pas tip-top, mais ça ne fait de mal à personne bon sang ! Il n'y a aucune faute. Tu sais les femmes c'est chiant des fois, qu'elles soient normales ou pas normales... et puis tous nos désirs sont couverts de mystères, les leurs, les nôtres, ceux de nos parents. On est des humains quoi ! Autre chose, je pense qu'il est impossible d'évoluer tout seul (d'où la recherche de tel ou tel genre de fréquentations)... mais que paradoxalement il reste impossible d'évoluer sans passer par le fond de ce qu'on est. Mais écoute, j'te le raconte comme ça me vient, si ça te fait chier, tout ce travail personnel, t'emmerde pas, lâche tout ce qu'il t'est moralement possible de lâcher, vis à fond tes fantasmes de ta première naissance (seul et avec des prostituées par exemple), réglez à l'amiable les affaires de partage des biens et des enfants (qui resteront un lien indefectible), et tu verras bien ce que l'inconnu de cette nouvelle vie te réserve . Dans tous les cas, tu es face à une situation où quelque chose s'effondre, et où quelque chose de nouveau se présente, et ce quoi qu'il arrive... et que tu l'acceptes ou non ! Comme cela t'a été très justement conseillé, si tu veux réellement changer, ça doit être toi qui change, et pour toi, et indépendamment de votre couple, ou si tu ne peux pas, au moins en parallèle. Car elle s'est désintéressée de toi, et tout agissement de toi intéressé envers elle sera vain : elle ne veut plus de toi, celui qui veut d'elle d'une façon qu'elle ne veut plus. Restez dans la même maison si vous voulez, mais commence par la lâcher en termes de désir, il n'y a pas d'autre option si j'ai bien compris. De nombreuses choses sont possibles concernant ton avenir, Jae, sans doute des choses que tu n'imagines même pas. Elle veut de la liberté ? Tout le monde veut de la liberté ! Ta liberté à toi, Jae, tu la souhaites comment, là maintenant ? Ta liberté à toi, Jae... ta liberté, à toi. Si tu hésites, je te conseille de méditer sur la vie. Sereinement donc. Tous les jours. Jusqu'à ce que tu te trouves des réponses, petit à petit... les séances psy aident à ça aussi.
  15. Il suffit de mentir à 4 ! "quasiment" ! ... d'autant que nous n'avons que les sources historiques comme base de savoir. Le seule fait, par démagogie, de cautionner cette pratique anté-islamique est, selon moi, au mieux faible (sur le plan de l'éducation morale), sinon abject. Tu veux dire que ça se pratique encore dans les pays musulmans ???
  16. Je vais tenter ici de lever notre éternel malentendu sur l'existence de Dieu. Car nous devons absolument faire l'effort de distinguer croire et savoir, si l'on s'aventure à l'évaluation honnête de la foi. Dire "je crois en Dieu", sans doute est-ce problématique. Personnellement je ne sais pas si je crois en Dieu, ma posture est plutôt comme celle d'Einstein : "dites-moi ce que vous entendez par Dieu, et je vous dirai si j'y crois." Mais par contre, l'existence de Dieu, elle, elle se démontre sans aucun problème ! Dites-moi comment vous définissez Dieu, et je vous dirai s'il existe ou non. Par exemple, l'Univers est. Sa cause originelle est de l'ordre de l'inconnu (et du mystère aussi), et ce nécessairement puisqu'il est impossible, ontologiquement et logiquement, de remonter à une cause ultime qui puisse ne pas avoir de cause elle-même (sinon elle-même d'une façon ou d'une autre). La science nous dit bien que "rien ne peut venir de rien, que rien ne se crée rien ne se perd tout se transforme". Mais par contre le principe d'existence lui existe, ce n'est qu'une définition logique des choses. Si vous voulez on peut le verbaliser autrement. Nous les scientifiques physiciens sommes parvenus à définir avec une très grande précision des grandes loi de la physique, à commencer par celle-ci : tous les corps possédant une masse s'attirent entre eux (c'est la définition de la Loi de l'attraction universelle). C'est un fait, démontrable et indubitable. Pourtant, on ne sait toujours pas pourquoi les corps s'attirent. On pourrait un jour mieux comprendre comment, mais on restera toujours basé sur des constats que les choses sont comme elles sont, simplement on les verra mieux. Dieu, si vous voulez, sur le plan de la connaissance, c'est le même principe. Il peut tout à fait justement être défini comme le principe premier, la Grande Loi de l'Univers, primordiale. On peut ainsi dire : Dieu, c'est la loi qui fait que l'Univers (l'ensemble de tout) est, plutôt que de ne pas être. C'est tout simple. Donc est-ce que je crois en Dieu ? Je ne sais pas. Mais est-ce que Dieu existe ? Si je le définis comme le principe universel lui-même, autrement dit comme le fait que les choses sont plutôt que de ne pas être, alors oui, sans la moindre contre-argumentation logique ou scientifique possible, Dieu existe. Il n'est à la base qu'un simple principe logique, une définition dictionnariale du fait global avec une connotation causale. Fondamentalement. ... Après, quand on dit qu'on est "croyant", qu'on "a la foi", c'est que quelque chose vient se surajouter à ce fait logique universel : un sentiment. Le sentiment de transcendance, le sentiment mystique, un état-d'être qui fait qu'on a moins peur des choses en général (peur symbolique "que le Ciel nous tombe sur la tête"), et même qu'on serait prêt à donner sa propre existence pour quelque chose de supérieur ; le sentiment que la Grande Beauté des choses est partout pour peu qu'on la recherche, aussi. Voilà ce que moi j'appelle avoir la foi, au fond. Et d'ailleurs, quand je me mets à réfléchir sur les principes les plus fondamentaux de l'Univers et de l'existence, sur les gouffres de l'inconnu et sur les raccordements logiques que l'esprit parvient à y trouver pour comprendre ce qu'il soit possible, au plus fondamental en même temps qu'au plus général, de trouver, quand je m'y mets donc, je dois bien reconnaître que naît en moi un certain sentiment de quelque chose de "putain c'est fou quand même!", dans tout ça. L'univers est plutôt que de ne pas être, et la logique la plus rigoureuse et cartésienne permet de comprendre que c'est inexplicable à un moment donné de la chaîne causale (ou du réseau causal si vous préférez), et ensuite notre humanité nous permet de sentir, ou de ressentir, que c'est fantastique, le simple fait de l'existence, la vie. Ainsi, vous l'avez saisi maintenant je pense si vous êtes honnête, Dieu existe de façon tout à fait démontrable, selon jusqu'où on se permet de définir Dieu. Mais avoir la Foi, c'est absolument indémontrable, "démontrable" au sens de l'explication absolue (tiens d'ailleurs, un vrai chercheur n'est-t-il pas en quête d'une explication "absolue" ?), puisque la Foi se situe essentiellement dans le champ émotionnel de notre être, en quelque sorte le contraire du champ explicatif donc :) ... Et si vous n'êtes pas d'accord avec moi mais que pour autant vous ne me répondez pas, c'est peut-être parce que vous êtes à court d'arguments ? En attendant Dieu existe, un point c'est tout !
  17. D'un point de vue strictement physico-chimique ! Autres exemples de point de vue du processus : point de vue sensitif, point de vue énergético-quantique, point de vue symbolico-psychologique... point de vue merveilleux.
  18. Dans un sens oui dans un sens non. Il y a libre et Libre si tu préfères. ... à toi de voir ce qu'est une bonne liberté (enfin il est fort possible que tu le saches déjà :) )
  19. Bonjour. Effectivement ce point mérite réflexion, ou plutôt devrais-je dire qu'il mérite attention. En effet lorsque les réflexions philosophiques, existentialistes, en quête de vérité, parviennent à la conception, et au sentiment, de la globalité universelle, et d'un principe premier source de tout, on est parvenu à une forme de "bout" philosophique. Mais tu le disais toi-même, tu ne prétends pourtant pas avoir atteint toute finalité à la sagesse, dans une humilité réaliste. Nous avons donc là un très beau paradoxe :) : Dans un sens, le principe de l'être global et causal (nommons cela un "être" par exemple) est un aboutissement, et dans un autre il n'en est pas un. Un aboutissement car si l'on remonte à toute causalité on tombe sur la causalité qui, en toute logique, ne peut pas avoir elle-même d'autre causalité qu'elle-même, d'une façon ou d'une autre. Autrement dit à la question d'où vient l'Univers, entendu que l'Univers est l'ensemble de tout, il ne peut pas y avoir d'autre réponse logique, hormis différentes façons de le dire, que l'Univers n'a pas d'origine, sinon lui-même, il est source sans source ou auto-source, il est La Source. Notons que mon vocabulaire ici n'est pas très poétique, il présente les choses de façon plus froide que belle, enfin à mon avis. Pas un aboutissement car atteindre ce principe (qui soit dit en passant se retrouve également dans les polythéismes) ne suffit pas à tout résoudre... et même l'Histoire a montré que vouloir réduire la vie des hommes au nom de ce seul principe était un totalitarisme (cf. l'Islam fondamentaliste). Dans l'Un il y a le multiple, dans le multiple il y a le Un. Ton vieux sage de 94 ans Liloupia, c'est sûr il te dit des choses qui sont précieuses. Mais toi tu dois vivre... et clarifier les autres pistes qui mènent aux autres bouts de l'existence et de la Création :) Il y a Dieu, le principe qui fait que tout est, et que nous pouvons remercier, et que nous pouvons rejoindre, et il y a la Vie sous un autre angle, celle que nous avons la chance de pouvoir ressentir, et voir, et aimer. Tant que tu es vivante, tu expérimentes. C'est aussi une finalité en soi, le chemin :) Je peux répondre à cette question ! L'image numéro un est plus réelle que la deuxième, dans le sens où elle témoigne mieux de la réalité la plus large. En effet, la source éclairante de la deuxième image provient de l'observateur, l'éclairage est ajouté. Alors que l'image numéro un est soumis à la source naturelle de luminosité : le Soleil. Alors certes un paysage qu'on regarde sous l'influence d'une source extérieure ne signifie pas que la réalité perçue soit totale (nous sommes bien d'accord que l'idée de percevoir une réalité dans son intégralité totale est absurde), mais il témoigne de ce phénomène majeur qu'est l'influence du Soleil sur la Terre... et qui fait que le ciel, les arbres, la mer, les rochers même, sont tels qu'ils sont (sans le Soleil il n'y aurait pas la Terre, ces deux astres font partie d'une histoire commune et inséparable). Mais pas du tout tu n'as rien compris mon brave ! Première phrase : Saint Augustin te dit que la foi ne doit pas empêcher la raison. Il ne dit en aucun cas que la raison devait empêcher la foi, ni que l'une soit supérieure à l'autre ! Après, il met en évidence un paradoxe : la foi est plus importante que tout, en même temps que la raison (on aurait aussi pu dire la vérité) est plus importante que tout. Alors certes dans le contexte très pieux qu'on lui imagine ça semblerait indiquer que ce qu'il n'ose pas écrire serait que la foi vaille moins que la raison, mais sur le plan argumentaire tout se tient dans ce qu'il dit : il dit en résumé que foi et raison sont toutes deux essentielles, primordiales. Comme le coeur et l'esprit quoi ! La coexistence d'une double réalité, sérieux, c'est la première fois que tu abordes ce concept ? PS : j'ajoute que deux réalités à priori opposées qui doivent coexister, elles doivent fraterniser plutôt que de se faire la guerre. C'est là, sur un plan large, une autre des grandes finalités de l'être humain : la paix, l'harmonie, la vie belle et sereine, doucement agitée, équilibrée, sur le monde.
  20. Ou encore : on est soumis aux libertés de nos pulsions :)
  21. Et bien par exemple le principe du beau. Il est essentiel. Il est une constituante majeure de ce qu'on aime, de ce qui a de la valeur à nos yeux. J'ai tenté de remonter aux finalités ultimes de ce que nous faisons. Il s'avère que très nombreuses sont les choses que nous faisons parce qu'elles font partie de ce que nous vivons comme beau, autrement dit comme contemplatoire ou encore comme magnifique, ou même encore le mystère, le transcendant (le beau fait partie du transcendant). Le principe du beau, de la contemplation, on peut le décrire, on peut le raconter, on peut le démontrer par des arguments verbaux, mais il ne signifiera vraiment quelque chose que lorsqu'on sera parvenu à le ressentir à nouveau. Démontrer la grande beauté du monde ne peut se faire que par la transmission de la grande beauté du monde. Pour se faire, je peux par exemple emmener mon fils sur des hauteurs et lui faire admirer, éventuellement sans un mot, un magnifique coucher de soleil sur la campagne découpée de coteaux, de hameaux, de bocage, et au loin les lumières de la ville, sans oublier les étoiles qui s'allument progressivement dans le ciel, et les champs des oiseaux. Dans démontrer, il y a montrer. On peut montrer avec des mots, mais celui à qui on démontre, si on lui a démontré, c'est qu'il a vu. Il faut comprendre que "voir" au sens large, ça inclut les sentiments. Ce qui fait l'être humain, passe par une grande capacité à manipuler les idées, inextricablement liée à notre grande capacité à ressentir des émotions. Le coeur d'une sagesse, il est du domaine sensible... et non pas insensible. ... Parvenir à "faire sentir", c'est essentiel... et c'est "démontrer" ce qui appartient au domaine sensible. ... après, faire sentir sans faire comprendre, c'est dangereux.
  22. Mais y a-t-il des arabes (au sens où tu l'entends) qui puissent ne pas être musulmans, en Algérie ?
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