Aller au contenu

Crabe_fantome

Banni
  • Compteur de contenus

    47 126
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    161

Tout ce qui a été posté par Crabe_fantome

  1. D'autant qu'il n'y a pas de but, la fin est la même pour tout le monde. C'est à dire que tu penses qu'on peut abuser des autres tant qu'on en tire un plaisir ou une sécurité?
  2. Je pensais par exemple à cet homme qui courent après les belles pommes alors qu'il a une bonne poire à la maison. La morale c'est de rendre la liberté à sa bonne poire pour que elle aussi puisse aller croquer les belles pommes. Tu n'ignores pas qu'il y a pas mal de mecs comme ça qui ont bobonne à la maison qui gère les courses, le ménage et les gosses pendant que monsieur va ken sa secrétaire. J'en ai même connu qui allait baisé leur maitresse juste après avoir emmené leur femme faire leur chimiothérapie en se disant "c'est bon j'ai une bonne heure devant moi".... T'as beau chanter les louanges de la liberté à un moment donné cette liberté a un gout de merde. Même si pour ce gars c'était "juste" d'aller baiser sa maitresse parce qu'il se faisait chier à attendre dans la salle de chimio durant une heure et qu'il préfère laisser sa femme seule. Tromper l'autre n'est pas juste, et j'entends tromper au sens général c'est à dire faire croire qu'on l'aime, faire croire qu'elle est importante, faire croire qu'elle est toujours désirable alors que c'est faux... la tromperie est surtout là je crois.
  3. j'y ai pensé, mais le vers ne dépend pas de nous. Si je décide de croquer les belles pommes, statistiquement je vais tomber sur des véreuses
  4. On veut tous pouvoir croquer la vie à pleine dents, on est tous encouragé par la mort qui peut frapper à n'importe quel moment, mais on est tous limité par une morale... est ce que je peux manger cette pomme qui n'est pas à moi, est ce que je ne vais pas de mal à la bonne poire qui m'attend à la maison, pourquoi j'ai toujours cette bonne poire alors qu'en réalité j'aime les pommes, est ce que ces pommes sont traitées et que je vais finir aux urgences à cause des produits chimiques?
  5. C'est un peu comme demander la recette du gâteau au chocolat d'une amie parce que son gâteau est bon: tu as envie de savoir comment c'est fait et de décortiquer pour pouvoir le refaire. Je parle du moins pour ceux qui ont envie/besoin de comprendre. Il y a aussi ceux qui ne s'encombre pas de toute ça pour vivre et je les envie, mais on est comme on est. Quelqu'un qui sera plus dans le contrôle/la curiosité voudra connaitre le pourquoi et le comment là où quelqu'un de bien dans ses chaussures mange le gâteau en y prenant simplement du plaisir. Tu as ces deux personnalités dans l'Opéra de Mozart: la flute enchantée. Le héros Tamino qui veut tous savoir et qui cherche les mystères de la vie, et son acolyte Papageno qui court après les jolies filles et qui fini par rencontrer l'amour avec sa Papagena.
  6. Les sources de souffrances ne manquent pas, le simple fait d'acheter quelque chose qui nous plait (ou effectivement rencontrer quelqu'un et tomber amoureux) implique la souffrance par la peur de le/la perdre. Et ce en dehors de toute passion, juste avec de l'attachement. Il en découle qu'on a le choix entre souffrir d'aimer et souffrir de perdre notre attachement l'être aimé, et souffrir de ne pas aimer (profondément) et souffrir de la peur de perdre X ou Y... Ta métaphore me rappelle celle de Schopenhauer et des hérissons sur la banquise qui définit assez bien notre comportement amoureux/social: Des hérissons vivent sur la banquise mais ils ont froid, alors ils se rapprochent les uns des autres mais ils finissent par se piquer à force de se rapprocher... alors ils s'éloignent les uns des autres, mais ils commencent à avoir très froid... alors ils se rapprochent les uns des autres... Et de conclure que l'amour est comme un pendule allant inéluctablement de gauche à droite, de la souffrance à l'ennuie. Quelque soit le chemin qu'on décide de prendre, que ce soit le chemin de montagne avec des hauteurs et ses précipices, ou un chemin par les champs à perte de vue, la mort est au bout... Et de toute façon c'est le destin qui choisi pour nous et fera les alchimies avec nos rencontres. Je n'ai jamais choisi de vivre mes passions et mes ataraxies (absence de trouble, qualité recherché par les stoïciens). Je crois qu'une rencontre c'est deux couleurs individuelles qui en donne une troisième... ça peut donner un bleu glacé ou un rouge torride, tant que les sentiments ne sont pas là on ne peut pas savoir.
  7. J'ai pas forcément les bons mots et je n'ai assurément pas de réponse tranchée à apporter. J'écoutais hier un truc qui disait qu'il y avait un équilibre à avoir entre deux extrêmes négatifs, deux obscurités: le syndrome de l'imposteur et celui de la toute puissance. D'un coté l'impression qu'on ne sera jamais à la hauteur et de l'autre l'impression qu'on est surqualifié par rapport aux autres. La voie du milieu consisterait à trouver un équilibre entre ces deux extrêmes. Mais donc à renoncer à ces extrêmes que nous fabriquons nous même et qui nous font souffrir pour rien. Là où l'obscurité et la brillance pourrait cohabiter c'est sur d'autres domaines comme l'égocentrisme et l'altruisme où chacun admettra qu'il faut un peu des deux pour faire quelqu'un d'équilibré.
  8. On avait ce débat insoluble avec une pote cet après midi devant un thé... Retomber amoureux et souffrir à nouveau ou pas? Il y a quelques années une connaissance nous avait dit qu'elle était heureuse, amoureuse, qu'elle avait fait une belle rencontre. Je lui ai répondu "aujourd'hui tu es plus heureuse que moi, demain je serais moins malheureuse que toi". C'était pas forcément très aimable de ma part, mais statistiquement j'avais raison. Reste à savoir comment tu veux vivre ta vie... si tu choisis de vivre dehors dans les bois en pleine nature, tu seras heureux mais tu auras froid. Si tu choisis de vivre chez toi reclus tu ne seras pas malheureux mais tu ne seras pas heureux non plus... J'hésite aussi... enfin pour l'heure je suis toujours en rémission donc je choisis de ne pas choisir. Mais un jour je devrais lâcher prise et voir où la chute va me mener... Peut être aussi qu'on considère la souffrance comme une punition et non comme une leçon. Si on imagine que le rejet, l'abandon, l'infidélité, la trahison etc. est une souffrance qui recommence, encore, encore et encore peut être qu'on passe à coté de la leçon où la vie souhaite nous expliquer qu'il n'y a pas à avoir peur... Il y avait ce passage dans ce bouquin sympa (Conversation avec dieu... rien que ça) où dieu fabrique une bougie qui est super heureuse... et puis dieu la plonge dans l'obscurité. La bougie se met à avoir peur, à trembler... elle implore dieu "mais où es tu? pourquoi m'as tu abandonnés" et dieu lui répond qu'il ne l'a pas abandonné, mais il a estimé qu'il était temps pour elle de connaitre sa vraie nature. Comme cette bougie on a parfois besoin d'être plongé dans l'obscurité pour savoir qu'on brille au fond de nous. Et parfois comme la bougie on souffre parce qu'on est plongé dans l'obscurité et on apprend rien de nous même, on se focalise sur notre souffrance...
  9. mais comme pour la voyance c'est un truc qui permet de décortiquer des trucs en nous, de mettre des mots sur le pourquoi j'ai envie de cette nana et pourquoi je ne peux juste lui toucher les seins pour lui faire comprendre... Comme je ne suis pas fan de la prison parce qu'il y a beaucoup trop d'hommes, j'ai zappé l'idée de leur toucher les seins directement. La limite va être la loi (limite collective) et la morale (limite individuelle). Si tu as envie d'aborder cette fille qui te regarde de temps en temps dans le parc en essayant de cacher son sourire et que ta morale t'interdit de faire le premier pas, tu vas fabriquer une souffrance en toi. Si au bout de 10 ans de vie avec cette fille tu rencontres une nouvelle fille qui te regarde de temps en temps et qui a aussi du mal à cacher son sourire, ce sera encore ta limite personnelle... Et la souffrance sera là, quoique tu choisisses d'ailleurs.
  10. Alors c'est vrai que Freud avait déjà défini le Moi comme devant servir 2 maitres: le ça, réservoir à pulsion, et le surmoi, l'ensemble des règles, des lois et de la morale... Et comme la réponse précédente, il faudra satisfaire les deux...
  11. A t'on seulement le choix? Je ne connais pas d'autre espèce vivant avec des paradoxes à faire cohabiter... Nous sommes des êtres d'esprits, des penseurs... mais notre esprit nait de la chaire d'un cerveau, ce qui fait de nous des êtres de chairs... On aime la beauté d'un étang gelée à l'heure où la campagne est blanche, mais si on trouve un beau caillou il y a des chances qu'on ai envie de détruire cette beauté pour voir ce que ça fait, si la glace est épaisse, quel bruit fera le plouf du caillou... Et puisqu'on parle d'amour il y a cette citation qui disait, je paraphrase parce que je n'ai plus, ni l'auteur: le miracle de l'amour est qu'il établi un lien entre la dévotion la plus exquise, et le besoin le plus grossier... Et puis si je demande à ma compagne au bout de plusieurs années si elle m'aime et qu'elle me répond oui, qu'elle m'aime et qu'elle veut juste mon bonheur... et que je lui dis "tant mieux parce que je me suis tapé la stagiaire toute la semaine, ça m'aurait fait chié que tu ne m'aime plus"... est ce qu'elle voudrait toujours mon bonheur? Pas certain... Donc oui on a pas tellement le choix que de faire avec nos extrêmes
  12. ça fait un moment que le bouquin est dans ma liste de lecture... tu choisis Tomas?
  13. On avait eu une conversation houleuse avec mon ex sur ce thème: elle estimait être plus fidèle parce que sa volonté était la plus puissante, alors que de mon coté j'estimais être plus fidèle parce que j'étais amoureux et que la volonté n'apportait rien du tout dans cette situation. Pour moi la volonté entre en jeu dès l'instant où il y a une faille dans l'amour. Si ma nana prend sur elle pour ne pas sucer un mec au boulot c'est que notre histoire arrive en bout de course. C'était ma position en tout cas.
  14. Si tu as une bonne mémoire tu peux te souvenir de cette séquence où Keanu Reeves quitte les ermites grâce au musicien et il découvre la voie du milieu. On est toujours dans le thème puisque (Bernardo Bertolucci oblige) une très charmante paysanne voyant Keanu Reeves quitter les ermites s'est dit qu'il y avait moyen de se faire plaisir (en toute fin de vidéo si tu veux accélérer jusqu'à 4 minutes) Siddhârta renie ses princes et ses valeurs pour évoluer, les ermites lui reproche d'avoir changé alors que c'est le principe même de l'évolution. Bon, pas sur que l'argument de la voie du milieu puisse fonctionner pour tromper son mec ou sa nana Ici en mauvaise qualité et en anglais:
  15. Oui ça reste une mythologie. Si tu aimes Bernardo Bertolucci et Keanu Reeves, ce n'est pas du tout incompatible, bien au contraire: Little Bouddha. Idem si tu as des gamins qui voudraient savoir c'est quoi Bouddha, le film est beaucoup plus abordable pour les plus jeunes que son Dernier Tango à Paris et sa scène au beurre...
  16. Disons qu'avant de devenir le bouddha, il était le prince Siddhârta... avec femme et enfants... qu'il a abandonné... Autre époque, autre moeurs
  17. C'est pas de moi, c'est l'inspiration du bouddha lorsqu'il découvre la voie du milieu On peut pas dire que le bouddha était un grand tombeur
  18. Je n'ai pas envie d'être si négatif: on est un petit nombre à se confronter aux autres pour se comparer plutôt que de se rassurer. Une comparaison qui permet parfois de mettre à mal nos croyances: je tombe toujours sur des connards qui ne veulent pas s'engager, je tombe toujours sur des connasses qui me jettent comme une merde, les mecs ne pensent qu'à baiser, les nanas sont vénales, l'amour dure toute la vie, l'amour dure 3 mois, la passion continue sous une autre forme avec le temps etc...
  19. C'est ce qu'on appelle le biais de confirmation. Il est partout tellement les gens ont besoin d'être rassuré dans leur conviction... sur l'amour, sur la politique, sur la vie... Or ces biais de confirmation viennent potentiellement nourrir des croyances limitantes: "Je tombe toujours sur des femmes méchantes qui me quittent". "Ah moi aussi!!!!" (biais de confirmation) Donc les femmes sont méchantes et nous quittent. (croyance limitante) Pas assez tendue, la corde ne sonne pas... mais trop tendue, la corde casse...
  20. Oui c'est l'héritage du Stoïcisme qui sépare la vie en deux entre ce qu'on peut maitriser: apprendre, aimer, courir, penser... et ce qu'on ne peut pas maitriser: la maladie, la mort, le temps qu'il fait ainsi que celui qui passe, les accidents, l'amour... Le piège est que parfois on pense maitriser la maladie en se bourrant de vitamines ou les accidents en évitant de sortir et en restant enfermé chez soi... Pour l'amour on peut penser le maitriser là encore en restant chez soi et en nourrissant une peur ou une détestation de l'autre... Mais ces illusions de maitrises sont là uniquement pour nous gâcher la vie. La force de Forrest Gump est sa simplicité. Une personne plus torturée, même avec des expériences positives, peut en réalité satisfaire son coté "chevalier" ou "soigneur"... C'est important, pour moi, de se libérer de nos démons (même positif) pour pouvoir aider les autres. Forest Gump n'éprouve pas de satisfaction à aider les autres, il le fait parce que c'est quelque chose de naturel pour lui, comme sortir une abeille de la piscine.
  21. La magie de l'hyper contrôle. Le Destin fini toujours par trouver un moyen de te faire comprendre que tu ne maitrises rien... si j'étais toi j'écouterais le conseil avant que le Destin monte le ton parce qu'il ne va pas lâcher l'affaire Ce n'est pas incompatible, tu peux penser et être "dans le vent" en même temps. Regarde Spinoza, il savait que notre liberté consistait à savoir que nous n'étions pas libre: ça ne l'empêchait pas de penser... C'est compliqué de faire des statistiques dans le domaine de l'amour... Certains pensent l'avoir connu alors qu'ils sont à 2% de leur capacité à aimer, et d'autre pense le connaitre alors qu'en réalité ils sont sous emprise. Tu auras des réponses mais tu ne pourras pas leur faire confiance si tu ne vas pas plus loin avec des méthodes scientifiques. Le pont sera là pour encore longtemps mais pourquoi le Destin voudrait t'enlever ce pont? Qu'est ce qu'il te manque? Qu'est ce que ce Destin pourrait t'enseigner pour que tu trouves la sérénité et/ou que tu comprennes quelque chose sur toi même? Peut être qu'il t'empêche de tomber amoureux pour que tu saches ce que c'est que de vivre sans personne, peut être qu'il te prépare quelqu'un de totalement opposé à toi pour te rendre heureux ou te mettre la misère... Tu maitrises pas ça... Tu maitrises en partie une forme de rejet que tu fabriques et tu en vois les effets avec les réponses des autres forumeurs. Et si tu faisais pareil IRL? Appelles moi : Comme on dit parfois "le maitre apparait lorsque l'élève est prêt"...
  22. Oui c'est un conte, la vie est comme une boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber... C'est trop irréaliste pour toi? C'est pourtant la vie quotidienne de tout le monde. Les bons sentiments consistent juste d'avoir la simplicité d'accepter la vie telle qu'elle est au lieu de se battre contre pour une illusion de maitrise. Star Wars on est aussi dans le conte, le conte initiatique où l'enfant va tuer le père pour devenir meilleur. Mais que pour y arriver il va devoir affronter ce qu'il y a de plus sombre en lui... Et faire une course débile pour une pièce de moteur qu'on aurait pu commander sur Amazon et qui ruine la narration du film, et je passe sur jar jar binks qui colle un bon mal de crane. ça fait un moment que j'ai envie de revoir Forest Gump mais dans mes souvenirs il rencontre des gens malheureux, des gens qui courent après ceci ou cela, des gens aigris et épuisé à force de nager à contre courant. Je ne vois rien de plus réaliste que ça... La différence c'est que dans la vraie vie il n'y a pas de Forest Gump pour nous aider à accepter la vie telle qu'elle est... sauf parfois au détour d'une rencontre qui nous aide sur un blocage. Ce n'est pas penser qui torture, c'est d'avoir des pensées qui nous emprisonnent dans nos croyances et qui nous font revivre encore et encore toujours les mêmes choses... Le vie c'est comme ça, l'amour c'est comme ça, les femmes c'est comme ça, les hommes c'est comme ça, le monde du travail c'est comme ça...
×