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January

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Tout ce qui a été posté par January

  1. Ah nan moi si je sais pas je sais pas, si le jeu c'est tricher... On est d'accord là dessus. C'est un truc très très connu @querida13 ? Un truc plutôt classique ? Populaire ?
  2. Ame, tribale, quatre filles, JB, les prénoms des filles, esprit es-tu là... Avec tous ces indices c'est sûr que c'est trouvable mais je vois pas.
  3. Mais je bloque sur l'autre, inconnu au bataillon
  4. Roméo et Juliette - Shakespeare !
  5. Ah miiince, c'était pas ça ma réponse !.. @querida13 un autre indice ? Belle de la teci du seigneur - Cohen ?
  6. Deux fois bonne réponse, qui relance ?
  7. Rien que pour avoir des indices pfffff.. Ok, indice n°2 :
  8. Et si ça se trouve c'est pas ça la réponse Indice n°1 :
  9. Toujours pas lu (je sais c'est la honte) Et toujours pas vu non plus
  10. Le procès est suspendu. Ali Riza Polat est Covid. Tous les autres accusés doivent se faire tester.
  11. Minorité négligeable, convoquée pour polémiquer la plupart du temps. Ce n'est pas ça le féminisme.
  12. Faut pas rêver hein, une contre expertise a déjà été demandée par l'avocat d'Ellul. C'est loin d'être fini ! Il n'y a pas d'affaire Pilarski en vérité, il n'y a qu'une affaire Ellul, c'est dans cette direction qu'il fallait regarder dès le début, et j'espère qu'il va commencer à avoir chaud celui-là.
  13. Elle ne sait pas citer alors va falloir être indulgent et faire avec !
  14. Tu vas voir il va y en avoir un autre Me Aurélie Tardy, avocate de Laurent Léger Cet attentat du 7 janvier 2015 a de caractéristique qu'il porte atteinte à une valeur essentielle de la République française la liberté d'expression. Ce 7 janvier 2015, comme beaucoup d'autres, Laurent Léger a cru d'abord à des bruits de pétards, avant de comprendre que l'heure n'est plus au rire dans cette rédaction mais au chaos. Un homme surgit et crie Allah Akbar. L'attentat a duré 2 minutes, deux minutes comme une éternité et soudain ce silence insoutenable pour Laurent Léger. Laurent Léger recroquevillé sous une table sans savoir si l'assaillant est parti. Il va trouver cette force de se relever et de rejoindre les survivants. Il se proposera pour identifier les corps. Il doit reprendre le dessus, comme un rempart contre les actes qui viennent d'être commis, un rempart contre la barbarie. Me Olivier Saumon, autre avocat de Laurent Léger "Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain" (Bergson), c'est cet humanisme que Laurent Léger, journaliste d'investigation, rejoint chez Charlie Hebdo. Hier comme aujourd'hui, Laurent Léger défend pleinement les combats de Charlie Hebdo. (...) Témoigner l'aidera à lutter contre cette atmosphère morbide. Le Laurent d'hier n'est pas celui d'aujourd'hui. Laurent Léger sera arrêté de très longs mois avant de pouvoir reprendre le travail. Ce sera la fin de l'aventure avec Charlie Hebdo, les raisons en sont nombreuses, notamment l'ultrasécurisation des nouveaux locaux. Le quotidien avec son compagnon et son entourage familial et amical reste son territoire insubmersible. Votre décision dira l'état de nos libertés, votre décision par sa motivation et le quantum des condamnations dira qu'on assassine pas au nom d'un dogme. Ce n'est pas un enjeu politique, c'est un enjeu de justice (...) La Laïcité, ce n'est pas un enjeu d'aujourd'hui. Me Gilles-Jean Portejoie, avocat Gala Renaud et de sa fille Michel Renaud était le fondateur des Carnets de Voyages à Clermont-Ferrand. Gala Renaud n'aime pas le terme hasard mais le décès de son époux résulte d'un certains nombres de circonstances : une rencontre avec Cabu, des planches de dessins, une invitation à venir à la rédaction du journal... Jamais Michel Renaud n'avait connaissance des risques d'attentat qui pesaient depuis des semaines, des mois sur Charlie Hebdo. Jamais sinon il n'y serait allé. Le traumatisme de Gala Renaud et de sa fille est immense. Il a été évalué (...) Gala Renaud est une victime direct des attentats du 7 janvier. Michel Renaud est appelé dans un article de presse Le voyageur humaniste. L'assassinat de Michel Renaud aurait pu détourné Gala et sa fille de cette passion (...) La fille de Michel Renaud a dit aux journalistes qu'elle ferait quand elle serait grande comme son papa, des voyages notamment. Pierre-Emmanuel Blard, représente Sylvie P. (compagne de Charb ) Elle s'est constituée partie civile dès janvier 2015. Cela lui a permis de s'investir, de s'impliquer dans le procès. Elle a été présente chaque jour à votre audience. Elle a pris des notes, fait des tableaux, des schémas. Cet investissement lui a permis je l'espère de dépasser le traumatisme. Me Bénédicte Boubée, avocate de Gérard Gaillard L'immense sentiment de solitude ce jour-là quand il perd son ami Michel (Renaud, décédé dans l'attentat) et Cabu (assassiné lui aussi), les deux seules personnes qu'il connaissait. Gérard Gaillard vit très difficilement chaque attentat. Il y a un avant et un après 7 janvier 2015. hypervigilance, ralentir le pas, toujours se placer en bout de rang dans une salle de spectacle, toujours repérer les issues de secours..
  15. Me Jean-François Canis, avocat des proches de Michel Renaud Le 7 janvier pour Michel Renaud, c'était une fête, il avait rencontré Cabu quelques jours avant à Clermont-Ferrand à l'occasion des Carnets de voyage. Avec son ami ils sont arrivés à Paris heureux (..) Quelques minutes après être arrivé à Paris il est mort, son ami à survécu. Je n'ai pas à juger des actes de ces hommes, je suis incapable à ce jour de vous dire quelle est l'implication de chacun, la cour le fera très bien. Mais ce que je crois avoir compris, c'est que Michel Renaud était un grand humaniste. S'il était là, il aurait un profond respect pour ceux qui se sont peut-être sentis mis de côté par une société qui va trop vite, qui sont mis peut-être dans des ghettos. S'il était là il ne les jugerait pas avec sévérité mais sans doute avec toute l'humanité qui le représentait. Me Grégory Lévy, avocat du compagnon d'Elsa Cayat Il explique que son client porte le nom de son frère, mort à l'âge de 3 ans. Ses parent leur ont donné le même prénom. Depuis l'attentat, il est allé s'installer dans une cave dans un immeuble sordide près de notre palais. Il a développé une angoisse permanente, il ne sort plus, ne voyage plus, ne va plus chez le coiffeur. Ses relations avec sa fille Hortense qu'il a eu avec Elsa sont belles mais délicates. Elsa elle avait un corps de rêve, voilà ce qu'il voulait que je vous dise aujourd'hui. Elsa brille par sa culture. Elsa est la rigueur à la maison, la maîtresse, la femme, l'amie, l'intelligence et la complice intellectuelle. Me Philippe Stepniewski, avocat de la famille du policier Franck Brinsolaro, Je suis là pour vous demander que cette justice ne soit ni considérée comme médiatique ou historique mais qu'il s'agisse d'une justice ordinaire que vous allez rendre à la fin des débats. Franck Brinsolaro n'était pas un soldat de la liberté d'expression, s'il a été victime ce jour-là, c'est qu'il travaillait, comme d'autres ont été victimes parc qu'ils faisaient leurs courses ou comme d'autres encore qui ne faisaient que passer. C'est ce n'importe qui qui rend plus criminelle encore la plus petite participation à ces actes mortifères. Me Sarah Labi intervient aussi pour la famille de Franck Brinsolaro J'interviens pour son frère jumeau et ses parents. une famille bien discrète pendant cette audience. Dire leur silence c'est dire d'abord que leur silence n'est pas l'oubli, mais l'expression d'un combat contre toute atteinte à la liberté, à la République. Franck était un gardien, un gardien au sens de celui qui garde le corps menacé. Franck Brinsolaro est mort aux côtés de ceux de Charlie Hebdo pour qui il avait une affection tendre et particulière.
  16. Discours de la méthode ? Descartes ?
  17. Ah lala non non et non Indice n°2 : au milieu du corps humain
  18. Me Isabelle Guttadauro, avocate de Sigolène Vinson Sigolène Vinson a réussi à voir l'humanité du terroriste (..) Cela permet de se raccrocher à quelque chose de supportable. On les a vus ces images atroces, cette vidéo, Les images se sont figées dans cette salle de rédaction, ce Guernica en couleur. Le radeau de la méduse, elle vous l'a dit, l'effroi. Sigolène Vinson s'est mise à nue devant vous, elle vous a livré tous les détails, le sang, les matières organiques, des éclats d'os comme des paillettes... Elle me l'a dit, ça l'a soulagée de venir témoigner ici. Sigolène Vinson est la partie civile idéale, d'abord, c'est une fine juriste, elle comprend, elle est prête à entendre, la haine, la violence, lui sont des sentiments étrangers. Ca l'a émue de savoir que le père d'un des accusés était alcoolique, elle s'est inquiétée de savoir si les accusés avaient accès à des livres en prison. J'aurais aimé que les accusés soient à la hauteur de Sigolène Vinson. Sigolène Vinson fait partie de ces victimes qui n'ont pas été victime physiquement. La guerre est arrivée par surprise sur son lieu de travail en plein Paris. Les conséquences sont indélébiles comme le tatouage qu'elle porte sur le bras en hommage aux 12 qui sont tombés ce 7 janvier 2015. Je cite Stefan Zweig : Jamais jusqu’ici on n’a réussi à imposer d’une façon dictatoriale à toute la terre, une seule religion, une seule philosophie, une unique conception du monde, et jamais on n’y réussira, car l’esprit saura toujours résister à l’asservissement ; toujours il refusera de penser selon des formes prescrites, de s’abaisser, de s’aplatir et de se mettre au pas. Me Caty Richard, avocate des proches de Bernard Maris Bernard Maris était l'amoureux, celui qui disait il faut emprunter bien des chemins pour voir que l'on a jamais quitté le sien. (...) Il était celui qui toute sa vie a noirci ses carnets bleu ciel. Bernard il était aussi papa. Ce papa qui disait pas de chagrin, pas de tristesse, jamais, jamais dans cette maison. Il y a eu deux axes dans ce procès, le premier où tout a été évoqué, puis le 2e, ce bal des hypocrites avec des comédiens qui surjouent leur rôle voyou pour échapper à leur responsabilité d'acteurs de base arrière.
  19. Pas faute d'avoir essayé de garder le côté "bon enfant" Bref, je suis encore l'animatrice du topic, pour vous servir : Indice n°1 :
  20. 30 octobre Le président demande à Miguel Martinez de se lever : J'ai été destinataire d'un rapport d'incident vous concernant, au sujet d'un comportement hier vis à vis des services de police, de propos tenus à l'égard de femmes notamment qui vous escortent. Ce comportement est inadmissible monsieur. Vous avez tout intérêt à vous comporter correctement vis à vis de tout un chacun dans les salles d'attente et de défèrement. Je tenais à vous le signaler pour que ça ne se reproduise pas. Le parquet avisera. Me Antoine Comte, avocat de plusieurs victimes de Charlie Hebdo dont Philippe Lançon Vous avez à juger non pas uniquement des accusés, mais à prendre en considération qu'il s'agit d'assassinat politique. Ici aucun des accusés n'est poursuivi pour cela mais ces assassinats politiques sont au coeur de ce débat. En janvier 2015, il y a eu des assassinats politiques et des assassinats antisémites. A l'Hyper Cacher, des éléments semblent démontrer que les noms des personnes présentes ont été relevés en fonction de leur prétendue race, ethnie, religion. Vous aurez à rappeler ça il me semble, assassinat politique à Charlie, assassinat antisémite à l'Hyper cacher. Je suis avocat de parties civiles pour Charlie mais je tiens à ce que des vérités historiques soient dites. il y a des moments où nous avons eu la gorge serrée, des moments où il ne fallait pas faiblir. Mais quelle histoire vous demande-t-on de faire ? L'histoire officielle, qui a vu des chefs d'Etat aussi peut respectueux des libertés qui défilent tous derrière le président de la République et qui pour certains ne sont pas des modèles démocratiques. On ne veut pas non plus rentrer dans ce qui a constituer pendant des années la coalition contre Daech, sinon il faudrait aller au bout et rappeler que des J-Kurde ont été sacrifiés. Ca n'est pas une histoire du peuple non plus que vous pouvez faire dans ce procès. l'ami de Fredo (Frédéric Boisseau assassiné le 7 janvier) a dit ici "on a oublié le peuple ici". Et ça rejoint ce que se demandent mes clients : "Où sont les jurés ?". J'ai beau leur expliquer, mais l'incompréhension demeure. Nous avons l'exception qui consiste à mettre en place des juridictions spéciales. Moi je crois à la présence du peuple dans les audiences, à la nécessité pour la pédagogie que ce soit fait de cette façon là mais ça n'est pas le cas. Vous avez demandé à chaque victime ce qu'elles attendaient de ce procès. Chloé Verlhac (femme Bernard Verlhac, dit Tignous) vous a répondu : "J'ai besoin de comprendre les dysfonctionnements les levées de surveillance..parce que je vais devoir les expliquer à mes enfants". Vous n'avez pas fait ce choix. Quand nous avons demandé à entendre une personnalité politique (Bernard Cazeneuve) votre juridiction a estimé que ça n'était pas nécessaire. On avait entendu Mme Hidalgo. Elle a montré de l'empathie, Mais quel rôle politique et décisionnel avait-elle ? Quand je vous ai demandé d'interroger la seule personne au coeur du pouvoir décisionnel, vous n'avez pas voulu le faire. Des questions se posaient pourtant sur la levée du dispositif de sécurité et les dysfonctionnements. Quand j'ai fait cette demande, le ministère public a fait une autre proposition; trouver des policiers des différents services pour expliquer certaines choses. Tout ça n'a pas paru nécessaire. Cela n'a pas fait l'objet de réalisation de la part de votre cour. En plus de tout cela, le procès est entré en collision avec l'actualité de façon violente : à la mi-octobre, un professeur de lycée a été assassiné. Dès le lundi matin, votre juridiction a pris un risque dangereux. Vous aviez raison comme citoyen de rendre hommage à cette victime. Mais au moment où vous jugiez des personnes qui auraient porté aide ou assistance à des crimes générés par des mêmes caricatures, vous avez pris un risque sur l'impartialité de votre juridiction. Nous savons que si ce procès et ses débats étaient cassés d'une manière ou d'une autre, les parties civiles n'auraient pas forcément le courage de revenir. Pour les parties civiles, c'est quelque chose d'extrêmement douloureux.
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