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deja-utilise

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Tout ce qui a été posté par deja-utilise

  1. Tu peux même l'étendre à l'extérieur du forum sans souci, il me semble. Nous naissons tous estropiés/handicapés du ciboulot, après on passe le reste de notre vie à essayer de raccrocher les wagons... Ça fait quand même très slogan... politique, t'es candidat à quelque chose ? " Volonté " sans doute pas, mais besoin oui. " Au-dessus ", laisserait entendre une notion de supériorité qui ne me plait guère, c'est pour ça que j'emploie le mot différence, ce que j'ai déjà fait remarquer à Dompteur_de_mots, on peut donc envisager que je ressente le besoin d'aller à gauche ou à droite, au sud ou au nord, sur telle île plutôt que de rester sur le continent, etc...
  2. Je présume que cela fait référence à une actualité, que j'ignore !? Un clin d'œil ? Sinon, effectivement et bien évidemment, je me contrefiche du monde footballistique !
  3. Bonjour, Merci des conseils avisés, mais mon interlocution ne réside pas ici, je n'ai pas de problème avec ma vie, dit autrement, ce n'est pas ce que j'ai qui me pose souci, puisque j'ai fait en sorte que cela me convienne, c'est ce que je n'arrive pas à avoir, ce sur quoi je n'arrive pas à mettre la main dessus, et non je ne parle pas d'une dimension matérielle , car sans être Crésus je ne manque de rien, j'ai sensiblement ce que je désire, il me manque une chose qui est immatérielle, une chose qui ne s'achète pas, qui ne se troque pas, qui ne se conquière pas, qui ne s'attrape/saisi/cueille pas, qui ne dépend pas de ma bonne volonté ou de mes efforts, bref qui n'est pas en mon pouvoir d'obtenir par moi-même, je suis même complètement dépendant et démuni face à ce besoin inassouvi... C'est une sorte de melting-pot d'état d'esprit, de personnalité, de principes de vie, de centres d'intérêts et même de caractère, comme une chimère idéale, un monstre d'exigences insouciantes ou de perfection naturellement ! Mais qui ne s'incarne dans aucune créature vivante à ce jour, ou avec laquelle je n'ai pas eu l'opportunité de faire rencontre...
  4. Si tu veux le fond de ma pensée et qui répondra à ton hypothèse Petit pois, c'est exactement l'inverse, je ne fais que ça de rencontrer des gens pas comme moi, qui parlent de choses qui n'intéressent que les autres, qu'elles soient " sérieuses " ( politique ou actualités, par exemples ) ou au contraire, avec légèreté, humour ou fiesta, voire dépaysement par le voyage ou je ne sais quoi de ce genre, de choses très terre-à-terre, de soucis quotidiens, des petites tracasseries de tous les jours, des embrouilles avec Pierre-Paul-Jacques, de se plaindre de ceci ou cela, de gémir, d'ironiser ou d'employer un ton sarcastique sur différents sujets, d'opiner ou de s'en remettre à des spécialistes qui n'en ont que le nom, etc, etc... Bref, tout ça m'ennuie profondément, c'est inintéressant pour ma part, mais je suis obligé de vivre avec quotidiennement, continuellement, bon je me suis fait une raison, ça ne me révulse pas, c'est surtout pour dire, que c'est à l'antipode de ce qu'il me faut, c'en est l'antithèse la plus tangible. Ce n'est pas très flatteur pour mes semblables j'en conviens d'avance, mais j'ai sans cesse la sensation d'être au beau milieu d'une cour de maternelle, ça ne me stimule pas, je trouve ça d'une platitude déconcertante. Non pas, que je jugerais sévèrement ce que font monsieur et madame tout le monde, car j'y passe bien aussi à un moment où un autre, mais je ne peux pas me sustenter d'y rester coincer en permanence, il me faut autre chose, tout bonnement parce que je suis différent, ce qui amuse ou plait à tout un chacun a de grande chance de me laisser indifférent, voire de passablement me fatiguer ! Le remède que tu proposes, bien que amicalement , est à l'opposé de ce que je recherche, tout mon entourage m'incite à l'overdose de ces pratiques, que j'exhorte par tous les pores de la peau, un exemple ? Passer un réveillon de la St-Sylvestre est pour moi plus à rapprocher de l'épreuve que du moment agréable ! Foutu j'te dis...
  5. Tu as raison, c'est trop psy, genre " Femme actuelle " et simpliste pour que ce soit ça. Je n'ai pas de crise identitaire pseudonymique ! [ En revanche, et c'est parallèle au sujet évoqué, je ne me sens pas résonner avec quelqu'un, ce n'est donc pas un problème d'utilité, car j'ai un rôle dans notre société, qui me convient plutôt, ( ni même ici ), par contre, personne n'est indispensable, on est donc tous plus ou moins " interchangeable ", ce n'est pas spécifique à ma personne, on est tous dans le même bateau. Un ami m'a une fois traité de cérébral, ce qui n'était pas une injure, et à la réflexion, j'aime bien ce qualificatif, et comme nous sommes des êtres sociaux, moi compris donc, on est donc tous en quête de semblables, des gens avec qui on est plus ou moins à l'unisson, avec qui on se sent à sa place, adapté, ou en harmonie, et bien ce n'est jamais le cas, je vois bien que je suis un marginal, je trouve l'humanité pathétique, difficile dans ces conditions d'être en phase avec qui que ce soit, mes congénères je les vois comme certains voient les singes, sans affinités ! C'est bien pour cela que j'emploie sciemment le terme d'autres extra-terrestres, dans mon expectative. Je ne suis pas malheureux, dépressif, ou même pessimiste comme le pense Quasi-modo, juste réaliste, il me manque une chose sur laquelle je ne mets jamais la main dessus, la clef qui ouvre une porte close, mais en dehors de ça, de cette ombre au tableau, je n'ai absolument pas à me plaindre de ma situation, je m'en satisfait car je n'ai aucune ambition me semble-t-il, j'ai en tout ce que je voulais, excepté ce qui ne dépend absolument pas de moi, mais uniquement d'un quelqu'un d'autre symbiotique... ]
  6. Je ne vois pas d'opposition entre vos deux approches, elles sont complémentaires, puisque oui personne n'est rigoureusement égal à lui même au fil du temps, et la mémoire - et donc son accès - est un point d'achoppement justement, mais en même temps, il y a des quasi-constances biologiques, physiologiques, cérébrales, comportementales, etc... Petit Pois a répondu " correctement " à cette supposition. Ce n'est pas une complainte déguisée.
  7. Oui Je ne voudrais pas paraitre discourtois, mais non, c'est bien dans ce sens qu'il faut l'entendre, comme de l'inutilité, avérée en revanche, de rechercher le mouvement perpétuel par exemple ou la trisection de l'angle en géométrie, bien qu'en apparence paradoxale, on peut commenter et échanger sur " l'inutilité de discuter ", qui sait, quelqu'un arrivera peut-être à me faire changer d'avis, d'autant qu'un seul contre-exemple serait suffisant ! De discuter, il me semble aussi, que ce soit en philo ou ailleurs, pour interagir Mais la philosophie en elle-même n'a pas vocation ou finalité à discuter ou échanger, disons que c'est un moyen pédagogique, ou un moyen d'accès, mais il n'est ni suffisant, ni nécessaire. Les " grands " philosophes, sont avant tout ceux connus ou que l'Histoire a retenu le nom, cruellement aussi pour certains oubliés du partage ou qui n'ont pas écrit, ni pour être vu et reconnu. Je donne souvent l'exemple d'un type grand et sportif, pour dire qu'il n'a pas vocation à être basketteur si il ne le désire point, il n'est pas suffisant d'être doué en philosophie pour écrire un essai ou un sujet/traité de philosophie, faut-il encore le désirer. Mais tel n'est pas ton propos, ce n'était qu'une parenthèse. Apprendre la philosophie, quelle drôle d'idée ! Apprend-on à aimer, à respirer, à exprimer ses émotions, à avoir envie ? Non, la philosophie, bien " qu'enseignée " à l'école, ne s'apprend pas, elle se vit, je ne fais pas du sport en restant le cu* vissé sur une chaise, et bien il en va de même avec la philosophie, il faut mettre les mains dans le cambouis, il faut la pratiquer de soi-même et par soi-même, et même pour soi-même, les auteurs sont au mieux une source d'inspiration, une excuse, un prétexte à exercer cet art, mais jamais, ô grand jamais, une raison à le faire, pas plus que pratiquer le basket ou le foot est une raison pour devenir sportif, c'est précisément l'inverse, c'est la pulsion qui nous guide/pousse à l'action, qui peut se matérialisée par contingence effectivement dans le foot, le tennis ou dans la natation ou le ski, ou bien cette flamme est en nous et elle brûle dès que l'occasion se présente, ou alors elle n'y est pas et dans ce cas, se frotter au sport ou à la philosophie de manière conventionnelle ou consensuelle ne changera rien du tout à l'affaire. Oui. De plus, d'être bousculé dans ses certitudes peut aussi être un élément déclencheur ou plus précisément, révélateur de ce que nous sommes, philosophe, sportif, hédoniste, artiste, leader, profiteur, etc... Le point commun à ces différentes activités, c'est l'état d'esprit, quelle tournure d'esprit avons-nous, c'est la première interrogation à laquelle il faut s'échiner à répondre, ensuite on trouve un moyen de l'exercer, et qui est rarement unique. On peut certes poser des questions à l'autre, lui faire accoucher de ce qui couve en lui, ou l'inciter, ou même l'inviter à s'interroger lui-même, ou encore pointer du doigt quelques failles ou incomplétudes, et si la personne est sincèrement motivée à vouloir comprendre, cela devrait suffire à la faire réagir, non pour celui qui a initié le mouvement, mais pour elle-même. Autrement dit cette personne, n'a pas besoin d'une autre en particulier, pour vivre son aventure intérieure, elle se suffit à elle-même, elle doit juste tomber de temps à autres sur des évènements, des situations, des individus qui nourrissent en elle sa nature profonde; je n'ai pas plus besoin de l'air français pour respirer, celui de Madagascar, de Pékin ou du Mexique ou de Pologne est amplement suffisant, que je sois en ville, dans une case, à l'hôtel, dans la jungle, les conditions particulières sont moins importantes que mon besoin premier...
  8. C'est possible, je ne fréquente que celui-ci. Je comprends toutefois tes griefs, que je pense partager, je fais le distinguo entre savoir, comprendre et appliquer, il ne suffit bien évidemment pas de discuter ad vitam eternam sur ce qu'il faut entendre par telle propos de tel auteur, qui ne me semble pas très profitable, ou encore de l'exposer à la vue de tous en guise d'étalage de confiture culturelle sur la tartine de la plèbe forumique ignare, et finalement pas beaucoup plus de simplement en avoir compris le sens, mais de ne pas l'exploiter concrètement soi-même. Un philosophe accompli, me semble être justement, celui ou celle, qui non seulement possède un certain savoir, sa provenance n'a que peu d'importance selon moi, qui en comprend assez bien le sens, la genèse, conséquences et implications, et également, qui en fait quelque chose dans son existence, et j'oserais dire en chaque instant de sa vie, pas uniquement quand il daigne le faire, que ça lui colle à la peau du matin au soir, jusque dans ses songes. Ce qui signifie, quand ce stade est atteint, qu'il n'y a pas lieu de faire de l'intellectualisme, hormis donner l'impression au badaud médusé d'en avoir plus qu'on en a réellement, ou de jouer à qui a la " plus grosse " ( culture ), ceci est bien de l'exhibitionnisme pur et dur, et est donc critiquable comme tu le fais. Encore une fois, tout dépend de l'intentionnalité des intervenants/participants, je crois que la réponse est à chercher en chacun de nous qui venons, lire et/ou poster sur un forum... Toi par exemple, que recherches-tu et que tu ne sembles pas trouver manifestement ?
  9. On pourrait dire, " conforter " par exemple, pour refléter, ce que tu cherches à dire ! On peut certes le déplorer, pourtant ce n'est pas un souhait de ma part, je ne fais pas en sorte de vouloir franchir un mur et m'y cogner à chaque fois, pas du tout, c'est la dure réalité qui me saute à la figure, qui vient violemment à ma rencontre, je m'éloigne donc d'elle autant que faire se peut, du moins dans ses parties délétères pour moi. Et comme je déteste faire semblant, jouer à faire comme si, je me résigne à accepter les choses comme elles sont, les deux faces de la pièce, et non pas que le côté pile ou son revers. La vie est belle parfois et d'autre fois non, des fois on a envie et d'autre fois non... La lucidité n'est pas une utopie, ni un idéalisme, c'est prendre en compte/considération chaque chose qu'elle soit plaisante ou déplaisante. La vie elle-même est une sorte d'absurdité, vivre un bref instant pour mourir, pour le dire autrement, la vie est une maladie mortelle, n'est-ce pas là une belle antinomie ? Donner la vie, c'est condamner à mort cet individu en devenir ! Oui. ( bravo ) D'un autre côté, avoir son père ou sa mère qui prend sa fille ou son fils pour un inconnu, est loin d'être une simple question philosophique abstraite, c'est une douleur atroce à vivre pour l'enfant qui ne peut plus être reconnu comme tel par son parent, le premier lui a gardé sa mémoire entière quand l'autre n'en a plus que des bribes, la relation bilatérale est rompue, ce qui faisait toute la force de cette filiation était bien la mémoire, commune, des évènements accomplis ensemble; sans elle, il ne reste plus que des animaux humains, avec leur programme intériorisé, mais sans données à traiter, dit autrement avec autant d'affinité qu'avec Siri ou Google en somme, si plus personne n'avait de souvenirs de son passé avec quiconque. Mêmes les animaux s'appuient grandement sur leur mémoire pour agir ou réagir avec leurs semblables, on sait aussi aujourd'hui manipulé la mémoire pour orienter un comportement ou l'inhiber ( chez l'animal ), en effaçant certains souvenirs en agissant via une molécule médiatrice des neurones.
  10. Voui, voui voui. Globalement d'accord, bien qu'il faudrait sans doute faire des sujets dédiés pour répondre en détail à tout ça. La contradiction - apparente - vient du fait d'employer sciemment, je pense, des antonymes à partir d'une idée qui aurait pu être présentée avec des termes qui ne s'opposaient pas forcément. En fait, d'une manière détournée, c'est une tautologie. Héraclite est connu, pour nous enseigner que rien n'est fixe, rien n'est exactement égal à lui-même dans le temps, bref que tout évolue sans cesse, que tout est mouvement, déplacement, changement, et c'est bien là le seul constat crédible que l'on puisse tenir, il n'y a que du changement, c'est la seule chose que nous pouvons formuler sans nous tromper, de manière indubitable, aussi loin que notre mémoire individuelle ou collective puisse nous soutenir, ou nos outils d'investigation nous porter, le changement perdure/se perpétue dans le temps inlassablement, du moins jusqu'à maintenant ( = à chaque fois que nous avons l'occasion de nous le demander ). Tiens, il y en a une autre, qui m'a longtemps turlupiner l'esprit, c'est quand le grand Socrate, a dit que nul ne désire faire le mal pour le mal, personne ne recherche le mal pour lui-même !? Je n'ai pas lu ce sujet, mais je pense te suivre, nous sommes notre mémoire, et les liens que nous entretenons avec les gens sont aussi constitutifs de cette mémoire, de nos moments - réels - passés ensemble. Comment réagir face à un clone se sa femme, de son enfant qui n'aurait pas la mémoire lui, de l'original ? Et même si il avait accès à ses souvenirs, nous savons pertinemment que ce n'est pas la même personne, et ça changerait radicalement notre regard, notre appréhension. Bon en dehors de cette fiction, on peut déjà le toucher du doigt lorsque l'on se sépare de ses amis ou de son conjoint ou sa conjointe, le temps et la séparation introduisent une rupture, une discontinuité entre les personnes, alors mêmes que les gens sont toujours eux-mêmes, notre mémoire, nos données mnésiques se scindent, se dissocient, nous perdons donc la filiation, la continuité avec ces personnes avec l'éloignement, ils se transforment petit à petit en des inconnus, ce qui était n'est plus, il ne reste plus que des souvenirs, non des réalités actuelles, bref quand nous sommes à nouveau réunis, nous vivons à travers cette mémoire partagée/commune, mais vient aussi en considération d'autres souvenirs étrangers les uns aux autres, qui provoque une brisure.
  11. Oui, les considérations sur sa vie privée ou intime n'ont pas à être exposées comme si de rien était, comme si nous nous adressions à notre journal intime, certes, mais d'un autre côté, philosopher sans être sincère, sans être honnête, ne pas venir à " visage " découvert serait mal venu également, car philosopher n'est pas différent que de vivre en fin de compte, la philosophie s'inspire et s'enracine dans nos propres existences d'êtres singuliers ! Il nous faut donc trouver, comme à chaque fois, le juste équilibre, entre déversement incontrôlé et le non respect de la vie privée de tierces personnes, avec les faits ou évènements qui nous éveillent philosophiquement, qui parfois ne font qu'un ! La philosophie n'est pas une science mathématique, abstraite ou formelle, elle est essentiellement de sources empiriques, passées à la moulinette de la raison... Remarque, l'un n'empêche pas l'autre d'après ce que j'en sais. Toutefois, dans la mesure où il n'y a pas de volonté, des administrateurs, à scinder philosophie et science de la psyché, on fait un peu les deux simultanément dans la rubrique " philosophie ", naturellement. Après dans une perspectives copinages et affinités pour se rencontrer physiquement, de jeter son dévolu sur la section philo, n'est peut-être pas le plus pertinent ou adapté, j'imagine fort bien qu'il y a des sessions bien plus propices pour ça.
  12. Mon propos n'est pas d'interagir comme on peut le faire Irl, avec une personne en particulier, de nouer quelque chose, comme des affects. À nouveau, ce sont les idées véhiculées par ceux qui écrivent qui retiennent mon attention, ce sont elles que je vise en premier lieu, mais pour ce faire, j'ai aussi besoin d'un état d'esprit particulier, une façon de faire, qui est autre de ce que tout le monde fait machinalement, instinctivement, raison pour laquelle j'ai jeté mon dévolu sur cette section, plus à même de répondre à ce double impératif: ne pas déblatérer tout ce qui nous passe par la tête sans s'appuyer sur sa raison, et le faire avec une honnêteté intellectuelle non superficielle/paraditique ( qui tient lieu de parade, quelle qu'en soit la raison/motivation sous-jacente ), ça exclut donc tous les avis non fondés, les convictions non argumentées, les jeux d'esprit vides d'intérêt hormis d'amuser la galerie ou se donner un rôle, l'opposition gratuite, un défouloir, un avatar palliatif, les règlements de comptes, etc... Certes, il est possible qu'il y ait de la démonstration, une exposition, voire un exhibitionnisme qui ne va pas au-delà de ce simple jeu stimulé par l'ego. Mais pas toujours, il y a aussi des individus qui postent, car motivés par l'envie de comprendre, ou comme moi aussi de " rencontrer " d'autres extra-terrestres, d'autres personnes plus " cérébrales ", i.e. plus dans la réflexion que dans la réaction ! Pourtant, je t'assure que lorsque j'écris ici, c'est toujours très intime ce que j'expose, ce sont mes tripes philosophiques que je présente à la vue de tous, sans distorsion, sans masque, sans filtre mais avec retenue, enfin tout du moins je m'y efforce. Et ceux qui ont discuté avec moi en MP, pourraient sans doute témoigner que je ne suis pas différent, entre l'espace public et l'espace privé, je m'exprime sensiblement de la même façon, avec la même ferveur et transparence, au grand dam de mes correspondants probablement, que je finis bien souvent par exaspérer...
  13. Dans les grandes lignes, on pourrait grossièrement dire comme ça, mais cela semble péjoratif présenté ainsi, disons alors que je ne m'y retrouve plus, que ma vision a changé car j'ai changé en chemin - et ce, grâce en partie à toutes ces discussions que j'ai pu avoir ici, qui ont été au moins un formidable accélérateur - pour simplifier. J'ai effectivement, plus de mal à évoluer à présent, c'est une chose, mais pour recoller au sujet, il y a aussi ce que je dénonce, à savoir l'impossible quadrature du cercle dialogique, et c'est bien ce dernier point qui me perturbe au plus haut point, mais encore une fois, ceci ne se limite absolument pas à cet espace forumique, je le vois partout où je vais, où je suis. Bon certes, il y a bien ci et là quelques exceptions, le tableau n'est pas absolument noir, mais ça ne concerne en général qu'un point particulier dans un corpus bien plus conséquent, ce que je veux dire, c'est qu'une personne peut être sensible/ouverte sur un domaine précis, mais complètement fermée/réfractaire dans un autre, autrement dit ce n'est pas une tournure d'esprit, mais un concours de circonstances qui lui a fait ouvrir les yeux sur ce point singulier, mais elle reste " aveugle " sur le reste. C'est pourquoi de multiplier les interlocuteurs, me permettait dans une certaine mesure de contourner ici cette limitation intrinsèque/instinctive. J'ai bien peur d'être obligé, par la force des choses, à en retourner à mes méditations d'antan, bref de faire comme avant, du vieux donc... Je n'ai pas d'objectif, c'est plus une façon de concevoir mon existence, tout du moins, mon interaction avec le monde qui en est l'enjeu. Ce serait comme de jouer à n'importe quel jeu, je m'attache à la manière de jouer, là où je ne vois que des joueurs obnubilés par une finalité, en quelque sorte. Non effectivement, toute interaction entre individus n'est pas synonyme d'échanges, ce peut être un simple moyen de ne pas déclencher d'hostilité présente ou future, de ne pas être rejeté/exclu, ou encore d'être lié par un contrat explicite ou tacite, voire législatif, subalterne ou éducatif. Je fais toutefois la part des choses, si je peux entendre certaines choses, qui ne sont pas miennes, cela ne veut pas dire que je les fais miennes si je dis comprendre à la fin, comme il y a une différence entre tolérer et accepter, par exemple, je peux comprendre le terrorisme, mais je l'abomine totalement ( ça peut rejoindre ce que Quasi-modo signalait également dans une autre mesure ). Je crois que j'ai un client malgré tout. Une prise de conscience, un déclic intérieur, un assentiment, tu appelles cela comme tu veux, mais j'attends de l'autre que cela vienne de sa propre volonté, de lui-même, non par un mécanisme que j'aurais réussi à mettre en place pour arriver à mes fins, mais bien plutôt qu'il se rende compte par lui-même, qu'il prenne la pleine mesure de ce qui est avancé, à la fois par lui-même donc, mais aussi pour lui-même. Je veux bien être l'étincelle, l'ignition d'un tel processus, mais je ne peux pas en être l'auteur unilatéral, cela doit être avant tout, le fait du principal concerné, il faut donc au préalable, le vouloir, qu'il soit pleinement acteur de l'acte de penser ! L'exemple le plus récent, étant celui de mon fils cadet, tant que je lui expliquais des choses pour son avenir et qu'il ne voulait pas les entendre, les prendre en considérations, il prenait une pente contraire à ses propres vœux/expectatives, mais à un moment qui est le fruit de multiples paramètres et évènements antérieurs, il a fini par comprendre, véritablement, que son comportement d'avant n'était pas le bon, que la meilleure piste était celle que je lui avais indiquée, et même si il est trop fier pour le reconnaitre mais c'est tout à fait secondaire, je vois et constate que la partie est " gagnée " dans le sens où je n'ai plus besoin de lui rabâcher les mêmes choses, ou de le " stimuler ", il est sur ce point devenu autonome parce qu'il le veut lui-même à présent, et pourquoi pas, il finira par aller au-delà des conseils ou méthodes donnés, à dépasser non pas mes souhaits mais ce que je pouvais attendre compte-tenu de ses actions antérieures, autrement dit, de ce point de vue là, il n'a plus vraiment besoin de moi, et c'est tant mieux. Ce n'est pas philosophiquement que je suis inquiet, j'estime être suffisamment aguerri dorénavant, c'est bien de pouvoir rencontrer d'autres âmes comme la mienne qui est autrement plus problématique, dans la vraie vie, ça n'arrive pratiquement jamais, je pensais que sur un tel lieu, avec la concentration potentielle j'avais plus de chances. Sur des sites dédiés à la philosophie, nous sommes trop dans " l'intellectualisme " que Swam - je crois - décrie ( décrier ), loin de ce que j'attends de ma manière, affirmée à présent, de concevoir la philosophie, elle se doit d'être aussi appliquée, et pas un simple passe-temps verbieux, une démonstration d'une supériorité culturelle, d'une vacuité quasi-totale dans la vie quotidienne, non je veux et désire une philosophie pragmatique, et ça commence par moi bien évidemment, je me dois d'être à la hauteur de mes exigences en premier, dans mon existence même. Oui, c'est très juste. D'ailleurs il n'y a aucune obligation à participer en postant quelque chose, car on philosophie avant tout pour nous-même, c'est une activité intime - et non pas égoïste - si j'ose dire. Je peux te proposer ce topic ( qui n'est pas de moi, et non ! ), si tu te sens l'esprit à méditer avant de sortir du monde silencieux dans lequel, j'imagine, tu te sens pour l'heure en " sécurité " ( c'est aussi le prix à payer pour savoir si ce que l'on pense tient un tant soit peu la route: la confrontation ), et qui te rassureras peut-être: J'insiste, tu as tout ce qu'il te faut: de la bonne volonté ( pas celle de trouver la force d'écrire, mais celle de t'exprimer avec sincérité ), le reste viendra, si cela fait défaut, en cours de route !
  14. Oui je le constate constamment, je dirais que nous ne faisons qu'essentiellement parader, pour accaparer une reconnaissance, méritée ou pas, ou d'être considéré, par le reflet du regard d'autrui ( raison pour laquelle la " puissance " des riches/parvenus n'existe que si il y a des pauvres pour les admirer, ou même vers qui l'exhiber, si ils sont privés de cet exhibitionnisme ils sont amputés ou diminués ). La vie des humains, des sociétés dites modernes, n'est qu'une comédie, littéralement... Oui, c'est terrible. Cela rentre dans ce que je nomme la " polarisation " des individus, incapables de faire la part des choses, ou d'en rester à une position plus neutre/axiologique, disons que cela doit correspondre à un réflexe de survie automatique, comme je le disais tantôt, typiquement, de ranger en: ami ou ennemi ! Ou bon-mauvais, utile-inutile, bien-mal, etc... C'est aussi pour ça que je te disais que j'étais opposé à la binarité, car on peut aussi être à la fois pour et contre une même chose ou entité, par exemple - et sans rentrer dans les détails qui m'horripileraient - il est difficilement admissible que le parti des cubes n'aient que de mauvaises idées, alors que l'on adhère soi-même au parti des sphères, qui eux n'auraient que de bonnes solutions, il n'y a aucune raison que les bonnes idées, comme les mauvaises, soient l'apanage d'un groupe, il est bien plus vraisemblable qu'elles soient réparties des deux côtés et il faudrait être en mesure de le reconnaitre ou de le voir pour que cela soit profitable de manière efficiente à tous, et non pour soigner et entretenir des considérations irrationnelles ( je suis récemment aller sur un site de photographie, où il y avait le clan des " nikonistes " qui s'opposait au clan des " canonistes " et réciproquement, c'est tout à fait symptomatique de ce que je dénonce, alors même qu'il existe des sites qui font un résumé des caractéristiques ou des mesures précises pour comparer les produits de façon assez objective, où l'on voit que chaque matériel a des qualités comme des défauts, qui ne se recoupent pas d'un appareil à l'autre ).
  15. Non je ne l'ai pas lu, je t'avoue que lire est toujours pour moi une sorte d'épreuve, dans le sens où je n'y prends pas réellement plaisir, c'est un intermédiaire nécessaire mais non désiré en lui-même. Dans ce cas je ne te promets pas de le faire, d'autant moins si la conclusion converge avec ce que j'exprime de mon côté, car la principale motivation à lire, c'est d'apprendre ou découvrir quelque chose que je ne sais pas déjà d'une manière ou d'une autre. Mais je te remercie pour ta proposition. Oui, c'est un prérequis qui me semblait implicite, mais effectivement, il faut dès le départ y mettre une certaine bonne volonté ou avoir un désir sincère de se dépasser en écoutant autrui, qui par sa présence ou sa participation, nous " sert " de tremplin pour aller plus loin, indéniablement. Non pas nécessairement, comme d'habitude tout dépend du cas de figure et des protagonistes en jeu, de leurs intentions, de leur personnalité ou leurs états d'esprit, etc... Bref, mille et un critères qui peuvent soit, confirmer ce que tu dis, soit au contraire l'infirmer. A+
  16. L'espoir, tout bonnement ! Et puis, je ne m'attendais pas à ce que cela se fasse de manière ordinaire, étant un être complexe, je m'attendais à ce que je trouve par-ci, par-là chez plusieurs intervenants un amalgame suffisamment riche pour me donner l'impression de correspondre avec une seule entité, mon écran et moi-même en quelque sorte, un interlocuteur polycéphale qui aurait pu faire réponse à mes innombrables interrogations aussi hétéroclites que soutenues, et je challenge est je pense dans une certaine mesure à la hauteur sur le long terme justement, de mes expectatives, mais aujourd'hui, les choses sont différentes, pour la raison invoquée dans ce sujet, plus fondamentale et déroutante dans l'intérêt même de dialoguer avec qui que ce soit, j'y vois comme une imposture, comme un échec dans la perspective de toucher ou se rapprocher de la sagesse par ce biais, et encore moins du vrai. Je ne pense pas que c'était un consensus, mais au travers de tergiversations multiples, nous finissions par mettre la main sur des points de vue communs, que nous avons nous aussi eu l'opportunité d'expérimenter, après s'être affranchi d'un langage trompeur parfois, ou d'avoir accordé nos violons sur ce que l'on voulait dire, le décalage entre l'émission et la réception en quelque sorte. La fonction première ne me semble pas résider simplement dans le fait de s'exprimer, sinon il y a " l'asile " pour ça, dire ce que l'on a envie de dire, ce que l'on a sur le cœur ou autre. Ici nous avons un devoir de dire le vrai, d'être pertinent, d'avoir quelque chose à dire d'essentiel ou à révéler, voire un doute à exprimer, des interrogations fondamentales à résorber ou à faire reculer, etc... Bref à défaut de savoir véritablement, de faire au moins l'effort de chercher à comprendre... vraiment. Il ne faut pas avoir peur de ce que l'on pense, je dis tout bonnement mon ressenti, sans autre considération, n'en soit pas gêné, c'est une alchimie, une résonance qui n'appartient je pense à aucun de nous deux en particulier, mais à nous deux inséparablement je crois, tu vois tu n'as pas à être mal à l'aise, ce n'est que le hasard de la vie qui se révèle présentement. Bien à toi,
  17. Méthode Coué ! Inutile pour un type tel que moi qui refuse tout subterfuge de manipulation, même si j'en suis l'unique victime. À dire vrai, ce n'est pas rigoureusement exacte, ma fille a encore ce pouvoir en elle, mais j'ai bien peur que comme ses frères en leur temps, elle ne perde cette faculté en grandissant... Non, mais j'espère que c'est un truc sérieux !? Je ne vois pas le rapport: Entre complexité et gravité ? Ou c'est autre chose, du genre, c'est l'effet que ça te fait !? Et dans ce cas, je n'ai rien à y redire.
  18. Sur un forum, sans aucun doute ! Ce n'est pas sur cela que je rebondis, mais sur le fait même de se faire une opinion d'un forumeur. Au moins dans cette session, qui est l'autre n'a strictement aucune importance, seule devrait compter ce qui est dit, et sa relation à la réalité ou vérité, voire la pertinence avec notre propre écho dans certains cas. Ce qui est terrible de mon point de vue, c'est justement la catégorisation, perverse, falsificatrice de notre regard et notre objectivité, il suffit pour s'en rendre compte de savoir par exemple que untel est du parti des cube ou qu'il a telle penchant spirituel violet pour être mis dans une petite case pour nous-même, dans une rubrique mnésique stéréotypée. Nous devrions en rester à ce qui est écrit, sans épiloguer, sans opiner sur celle ou celui qui professe les propos, si notre désir est bien tel que la rubrique le laisse entendre: philosopher. Après, bien sûr si l'on est là pour simplement discuter, donner son avis, rencontrer d'autres âmes, colporter des idées, se sentir exister au travers de cette interface, déclarer la guerre à une communauté ou se défouler de ses frustrations, ou que sais-je encore, alors oui, se faire une idée de qui on a affaire est sans aucun doute utile et nécessaire, pour ne pas dire primordial, comme dans la vraie vie, savoir si autrui est ami ou ennemi en tant que personne. En philosophie, ce ne sont pas les individus qui sont visés, qui n'en sont que des vecteurs accidentels/contingents, mais les idées. Oui, quoique cela dépende de cet intérêt justement, comme dit supra. Je ne vois rien de plus noble que de vouloir comprendre pour comprendre, sans autre raison, justification ou intention... une fin en soi, en somme. Ce qui ne doit absolument pas être ainsi sur les autres sections du forum, en sachant que ça ne l'est pas assez à mon grand regret déjà sur celle-ci. Malgré tout, je reste un humain de chair et de sang, et il m'arrive de me prendre d'affection pour quelques un(e)s, mais je m'efforce autant que possible de faire la part des choses, de ne pas persister pour l'unique raison d'aimer quelques intervenants, pour leurs personnalités seules.
  19. Tu penses à l'histoire des aveugles et de l'éléphant ? Je te dirais bien que tout dépend sur quoi porte notre jugement, et j'oserais dire que fort heureusement que nous pouvons avoir un minimum de cohésion perceptive et interprétative, sinon il nous serait impossible de rendre justice, jamais, si tout était relatif, y compris dans les affaires des Hommes. C'est encore moins vrai, dans le cas de choses qui ne dépendent pas de l'esprit humain, qui lui sont totalement extérieures ou étrangères, c'est pourquoi, les sciences physiques sont si redoutablement efficaces. Après, je n'irais pas jusqu'à dire que ce soit la réalité dont il s'agit, mais bien de pouvoir agir dessus efficacement par nos outils, qu'ils soient matériels ou conceptuels. Tout dépend encore une fois, de ce que tu entends pas objectivité ! Si c'est ce que chaque être humain est capable de se rendre compte, comme 1 caillou plus 1 autre caillou ça fait bien 2 cailloux, alors on peut dire que c'est objectif, si cela dépend de phénomènes subjectifs, comme les goûts ou les préférences, alors bien évidemment on perd en objectivité. Objectivité, c'est ce qui est propre à l'objet, la sphéricité, en dehors de sa définition, est bien ce qui est propre à l'objet sphérique, il en irait de même de l'acidité d'un liquide quelconque, ou comme tout ce qui est mesurable ! Là où on perd assez facilement notre objectivité, c'est lorsque l'on interprète les faits, les mesures, les observations, nous construisons dans ce cas, des modèles, des théories, des interprétations, des principes, des règles, des histoires, etc... car nous devons pour cela inférer, phénomène d'une toute autre envergure que de simplement constater. Nous l'avons fait, certes, mais nous ne faisons pas que ça, en tous les cas pas pour chacun de nous, et c'est bien pour cela que j'ai restreint ma requête à nous deux, et pas à l'ensemble des humains ! Il est clair que nous avons plus de recul et de prudence qu'une personne lambda, car c'est ainsi que nous fonctionnons, c'est plus fort que nous, nous aurons très certainement du mal à soutenir et encore moins à imposer à quiconque ce dont nous doutons, à moins d'y adjoindre aussi ce doute lors de notre exposé. Et à vrai dire, ce n'est même pas le contenu qui est le plus digne de notre attention, mais la manière de le concevoir et de l'exposer, ainsi que son acquisition, nous devons montrer une démarche de compréhension, une manière de s'y prendre, plus que des données ou des résultats, nous devons les - enfants - faire tendre vers une certaine autonomie réflexive et non pas vers un comportement automatique préenregistré, d'entrée et de réponse, certainement pas systématiquement. On peut commencer très tôt, par leur ressenti, comme leurs propres expériences sans avoir recours à ce que les spécialistes de ces questions en pensent ou en disent, d'avoir une démarche empiriques ou pragmatiques, car ils sont dotés à la naissance des outils nécessaires au décryptage du monde et aux sensations/émotions internes. Nous sommes, toi et moi, des guides pour eux, car nous avons essuyés maints échecs et fausses routes, nous pouvons leur faire gagner du temps, et finalement à bien y regarder, c'est ce qui fait la suprématie de l'humanité, cette transmission de nos connaissances, de nos apprentissages, cet héritage déjà purifié de son premier jus insipide. Certes tout n'est pas parfait, mais c'est une aide, un premier tri, un premier dégrossi, quitte à y revenir par la suite, si ce n'est pas satisfaisant. Tout comme le langage est un accélérateur pour notre intelligence, et rien que de leur transmettre ce moyen de communication, c'est en soi leur rendre un immense service pour faire face à l'adversité, pour faire la part du mieux possible, du vrai et du faux. Que ce soit une question de point de vue, je peux l'entendre, car il suffit de s'y mettre pour constater a priori la même chose, en revanche que tout soit relatif, je ne te rejoins pas, sinon, il y aurait une aporie à le dire, ça voudrait dire par exemple, que ce que tu dis est aussi relatif: est relatif ce qui est relatif, donc il y a des choses qui ne sont pas relatives ! Mais je suis d'accord et je l'ai dit un peu avant à Barbare Lebol, il faut effectivement savoir écouter son cœur, ou tout du moins, développer plus avant notre réceptivité, notre sensibilité, d'arrêter de la brider sans cesse, de la refouler toujours davantage pour ne la laisser s'exprimer que dans le cadre très restreint du noyau familiale éventuellement. Quoique que l'on ne puisse pas réduire toute activité humaine non plus à des questions affectives, c'est il me semble comme toujours une question d'équilibre, ne jamais être dans une extrême, qu'elle soit rationnelle comme émotive. Mais je n'en doute pas, ça donne une dimension sans commune mesure, du même acabit que celle entre regarder un match ou un concert à la TV ou y aller sur place. Toutefois, dans un registre de compréhension, de décryptage du monde, de son intelligibilité, cette coloration émotionnelle n'est pas indispensable dans une relation dialogique, et à l'inverse, pour toute autre raison, y compris celle de saisir le monde par soi-même, de son côté, isolé, cette sensibilité est nécessaire ( Cf: Damasio ).
  20. N'allons pas jusque là, mais il y a un parallèle fortuit. Je suis venu ici sans grand espoir d'y trouver non pas un alter-ego en la personne d'un pseudonyme, mais dans une chimère polycéphale qui par sa multiplicité aurait pu répondre en partie à mes attentes. Hélas, au fil du temps, je me suis rendu compte qu'en dehors de cette expectative, il y avait une antinomie profonde qui sévissait, dont j'avais pourtant dégagé le principe il y a quelque temps au sujet de l'intérêt de lire des ouvrages, en l'occurrence philosophiques, où je disais sensiblement déjà la même chose, on ne peut recevoir que ce à quoi on croit quelque part au fond de nous, ce à quoi on est réceptif, et aveugle ou prêt à rejeter ce qui n'y correspond pas, ceci faisant que nous avions une lecture toute personnelle de n'importe quel bouquin, suivant nos propres dispositions, aspirations, dégoût et révulsions, voire de travail sous-terrain, plus ou moins conscients. Des stimulus j'en perçois sans cesse, de toutes parts, mon esprit ne cesse de travailler à plein régime, je ne fais pas de distinguo entre ici et le monde physique, la seule chose que j'y vois, c'est la chance d'une concentration supérieure à ce qui peut se produire Irl, avec aussi l'avantage pratique de pouvoir correspondre comme cela nous sied le mieux. Se rajoute aussi le fait que, j'estime avoir progressé lors de mes différents échanges, surtout d'un point de vue communicationnel d'ailleurs, et d'avoir étendu mon domaine de connaissances au-delà de ce que je pratiquais stricto-sensu, se faisant, j'arrive également à un moment où je n'avance plus ou pratiquement plus, mais n'étant pas porté sur la fonction de donneur de leçons ou de maitre à penser, j'y perds effectivement ma motivation première, celle de me dépasser, d'apprendre, d'acquérir davantage, etc... Je vais faire une analogie grossière, mais qui me correspond à tout point de vue, on pourrait dire que je suis le Sangoku de la philosophie, c'est en partie par " l'affrontement " avec les autres que je deviens plus " fort " ou meilleur, c'est pour cela que je leur suis reconnaissant, je sais que ce sont toutes ces discussions qui m'ont permis d'évoluer, y compris par celles qui n'étaient pas " constructives " de prime abord, et je pense entre autres à Maroudiji que je ne hais point cela-dit en passant, ou même Zenalpha en son temps. Oui, il n'y a pas nécessairement, exclusion. Ce n'est pas clair pour moi, cette allusion aux silences ? Idéalement oui, mais encore une fois, l'humain n'est pas que rationnel, d'autres considérations viennent perturber cette belle présentation, ne nous le cachons pas ! Remarque, même si on ne peut pas toujours déjouer sa propre nature animale, on peut au moins en avoir conscience, l'avoir à l'esprit, ce qui n'est déjà pas si mal, cela peut permettre par exemple de savoir arrêter avant de franchir un seuil, un point de non retour. Dans un esprit réellement coopératif, je suis d'accord, mais ce n'est pas toujours ainsi, je crois que certains sont venus trainer ici pour d'autres raisons, comme celle d'imposer leur façon de voir le monde, et sans doute beaucoup moins pour évoluer et apprendre. Je comprends, on peut certes accepter d'autres façon de voir sans pour autant y adhérer soi-même, car nos motivations et notre pedigree ne sont pas identiques, il n'empêche que par un travail intellectif on peut s'approcher d'autrui et de sa représentation ou conception si l'on arrive à identifier son fonctionnement propre, car une fois que l'on a mis la main sur la part irrationnelle de l'individu, notre partie rationnelle conduit bien souvent à adopter les mêmes comportements ou réactions hypothétiques que lui in fine. Je t'en prie, chacun vaque comme il peut à ses occupations diverses et variées, nous avons tous des priorités.
  21. Bonjour à toi, Oui et on ne parle même pas de la fraude scientifique, exacerbée par le " publish or perish ", ou des études supportées par les lobbies, ou encore des considérations " idéologiques "... Je n'en suis pas aussi sûr que toi, car d'une part on peut être très doué dans un domaine et plutôt incompétent dans un autre plus ou moins connexe, et d'autre part, on sait historiquement tout ce que l'humain a pu faire et entrepris sous couvert, justifications de rationalité tout en étant immonde/abjecte ! Ce n'est pas un manque de rationalité dont le monde souffre, mais d'un cruel défaut de sensibilité, y compris d'humilité ! C'était pour marquer le coup, je ne les côtoie pas tous, je ne peux donc effectivement pas généraliser, mais tous ceux à qui j'ai eu affaire, n'étaient pas à la " hauteur " de leur prétention d'esprit scientifique, car sclérosés par une attitude prosélytique vis à vis de la science et par conséquent fermés à toute critique du savoir scientifique et la façon de le construire. Mais je peux comprendre cette réaction, dans la mesure où Dieu a été évincé, il ne reste plus que ça à quoi se raccrocher, le dernier rocher du rivage avant le large, la peur sans doute de perdre pied et de voir revivre les vieux démons religieux vaincus. La science vit avec la phobie du spectre de réminiscences de croyances superstitieuses ou irrationnelles, mais qui par un revers de médaille l'handicape lourdement, car cela constitue un frein terrible à la liberté du cogito, en clair elle ne s'est pas émancipée de la religiosité puisqu'elle agit envers et contre elle, elle en est donc interdépendante dans son anti-thèse même, malheureusement. Entre autres oui, comme si l'Homme par nature était avant tout rationnel et que c'était le remède de l'être davantage, non nous sommes d'abord des êtres émotifs, c'est une des raisons qui nous pousse à vouloir vivre, mais pourtant on l'occulte autant que faire ce peut, un non-sens total ! Il nous faut au plus vite rétablir l'équilibre entre notre part d'être biologique dépendant d'un environnement et notre désir insatiable de maitrise de la nature et du dépassement de notre condition.
  22. T'es dur de la feuille quand même: JE ne suis pas tout le monde ! Et tu penses sérieusement avoir fait une démonstration de quelque chose, là ! Je me rends bien compte que des personnes ont une mémoire prodigieuse d'une part, plus souvent que moins d'ailleurs, contrairement à moi, et que d'autre part, tous les indiens védiques n'étaient sans doute pas pourvus chacun d'une formidable mémoire, la répartition statistique est certainement la même au sein d'une population donnée, mais ça tu ne veux pas l'entendre, car ça ne corrobore tout bonnement pas tes croyances... ( comme il est facile de prendre deux extrêmes dans deux collections différentes et de les mettre en opposition et de s'illusionner ou se leurrer, mais ça ne trompe que toi ) S'il te plait, passe ton chemin... Merci.
  23. Euh, non ! Tu mélanges tout. 1- En terme de quantité d'informations à mémoriser, je te disais que les gens d'aujourd'hui ne sont pas moins bien dotés que ceux d'hier, dans des conditions similaires c'est à dire de savoirs/connaissances, et peu importe la pertinence/contenu de ces informations. Voilà ce que j'ai soutenu ! 2- Tu confonds toujours philosopher et faire de la théologie ou quelque chose du même acabit, mais j'ai lu récemment que tu n'étais pas le seul, lorsqu'une personne a osé écrire que la Bible était aussi un texte à caractère philosophique, comme toi donc avec la BG. À ce compte là, tout est philosophie, y compris ce que le pochtron du coin peut bien déblatérer. 3- Tu me prêtes une opposition Grèce antique et Inde ancienne qui n'est pas la mienne, je t'ai soutenu par endroit quand c'était légitime, et " démonté " là où tu faisais fausse route par aveuglement, endoctrinement ou prosélytisme. 4- Je n'ai jamais soutenu que le GPS était supérieur à qui que ce soit, au contraire je m'insurge et m'élève contre l'omniprésence des machines dans les conduites/décisions humaines, c'est un outil au service des humains et non l'inverse, d'ailleurs c'est même une discussion que nous n'avons jamais eu ! 5- L'avantage de l'écrit pour un gars comme moi avec peu de mémoire, par rapport à la moyenne, c'est que je peux m'y référer sans erreur, contrairement à un souvenir, surtout qu'aujourd'hui on sait - scientifiquement - que la mémoire est faillible, que l'on est capable de reconstruire/transformer des évènements, de se rappeler de quelque chose qui n'a jamais eu lieu ( Cf: les faux souvenirs ), etc... Alors oui, il vaut mieux avoir affaire à l'écrit, car les écrits restent et les paroles s'envolent ! Tu ne me crois sans doute pas, pourtant le " mythe " du déluge ( Science et vie févrirer 2018, c'est pas la peine de t'user les doigt à me répondre sur la valeur que tu accordes à la revue ) est connu dans pratiquement tous les peuples, mais chacun en a une version plus ou moins revisitée, il a même été possible d'en retracer l'évolution - un terme qui t'hérisses les poils -, ce qui signifie qu'à partir d'une histoire sans doute unique, et de bouche-à-oreilles, celle-ci comme les êtres vivants a évolué, s'est transformée. Mais je te laisse bien entendu croire que l'oralité est supérieure à l'écriture, si cela te chante, j'en est cure, en revanche je ne peux pas te laisser raconter n'importe quoi, qui plus est, sur mon fil de discussions. Je m'en excuse d'avance: Tu partages ceci de commun avec Aliochaverkiev, vous vivez dans des projections mentales, vous inférez que ce qui se passe dans votre ciboulot ou dans vos observations filtrées, se passe aussi en dehors de lui, vos pensées et la réalité ne sont pas la même chose manifestement, pas toujours en tout cas.
  24. Je ne comprends pas trop la question, tu as à l'esprit l'espace forumique en particulier ou n'importe où, comme dans un livre ? Si je fais le parallèle avec le brevet d'invention, une idée n'est pas brevetable, on ne peut pas la " protéger ", ce qui signifie qu'elle peut provenir d'un individu singulier, mais il ne peut la garder sienne, elle ne peut lui appartenir en propre sauf à la garder secrète, un peu comme la première cellule vivante et les êtres aujourd'hui, la Vie n'est pas exclusive de ce premier organisme puisqu'il se sera multiplié, la vie ne lui appartient pas en propre, elle est en chacun de nous dorénavant, quand bien même cela fait belle lurette que la cellule mère de toutes les autres a disparu. La fierté je pense d'être l'auteur, est la seule chose d'entendable/utile si elle est perçue comme une idée positive et une honte si elle est perçue négativement et alors non désirée, au risque de voir revendiquer la paternité à un autre si elle est si populaire et productive/inspirante. Il y a toujours un enjeu, dans tous ce que nous faisons qui s'inscrit dans un environnement social, de reconnaissance ou d'être considéré par les autres, nos idées bien qu'immatérielles n'échappent pas à la règle, elles sont un moyen comme un autre d'y parvenir: " c'est celui/celle qui a dit/pensé que... " => donc je suis !
  25. Bonjour Arielle A, c'est effectivement une façon d'envisager les choses, et de ce point de vue, ce serait a priori une réussite, sauf que ce n'est pas ce qui m'attire, je ne cherche ni les passions, ni l'adhésion ou la célébrité, mais essentiellement de comprendre le monde, les autres et moi-même par la même occasion, et dans cette perspective ce n'est pas aussi évident, en revanche si j'ai pu aidé quelques uns, alors ma présence n'aura pas été vaine. Mais peut-être, que l'idée présentée était de partir de l'émotion, comme point de départ, comme porte d'entrée pour aller vers autre chose ? À l'inverse, si c'en était la finalité, c'est pour ma part, un échec. Oui, je détecte que tu ( il n'y a pas de grossièreté dans le tutoiement que j'emploie, c'est par commodité et affranchissement des barrières morales inutiles ) as des notions de psychologie de la communication, mais j'en prends déjà compte dans mes griefs. Car ce qui m'intéresse n'est pas la communion émotionnelle, mais plutôt cognitive avec mes correspondants, c'est pour cela que j'occulte d'emblée la communication non verbale, elle n'est donc pas un obstacle, mais un atout, une gène que je n'ai pas quand on est en présence physique l'un et l'autre. Il est vrai qu'il y a tout un effort de décodage, qui ne peut reposer que sur nous-même, et donc plus on multiplie les expériences plus on a des chances de faire le bon décryptage, mais dans tous les cas, il me semble que la seule véritable parade, au grand dam de beaucoup, que ce soit de multiplier les réponses, les approches, les phrases, les exemples, bref d'allonger le discours et les échanges, et cela rebute nombre de personnes dans le principe même, avant même d'avoir vraiment toucher le fond d'une problématique. Que nous n'arrivions pas à trancher n'est pas un drame en soi, ce qu'il l'est c'est de ne point pouvoir fonctionner sur le même mode, avec les mêmes exigences, la même passion à comprendre, à démêler la situation avec les mêmes outils ou la même boite à outils, comme il est difficile de s'entendre lorsque l'un utilise un seul tournevis tartempion quand l'autre en a toute une collection qu'il peut utiliser à sa guise, quand le premier ne vient tout simplement pas avec un marteau. C'est donc plus un problème de moyen que j'excrète qu'autre chose dans ce sujet. C'est une démarche psychologique intéressante mais insuffisante dans bien des cas, car soit il y a une impossibilité, soit il y a une involition à réussir, à y parvenir. Sauf que nous ne fonctionnons pas en circuit fermé, avec une énergie éternellement renouvelable, notre source se tarie à un moment, l'envie ou l'espoir par exemples, et il est plus sage il me semble de se recentrer sur ce qui est encore de notre ressort, il est inutile de vouloir atteindre la lune en sautant sur place ou d'espérer jouer Sisyphe, indéfiniment. Merci quand même, bonne soirée également.
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