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January

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Tout ce qui a été posté par January

  1. Il y a la réponse aux questions. C'est ça qui va déterminer la peine applicable selon les textes de droit (même si tout est variable). La discussion sur la peine est collégiale. Les magistrats sont là pour encadrer le jury, pour que le droit soit respecté (pour éviter des aberrations qui mèneraient à la Cassation). Si l'affect prend le dessus, alors ce n'est pas la justice, les magistrats sont là aussi pour éviter ça. Les délibérations peuvent durer. Le jury peut vouloir reprendre tous les points de procédure... Je crois que quoiqu'il arrive, je ne serais pas satisfaite. En premier lieu parce-que ce qui m'importait c'était la décence pour Fiona et la vérité. Et puis parce-que, s'ils sont condamnés tous les deux à 30 ou 20 ans, c'est pas la justice. Si elle est condamnée à 15 ans, c'est pas la justice non plus, cette "question subsidiaire", quelle ânerie ! Jamais vu ça... Et je crois que si elle prend 15 ans pour complicité, la cassation se tente !
  2. Tous les éléments de preuves que vous avez sont en sa faveur, à part la parole de Cécile Bourgeon. L'avocat image la situation en citant Alexandre Dumas: "Il y a des services si grands qu'ils ne peuvent être payés que part des ingratitudes". Et il continue de lire les témoignages... Les uns après les autres. Me Luciani : Lorsqu'il se présentait pour récupérer Fiona à l'école, elle courait dans ses bras ! Et ce serait lui qui serait responsable de violences habituelles ? Mais sur la base de quoi ? Je pourrais choisir la facilité. Il est seul. La justice, c'est parfois aller à l'inverse de ce que l'on a pensé au début.Moi aussi, quand je suis arrivé, que je vois le pedigree de monsieur Makhlouf... Mais quand je vois ça, pas un seul témoignage ! Vous avez deux personnes, il faudra peut-être ne pas choisir entre l'une et l'autre. Peut-être se dire qu'ils sont de bonne foi en ne retrouvant pas le corps de cette enfant mais peut-être en le regardant, lui, avec d'autres yeux, de justice. Pour Me Luciani, la peine proposée est aberrante. Il demande de privilégier le constat et non pas sa personnalité. Il me semble que la position de doute, pour lui, concernant les coups mortels, est plausible". Il demande de l'acquitter des coups mortels et de lui rendre sa part d'humanité. Depuis le début, il nie farouchement avoir porter des coups sur Fiona. L'audience reprendra à 9h30 brièvement pour le dernier mot des accusés et le jury se retirera pour délibérer.
  3. Me Jean-Felix Luciani pour Berkane Makhlouf C'est un coupable bien rassurant pour la société. Il n’est pas seul à avoir menti mais doit aujourd’hui en payer le prix. C’est un coupable par défaut, parce qu’il en faut bien un. Jusqu’où lui faire payer le prix du mensonge ? Et si il ne savait vraiment pas où était le corps ? Me Luciani revient sur la solitude de cet homme en prison depuis sept ans, "sans visite, sans argent, sans colis". Sur son enfance : battu, déscolarisé, toxicomane... Me Luciani : On a beaucoup ironisé sur le fait qu'il ait pu creuser la terre et sur le fait qu'il ait pu enterrer ce corps. J'ai cherché. (il cite un témoin qui a vu une pelle au manche cassé abandonnée dans un bois.) Me Luciani : Voyez, trouver une pelle dans un secteur de promenade, dans un bois, on a au moins un témoignage qui dit que c'est possible. Ce n'est pas forcément cette pelle mais c'est possible.... Cessons les hypothèses. Lequel est le plus susceptible de connaitre l'endroit où est le corps de Fiona ? CB habite à Clermont, a grandi là et c'est elle qui conduisait. Entre les deux, c'est surement pas lui qui est le plus apte à retrouver un chemin qu'il n'a jamais regardé. L'ingestion de produits stupéfiants, il n'y croit pas mais ce n'est pas impossible. Défendre les gens, c'est être à leur côté, pas de leur côté. La Cour doit répondre à une équation complexe . Acquitter un coupable ou condamner un innocent. Est-ce que dans son passé on trouve des traces de violences sur des enfants ? non. Ou au contraire trouve-t-on des éléments qui prouvent qu'il n'est pas violent avec les enfants ? Oui. Qu'on le croit capable de violences sur des enfants, oui. Mais qu'il l'est fait, la réponse est non. Je vous demande de coller au dossier » poursuit l’avocat de B. Makhlouf. En résumé, des violences commises sur des adultes oui, mais pas sur des enfants. Tout repose sur Cécile Bourgeon. CB qui dit "Comme ce que je vous ai dit tout à l'heure (...) Il lui a mis une claque. - Une claque ou un coup de poing ? parce que tout à l'heure tu nous as dit ...," Voilà la parole qu'ont recueilli les policiers. Il est bien évident qu'il s'est déroulé un entretien au cours d'une pause cigarette prétendue qui n'a jamais été révélé à l'instruction et l'on découvre, par hasard, à ce procès. Qu'il y a une difficulté car on est dans un cadre juridique qui précise que des procès verbaux séparés doivent être établis selon le principe de loyauté de la preuve. Et là, ce n'est pas le cas ! Dans quelles conditions interroge-t-on Cécile Bourgeon ? On ne le sait pas ! Je dis simplement que le résultat, c'est qu'il y a une zone d'ombre sur ce point de bascule des aveux. Qu'est ce que c'est ? Un point de bascule ou une trappe dans laquelle Berkane Makhlouf tombe ? La procédure pénale, ce n'est pas un dialogue intime ! Il lit les déclarations de Berkane Makhlouf peu de temps après les aveux. Il dit son amour à Cécile Bourgeon, qu'il irait en prison pour elle. Est-ce que l'attitude de son client à ce moment-là, cela ne veut pas dire : "Je me suis calquée sur tes dépositions parce que tu es enceinte, qu'il y a la petite sœur de Fiona... tu es dehors". Et de lire la description par Berkane Makhlouf des violences de Cécile Bourgeon sur Fiona. Il relève que c'est précis, réaliste contrairement aux déclarations de Cécile Bourgeon qui ensuite va notamment donner une autre chronologie. Me Luciani : Quand quelque chose d'objectif est au service de mon client, c'est écarté, banalisé. Est-ce que vous avez-vous Berkane Makhlouf devant les caméras ? Non. La seule fois, par hasard, il ne le voulait pas. Me Luciani est debout, tout près des jurés. Juste à côté du bureau de la défense. Il prend une à une les chemises de papier qu'il a préparé pour lire les déclarations. Celle-ci est rose. Juste derrière lui, dans le box, Cécile Bourgeon est assise. Si l'avocat se retourne, il lui fait face. Sans doute une première depuis le début de ce procès. En effet, Me Luciani était assis devant Berkane Makhlouf, auquel la mère de Fiona n'a jamais fait face. L'avocat décrit une scène de violence entre CBourgeon et BMakhlouf, une bagarre. Me Luciani : Avec une ITT ..de zéro jour ! Alors voyez quand on me parle de violence.. Autre détail, on sait que la carte bancaire, c'est elle qui l'a. Pour un tyran domestique, c'est rare.. Personne n'a jamais vu de violences de Bekane Makhlouf sur les filles. Personne ! Il va la protéger en garde à vue parce qu'elle est la mère de son enfant. il a voulu prendre la foudre sur lui. Et quand il s'aperçoit que Cécile Bourgeon le charge bien plus que lui, il se défend avec les moyens qui sont les siens, ses difficultés à faire des phrases. Aujourd'hui on vous demande de tenir pour acquis qu'il battait CB et qu'il aurait été violent avec Fiona, mais sur la base de quoi ? Des propos de Cécile Bourgeon. Vous bâtissez une accusation, alors que les témoins disent l'inverse !
  4. J'dis ça j'dis rien mais ils sont très très sûrs d'eux Père et fils Portejoie. 20 minutes de plaidoirie chacun ? Du jamais vu. Ca m'tue. Ils ont raison. Ca peut pas passer au niveau du droit, ça peut pas
  5. Me Gilles-Jean Portejoie, pour Cécile Bourgeon Ce n'est pas un procès populaire mais un procès criminel, lâche-t-il d'entrée. Une hypothèse cela ne suffit pas, il n'y a pas de place pour l'opinion publique. Il n’y a pas non plus de place pour l’émotion, pas de place non plus pour l’instinct car il est toujours le mauvais génie de l’intime conviction et vous devez le laisser à l’écart. Il n'y pas de place pour les préjugés les a priori l'imagination, pour les hypothèses ni pour l'opinion publique cette une gueuse qui tire le juge par la manche, que vous devez laisser à la porte du prétoire, dans cette affaire elle a suffisamment fait de mal. Elle a pollué, vicié cette procédure car c'est sous sa pression, et exclusivement sous sa pression que la deuxième mise en examen est arrivée. Ce ne sont pas les déclarations de Berkane Makhlouf. Non, les médias, les réseaux sociaux n'ont pas compris cette première mise en examen et ils ont fait le nécessaire pour qu'une deuxième mise en examen intervienne. Il raconte cette soirée "dans la moiteur du commissariat de Perpignan" et sa décision de rester son avocat parce- que "l'avocat est celui qui reste quand il n'y a plus personne, et il n'y avait plus personne !" On s'est battu pendant sept ans contre ces coups mortels. Il faut des coups et qu'ils aient provoqué la mort. Et dans ce dossier, il n'y a pas de coups ! Et on réclame une peine considérable avec cette question de complicité ! Pour ces évidences, vous la condamnerez à 5 ans d'emprisonnement au maximum. Qu'est-ce qu'on attend de vous ? Une décision simple. Nous sommes exclusivement tenu par les problèmes juridiques. Vous regarderez le droit, pas l'émotion. Il faut bien en terminer, et pour cela il faut une décision qui soit comprise et acceptée de tous. Il existe un avant et un après procès pénal, cette décision doit nous projeter dans le futur.
  6. Les procès sans corps, c'est catastrophique. Je le lui ai demandé mille fois "elle est où ?!" (à cb) Avec vous madame, on a tout tenté ? Me Portejoie demande l'acquittement de Cécile Bourgeon. Il revient sur le terrain de l'émotion, sur l'absence de preuve... Me Portejoie : Il n'y a aucun intérêt judiciaire à cacher le corps, surtout pour CB, sauf à alimenter les fantasmes. Les débats ont été sereins, la justice doit s’inscrire sans ce processus. Vous l'acquitterez et vous la condamnerez sur le terrain de la non assistance à personne en danger.
  7. Elle soigne sa gamine et la maquille pour aller au cinéma, posez-vous des questions ! L'enjeu judiciaire est inoui ! Une jurisprudence : Une mère qui livre son enfant pour de l'argent. Elle a tout imaginé pour dissimuler cela. Elle savait qu'à chaque fois qu'elle amenait son enfant, il y avait des violences. Complicité, quinze années de réclusion ... pour des violences qui sont habituelles qui n'ont rien à voir avec celles décrites dans cette affaire ! Est-ce que Cécile Bourgeon pouvait imaginer, savoir, s'associer... que Berkane Makhlouf allait commettre des violences ? Des violences sous le coup de l'impulsivité, du manque. Une mère défaillante, nous en convenons. Une mère qui laisse mourir son enfant, non. Il revient sur les violences à Perpignan décrit une femme qui ne réagit pas qui tente de partir mais incapable de le dénoncer de le quitter. Sur la thèse de l'accident de l'ingestion d'une drogue : On lui livre cette version elle aurait pu la saisir mais non.
  8. Quels sont les témoins ? Avez-vous un témoin qui pourrait crédibiliser les accusations de BM ? Nicolas Chafoulais a toutes les raison d'en vouloir à CB. Il a connu une situation conflictuelle lors de la séparation. On est dans un contexte de séparation de toxicomanes ! Est-ce qu'une seule fois, il aperçoit Cécile Bourgeon avoir un comportement violent ? Il n'y a rien, quelque soit le contexte. L'avocat général vous dit aujourd'hui qu'il n'y a rien, que du doute. Mais il faut trouver quelque chose alors on sort la complicité aujourd'hui ! On est en train de vous dire "Rectifiez le message de la cour d'assises du Puy de Dôme !" Ces jurés là avaient condamné Cécile Bourgeon a 5 ans de prison ferme. Cette complicité dont on accuse Cécile Bourgeon ne peut intervenir que sciemment. Pour la première fois, cette question de la complicité est posée. Mais elle ne se ressort pas débat. Pas plus que lors des précédents procès. Est ce que par ces agissements elle avait peut être aider, involontairement ? Elle ne l'a jamais nié. Que lui reproche l'avocat général ? Bandeau, maquillage, des absences à l'école, certificat médical : 30 ans ! Si vous ne devez retenir qu'un terme pour établir la complicité, c'est le terme de sciemment, un acte positif réalisé en connaissance de cause. Un acte positif, déterminant et délibéré. Et l'avocat d'aller sur le terrain de la non assistance de personne en danger. Bien entendu que cette dissimulation, relève de la non assistance en danger et pas de la complicité. Est-ce qu'elle voulait qu'il retape dessus lorsqu'elle met le bandeau ? Soyons sérieux, si cette femme est dans cet état d'esprit, c'est qu'elle est folle ! (Il joue pur Droit, juridique, 30 ans ça ne tient pas)
  9. Me Renaud Portejoie pour Cécile Bourgeon Il n'y a rien contre elle. Pas la moindre preuve qu'elle ait porté un coup. Sept années pendant lesquelles il nous a été assené une autre vérité. Dans le doute, on s'abstient. Vous ne pouvez envisager de condamnation que sur la base de certitudes, de preuves. Les doutes, les fantasmes... vous devez les chasser. Vous devez rechercher dans les actes la confirmation de cette culpabilité. C'est le bon sens populaire qui vous a été asséné ce matin par les parties civiles. Parce qu'elle est la mère, parce qu'elle n'a pas su protéger sa fille, parce qu'elle ne sait pas où est le corps de sa fille. On assume les insultes, la torture... (Il lit des réactions sur les réseaux sociaux pour décrire cette haine.) C'est dans ce contexte que l'on réclame une décision de culpabilité parce que vous la détestiez sans la connaitre, avant même de la connaître. Elle était déjà jugée avant même d’entrer dans cette salle d’audience. Une seule charge contre Cécile Bourgeon : la parole tardive et variable de Berkane Makhlouf. Alors je vais me battre de toutes mes forces, parce-que la justice ne se rend pas à l'aune du "qu'en-dira-t-on" mais sur la base d'un dossier.
  10. Existante bien sûr, malheureusement.. Et je ne pense pas qu'elle s'applique au dernier enfant qu'elle a eu. Il s'agit d'E. et de B. je pense. Mais bon ce dernier enfant, elle n'est pas près de le récupérer.
  11. Oui la cour d'appel de Lyon.. Des cogneurs comme on les appelle mais là, je ne m'y attendais pas. Pourtant Sollier je l'ai déjà vu plaider et il est toujours très très sévère, mais je ne pensais pas qu'il reviendrait à Riom, au Puy, trente ans. Et attends c'est pas fini, il vient de requérir dans le volet civil 10 ans de privation des droits civiques et retrait de l'autorité parentale. Il a raison, c'est vrai que les condamnations n'ont pas suivi, même quand CB s'est pris 20 ans en fait. Le droit lui, dit 30 ans, c'est le maximum prévu par la loi pour les faits qui leur sont reprochés,les violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner aggravées : - sur mineur de 15 ans - par ascendant / par personne ayant autorité. Je ne sais pas si les réquisitions sont le plus souvent suivies, ça dépend vraiment des affaires. Ce que je peux dire, c'est que ces dernières années, les verdicts se sont considérablement durcis en ce qui concerne les parents maltraitants/meurtriers (enfin !). En tout cas, à Riom et au Puy, 30 ans requis et regarde ce qu'ils se sont pris..
  12. L'AG énonce les mensonges, les mises en scène du couple, le fait que les accusés se soient joués des institutions mobilisées sur cette affaire qu’il s’agisse de la police ou de la justice. AG : Ils s'en moquent ! Au crime et au mensonge, ils ont rajouté la provocation de toute une nation ! Ils ont donné de la dimension à leur action via la presse, ils ont manipulé l'ordre public et provoqué un trouble à l'ordre public lors de la découverte de la vérité. Ils ont manipulé les institutions. Ils ont aggravé leur cas. Ils ont franchi une frontière qui donne à leurs actes une dimension encore plus inacceptable. Je vous demande encore une fois de la sévérité pour marquer le refus de banalisation de tels comportements. Mais la sévérité d'une sanction ne doit pas être en fonction de la médiatisation d'une affaire. Alors faut-il une sanction distincte pour les deux accusés ? Des sanctions similaires s'imposent pour le ministère public. Le ministère public veut une peine élevée. 30 ANS REQUIS CONTRE LES DEUX ACCUSES AG : Il importe de mettre fin à cette sordide mascarade. J'ai l'honneur de requérir 30 ans de réclusion à l'endroit des accusés, peine de sûreté pour Makhlouf des 2/3, suivi socio-judiciaire pour les deux. alors celle-là je m'y attendais pas. Le maximum. Maître Joël Sollier... Merci.
  13. L’avocat général rappelle que l’accusé a donné trois versions des faits sur la mort de l’enfant : accident de vélo ou de trottinette, empoisonnement après que Fiona ait avalé un cachet, coups donnés par Cécile Bourgeon.. AG : Tout cela est incroyable et c'est pourquoi nous ne le croyons pas. Cela le rend-il coupable de coups mortels ? Cela assoit une conviction. Ce qui la conforte, ce sont ses propres déclarations sur les causes de la mort : 'accident de vélo, trottinette... "forcement un incident mineur", l'empoisonnement également quasi-écarté par un toxicologue, les violences de CB.. Et là on voit les incohérences... et ces coups ne sont pas mortels, donc on n'a pas d'explication. Si aux yeux du ministère public Berkane Makhlouf est l’auteur principal des coups mortels, Cécile Bourgeon n’est pas une simple observatrice de faits qui la dépassent ! Cécile Bourgeon assiste Berkane Maklhouf. Il y a des actes positifs de sa part ! CBourgeon est complice car elle participe de manière active à un processus mortifère, le fond de teint, le bandeau, les absences à l'école.. Cécile Bourgeon décrit elle-même des scènes où l'enfant était terrorisée, elle avait conscience de ce qui se passait. J'ai une question simple à poser : Qui Cécile Bourgeon aide-t-elle ? Son enfant ? Ou le tortionnaire ? De qui Cécile Bourgeon est-elle la protectrice ? De qui est-elle complice ? Plus encore, par son attitude à camoufler les actes de Berkane Makhlouf, elle empêche que cela cesse. Il n'y a que madame Bourgeon qui n'a pas vu que Fiona était en danger. Elle avait été avertie pas sa belle-mère elle-même. L'enfant était terrorisée, et elle n'a rien fait. Berkane Maklhouf est l'auteur principal des faits, sa version des faits est mensongère. Cécile Bourgeon répond à tout les éléments de la complicité. L'AG demande la condamnation pour ce crime aggravé par l'âge de Fiona, par l'ascendance et la réunion. Ainsi que pour l'infraction de non assistance à personne en danger qui "montre la lente marche vers la mort". AG : Fiona n'a que vous pour la défendre. Peut-on banaliser sa mort ? Le ministère public pense qu'il absolument éviter de banaliser sa mort. Le ministère public réclame de la sévérité quand des actes criminels sont commis sur un être vulnérable comme une enfant de 5 ans. Et la société n'accepte pas qu'on la trompe ouvertement.
  14. L’avocat général affirme que le ministère public qu’il représente trouve l’hypothèse de l’enterrement du corps de Fiona peu crédible. Position soutenue également par les avocats des parties civiles. Me Sollier : Je ne dirai pas peu importe (où se trouve le corps). C'est un point important du dossier, c'est important sur le plan moral. Il y a cette forte hypothèse du rejet à la décharge Il revient sur la découverte du bracelet de naissance de Fiona dans un sac de déchets. Comme ses vêtements, ses jouets. L'AG détaille toutes les infractions, il semblerait qu'il va envoyer du lourd..... L'idée d'un enterrement à Aydat est très improbable. L’accusée se rappelle de tout sur la journée du 12 mai 2013, sauf de la sépulture. Comprenne qui pourra. Peut-être avaient-ils un intérêt commun, avaient-ils la crainte que la découverte du corps ne révèle quelque chose? Ne plus se souvenir de l'endroit où est le corps ? Une amnésie de circonstance ! S'il y avait eu le moindre désaccord entre eux, il est impensable qu'ils aient pu procéder ensemble à la disparition du corps. Il demande la condamnation pour le délit de dissimulation de cadavre. (et pour CB modification lieu du crime) L’avocat général fait un point juridique. Il affirme qu’il n’y a pas de preuves de coups mortels sur Fiona de la part de C. Bourgeon mais seulement la preuve de sa complicité. Est-ce que cela veut dire qu’elle n’est pas coupable ? Ce n’est pas si simple. Me Sollier : La différence entre un auteur et un complice, n'est pas leur responsabilité mais leur rôle. Ils n'ont pas fait la même chose mais l'un n'est pas moins coupable que l'autre. une réserve s'impose sur Cécile Bourgeon que l'on voit comme complice de Berkane Makhlouf mais plus difficilement comme auteur direct. Ce qui ne repose que sur des déclarations tardives de Berkane Makhlouf. Et encore celui-ci n'évoque que des violences qui n'étaient pas de nature à causer la mort. Complice veut dire qu’il y a une différence des rôles mais pas des responsabilités. L'AG reprend les témoignages pour décrire un homme violent. Pas seulement le processus mais aussi la nature des violences, ces crises qui peuvent se déclencher sans vraiment de raison. AG : Qui vient nous dire qu'il est dans la maitrise? Et qu'il n'a pas pu porter de coups à un enfant ? L'alcool, la drogue, c'est ce que Zola appelle l'assommoir.. L'alcool, la drogue c'est aussi ce qui vous fait assommer les autres et les détruire. Il évoque les coups portés sur Cécile Bourgeon à Perpignan. Là, il y a des certificats médicaux, il y a des traces de coups qui avaient trois dates différentes. Il rappelle qu'elle venait d'accoucher et que cela veut dire qu'il a porté des coups sur une femme en fin de grossesse ou qui venait d'accoucher "au choix". AG : Qui viendra me dire qu'il connaît des limites ? Que ces violences n'ont pas pu se déchaîner contre un enfant ? Mais ce qui fixe notre conviction c’est sa version des faits. Et plus précisément, ses incohérences. Personne ne doute que Berkane Makhlouf ait aimé les enfants et notamment Fiona. Mais personne ne doute qu'il ait commis l'irréparable dans une crise de folie dont il était coutumier.
  15. Réquisitoire de l'Avocat Général, Joël Sollier Fiona n'est pas morte d'un accident, ça c'est sûr, le couple est-il infernal ? Je crois que l'on a progressé sur la vérité. La question est de savoir qui a tué Fiona ? Car les éléments du dossier montrent que cet enfant est décédé d'une mort violente, qu'elle a agonisé et que son calvaire s'étend sur plusieurs jours. Sept ans pour répondre à la même question. Comment est morte Fiona ? Car Fiona n'est pas morte accidentellement. A-t-elle été victime d'un couple infernal ou d'un geste infanticide d'un seul des deux ?. De la rage de Makhlouf ou la ruse de Bourgeon ? l'AG examine les infractions : cinq. La totalité reprochée à Cécile Bougeon, trois à Berkane Makhlouf. Dans cette histoire, tout a été fait dans la solidarité par ce couple. Il ne s’agit pas d’un simple fait divers. Cette affaire a eu des retentissements dans la France entière. 85 enquêteurs, 300 personnes auditionnées, 1.500 actes de procédures. Rien n'est trop beau, rien n'est trop cher, il faut faire le maximum ! Joël Sollier veut faire part de sa thèse ou plutôt de la conviction du ministère public sur ce dossier. Il entend faire un exposé détaillé car il dit avoir la réponse aux questions posées. Mais avant, l'avocat général s'adresse aux jurés : La justice n'est pas que le droit, elle va au delà du droit. Il leur demande de "faire appel à leur qualité de cœur" au moment où ils prendront leur décision. Me Sollier : Rien ne doit être négligé car l'actrice principale est une mère éplorée, une mère courage... "Sans Fiona, je n'arrive pas à respirer" lit-il des déclarations de Cécile Bourgeon à la presse. Je demande Ia condamnation de Cécile Bourgeon pour dénonciation mensongère. Joël Sollier parle de "la maitrise de soi", "du sang-froid" des deux accusés, de ce "détachement surprenant" de Cécile Bourgeon. Me Sollier : Il n'y a guère que devant les caméras que ses sentiments explosent ! ce manque d'affect, de remords, cette capacité extraordinaire de manipulation.. Ils sont solidaires dans la manipulation mais aussi dans la dissimulation du cadavre. Ils avaient tous les deux un discours moral, de valeurs. Ils savaient donc ce qu’ils auraient dû faire et ce qu’ils n’ont pas fait. Malheureusement comme ça a été dit pendant l'audience, "il coche toutes les cases"... Il a été très violent précédemment, elle, personne ne l'a jamais vue frapper. Il a une longue liste de condamnations à son casier, notamment pour des faits de violences, pas elle.. En tout cas Luciani a bien fait de se battre pour que cette question subsidiaire de complicité concerne BM. Le président ne voulait qu'elle s'applique qu'à CB !! Encore une fois hier je me suis dit : ah bon pour lui c'est vraiment mais vraiment plié alors ? C'est quand même pas normal tout ça.
  16. Comme Maître Lebert avant lui, Jean-François Canis pense que Fiona est morte dans la nuit de jeudi à vendredi. Il appuie sur la coïncidence des recherches de Cécile Bourgeon sur son ordinateur. Quand on est à ce point dans la volonté de tromper la justice... qui veulent-ils tromper sinon ceux devant lesquels je suis en train de plaider. La vérité, on ne la saura jamais car on est au-delà du dicible. On est dans l'un des crimes les plus odieux. Fiona a été battue à mort car elle ressemble à son père. Fiona a été battue a mort car elle n'avait plus sa place dans la famille. La complicité de Cécile Bourgeon, je n'y crois pas. Si elle est complice, elle n'aurait pas agi comme ça. E. n'aura plus de "main protectrice", elle sera dans la solitude, le deuil et la souffrance jusqu'à sa mort. Elle ne s'en remettra jamais. Sa vie sera bouleversée. Et sa mère aurait pu avoir la décence de lui dire la vérité.
  17. Me Jean-François Canis, pour Nicolas Chafoulais J'ai envie de vous dire que je me lève à cet instant pour la petite sœur de Fiona. Elle avait deux ans, elle a dix ans depuis quelques jours.. Dans quelques temps, elle posera des questions. S'il y en a une à qui Cécile Bourgeon doit la vérité, c'est à elle ! Une mère qui se défend, une mère qui cherche l'impunité, c'est possible. Cécile Bourgeon peut nous mentir, nous tromper mais il y en a une à qui elle doit la vérité, c'est E. Une sœur dans la vie c'est essentiel. On est malade de ne pas savoir la vérité, on est souffrant. C'est insupportable.. Sur le banc des parties civiles, on s'est beaucoup interrogé hier soir sur la complicité de Cécile Bourgeon de violences commises par Berkane Makhlouf seul. Je ne vous cache notre déception, ce n'est pas notre vision, ni celle du père de Fiona. On ne peut pas admettre qu'elle soit hiérarchiquement en dessous de lui sur le chemin qui a conduit au drame. Si elle n'a été que complice, pourquoi le couvrir ? Entre Fiona et Berkane Makhlouf, elle aurait choisi Berkane Makhlouf ? Non. Par contre pour se soustraire à la responsabilité de ce crime odieux, ça oui ! S'il était dans le mensonge, c'était parce qu'il avait quelque chose à cacher. C'est ce qu'on estimé les jurés. Eh bien c'est le raisonnement aujourd'hui. Jean-François Canis fait désormais référence à l'affaire Leroux dans laquelle le corps de la victime n'a jamais été retrouvé. "L'accusé a été condamné deux fois car il était d'une mauvaise foi crasse". Me JFC : Fiona est morte de quoi ? Si on avait retrouvé le corps on aurait retrouvé quoi ? Des traces de strangulations, des fractures, des blessures encore plus graves ? Parce que face à des constatations médico-légales on est bien obligé de s’expliquer. Mais depuis le premier jour on est dans la dissimulation, le mensonge. CB a trop menti, elle a trop triché. Le raisonnement est de dire que le mensonge c'est quand on a le pire à dissimuler. Le pire serait que la dissimulation du corps (de Fiona) leur profite. Et c'est vers cela qu'on s'oriente ! Ca va être la victoire du mensonge. Elle va gagner ce soir. Il ne faut pas que ça soit ça ! J'espère que ce n'est pas la justice que vous allez nous offrir. Vous devez avoir la conviction qu'une parole ne vaut rien quand il y a trop de mensonges. J'espère que ce raisonnement sera le votre. J'en suis persuadé ils savent où est le corps de Fiona et ils nous racontent un scénario des plus macabres, et la vérité doit être plus insoutenable encore. Après la disparition de Fiona, que je situe au 8 mai, celle qui part en trombe en voiture, qui s'isole dans l'appartement, qui va à Gerzat... Celle qui fait ça, c'est madame Bourgeon et finalement elle serait complice ? La fausse disparition c'est elle. Les médias, c'est elle. La dissimulation du corps, c'est elle. Et elle ne serait que la complice ? Elle a toujours un point d'avance sur ce pauvre Berkane Makhlouf. Elle a été le leader absolu (...) elle a tout dirigé. Si Berkane Makhlouf avait été le seul responsable, il aurait participé ! Jean-François Canis parle à présente du "pacte" scellé entre Bourgeon et Maklhouf. Il relit les déclarations de l'accusé devant le magistrat. Il rappelle que Makhlouf vient de charger sa compagne pendant deux heures et demie (ce jour-là) mais que Bourgeon lui a sauté dans les bras en sortant. Il vient de l'accuser de quelque chose qu'elle n'a pas fait et elle l'enlace ? Il ne faut pas nous faire croire n'importe quoi ! Ce geste spontané me semble impossible si elle n'a pas commis les violences dont il l'accuse ! Moi je vous dis que cet homme a dénoncé tout au long de l'instruction les violences de Cécile Bourgeon. L'avocat dénonce, malgré tout, cette "union sacrée" entre les deux accusés et regrette les tergiversations que Makhlouf a pu avoir.
  18. Après les gardes à vue à Perpignan elle évoque l'enquêteur qui explique que les descriptions de l'enterrement ne sont pas "fluides" Me ALL : Pourquoi ? Parce que ce sont des fadaises, ce n'est pas la réalité, JAMAIS on ne retrouvera le corps ! "Cécile", c'est la patronne de la musique .. Oui, je crois que l'on est bien ici sur la partition de Cécile Bourgeon. Comment creuser un trou de 50 centimètres de profondeur sur autant de largeur et 1 mètre de long en 10 minutes ? Berkane Makhlouf... Pendant les gardes à vue à Perpignan, dont j'ai visionné les vidéos, ce que je vois c'est un homme qui veut disculper Cécile Bourgeon. Il va mentir, prendre, dit-il, sur sa personne pour la disculper. Si l'on couvre quelqu'un c'est qu'il y a quelque chose à couvrir ! Aussi quand plus tard, quand il vient dire que Cécile Bourgeon a frappé Fiona, cela manifeste d'une volonté de revenir de la réalité. Et l'avocat d'insister : S'il veut la couvrir, c'est qu'il y a quelque chose à couvrir ! Nous ne sommes plus dans un pacte d'amoureux, mais d'intérêt. Chacun ayant des intérêts personnels pas forcément identiques, pour maintenir le statu quo dans les versions depuis le début de ce procès. Celui de BMakhlouf ? La vérité, on ne l'entendra jamais, martèle l'avocate. Aucun des deux accusés n'y a intérêt. Nous repartirons comme nous sommes venus. Nicolas Chafoulais avec un trou noir sur les derniers instants de Fiona et vous Mme Bourgeon avec ce que vous ne voulez pas dire. (aux jurés) : Serez-vous les dernières victimes, les derniers otages de la manipulation de Cécile Bourgeon ?
  19. Fiona est morte ainsi. Dans la conviction, dans la certitude que son père ne l'aimait plus, qu'il ne voulait plus la voir. Qu'est-ce qu'il y a de pire pour un enfant de 5 ans ? Peu à peu, Fiona est effacée. Comme si un enfant en chassait un autre.. Me Anne-Laure Lebert évoque ce vendredi matin où Cécile Bourgeon, à 8h07 et 8h16, cherche à joindre le médecin. Pour lui dire quoi ? Que Fiona est morte ? Et que l'on ne sait pas quoi faire ? Et d'évoquer une contradiction pour expliquer son insistance sur ce vendredi matin là. BM indique dans un procès verbal avoir trouvé Fiona morte "en allant la réveiller pour aller à l'école" C'est quoi ça ? Un laspsus ? Fiona ce vendredi là oui avait école... Elle montre les procès-verbaux qu'elle tient à la main. Elle liste les réalités du dossier tout autant que son confrère auparavant avait égrené les doutes et les manipulations. Me Lebert revient sur le bornage à l'usine Candia à Gerzat Nous sommes la veille de la disparition, Cécile Bourgeon y a travaillé dans cette usine Candia à Gerzat et elle dit ne pas y être allée mais s'être rendue Château des Vergnes proche. Me ALL : Des huit communication échangée on ne saura rien parce que tout ou presque a été effacé. Ce lieu n'est pas neutre parce que c'est un site industriel avec des containers pour déchets industriel dans lesquel il n'y a pas plus simple finalement pour dissimuler un corps. L'enterrement ? Que penser de cette vision puérilo-romantique qui consisterait à enterrer sa fille auprès d'un lac bucolique ? L'usine Candia de Gerzat n'est pas neutre car il est bien connu de Cécile Bourgeon qui y a travaillé pendant deux ans. Et surtout parce qu'elle dit ne jamais y être allée. Mais son téléphone a borné une demi-heure samedi soir.. L'avocate énonce également les recherches de Cécile Bourgeon sur son ordinateur et sur Facebook concernant des disparitions d'enfants. Me ALL : Cela ne peut pas être des coïncidences. On est manipulé sur la date de la mort de Fiona, sur les circonstances de sa mort et du lieu d'enterrement. Elle évoque cette pelle elle aussi, "que l'on trouve par miracle en route". Elle décrit ce moment "où l'on creuse la terre avec cette pelle", donne des mesures, prend des précautions oratoires. Me ALL : Dans quelle folie, Dans quel mirage on est en train de tomber ? En fait, c'est le nouveau Montjuzet ! Ce n'est pas plus cohérent que Montjuzet !
  20. Me Anne-Laure Lebert, pour E. Quels sont les derniers instants de la vie de Fiona ? Y a-t-il une seule personne dans cette salle après 15 jours de procès qui soit capable de le dire ? Et est-ce que c'est normal que personne ne soit capable de le dire ? Quand Cécile Bourgeon nous parle de Fiona, elle nous parle de ce petit bébé à la rigueur, de sa joie à elle d'être mère. Mais, madame Bourgeon, cette petit fille a grandi. Cécile Bourgeon est incapable de parler de Fiona, incapable de la décrire. Pourtant il y en a des mots : c’était une petite fille solaire, intelligente, un peu bavarde, espiègle.. fusionnelle. Parce que c'est ce qui l'a perdue en fait. Elle était fusionnelle avec son papa. Et ça Cécile Bourgeon ne le supporte pas. Il devient l'homme détesté. Petit à petit. Il devient celui qui était possessif, jaloux, violent. Une différence se crée entre E. et Fiona parce que Fiona ressemblait à son père. Me Lebert reprend les déclarations des témoins, des amies Cécile Bourgeon qui sont venues jusqu'à la barre de la cour d'assises de Lyon pour décrire ces attitudes, rapporter ces propos. L'avocate insiste : Cécile Bourgeon, pas Berkane Makhlouf ! Me ALL : Cécile Bourgeon voulait rompre la filiation. "Fiona me dégoûte tant elle ressemble à son père", avait confié l'accusée à une de ses proches. Elle avait fait croire à Fiona que son père ne voulait plus la voir ! Ce sont les propos de la grand-mère maternelle de Fiona, de la maîtresse et de Fiona elle-même : "Ma maman me dit que mon papa ne veut pas me voir". "Ton papa, il ne veut plus te voir et ton papa maintenant c'est Berkane Makhlouf et tu vas l'appeler papa". Et vous croyez qu'elle a accepté ça Fiona ?! Pourquoi je vous parle de ça ? Pourquoi j'insiste ? Parce que Cécile Bourgeon elle-même fait de l'insoumission de Fiona l'origine des violences. Je crois que la première manipulée dans cette histoire, c'était Fiona !
  21. Vous ne l'avez jamais enterrée ! Vous l'avez jetée comme un animal avec sa petite chaîne Sagittaire. Jetée nue comme un chien. Je ne sais pas ce qu'il y a de pire ! Ne pas retrouver l'endroit de l'enterrement ? Cécile Bourgeon connaît. Lui aussi. Tout le monde à Clermont connaît. La pelle ! On va enterrer un corps mais on part sans pelle !. Ils en trouvent une, "on s'est donné du mal, même la pelle a cassé" (...) On va m'expliquer que la terre est dure.. Et comment on sort ce corps du sac ? C'était quoi en premier ? La tête ? (...) On ne sait pas, vous ne dites rien ! Mais Nicolas Chafoulais a le droit de savoir ! Le corps de Fiona a fini dans une poubelle ! Fiona c'était cet objet, un détritus. Il n'y a rien dans le discours de CB. Elle n'aime pas son enfant. Elle, Ce sont ses grossesses qui la comble, ce sont les caméras qui la comble. Pas ses enfants ! Elle a frappé Fiona seulement parce qu'elle la dégoûte et ça s'arrête là (...) Les enfants, elle s'en fiche. Quand on additionne tous ces mensonges, toutes ces manipulations, on cultive la preuve de sa culpabilité. Makhlouf c'est lla violence, les pétages de plomb, il casse tout mais pas les enfants ! Vous cochez toutes les cases, oui, mais je ne crois pas à votre unique culpabilité. Vous êtes tous les deux auteurs et complices de l'autre. Me Fribourg exhorte le jury à ne pas acquitter les accusés sur le bénéfice du doute : Ce doute est sale. Quand il est aussi sale, il profite à l'enfant. Votre intime conviction sera ce qu'il vous sera demandé. Personne ne peut vous l'extorquer. Il termine sur du Baudelaire : Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ; Nous nous faisons payer grassement nos aveux, Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux, Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.
  22. Me Charles Fribourg, pour Nicolas Chafoulais Il raconte que le nom de son client a été changé sur le téléphone de Cécile Bourgeon, remplacé par des termes insultants. Il insiste, celui qui est devenu "Grosse pute Nico dans le téléphone de Cécile Bourgeon", ce Nicolas "ce bon à rien" celui qui ne travaillait pas, celui qui a initié C. Bourgeon aux drogues dures.. Me Fribourg : Comment n'a-t-il pas pu empêcher tout ça ? Il n'y a pas un jour où il n'y pense pas. Comme nous tous, il a cru à la disparition, à l'enlèvement. Il découvre le reste au fil de l'instruction. Il n'y a pas un jour, pas une nuit, où il ne s'accuse pas, il a de profonds regrets. Il a cru à l'enlèvement comme nous tous, parce que c'est la mère, la protectrice. Une mère qui l'a écarté de ses filles les derniers mois avant la mort de Fiona. Une mère ne peut frapper son enfant. C'est impossible, inimaginable dans nos cerveaux, nos acquis, nos cultures. Les bras d'une mère sont forcément plein de tendresse. Le doute profite à l'accusé. Voilà pourquoi on pourrait nous demander de nous asseoir et de ne pas plaider car on ne peut pas condamner sur un fantasme et sur la haine. Pas de preuve, pas de corps mais avez-vous une intime conviction ? Sinon je m'assois et je fais le lit de la défense. On ne peut pas réduire ce dossier à "Il n'y a pas de corps"", poursuit C. Bourgeon est une orfèvre, une artiste de la manipulation. Cécile Bourgeon ne cherche que l'impunité. Elle travaille, elle manipule, elle peaufine le doute. L'orfèvre, le maître manipulateur dans ce dossier c'est elle ! Cécile Bourgeon recherche ce doute, qui profite à l'accusé. Mais ce doute sale, travaillé, qui dégoûte, qui fait vomir... Vous ne pouvez pas le retenir. La presse, les enquêteurs, les magistrats...Elle est forte (Cécile Bourgeon). Elle a réussi à rouler dans la farine un juge d'instruction, un magistrat enquêteur et même vous ses avocats ! La puissance de sa manipulation... La puissance de son mensonge ! Mensonges et manipulations ! Aux maîtresses d'école, aux co-détenues, aux experts, à sa propre famille ! Cette mère, son compagnon... ils appellent les jours qui précèdent la disparition, "on ne répond pas". Ce frère aussi qui ne veut plus voir sa sœur parce qu'il VOUS sait coupable ! Ca fait rire, on est fier de sa manipulation. "J'ai menti à la France entière"... Les larmes de crocodiles..les larmes de caméléon ! On a nettoyé, camouflé, détruit les indices. On a jeté les draps, le pyjama de Fiona, il n'y a pas de traces ADN. La découverte du corps... Le sac, le corps cassé de Fiona pour qu'il entre dans le sac ! La petite soeur est là aussi..l'enterrement... comme un animal !! C'est ça, votre crainte ? Qu'on va vous enlever les enfants parce qu'il y a des plants de cannabis ? Et bien on enlève les plants... au lieu de ça, on enlève les indices !
  23. Tu vois je disais que c'était pas logique tout les deux 20 ans.. Qui a donné le coup fatal, c'est impossible à savoir. Et c'est ça qui a du leur poser un problème à la fin, c'est pour ça qu'ils ont introduit une question subsidiaire. Il va bien falloir déterminer qui a frappé et tué, sinon c'est pas la justice, "tous dans le même panier" c'est pas la justice. Tous les deux 20 ans je n'y crois plus. Si BM se prend 20 ans elle se prend 15, comme complice. On n'imagine pas une seule seconde qu'elle se prenne 20 et lui 15 pour complicité. En revanche je peux imaginer une certaine "clémence" pour BM et une réduction de sa peine. Les remettre tous les deux au même niveau en quelque sorte, 15 ans de réclusion.
  24. Pas de remise de peine, les 18 mois-deux ans elle les fera hors les murs. Pour moi il n'y aura pas de mandat de dépôt, elle ne retournera pas en prison.. Si elle prend 15 ans elle peut demander la conditionnelle dans 18 mois, alors tu penses bien..
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