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Tout ce qui a été posté par Crabe_fantome
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Et puis Nietzsche avait aussi ses paradoxes et ses postures.
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On pourrait opposer le stoïcisme à Nietzsche, où Marc Aurèle était un Empereur esclave de ses obligations, alors que Epictète était un esclave handicapé, libre dans sa pensée. De manière plus triviale, les gagnants du loto: ils ont la liberté de disposer de leur temps, et pourtant certains ont besoin de continuer de travailler. Voire même de se fabriquer un nouveau travail en devenant gestionnaire de leur propre fortune.
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Est ce que tes démons affamés t'ont reconnu comme étant leur maitresse et est ce qu'ils te laissent en paix? Moi si j'étais affamé, je deviendrais encore plus en colère ^^ T'as droit à des visites? nan pardon j'ai pas pu m'empêcher !!!! je retire, je retire
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C'est toujours une perspective intéressante, notamment pour les gens qui souffre du FOMO (la peur de manquer quelque chose, une anxiété de ratage). Par exemple j'ai peur d'être célibataire parce que je rate une expérience de couple, et j'ai peur d'être en couple parce que je rate une expérience de célibataire. Je m'en suis un peu débarrassé un soir en Martinique devant un coucher de soleil en me disant que je pendant que j'étais là je rate le levé du soleil à Shangaï. C'était con, je me suis moqué de moi et une partie de mon FOMO s'est barré.
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Mais je ne suis pas à vendre pour autant J'aime bien être esclave de mon célibat
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Pour le coup je veux bien un exemple, un moment où tu t'es libéré en renonçant à ta liberté.
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Je suis en train de réfléchir à la répétition des émotions liées à des peurs ou des angoisses sur l'idée que plus je fuis ou je refoule une émotion (négative), plus elle se renforce. J'avais aussi des TOC genre mettre la chaussette gauche en premier ou toucher un interrupteur pour vérifier que la lumière est coupée ou toucher le frigo pour m'assurer qu'il est fermé et sinon il allait arriver un malheur !!!!!!! Et ce serait ma faute !!!!!!! De là j'ai décidé de lutter contre ce TOC et d'accepter qu'un malheur puisse arriver... et aucun malheur n'est arrivé. ça m'a libéré de ces TOC. Comme tu as sans doute testé le truc en arrivant d'abord 1 minute en avance, puis juste à l'heure, puis 1 minute en retard... puis 2... puis 10... et tu as vu que ça ne changeait pas grand chose, que tu étais toujours en contrôle finalement. Et j'en suis désolé pour toi parce que tu te fais du mal pour rien... Esclave d'un besoin de se sentir utile peut être?
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C'est une perspective. Au même titre que si on est en avance ou en retard de 1 seconde sur l'autoroute on échappe ou on se prend un 38 tonnes. Là tu te mets sur le dos une responsabilité lié à un impératif d'être à l'heure, comme si c'était ta ponctualité qui décidait qui doit vivre et qui doit mourir. Or ce n'est pas le cas. Tu as le droit de le penser comme ces parents victimes de la mort subite du nourrisson qui se disent qu'ils n'auraient pas dû aller pisser à ce moment là et que ça aurait pu lui sauver la vie...
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Je suis en train de bosser sur cette idée justement, qu'on gagne en liberté en ayant le choix entre plusieurs narrations possibles. Si par exemple je déteste mon père parce qu'il m'a oublié au judo un mercredi après midi, je suis prisonnier de ma perspective. Mais si j'observe la scène sous un angle différent, mon père était en retard pour me chercher au judo parce qu'il a fait un malaise et qu'il n'a pas voulu m'en parler pour ne pas m'inquiéter, alors j'ai deux versions possibles et je ne suis plus enfermé dans mon "enfer" personnel.
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Je n'étais pas obsessionnelle de la ponctualité mais j'aimais être à l'heure pil poil. Et je dois à mon ex une sacrée relâche de pression puisqu'elle était toujours en retard, je lui avait mis la pression deux ou trois fois, elle m'a bien remballé, et il s'est avéré qu'à chaque fois qu'on était en retard, non seulement il ne se passait rien de grave, mais en plus on passait une excellente journée. Je l'ai rangé dans le lâché prise et ça fait du bien. Bienvenue dans le monde où être en avance ou en retard ne change pas grand chose
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Là aussi c'est de la politique quelque part: Je suis Président tout puissant et mes démons sont le peuple en colère. La première chose que je fais c'est d'identifier mon démon. Ensuite je vais l'écouter: qu'est ce qu'il veut, pourquoi il fait ça, y a quoi derrière, c'est quoi son objectif? Une fois que j'ai compris son mécanisme, je vais lui donner ce qu'il veut de manière plus ou moins détourné. S'il veut de la violence, je vais lui donner de la violence, non pas en m'attaquant à des gens dans la rue, mais en lui offrant un jeu vidéo fps par exemple ou en allant mater des films d'actions. Le cerveau, comme le démon, ne fait pas la différence entre la réalité et la fiction. Ainsi je nourris mon démon en lui offrant ce qu'il veut. Il cesse alors de s'en prendre à moi, et même il m'offre son énergie pour m'aider. Et à la fin je lui donne un nom et on est pote.
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Le rapport est à double sens: la politique influence la vie du citoyen, et la vie du citoyen influence la politique. Et je crois que ça a toujours fait des vagues, la Révolution française était autrement plus remuante puisque donner son avis sur la République ou la Monarchie nous emmenait direct à la guillotine. Mais aujourd'hui je pense qu'on arrive à une saturation où les politiciens depuis les années 80/90 font ce qu'ils veulent et n'écoutent pas les gens qui se détournent des urnes. Les politiciens bossent uniquement avec/pour ceux qui votent pour se faire élire et oublient les autres. N'étant pas entendu, les "non citoyens" (ceux qui ne votent pas) finissent par s'exprimer autrement que par les urnes. Il y a un rapport de force entre ceux qui dirigent sans concertation, sans prendre en compte les besoins et les peurs des "non citoyens" qui se taisent, et les "non citoyens" qui ne croient plus au système. Tant qu'il y a de la thune et du travail pour tout le monde, tu fais ce que tu veux en politique. Comme en Chine ou en Russie, la démocratie, les gens s'en branlent complet tant qu'il y a de quoi mettre un steak dans l'assiette. En France les gens ont l'impression (réelle ou non on s'en fout) d'être pris à la gorge et de manquer de thune, que tout est trop cher, qu'ils ont une vie moins bonne que leurs parents ou leurs grands parents. On ajoute à cette impression une politique migratoire en complet décalage (réelle ou non, là encore on s'en branle, c'est le ressenti qui l'emporte de toute façon) où les "non citoyens" ont l'impression de perdre leurs repères culturels et identitaires avec l'impression que les immigrés s'en sortent financièrement mieux qu'eux. Les précaires qui votaient à gauche ne se reconnaissent pas dans le conflit en Palestine, ils ne savent pas où ça se trouve sur une carte et ils s'en branlent complet, votent désormais pour un parti qui les écoute et qui s'adapte à eux: le RN. Et la gauche, plutôt que d'aller les écouter les traites de sales racistes de merde, ce qui les confortent dans leur impression que la gauche les a trahis, rejeté, qu'elle ne les écoute plus, et qu'un palestinien est plus important qu'eux. On se souvient peut être du FN de Jean Marie, une Droite ultra libéral anti immigré. Qui est passé à une Droite à la fois libéral et populaire et anti Européenne à l'époque de Philippot. Et qui est désormais un parti populaire avec sa retraite à 60 ans, pour le pouvoir d'achat et ses nationalisations. Réel ou non, c'est en tout cas comme ça que les électeurs au smic, au RSA ou au chômage votent pour eux. Comme quoi les partis s'adaptent à leurs électeurs. Sans vraiment donner mon avis personnel sur l'immigration (je n'y suis pas défavorable dans l'absolu) je pense qu'il faudrait "sacrifier" notre politique migratoire pour satisfaire la majorité des français. Ce sera sans doute injuste, mais c'est le seul moyen de calmer la grogne des français. Ils n'auront pas spécialement plus à bouffer, ni plus de thune, mais ils auront au moins eu l'impression d'avoir été entendu. Parce que clairement ils en ont ras le cul d'entendre depuis ces années 80/90 qu'ils n'y connaissent rien, qu'ils ne sont personne, qu'ils ont juste à fermer leur gueule et qu'on va leur expliquer en quoi ce sont des imbéciles racistes.
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Esclave de cette impression continue que je vais me faire abuser, esclave de mon besoin de contrôle et de sécurité, esclave de mon "enfant fautif"... 3 démons que j'ai à peu près réussi à identifier et avec lesquels je suis en train de négocier ma liberté.
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C'est surtout toi qui a de la veine !!! Tu serais plus heureuse dans un camp de la mort que dans une villa cannoise vue mer avec moi
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C'est de loin la plus belle séduction qui m'ai été donné de lire... marions nous !!!!
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Caricature? Vraiment? Genre t'as jamais été à Gifi ou Jardiland un dimanche en couple? Perso je m'en suis bouffé quelques uns... Et de temps en temps on croise le regard d'un autre homme, lui aussi en couple avec sa femme (laquelle hésite entre la chaise Bali et Rio pour mettre dans un coin de jardin où ils n'iront jamais boire le thé de toute façon, mais on l'achète au cas où) et dans ce regard de tristesse et de résignation, nous disons "ça va aller mec, bientôt c'est la coupe d'Europe et le Tour de France, tiens bon"...
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Je ne sais pas... si l'un est fusionnel et l'autre indépendant ça risque de péter... mais si les deux sont fusionnels, je ne vois pas pourquoi ça ne collerait pas.
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Là c'est un détail parmi les nombreux soucis que chaque personne peut rencontrer. Par exemple, pourquoi on est versatile? Y a quoi derrière? Le besoin de changement? la peur de l'habitude ou de l'abandon? Dans le bouquin, "le choc amoureux" d'Alberoni on explique en 1979 ce qu'on sait tous aujourd'hui, c'est qu'un couple formé de deux personnes qui ont travaillé sur eux même ont plus de chance de rester en couple. Les autres vont s'attaquer sur leurs peurs jusqu'au point de non retour, et le pire, ce sera sans le vouloir. Si je ne connais pas ma peur du rejet (par exemple) et que l'autre m'annonce qu'elle aimerait bien faire une soirée entre filles, je vais lui péter un scandale et lui balancer que si c'est pour vivre chacun dans son coin, j'aime autant me barrer... et là je touche la peur de l'abandon de l'autre qui va tout mettre en oeuvre pour me dégager avant que je la fasse souffrir... ce qui va amplifier ma peur du rejet etc.
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Au temps pour moi, j'ai tendance à l'exagération. Et effectivement tu n'es en rien responsable de mon ressenti ou de mes interprétations Ouais t'as pas idée!!! J'ai pas vraiment de demi mesure: soit je suis ultra indépendant, soit je suis affectivo-dépendant.
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J'aime rire et les challenges, je vais choisir la Mite.
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Mon métier est à cheval entre plaire et séduire. Si je plais tant mieux, mais comme on a jamais un public acquis on est amené à l'emmener avec nous, avec des techniques de séduction... "ça va Provins?! On vous entend pas !!!" Mais pour le coup cette séduction est moins malsaine parce que notre but c'est que les gens soient content et les gens ont parfois besoin d'un petit coup de pouce pour pouvoir se lâcher. Ils ont payé pour passer un bon moment et revenir avec des bons souvenirs, ceux à qui on plait c'est acquis, et pour les autres il y a la séduction.
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Et j'ai décidé que ça ne dépendrait pas de moi en refusant la séduction. Je peux plaire, et tant mieux parce que c'est toujours agréable. Mais je tiens à rester dans ce plaire. J'ai moins d'opportunité que si j'allais à la chasse les weekends mais je m'en fout. Je préfère avoir une belle Porsche plutôt que 20 Citroën C1. Et je préfère ne rien avoir plutôt que 20 Citroën C1. Et je préfère même ne rien avoir plutôt qu'1 seule Citroën C1.
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Ce n'est pas une valeur suprême mais oui je considère cette "solitude" comme un vrai luxe. Quand je pars au bout du monde, c'est seul, et seul mon cerveau n'est distrait par personne: il fait ce qu'il veut quand il veut. Je me lève, je marche, je tourne à gauche ou à droite sans aucune réflexion ni aucune concertation. Dans mon métier le rapport au public est plus nuancé. Il y a un besoin de reconnaissance qui est assouvi, il y a un besoin d'apporter en échange quelque chose qui va éclairer leur journée ou leur vie, et il y aura un profond mépris (et pour moi même et pour le public) lorsque j'acceptais de jouer de la merde et que le public se foutait à quatre pattes pour bouffer cette merde à même le sol. Nino Ferrer s'en est tiré une balle. Artiste hypersensible et dépressif qui ne comprenait pas que le public aime les conneries du téléfon ou de mirza alors qu'il composait des musiques beaucoup plus élaborée. ça créé un décalage forcément. Là, la séduction est ce qui la plongé dans la mort. Du moins ses producteurs qui étaient toujours à rechercher à séduire le public en lui donnant des trucs un peu con-con, tout en réduisant la part créatrice de Nino.
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Pour éplucher une patate il y a ceux qui donne des coups de lame vers eux, et ceux qui donnent des coups de lame vers l'extérieur. Je crois qu'on est plus précis en ramenant le couteau vers soi, mais c'est aussi beaucoup plus dangereux. Il en va de même dans notre détestation du monde, il y aura ceux qui voudront mourir et ceux qui iront sur la montagne, peut être pour mieux voir le monde bruler.
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Je ne suis pas sur que la solitude (on devrait dire "le célibat" parce que la solitude n'existe pas vraiment, on vit en société qu'on le veuille ou non) soit aussi grisante que l'amour passion. J'aurais tendance à choisir l'amour passion tout en haut de ma pyramide. Le célibat/solitude en second... et tout en bas: le couple et ses dimanches à Gifi.
