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Tout ce qui a été posté par zenalpha
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Oui, ce qui est intéressant c'est que comme elle, il te faille déformer mes propos pour servir ton opposition. Je te parle en tant que "philosophe" non en tant que femme, comme je le ferai pour un homme. Peut-être attends tu des fleurs ou construire avec moi ce symbole de l'oppression des femmes... Puis je discuter avec toi ou te dire que ton raisonnement est fallacieux est déjà oppressif ?
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A une connerie il est malheureux que les hommes...et les femmes...aient été lobotomisés sur la bête opposition. Les femmes y trouveront leur soumission depuis l'Antiquité, les hommes se flagelleront et toutes les statuts pourront être déboulonnées. Regarde aujourd'hui ces partis, sans bouc émissaires, ils n'ont rien à proposer. Notre propre président est élu contre quelqun. Résultats ? Tous des ânes et le déclassement français est un bonbon avant le clash.
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Oui, je me permets un petit billet la dessus... c'est typique d'une thèse qui se sert de l'anachronisme pour réduire la pensée de l'autre et servir la sienne. Un peu comme réduire le message général et profond de Trinh Xuan Thuan à l'évocation marginale de l'argile dans son ouvrage. Dans le deuxième sexe, juste après guerre, Simone de Beauvoir cite effectivement Pythagore dans son introduction, attribuant à l'école pythagoricienne cette dichotomie radicale : ordre/lumière/homme versus chaos/ténèbres/femme. Cette citation sert à illustrer ce qu'elle appelle la polarité essentialiste homme / femme dans la pensée occidentale. Pourquoi ça pose un problème non pas général mais particulier. Une méthode qui m'horripile, celle de Bacon qui infère une généralité abusive issue d'une illustration particulière. Une méthode malheureusement démocratisée aujourd'hui dans la médiocrité communicante... Déjà, Beauvoir cite indirectement via des sources secondaires (peut-être Aristote ou des "doxographes" tardifs). Or, aucun fragment écrit de Pythagore ne nous est parvenu directement. Tous nos témoignages sont postérieurs de plusieurs siècles, souvent filtrés par des perspectives platoniciennes, aristotéliciennes ou néo pythagoriciennes qui ont pu radicaliser ou déformer les enseignements originels. Comme je l'ai évoqué précédemment, l'école pythagoricienne était une des rares de la Grèce antique à inclure activement des femmes comme philosophes et mathématiciennes. Attribuer à cette communauté une vision purement misogyne est contradictoire avec ses pratiques sociales réelles. C'est le genre de kidnapping facile qui dessert une thèse très défendable en sacrifiant ceux la même qui en sont des contre exemples... Théano, Myia, Damo et autres femmes étaient respectées comme penseuses, l'école admettait des disciples femmes, la transmission des savoirs reposait en partie sur elles. Par ailleurs cette table des dix opposés (ou "système des contraires") attribuée aux pythagoriciens par Aristote dans "Métaphysique" est bien plus complexe que la dualité homme / femme ... Limité / Illimité Impair / Pair Un / Multiple Droit / Gauche Mâle / Femelle Repos / Mouvement (coucou @Neopilina) Droit / Courbe Lumière / Ténèbres Bon / Mauvais Carré / Oblong La polarité masculin / féminin n'est qu'un élément parmi dix, et surtout, cette table décrit une cosmologie mathématique, pas une hiérarchie sociale. La "femme" y est associée à l'illimité, au pair... concepts qui, dans la pensée pythagoricienne, n'étaient pas nécessairement "mauvais" mais complémentaires. Beauvoir, sur ce cas, Zenalpha le grand lui met un bonnet d'âne. Un bonnet populaire certes, ma thèse est que les ânes ont gagné. Elle projette une conception moderne de l'opposition patriarcale réelle sur une pensée antique dont le cadre conceptuel était radicalement différent. Pour les pythagoriciens, ces oppositions concernaient d'abord la structure mathématique du cosmos, pas une justification de la domination masculine. Si l'école avait réellement considéré les femmes comme l'incarnation du principe mauvais, pourquoi les aurait elle admises comme membres ? Leur aurait elle confié la direction après la mort de Pythagore ? Leur aurait elle attribué des écrits philosophiques ? Pourquoi Beauvoir opère t'elle cette réduction me diras tu ? 1. Elle cherchait des formules frappantes pour illustrer l'essentialisme patriarcal à travers les âges. Ok pas avec moi Simone... 2. Les sources limitées : En 1949, l'étude du pythagorisme était... moins avancée qu'aujourd'hui. 3. Nécessité polémique : Construire une généalogie de la misogynie occidentale nécessitait parfois de simplifier des pensées complexes. Il est.... ironique que Beauvoir, pionnière de la libération des femmes, et extrêmement importante et nécessaire utilise comme repoussoir une école qui, dans son contexte historique, était relativement progressiste dans sa relation aux femmes intellectuelles. La pensée pythagoricienne a évolué sur plusieurs siècles avec des branches diverses... Réduire cette tradition à une citation isolée, elle même de transmission incertaine, c'est pour ce qui te concerne : 1. Ignorer le rôle actif des femmes pythagoriciennes 2. Négliger le caractère principalement cosmologique et mathématique de la pensée 3. Passer sous silence la dimension mystique et égalitaire de la communauté 4. Réduire une école et un mythe grec à son entre jambes sans aucun écrit reçu directement de lui C'est facile, suffisant serait plus précis. Cette correction ne diminue en rien l'importance du Deuxième Sexe. Elle honore la complexité historique que Beauvoir elle-même, en tant que philosophe, aurait peut-être appréciée sans réduire la philosophie à la seule lutte. La dialectique, l'opposition bête et méchante, c'est ce qui reste dans notre société et à l'assemblée. Je résume abusivement par société d'ânes représentée par des ânes.
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Si je peux me permettre, Pythagore est à l'inverse et ... en pratique une exception remarquable dans le monde grec antique. Sa femme, ses filles, la place des femmes en général en qualité de membre à part entière de la confrérie. Il y a la théorie...et la pratique où l'expérience.
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Un sophiste par définition fait un sophisme. Leur dénomination t'appartient... Tant qu'on vit dans la métaphysique, aucun ciel ne tombe sur personne. Pareil pour les Gaulois Pour les éléates le mouvement est impossible. Ils en sont toujours restés à ce point mort.
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Le sophiste fait une erreur de logique basique, sa thèse. Le dialecticien sans le sophiste n'aurait rien à contredire, il ne serait rien ni personne, son antithèse ne se battit uniquement qu'en se focalisant sur l'erreur grossière et non sur le phénomène en soi. Les pythagoriciens sophistes pensaient avoir merveilleusement compris les mathématiques pour appréhender par la logique la nature du monde mais leur mathématique était lacunaire : erreur de thèse. Zénon le dialecticien démontra que leur propre logique sur base de leurs propres lacunes menait à l'absurdité : antithèse axée sur la thèse erronée...non sur le mouvement lui même En synthèse, aucun ne l'a compris. Le mouvement n'est pas une illusion comme conclue notre malheureux dialecticien C'est l'absence de mouvement qui l'est. Thèse fausse, anti thèse bornée, synthèse lacunaire.
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Aimer.
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Qui peut expliquer la vie ?
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Oui, c'est possible. Maintenant, il me semble que la lecture littérale des textes bibliques pour les justifier scientifiquement mêne dans une autre démarche que la démarche scientifique elle même. On appelle ça le concordisme fort. Trinh Xuan Thuan nécessite des nuances...très... importantes, son positionnement est plus subtil et sophistiqué que le concordisme traditionnel. D'abord en astrophysicien reconnu et auteur bouddhiste, il pratique ce qu'on pourrait appeler un concordisme philosophique et non un concordisme littéral ou historique. Comme le concordiste, il cherche activement des points de convergence et d'harmonie entre les découvertes scientifiques (notamment en cosmologie) et les visions du monde spirituelles. Il va utiliser la science pour éclairer un texte et utilise des concepts scientifiques modernes (comme le Big Bang, la constante cosmologique, le principe anthropique) comme des clés de lecture pour donner une profondeur nouvelle et une résonance contemporaine à des concepts bouddhistes anciens (comme l'interdépendance, l'impermanence ou le vide). Il construit un récit où science et spiritualité ne s'opposent pas, mais se complètent pour répondre à des questions différentes sur la même réalité. En revanche... aucune vérité historique ni littérale. Il ne cherche jamais à "prouver" que les ultras bouddhistes contenaient des vérités scientifiques cachées. Le bouddhisme n'est pas une révélation historique d'événements passés, mais un enseignement sur la nature de l'esprit et de la réalité. Il n'y a donc pas de conflit potentiel avec les découvertes sur l'âge de la Terre ou l'évolution. Sa convergence est conceptuelle et non textuelle. Son rapprochement se fait au niveau des concepts philosophiques : l'interdépendance des phénomènes dans le bouddhisme et l'écologie avec la physique quantique, l'impermanence et l'évolution de l'univers ... Et non au niveau d'une interprétation littérale de versets spécifiques. La science y est vu comme un autre chemin vers l'émerveillement spirituel. Tu te souviens le monde de Sophie ? L'étonnement, le questionnement... La science, en révélant la beauté, l'ordre et l'immensité de l'univers, conduit naturellement à un sentiment de "révérence" et d'humilité, un le terrain fertile de la contemplation spirituelle bouddhiste. Elle ouvre la porte à la spiritualité, mais ne la valide pas textuellement. Il Distingue les domaines de compétence et respecte pleinement la méthodologie scientifique. Sa démarche est davantage une réflexion à deux voix : la science décrit le "comment" (les mécanismes de l'univers), la spiritualité bouddhiste aborde le "pourquoi" métaphysique et éthique (la place de l'humain, la souffrance, la compassion). Nous avons des forumistes parfois ici qui pensent à une stricte séparation de la philosophie, des sciences, de la spiritualité, de la vie... Ou d'autres qui aimeraient être rassurés dans leur certitude ou leur foi. Malheureusement j'ai envie de dire que s'ouvrir et explorer n'est pas alimenter une manière de penser. Ce sont des manières de l'alimenter. Tout est relation.
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Je suis mon propre psychiatre et franchement depuis que je mets cet entonnoir sur ma tête tout va bien.
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Oui, les municipales, c'est peut être les toutes dernières élections où on vote pas que pour des bons à rien. ça nous changera parce que je m'étais habitué à voter pour faire barrage à des mauvais en tout. Mais entre des mauvais en tout et des bons à rien finalement je n'ai comme embarras que le choix. Si tu veux je te fais une procuration.
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Tu as deux philosophies. Celle où le devoir nuit à la liberté de l'homme et le met en danger. Celle où le devoir donne à l'homme sa valeur dans sa qualité d'homme quitte à mourir. Au final je pense que prendre le fait de voter comme un devoir citoyen, c'est agir en citoyen dans le respect de la démocratie pour lequel d'autres sont morts. Donc défendre ce système et faire honneur à cette lutte. Si tu ne te reconnais pas la dedans, il n'y a aucun souci intrinsèquement mais les droits et devoirs sont étroitement associés. Quand on se bat pour ses droits, c'est qu'en théorie on se fait un devoir de les défendre. On peut aussi se dire qu'on se fiche du devoir mais la cohérence voudrait qu'on se fiche de ses droits. Ou militer pour un autre système que la démocratie. Moi, je vote pour des clowns depuis des années. Mais je ne vote pas pour eux finalement.
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Concernant Trinh Xuan Thuan, son oeuvre entière est une forme de passerelle entre certaines conséquences ou connaissances scientifiques et certaines représentations conceptuelles du bouddhisme sans réduire l'une à l'autre. Du reste ils sont nombreux à relever des similitudes ou y puiser une forme d'inspiration. Après, il me semble que le lecteur que nous sommes introduit dans sa lecture ce qu'il souhaite y trouver. Je ne pense pas qu'il ait voulu faire un pont entre les textes bibliques et la recherche scientifique sur le seul point de vue de cette présence d'argile non c'est même certain. Si on donne crédit à son texte, il se pose juste la question de l'oeuf ou de la poule entre le code génétique de l'ADN et les protéines elles mêmes Un camp donne crédit à ce que les acides nucléiques se soient manifestées les premiers donc un gène primordial, un autre qui soutient que ce sont les protéines qui sont apparues les premières. Et il cite Cairns-Smith comme une autre alternative de recherche sur base de substances argileuses capables de réplication. Et c'est là où tu interviens pour faire une passerelle aux textes bibliques alors que ce mécanisme n'a pas fait consensus non. Au moins ça te laisse une possibilité d'intervention au rayon salle de bains.
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En tout cas on marche sur la tête. Les enfants qui "harcèlent" sont eux mêmes vent debout contre X et contre ce harcèlement qu'ils pratiquent à la pelle. Les parents qui "dénoncent" sont démunis dans leur propre rapport à l'enfant qui se suicide sans alerte parfois sans contrôle et in fine sans protection. Les écoles sont responsables de regarder ce qu'il se passe sur les réseaux sociaux et chargés de mettre de l'ordre en dehors des établissements en plus de veiller à la laïcité, la mixité, l'insertion, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre le racisme, la veille incendie, les repas équilibrés mais plus personne ne les attend sur un niveau scolaire et une orientation. Les gendarmes voient 35 254 cas de harcèlement à la minute sur les réseaux donc ne font rien. Mais évidemment on va faire des enquêtes pour trouver le coupable. Et plus on va le dénoncer, plus on se sentira spider man. Je me demande, en temps de guerre, il y a avait autant de suicides où les gens étaient attaché à la vie ? Nous sommes...bizarres.
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Disons que la laïcité est normalement le cadre qui permet cet emboitement entre les lois de la République et la religion : neutralité du service public, liberté de culte privée. La pratique de la religion n'intervient donc pas dans les écoles de la république, il n'y a pas de rencontre non. On peut y apprendre les concepts dans des cours d'histoire mais on ne la pratique pas contrairement aux écoles privées religieuses où la pratique est autorisée. Notre laïcité reste complexe parce qu'évidemment les lois de la république s'imposent à tous et les convictions religieuses doivent s'y inscrire et non se substituer. Elle l'est d'autant plus que notre modèle social est celui de l'acculturation et non celui du communautarisme donc il y a une attente d'intégration et de discrétion. Le schisme, on le constate tous les jours au delà du problème religieux. Tu as ce qu'on appelle un contrat social qui est déjà une notion philosophique qui s'interroge sur les fondations du vivre ensemble, Rousseau, Locke, Hobbes, Montesquieu... qui ont influencé l'organisation des sociétés, les droits de l'homme, les constitutions...ce qu'on appelle l'Etat de droit inspiré de ce droit naturel réfléchi pour une société de cohésion. Aujourd'hui, tu as une corruption invraisemblable de ces questions parce que l'idée même de s'interroger sur ce que nous sommes communément a été substitué par les intérêts partisans et les idéologies donc sur l'exploitation de sa différence. Nous surfons sur une organisation de l'exécutif, du législatif et du judiciaire tellement ancré dans notre familiarité qu'aucun des principes fondamentaux n'y est plus réfléchi qu'entre le consumérisme nombriliste mondialisé et l'esprit partisan de lutte contre l'ennemi qui nous donne la légitimité du combat. Y a t'il un projet français ? Un projet Européen ? Une vision ? Ou surfons nous dans la réaction et la moraline de l'individu roi surprotégé ? Le schisme va se présenter naturellement mais il ne sera pas qu'au travers des religions. D'ailleurs les religieux devraient davantage s'interroger du politique. L'au-delà ne mérite pas de sacrifier l'en deçà. Il y a des échappatoires.
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De ce point de vue, je pense qu'il y a une corruption de la philosophie en abandonnant son objet premier. A savoir donner du sens à des réalités concrètes qu'elles soient scientifiques, individuelles, sociales... Les concepts ne sont pas éthérés ni hors sol, ils sont là pour interpréter notre rapport au monde. Je te rejoins pour faire le constat d'une philosophie qui tend vers l'onanisme de la merveille intellectuelle totalement abstraite et inefficace. En abandonnant moultes sujets où, faute de compréhension de grandes avancées scientifiques, elle devient une foire à cette valeur subjective en son propre sein philosophique comme les œuvres d'art dont je parlais sont détournées pour une valeur pécuniaire périphérique. Je trouve qu'Einstein montrait encore comment la philosophie pouvait être un puisard d'idées desquelles il complémentarisait idéalisme, constructivisme et réalisme dans la production scientifique des connaissances plutôt qu'en les opposant. Déjà Feynman quelques années plus tard dénonçait cette dérive philosophique où son auto émerveillement de sa puissance cognitive n'avait plus d'équivalence qu'une totale inutilité. Je te rejoins, la philosophie a dérivé.
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Oui, ce qui me semble respectable c'est de choisir ses propres chaînes. Néanmoins il faut être conscient qu'elles sont difficiles à imbriquer collectivement. La charia ou les codes des témoins de Jéhovah peuvent être incompatibles aux lois de la République et empêcher un enfant du dessin ou d'une perfusion, c'est très discutable. Les enseignements de Jésus, je les trouve tout autant discutables et discutées selon la manière dont on les reçoit. Du reste dernièrement j'ai été surpris dernièrement de cette interprétation. Tout est interprétation sur des textes selon qu'on les lit littéralement, avec une eschatologie particulière ou simplement au travers ses propres filtres. Le marché de l'art est discutable lui aussi puisque c'est indépendamment de l'artiste et de l'œuvre l'aboutissement d'un système de marché de l'offre et de la demande. Ce qui m'a sidéré la dessus dernièrement, c'est que 36 des 100 plus gros salaires en France sont des footballeurs. Et de mon point de vue, le consumérisme du grand spectacle fait autant de mal que l'application stricte des textes. Il y a un abandon de la réflexion. Ce qui reste notable, c'est que le peuple élu de prêtres issus de l'arche d'alliance devienne ce qu'il devient au travers ses dirigeants élus démocratiquement. Et la, on ne peut plus prétendre une quelconque alternative morale. Nous touchons le fond de tous côtés. C'est ma thèse.
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L'intuition est sans doute ce qui permet de trouver si comme disait Gaston Bachelard on apprend à penser contre son cerveau. La raison est sans doute ce qui permet de démontrer si comme le faisait Einstein elle en était le prolongement. La naïveté ... n'a aucun avenir. Se poser des questions d'adultes avec des yeux d'enfant et une technique d'adultes en aurait davantage. Sérieux sans se prendre au sérieux qui est l'inverse de se prendre au sérieux sans sérieux. Les gens confondent la familiarité avec la compréhension et l'explication rationnelle avec l'intuition Ce sont des yeux d'adultes dont l'intuition est la canne blanche pour avancer. Mais intuition et raison sont indissociables. Si cela en amène à animer leur âme dans les éditions de Charlie Hebdo contre les caricatures de Mahomet je prétends qu'ils n'ont pas compris le message. Aurait on mangé les pommes sans impulsion divine ?
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Disons que la conséquence de la relativité générale prédit l'expansion de l'univers (sans intégrer une constante cosmologique à la main, ce qu'Einstein a qualifié de plus grosse erreur de sa vie). Un univers défini non pas par un espace indépendant du temps mais par un bloc d'espace-temps compact. Qui dit expansion dit Big bang initial donc origine de l'univers : origine spatiale ET temporelle. Donc un début des temps. Oui, la relativité change les choses en déduisant une origine du temps. En revanche, la conséquence de la seule relativité générale est ce qu'on appelle l'éternalisme : l'univers y est décrit comme un univers bloc compact ou passé, présent et futur sont déjà écrit de toute éternité donc où ils sont cosubstantiels. Les événements de notre passé et les événements de notre futur sont déjà inscrits dans l'univers bloc et c'est uniquement notre ligne d'univers dans l'espace temps qui donne une illusion de flux temporel comme un voyageur dans un train à l'illusion du temps qui défile. Ce que ne fait pas la relativité générale, c'est que tu puisses imaginer ce qui te fait plaisir. Elle n'entend pas non plus être une théorie du tout car elle a des limites. Mais ses conséquences que je viens d'évoquer sont beaucoup plus sérieuses que nos intuitions naïves Car nos intuitions naïves nous trompent systématiquement.
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Peut-être qu'appréhender "Dieu" au travers ce seul concep d'éternité, ce serait le restreindre à la seule dimension du temps que nous expérimentons et dont il serait aussi... normalement... le créateur. En fait tu te rends compte que notre entendement si tu lui retires le concept d'espace et de temps se retrouve fort dépourvu pour appréhender un concept plus fondamental. La seule connaissance que j'ai à ce propos ne réside pas vraiment à l'horizon d'un trou noir un Dieu "visible" là encore, ce serait restreindre sa manifestation qu'à notre échelle perceptive humaine et donc en réduire sa nature présumée. Ce que nous expérimentons, c'est juste notre vécu au travers notre univers physique qui nous suggère l'idée de créateur à la manifestation de sa création. Imagine que tu crèes un dessin sur une feuille de papier et qu'une créature prenne conscience sur un pixel et s'aperçoive de structures lointaines, qu'est ce que ça dirait de toi ? Nous réduisons toujours "cette idée de Dieu" au travers de notre propre entendement extrêmement limité. Si tenté que cette idée de Dieu projetée par une créature ait même un sens. Je te donne une idée loufoque par exemple. Trace un segment de droite. Place un point au centre. Prend un compas que tu places au centre et trace un cercle Tu viens en faisant cela de tracer une circonférence au diamètre et en faisant cela tu as défini le rapport de l'un a l'autre qui est le nombre pi Ce nombre est ce qu'on appelle un nombre univers. Non seulement il contient l'histoire numérique de ton existence mais aussi celle de notre univers et d'une infinité de variantes. Peut-être as tu créé une infinité de petits toi dans une infinité d'univers pour qui tu es désormais une déesse
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Disons que cette singularité est la conséquence mathématique de la seule relativité générale parce qu'elle s'appuie sur un formalisme de géométrie Riemannienne qui est continue donc pour laquelle à un nombre epsilon donné ridiculement petit, il existe toujours une infinité de nombres plus petits. L'inverse étant qu'à un nombre ridiculement énorme, il existe toujours une infinité de nombres plus grands. Physiquement, on SAIT que la relativité générale a une limite. Parce que la mécanique quantique prend le pas à l'échelle de l'infiniment petit et que le caractère lisse et continu de la relativité générale laisse la place au caractère discret et probabiliste de la mécanique quantique ainsi qu'aux superpositions d'état. Donc non, dès qu'on rentre dans la quantification de la gravité, la gravitation quantique, que ce soit en théorie des cordes ou en gravitation quantique à boucles ou autres, la singularité comme les infinis disparaissent. On le comprend via la relativité générale qui est expérimentalement éprouvée. Les notions d'espace et de temps laissent leur place à l'espace temps et la vitesse y a des effets comparables à la gravité (principe d'équivalence) Donc dans un champ de gravité intense ou à des vitesses proches de celles de la lumière, ton temps propre ralenti.....relativement aux temps propres des systèmes extérieurs. Un photon qui voyage vitesse lumière ne mesure aucun temps passer pour lui même, sa création depuis le big bang, les 13.7 milliards d'années du temps cosmique et son annihilation lui sont simultanés. La vie entière de l'univers est un non événement qui se passe de manière simultanée dans son temps propre. En fait si tu travailles beaucoup la relativité générale ou la mécanique quantique, tu commences à avoir une intuition des conséquences de la RG ou de la MQ bien différente de l'intuition classique Une intuition bien pratique à notre échelle mais totalement fausse aux conditions extrêmes
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"Le chaos et l'harmonie" par Trinh Xuan Thuan Un infini qui décidément choque l'intuition puisque Cantor démontre qu'une ligne d'un rectangle contient autant de points que le rectangle qui la contient Le même Trinh Xuan Thuan dans "désir d'infini" en parle de manière détaillée à lire en complément de "la plénitude du vide"
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Ok c'est clair et argumenté. Cette partie de la philosophie qui s'intéresse à ce paradoxe que tu soulèves donc la présence du mal en la présence d'un Dieu postulé tout-puissant, bienveillant et omniscient s'appelle la Théodicée. Donc tu lèves un vrai problème pour la théologie. Si Dieu est bienveillant et tout puissant, il peut et il veut empêcher le mal donc la présence du mal sur le principe est un problème. Comment en sortir ? C'est personnel. Pour Saint Augustin qui a réfléchi à ce problème c'est le libre arbitre donné par Dieu qui est un bienfait par rapport à un monde d'automates asservis au déterminisme mais qui a ce coût lié au mal. Pour d'autres, il y a remise en cause de ce monde à l'image de Dieu qui n'en serait qu'une copie pour nous façonner l'âme de manière à mériter le paradis comme monde ultime de transcendance où le bien régnera. Certains pointent notre condition humaine limitée qui serait que ce "mal" et ce "bien" qu'on voit d'ailleurs à géométrie variable selon les époques et les sociétés ne serait que trop limitée pour comprendre un dessein bien plus grand de bienveillance qu'on réduirait à nos déboires limités sans savoir ce qu'ils servent sur un plan de réalité plus vaste. D'autres imaginent le mal non comme une entité à part entière mais comme une privation du bien par une corruption du monde suite à sa création parfaite, franchement, suffit de voir les premiers événements de la bible pour se dire qu'on a rapidement dégénéré Bien entendu tu peux revoir n'importe quelle des prémisses initiales, c'est ce que tu fais puisque si la souffrance existe indépendamment de Dieu et malgré son infinie bonté, c'est que tu limites les pouvoirs du divin lui même et en effet si Dieu est bon mais ne voit pas tout ou s'il ne sait pas tout ou s'il ne sait pas tout faire... alors la souffrance garde une place indépendante. Cette explication semble te convenir. Je vais te dire ce que je pense. La moralité, le bien, le mal, est à ce point humain que la religion avec ce pêché lié au fruit défendu a rapidement compris que la conséquence du libre arbitre lié à la connaissance dont surtout la connaissance morale du bien et du mal était un problème, LE problème. Est ce tant l'affaire de Dieu s'il existe ? Je n'en sais rien... nous sommes révoltés à notre échelle d'injustices qui peuvent rompre la foi et peut être que Dieu mettrait alors la foi à l'épreuve mais pour qui mais pour quoi ? On ne sait pas, si les derniers seront les premiers pourquoi admettre des premiers ? Bref, je te donne mon explication personnelle cette fois, tu en feras ce que tu voudras, ta corbeille, un coin de ta tête où ta nouvelle bible, ça t'appartient puisque nous sommes pourvus... de ce libre arbitre. Donc le tout est de le savoir et d'agir.... en conséquence... en conséquence pour soi même car s'agissant de Dieu, nous n'en savons rien. Peut être qu'il s'en amuse, peut être qu'il s'en offusque, peut être est il au delà même de tout ça. S'il y avait un "Dieu" il serait évidemment à mon image, en moins bien peut être, et ça expliquerait donc bien des choses lol
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Il faudrait qu'on fasse des prix cohérents selon le désir de chaque passager Je veux bien payer un petit supplément si on me met dans un wagon de nymphomanes suédoises à fortes poitrines si le trajet dépasse pas 30 minutes sinon c'est gâcher la marchandise. ça doit pouvoir se faire sur certaines lignes, je demande pas la lune.
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De mon point de vue, ton énoncé est invalide. Le terme observable est problématique pour un créateur transcendant à moins que tu ne définisses plus clairement ce terme. Le terme contradictoire devrait être mieux défini, aucune religion ne se présente comme étant contradictoire ni d'ailleurs aucune thèse ne s'affirme dans l'incohérence. Le terme prouvable nécessiterait aussi dans définir le contour, une preuve se fait dans un cadre logique ou expérimental défini, ce n'est pas une vérité en soi. Et au final, le lien de cause à effet de l'un à l'autre n'est pas non plus des plus directs. Bref là on est plutôt sur une limite du langage.
