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Tout ce qui a été posté par deja-utilise
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Bonsoir Cilanse, cette tournure était connectée à un contexte, c'était celui de la condition sine qua non d'existence pour être en chemin vers la démarche philosophique. Cela ne signifie pas, que même pour un philosophe l'erreur ne pourrait pas advenir, mais qu'il s'efforce au contraire de tendre vers la vérité ou du moins d'en faire usage autant que ses propres forces le lui permettent. Sinon, dans un autre cadre, comme celui de monsieur ou madame tout le monde, je n'irais pas jusqu'à soutenir le contraire, mais en l'occurrence que ce n'est pas une priorité ou une méthode ou un but essentiel recherché ou à atteindre, mais plus pragmatiquement, d'obtenir satisfaction ou du plaisir comme d'éviter l'anxiété ou la souffrance, ces différents buts peuvent donc emprunter la voie de la vertu comme de la dépravation ou les actes les plus immondes comme les plus nobles, autrement dit, passer par la case vérité ou non, suivant ce qui sera jugé le plus efficace ou possible de faire: " la fin justifiant les moyens ", certes il y a tout une gamme qui s'étale entre les deux extrêmes dans la population tout comme dans le cours d'une existence d'un individu, du plus " hard " au plus " soft ", de la petite entorse sans conséquence jusqu'aux abominations mensongères sans nom.
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Rem. ce terme marque souvent au masc. la sympathie mêlée d'indulgence. http://www.cnrtl.fr/lexicographie/bougre Je ne peux t'empêcher de penser ce que tu penses, ça n'engage que toi. Au moins c'est clair. Pour moi, tu n'es ni un ami, ni un ennemi, uniquement un esprit - mais je n'oublie pas qu'il y a une personne en chair et en os derrière - qui se matérialise sur mon écran à travers d'idées ou propos que j'analyse ou cherche à comprendre, tel que je le fais avec tous les écrits que je lis, me fichant pas mal de qui les professe, seul compte la pertinence de ce qui est dit, voire sa véracité. Je te vois donc plus comme un poète si tu veux le fond de ma pensée, un personnage sympathique... mais qui s'égare de temps en temps. Oui peut-être, mais en quoi ça justifie ton interprétation ? Quelle en est sa valeur ? Quel en est l'intérêt ? Peux-tu être sûr que ce que tu avances à partir de bribes d'échanges, soit la bonne explication ? Crois-tu sincèrement que chaque action humaine doive se lire par le biais d'un symbolisme ou à travers des forces inconscientes ou des traumatismes infantiles plus ou moins sévères, ou bien plutôt qu'il y a des explications souvent plus terre à terre, plus pragmatiques, plus transparentes/évidentes !? Ou peux-tu admettre que tu as recours plus que nécessaire à ce genre de lecture, que c'est un filtre que tu endosses très souvent ? Comme Ping finalement, où la plupart de ses interventions tournent autour d'une vision psychanalytique, ou Maroudiji avec l'Inde, Demonax et les biais cognitifs, Chapati avec Deleuze ou Foucault, Zenalpha et le positivisme, Petitpepin avec la technologie, etc...
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Et bien justement, tu es habituellement constant, je ne me souviens pas que tu te sois emporté contre quelqu'un, en général tu prends tout au second degré, sauf cette fois où tu lui rentres dedans, on peut alors se demander lequel doit être psychanalysé, et si tu ne fais pas une projection de tes propres états intérieurs sur le pauvre bougre ! Mais oui, il n'est pas que gentil et/ou il est maladroit dans sa relation aux autres, et ce depuis qu'il est sur le forum, on peut dire que c'est dans sa " nature ", ce n'est pas une excuse mais un constat, ce qu'il faut retenir c'est qu'il le fait avec tout le monde. Si tu lis bien ce qu'il écrit donc, tu te rendras compte qu'il n'en a pas après un père symbolique, dont tu serais un représentant, non il s'insurge contre les personnes coincées dans des doctrines ou autres idéologies arrière-gardistes, de pratiques d'un autre temps ou dépassées, ceux qui n'arrivent pas à conjuguer avec les données et savoirs présents, et en général cela concerne des personnes qui ont déjà un peu de bouteille, qui ont ou auront plus de réticence à remettre en cause leur manière de penser, ce qu'ils croient être juste/légitime/acquis. Point besoin de s'aventurer dans des explications abracadabrantes, il suffit de lire littéralement ce qu'il exprime clairement, il n'y a pas lieu d'instaurer une autre lecture, qui m'a semblait déplacé en ce lieu, comme si on pouvait psychanalyser quelqu'un à partir d'un bouquin ou de ces commentaires, ou l'actualité, etc..., tout ceci se sont des dérives qu'il faut réfrénées. Oui il existe des personnes qui doivent être satisfaites d'une psychanalyse, mais elle ne s'arrête ou ne commence pas avec Freud d'une part ( Jung me semble bien plus pertinent, car non focalisé sur l'unique sexualité ) , et d'autre part, si elle est employée comme moyen de se connaitre, de se découvrir, et non dans une perspective de cure, thérapie ou guérison ( même Lacan l'a reconnu lui-même ). Moyennant ces deux principales conditions, et un cadre adapté pour ce travail, i.e. non en ligne sur un forum, on peut encore avoir recours à la psychanalyse, sans heurter la raison et ce que l'on sait aujourd'hui à son sujet et du père fondateur.
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On finit toujours par se lasser... de tout !
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Je ne sais pas si je performe dans cette pratique, mais en tout cas, c'est ce que je fais depuis un moment déjà, et ce n'est pas spécifique à la philosophie: avoir à la fois les pieds dans la merd*, les mains dans le cambouis, le nez dans les bouquins et l'esprit dans les nuages... { Comme en amour aussi, tel l'a dit un illustre philosophe dont j'ai oublié le nom, " tout sinon rien ! " } Et toi ? -
Je crois qu'il n'est sans doute pas très opportun de refaire le procès de la psychanalyse, dont tout un topic dédié nous aura déjà fait faire le tour, mais pour les plus téméraires: https://www.forumfr.com/sujet720051-la-psychanalyse.html?tab=comments#comment-10337962 Demonax à l'époque avait je pense suffisamment insisté sur ses insuffisances, et même ses fraudes. Je me demande dès lors si notre @Blaquière ne souffre pas de dissonance cognitive - comme aurait aimé l'écrire ce même forumeur - quand il fait " l'analyse " des écrits d'un autre forumeur, ce qui ne fait qu'exemplifier et précipiter le discrédit dont souffre aujourd'hui cette discipline, employée à tort et à travers.
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https://www.scienceshumaines.com/karl-popper-1902-1994-qu-est-ce-que-la-science_fr_34472.html La cohérence ne suffit pas !
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Tu es conscient qu'aujourd'hui, on peut " justifier " tout et n'importe quoi en s'appuyant sur les productions écrites d'huluberlus, on a toute une gradation par exemple sur Internet entre une idée et son opposé/contraire, et comme on ne trouve - ou retient - que ce que l'on cherche, alors la prophétie s'auto-réalise, par un biais de confirmation.
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
( ... et alors tu te contredis... mais tu le sais déjà n'est-ce pas ! ) Mais qu'on se le dise, j'ai inventé le trait d'union entre la philosophie pure et le pragmatisme, ce que j'appelle la philosophie appliquée, qui oscille entre ces deux extrémités, entre idée et matière ou plutôt à la fois idées et matières, ou dit autrement, à la fois une main et une intelligence si on devait faire une analogie. Quitte à choisir, je prends tout ! -
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Je me plais à dire que l'humanité est immature, qu'elle en est encore dans son adolescence, et cela je le tire justement des comportements de ses éléments. Nous avons certes ci et là, quelques attitudes ou comportements plus ou moins sages, mais rien de bien consistant ou cohérent sur l'étendue ou la durée ! Je ne suis pas sage, mais je me soigne ! C'est pour cela que je me considère être un apprenti en la matière, que je suis... un philosophe ! -
J'imagine fort bien que cela dépend pour qui ? Pour ma part, ce n'est absolument pas le cas, alors que reste t-il ? Cela signifie que tu as interprété ce que j'ai écrit de cette manière, alors même que j'ai pris soin de ne pas faire de réponses axiologiques, mais en ceci ce n'est pas grave du tout, cela montre surtout et avant tout, qu'il n'est pas aisé de se faire comprendre, et je réitère, ce n'est pas avec deux mots que les choses auraient été mieux, ni une simple phrase en guise de réponse. ( toujours pas de joute ou je ne sais quoi de cet acabit ) Je suis sérieux, trop sans doute... Si la plupart des philosophes n'étaient pas mus par la vérité, au moins comme condition préalable, on pourrait arguer qu'ils ne feraient que divertir ou se divertir, au même titre que la littérature finalement !
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Le terme quête est sans doute un peu fort, mais avec toutes les personnes avec qui j'ai pu approcher ce type de question, je te répond oui, les gens se posent des questions à ce sujet, ils s'interrogent, mais... ... on ne peut pas rester indéfiniment à attendre une réponse, la vie nous commande d'avancer d'une manière ou d'une autre, et donc de s'accrocher à à peu près n'importe quoi, pour certains, le " calme " adviendra plus volontiers de la religion ou de la religiosité, d'autres du mysticisme et consort, d'autres d'une passion, de se perdre dans le travail, dans des stupéfiants, quand certains s'engageront dans la dépression ou dans l'aide d'autrui, dans l'hédonisme, dans la réflexion, l'écriture, l'art, dans la Recherche, ou encore dans le devenir enviable par le pouvoir, la richesse, la notoriété ou la célébrité, etc, etc... -
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
D'accord, nevermind. Je vois, sans doute me suis-je embrouillé les pinceaux par l'emploi du même vocabulaire pour désigner des phénomènes distincts. Mais, ma question est toujours la même, pourquoi faut-il en passer par le changement pour ne plus souffrir de cette lassitude des composants de sa vie ? Pourquoi ne pas changer le regard que l'on porte sur les choses, plutôt que les choses elles-mêmes ? Parce que c'est plus facile et que c'est ce que tout le monde fait !? ( zapper, jeter, consommer, etc... ) Et surtout ne puis-je pas éternellement aimer et profiter de la même chose, est-ce une fatalité que tout s'use et émousse notre plaisir, contentement ou satisfaction ? Ou est-il possible de changer de paradigme, d'état d'esprit ou de perspective ? Ne puis-je pas au contraire agrandir ma satisfaction, mon bienêtre général dans la persévérance, dans le maintien d'une ligne de conduite, dans une vie plus monastique ? Voire même en se déliant du surplus et en se concentrant sur l'essentiel, que sur ce qui est important, comme une sorte de fétichisme ? J'emploie " lassitude de vie " pour parler d'usure ou de fatigue envers la même chose ou la même action, alors que là, à nouveau je décèle une approche plus spécifique dans tes propos, comme étant une lassitude de la vie elle-même, non sur un objet spécifique ou une collection de tels objets. Dans ce qui émane de ton commentaire, je le traduirais plus volontiers par pulsion de vie, lorsque l'on perd cette pulsion de vie, cet anima, alors on fait ce que tu décris, et je comprends mieux alors que tu parlais tantôt de " maladie mentale " ou de pathologie. Je parle bien quant à moi, du phénomène qui consiste à en avoir marre de faire la même chose, et qui se solde par l'envie de neuf, de changement, d'avoir d'autres stimulations, car justement, la personne sait qu'elle peut encore compter sur sa pulsion de vie, ce qui l'anime, ce qui la pousse à vivre par dessus-tout. Pour le dire autrement, ce n'est pas parce que je n'aime plus le camembert, les transports en commun ou mon alter-ego, qu'en même temps je me condamne à ne plus aimer tout court, rien ni personne ! D'accord, ça c'est dans le spectre de la mort, mais qu'en est-il pour une lassitude moins radicale et moins généralisée ? Car il y a deux mouvements, celui d'éviter de sombrer vers l'anéantissement, en dessous de la ligne d'horizon, ce dont tu " causes ", et celui d'être toujours dans l'excès, d'être au-dessus d'un plan médian, d'être dans l'excitation, ce dont je cause, d'un côté il y a décadence et de l'autre stimulation, comme il y aurait une différence entre détruire et créer, autrement dit, de conserver, ce vers quoi je cherche à t'amener, un juste milieu ! Pareillement, pas pour les invités, mais pour le décalage temporel du retour ( Ça va, c'est pas trop hard ? Je ne suis pas trop tatillon ? ) Aurais-tu des sources à me faire lire ? En attendant, ça ne serait pas forcément incompatible, car le changement nous rebute le plus souvent parce que l'on en est ni l'inspirateur, ni le demandeur, alors que si c'est nous que le décidons/voulons, il en va sans doute tout autrement. -
La vérité existe, mais est-ce qu'elle est toujours atteignable ou désirée, c'est une autre question ! Par exemple, il y a le mot " vérité " écrit dans la phrase du dessus. Et bien cette proposition est vraie, chacun peut s'en rendre compte, tant soit peu qu'il soit sincère et qu'il ait toutes ses facultés, elle énonce donc une vérité, j'ai écrit la vérité. D'un autre côté la vérité n'est pas toujours aussi facile d'accès, elle demande parfois de grandes contorsions, des détours, des chemins sinueux et escarpés, allongeant quelque fois la distance entre nous et celle-ci, en cela, on se rapproche de ce qui se passe en mathématique, parfois une démonstration élégante tiendra en quelques lignes avec des concepts simples/intuitifs, quand parfois il faudra des centaines de pages d'un langage totalement abscons, jusqu'à un éventuel jour où cette dernière démonstration puisse se simplifier, en général rarement au point de devenir simple et triviale, elle se simplifie en longueur/lourdeur mais gagne en complexité bien souvent. Chaque cas est donc différent, la vérité peut surgir du simple comme du complexe, de facile comme du difficile, du rapide comme du long, etc... N'est-ce pas un parti-pris ? Qu'à l'inverse on puisse souvent aller à l'essentiel en peu de mots ou que le silence serait d'or ? Ne serait-ce que pour pouvoir accorder nos violons sur ce que l'on entend/met derrière tel vocable ou tel concept, bref de définir l'interprétation de chaque chose qui peut être floue ou prêter à confusion, puis ensuite d'élaborer sa penser pour qu'elle puisse pénétrer une autre âme qui fonctionne sur son propre schéma mais qu'il nous faut au préalable identifier, ce que l'on ne peut faire qu'en dialoguant justement. Ce qui semblait une entreprise facile, devient très rapidement un vrai casse-tête, et je dirais qu'à l'inverse, plus on est habitué à rencontrer ce genre de situations, plus on s'aperçoit que rien en va de soi, que c'est un optimisme exagéré, voire une utopie naïve que de croire que tout puisse être réductible, et qu'un mot puisse vaincre de tout ou de tous, si un jour les physiciens parviennent à aller jusqu'à la fameuse théorie du tout, d'une formule unique qui explique l'Univers entier, il est fort à parier qu'elle ne sera saisissable que par une poignée de spécialistes, les autres ne feront que hocher la tête mécaniquement, en voyant derrière des apparences " simplissistes " le gouffre effroyable qui les séparent de la compréhension de ce condensé. Quand on condense ou focalise en peu de choses, cela laisse entendre qu'il faut maitriser en amont une quantité importantes de savoirs, ce qui est montré sous forme compacte n'est autre que l'aboutissement de tout ce cheminement sous-terrain, invisible mais pourtant présent et nécessaire, alors ne nous voilons pas la face, rien n'est simple, rien ne coule de source, surtout lorsqu'il s'agit de communication entre deux esprits, car il nous faut toujours savoir quels sont les bagages communs a minima pour se comprendre, raison pour laquelle il est parfois impossible d'expliquer certaines choses à un enfant, parce qu'il n'a pas encore les outils nécessaires, alors que cela peut être plus facile avec un adulte, et comme aller de soi avec un spécialiste ******** Je ne pense pas qu'un seul mot aurait suffit pour expliciter tout ce qui précède, à n'importe qui, dont on ignore presque tout sur lui ou qu'une réponse silencieuse écrase par son absence la pertinence des propos tenus !
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Je t'en prie ! Dans ce cas, ça rejoint un mouvement plus général, que l'on peut toujours se justifier a posteriori de ce que l'on a fait, dit ou pensé, afin que cela cadre avec une acceptation sociale ou du moins son non rejet pur et simple, sa condamnation ou encore un jugement dévalorisant d'emblée. Les autres nous font peur, ce qu'ils pensent de nous ou sur nous revêt un caractère primordial, il nous faut donc trouver un stratagème pour vivre nos pulsions et en même temps éviter autant que possible l'exclusion ou le rejet. Cela concerne aussi bien l'immoralité, que le dégoût ou l'incompréhension, voire le peur suscitée, etc... Tout est justifiable Quasi-modo, les actes terroristes sont justifiés au regard des protagonistes eux-mêmes, la torture se justifie très bien aussi pour avoir des informations capitales si on veut, personne n'agit sans raison, même pas un fou car la seule distinction avec nous est celle du discernement/anticipation, mais il agit lui aussi pour une raison qui lui est propre et que l'on ne peut pas accepter parce qu'elle dérange l'ordre établi, le consensuel, les bonnes pratiques ou le bien d'autrui par exemples et qui était prévisible, il peut donc justifier son action en référence à ce qui lui est passé par la tête au moment du passage à l'acte, ce n'était pas un pur hasard ou un accident, mais il était bien mu par un désir, une volonté, un besoin, une envie, en ce sens c'était parfaitement justifié à ses yeux. On ne le fait pas vraiment pour lui, mais pour les autres que l'on cherche à protéger de lui, par contre se pose la question de l'après punition ou d'avoir " payé sa dette ", que fait-on de lui ? en tant qu'êtres responsables que nous sommes, on ne peut pas le remettre en liberté sans prendre un minimum de garanties pour éviter un nouvel incident, d'où une aide, un accompagnement, une réinsertion de ces personnes, pour qu'ils rentrent dans le moule et se plient aux règles de la société dans laquelle ils évoluent. On ne peut ni tuer les fauteurs pour un oui ou un non, ni les garder indéfiniment en prison ou dans un lieu de rétention. Oui, et elle ne le pourra pas, car malheureusement on ne juge pas sur une présomption ou on ne fait pas de procès d'intention, alors même que l'on a des indices forts que les choses vont mal se passer, il faut que l'acte soit commis pour être condamné, la justice est donc curative, et en revanche la morale endosserait bien le rôle du préventif et le droit celui du dissuasif ! Si tu veux la politesse aussi est de l'hypocrisie, mais justement parce qu'elle en est une, qu'elle a une valeur, car cela signifie que l'on se plie à des règles, que l'on se soumet d'une certaine manière, que l'on reconnait la valeur de l'autre, ce sont donc des signes de non-agressions, des mini pactes de paix, et sans doute que tu as raisons lorsque tu dis que le " comme si " n'est déjà pas rien, qu'il a aussi une signification supérieure, que le bien procuré l'emporte sur la petite entorse d'immoralité qui lui donne naissance. Nous faisons à nouveau le parallèle avec une petite privation de liberté de chacun pour garantir la liberté de tous, de petites immoralités de faux-semblants pour garantir la paix globale ou le non déclenchement ou entretien de colère qui couve, sans doute qu'un sourire forcé vaut mieux qu'une grimace sincère pour la quiétude des esprits, car nous ne sommes pas que de raison, mais surtout et avant tout des êtres émotifs ! Je crois que le monde des finances et en l'occurrence des traders tombe sous ce couperet, leur action est immorale alors même qu'eux ne jonglent qu'avec des chiffres sur un écran, et n'ont donc aucunement conscience des torts qu'ils font subir indirectement à ceux qui sont au bout de la chaine de traitement numérique, ils n'ont donc pas à l'esprit de faire du bien ou de mal à qui que ce soit, uniquement de faire leur job, le mieux possible, voilà leur seule excuse. Ils ne peuvent donc pas justifier la douleur et le malheur qu'ils infligent parce qu'ils l'ignorent tout bonnement la plupart du temps, mais pour un œil extérieur et c'est toujours ainsi lorsque l'on juge, ce qu'ils font demeure immoral.
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Il me semble bien que tu n'es pas seul dans ce cas, au contraire, cela concerne à peu près tout le monde. Autant pour moi, je croyais que tu exposais tes propres idées. Oui, mais le vent tourne tu sais, ce qui a été vrai hier, ne l'est pas forcément aujourd'hui. C'était surtout pour dire, qu'il n'y a pas besoin de battre toujours et pour tout pour obtenir quelque chose de bien dans notre vie, même si ça ne dure pas. Ça ne suffit pas toujours, le facteur chance comme tu dis joue un rôle par exemple, mais ce n'est pas non plus toujours nécessaire, et c'est sur cela que je rebondissais surtout. Oui, et c'en est presque paradoxal, à l'heure des moyens omniprésents de communication, nous communiquons, les machines communiquent, mais nous n'avons en revanche presque plus de relations ou d'échanges véritables, uniquement des protocoles convenus, des plaisirs juxtaposés mais qui ne s'interpénètrent pas ou qui coïncident uniquement, bref que de la poudre aux yeux pour sauver les apparences... -
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Pour ma part, j'ai déjà franchi cette étape depuis un temps déjà, en revanche ce qui me turlupine, n'est pas l'identification de tout ceci, mais la dépendance envers d'autres personnes/évènements pour y accéder, prenons un exemple que chacun est susceptible d'éprouver: l'amitié, une véritable et profonde amitié, intense et sincère, et non des moindres importances une disponibilité bilatérale pour accomplir/vivre cette amitié, en effet la distance géographique est un tue-l'amour, un poison toxique à une amitié d'enfance, c'est donc une réalité extérieure qui vient gangréner ce qui était, et qui s'essouffle avec les contingences de la vie: le travail, les concubins, les enfants et les obligations associées, de nouvelles rencontres et amitiés en ces lieux disjoints, etc... On devient las car d'innombrables obstacles s'immiscent entre notre désir et sa consommation, on finit aussi parfois par baisser les bras, ou alors, ce désir s'estompe car l'objet du désir se corrompt avec le temps, ou il se métamorphose, quand ce n'est pas nous-même qui changeons et le voyons/percevons différemment... Pourtant je reste convaincu que lorsque l'on aime une chose, c'est pour la vie, pourvu qu'elle n'évolue pas, je ne me lasse pas de réécouter de vieux tubes qui ont bercés mon adolescence, de manger des yaourts au citron, de regarder les photos de portrait de mes enfants petits ou d'être subjugué par les mêmes affiches de pinup, ou encore de m'interroger inlassablement sur le monde, comment il fonctionne et pourquoi... -
Sinon pour information, il y a le dernier numéro de Pour la Science de janvier, n°483, qui a tout un dossier spécial sur la " conscience " - que je n'ai pas encore lu - mais je pense que nous aurons là, les meilleures explications du moment par des spécialistes, et ce qui reste encore mystérieux et inexplicable/inexpliqué... Alors, à vos magazines !
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Ça rejoint un peu la critique envers la psychanalyse d'obédience freudienne ou lacanienne, qui est aussi mienne depuis la lecture des écrits de Freud il y a fort longtemps déjà. Quand on se connait bien, très bien même, ces désirs ou phobies n'ont rien de mystiques, au contraire ils s'expliquent assez bien, pourvu qu'il n'y ait pas de refoulement trop intense à cause essentiellement du regard des autres, personnellement j'ai pu faire le lien entre toutes mes phobies et désirs connus et des évènements de mon passé, ce sont tout simplement des associations très fortes, des conditionnements qui ont lieu en une seule fois souvent - ça porte un autre nom, mais là, ça ne me revient pas - ils sont d'autant plus indéfectibles qu'ils ont été investis d'émotion intense, et que le terrain était vierge de toute expérience, ce qui explique assez bien leur incrustation pour la vie durant, tel un formatage quasi-indélébile. Dit autrement nous avons comme un espace vierge qui attend d'être imprimé ( comme le phénomène d'empreinte/imprégnation de K. Lorenz ), et si cette première impression nous donne un grand plaisir ou une grande peine, alors elle fera office de référence/jalon, elle prendra place dans cet espace et sera très difficile à déloger par la suite, comme une bille qui tomberait dans un trou étroit plus ou moins profond, et une fois que ces premières sensations ont pris position dans ces différentes réservations émotives/affectives, nous sommes par la suite amenés à composer avec, car aucune autre bille ne peut y prendre place ou remplacer la première venue, ce qui explique pourquoi en général, par exemple qu'on ne change pas de goût sexuel ( de genre ) avec le temps, ou qu'une phobie est plutôt récalcitrante à s'estomper même par habituation.
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Si je peux me permettre, tu sembles être une victime du monde contemporain, de la loi du plus fort aujourd'hui transposée dans la compétitivité, dans l'individualisme exacerbé, dans le self-made-man capitaliste, etc... Il n'y a pas de jugement de valeur dans ce qui précède, hein ! Je te donne deux contre-exemples: Le premier, c'est d'avoir rencontré par hasard, celle qui deviendra ma femme pendant presque deux décennies, alors même que je pensais être fait pour vivre seul dans une " grotte ", mon bonheur aura résidé précisément dans l'inattendu, le non voulu ou désiré, la non conquête... Le second corolaire du premier, c'est d'avoir eu trois enfants, tout autant non expectés, non programmés par ma personne seule, non projetés ou idée murie antérieurement, contrairement à la future maman, non, cela n'a été qu'une réponse à une sollicitation de ma conjointe, je l'ai fait par amour pour elle, mais cela s'est révélé être la plus merveilleuse chose qu'il me soit arrivé, d'où le fait d'avoir récidivé deux fois... Au contraire, je me rends bien compte depuis un moment que d'obtenir une chose de manière forcée, n'apporte que peu de satisfaction, le libre échange ou le don consenti de plein gré sont bien plus " impactant " sur le bienêtre procuré. Par exemple, obtenir par une ruse quelconque les faveurs de sa femme, n'apporte absolument pas autant de plaisir ou de bonheur, que si elle se donne d'elle même par amour, de part sa propre volonté ! Mon bienêtre est complètement concomitant et dépendant de celui de mon alter-ego... -
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Merci pour ces précisions ! Mais attention... c'est maintenant que je deviens chi** philosophiquement ! Puis-je te demander si tu ne confonds pas la perte d'envie de vivre, par manque justement de " stimulation " extérieure, c'est-à-dire de raison de vivre, avec la lassitude qui est elle une sorte d'usure par répétition. Ce qui me conduit à te questionner, c'est que tu évoques également le cas de ta grand-mère, qui " pète " la forme tout en précisant qu'elle change sans arrêt, ce qui me montre qu'elle a besoin de changements et donc qu'elle se lasse de faire la même chose, mais éprouve toujours cette pulsion de vie qui la pousse en avant ( ce que tu opposes à ce que tu appelles la " lassitude de la vie ", il me semble ) !? Pouvons-nous avoir une lassitude de vivre, ou est-ce plutôt quelque chose qui nous prive de vivre pleinement ? Puis-je avoir une lassitude de manger, de boire ou de dormir ? Ou est-ce que c'est quelque chose qui vient détériorer ces besoins/envies qui m'en détourne d'une manière ou d'une autre, douleurs insupportables en mangeant ou en s'allongeant, digestion devenue non fonctionnelle ou perte de sommeille suite à un trauma ou une maladie, allergies, etc... bref une cause extérieure au phénomène lui-même, qui n'est que le réceptacle de cette gène. Malgré tout, si se sentir vivre s'oppose à la lassitude, alors la mort qui se fait déjà sentir lorsque l'on n'éprouve plus la sensation d'exister peut se ranger dans la même catégorie que la lassitude. La lassitude est le pendant spirituel de la fatigue/usure somatique, et toute dégradation de l'être le rapproche inévitablement du point de non retour, du terme final, de l'autre extrémité de la ficelle de vie... Biz -
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Oui je le pense aussi, mais j'étais dans le cadre restreint des personnes âgées accompagnées de souffrances lancinantes, comme certains malades ou les dépressifs suicidaires, etc... -
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Je ne suis pas certain de bien saisir cette réponse qui fait écho à mon message précédent. Néanmoins, au sujet des enfants, il a été montré, que c'est l'attitude - éducative - sécure du parent qui donne ce sentiment de sécurité à l'enfant dans un environnement inconnu ou face à un inconnu, pour le dire autrement, ce n'est pas le changement ou la nouveauté qui est source elle-même d'inconfort, mais la relation antérieure de la mère ou du père en élevant son enfant, en un mot comme en cent: l'amour porté à cet enfant. C'est un peu comme l'optimisme, ce ne sont pas les situations particulières/contingentes qui permettent de l'être ou pas, mais bien quelque chose, en amont, que l'on porte en nous, en laquelle on a une foi inébranlable ! -
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Je n'avais pas compris que tu parlais des personnes en " phase terminale ", et effectivement ce décalage entre ce que l'on a été et ce que l'on devient tout en gardant " toute " sa tête, est sans aucun doute assez pénible à vivre ou supporter, déjà pour la personne concernée; je t'avoue que ma propre mère m'a déjà implicitement demandé de lui " venir en aide " si cela devait lui arriver, comme tu dis, de la délivrer ! Ça me fait tout de même songer que face à la souffrance chronique, on peut en venir à vouloir mettre fin à la vie, comme celui qui est torturé préfèrerait une mort rapide, ou le suicidaire qui cherche un moyen pour mettre un terme à son agonie intérieure, ou encore la personne au bord du trépas par la maladie ou vieillesse de souhaiter également mettre fin au voyage... -
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deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Je suis d'accord, avoir conscience de pourquoi on agit, est déjà une première étape, comme de reconnaitre que l'on est malade est la première étape avant d'envisager de se soigner ! Mais comme dans un malaise psychologique profond, prendre conscience du trouble, ne signifie pas pour autant que la guérison sera au bout du chemin, comme l'a dit Petit-Pois juste avant ton intervention, peut-être est-ce tout bonnement insoluble ! Et qu'il nous faut apprendre à faire une sorte de deuil, de se résigner ou d'accepter notre triste sort, quoi qu'il en soit, si la fin du chemin est connue d'avance, en revanche le chemin suivi lui est encore de notre ressort dans une certaine mesure, et c'est sur ça que nous devrions concentrer nos efforts, agir en son âme et conscience, dans l'idée de n'avoir jamais rien à regretter un jour de nos actions accomplies/consommées, et non celles restées au fond du sac de nos espoirs/expectatives ! -
On finit toujours par se lasser... de tout !
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
Mais n'est-ce pas la peur d'une sorte de rééquilibrage, connu comme un biais cognitif, en croyant qu'une " volonté " va rétablir les plateaux de la balance entre les bons et mauvais évènements d'une vie, c'est à dire une croyance d'origine religieuse, même si elle a perdu ses racines théologique par la suite, une survivance d'un vieux réflexe, ou alors, c'est une forme de sagesse, où l'expérience nous montre que nous avons plus à perdre à jouer naïvement, de manière inconsidérée, qu'à y gagner en fin de comptes, ou de se rendre compte que d'avoir toujours plus n'a pas d'incidence notable et durable sur être mieux, que nous amalgamons avoir et être quand on est plus jeune, plus innocent, plus téméraire, naïf ou candide ! La préciosité dont je parlais se faisant souvent cruellement ressentir au moment même où nous perdons quelque chose - i.e. après coup - un être cher, la santé, la mobilité, un lieu de vie, un mode vie, etc... D'où l'immense intérêt d'y réfléchir avant, d'y avoir sérieusement médité, d'avoir écouté son cœur, ses sentiments les plus intimes ou de s'inspirer des expériences d'autrui, pour savoir reconnaitre ce qui a de la valeur de ce qui en a moins ou pas du tout... Peux-tu développer ?
