-
Compteur de contenus
62 684 -
Inscription
-
Jours gagnés
259
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par January
-
Dans la voiture sur le chemin du retour, elle s'énerve, lui reproche sa prévenance avec ses parents. A la maison son comportement devient de plus en plus agressif, il doit la maîtriser, il la conduit au lit, elle se calme, il va remettre de l'ordre dans la maison. Il déclare que quand il remonte dans la chambre, elle est inerte, ne respire plus ; il est complètement paniqué, il prend la décision de l'envelopper dans un drap, de l'emmener au sous-sol et de la mettre dans le coffre de la voiture. il s'effondre dans son lit. Il déclare qu'il se réveille vers 4 heures du matin, échafaude un scénario, prend la décision de l'emmener dans un bois pour la cacher. Nous lui montrons que nous sommes sceptiques sur son discours. Il émet des hypothèses sur la crémation du corps sans s'impliquer. Il raconte son emploi du temps du samedi matin, toutes ses étapes, puis il commence à avertir ses proches leur disant qu'Alexia est partie faire un jogging et qu'elle n'est pas revenue. A propos de la marche blanche, il déclare que c'est surtout le fait de Stéphanie, qu'il n'approuvait pas forcément, d'où son attitude erratique le jour de la manifestation. Mais il déclare que son chagrin était bien réel et pas simulé. Il déclare qu'il aurait aimé avouer la réalité des faits, mais qu'il a été trop lâche pour ça. Il était très attaché à la famille de sa femme, il déclare qu'il ne voulait pas briser ce cocon avec les Fouillot. Il a eu des idées suicidaires au début de sa détention, mais il se re-projette dans l'avenir en imaginant que de toute façon il passera de nombreuses années en prison. Nous lui faisons passer plusieurs examens classiques. Il a un niveau normal, sous-estimé, il manque beaucoup de confiance en lui-même et a tendance à abdiquer très vite devant les difficultés. Nous avons devant nous quelqu'un de fluet, timide, toujours au bord des larmes, la voix chevrotante, mais coopératif. Il est certes réservé mais résolu à répondre à nos questions. Son discours est cohérent. Les réponses qu'il nous donne sont peut-être sujettes à caution mais elles sont cohérentes, il ne profère pas de propos délirants (d'un point de vue du clinicien psychologue). On a l'impression d'un problème d'identification au père chez lui. Est-ce que cela va générer ses pannes sexuelles ? C'est possible. Il se décrit comme solitaire, soumis, se laissant facilement dominer. Il nourrit des complexes d'infériorité. Dans ce contexte il nous affirme avoir toujours été dominé par sa femme et il nous en donne toute une série d'exemples. il affirme qu'il restait toujours passif face à ce qu'il décrit comme des agressions d'Alexia. On voit que c'est quelqu'un d'assez égocentré. Son ego a pu favoriser son déni, pendant 3 mois il finira par se persuader que son rôle dans la mort d'Alexia n'a pas existé, que c'est un rêve, que ce n'est pas lui. Quand on lui présente les preuves, il passe à la projection : accuser d'autres personnes. (alors là on est très très loin du grand manipulateur pervers...)
-
Ils échangent leurs numéros de téléphone, deux jours plus tard ils se revoient et à sa grande surprise elle l'embrasse. Il se demande comment une aussi jolie fille peut s'intéresser à lui. Très rapidement le couple se forme, il s'entend très bien avec ses beaux-parents ; ils habitent chez eux. Mais rapidement des problèmes arrivent car par peur de la promiscuité avec ses parents Alexia refuse souvent ses avances, ce qui commence à provoquer des "pannes". Ils se marient en 2015, s'installent dans une autre maison, font un projet d'enfant, mais le couple se rend compte que cela ne fonctionne pas ; Alexia entame son parcours de PMA. Il reconnaît qu'elle a toujours été l'élément dominant du couple. A ce moment il déclare qu'elle devient de plus en plus autoritaire, agressive, insomniaque, elle ne le supportait plus, lui reprochait de ronfler la nuit, lui donnait des coups de pieds et de poing à ces moment-là. Il décrit les fameuses crises d'Alexia. Il déclare qu'au cours des crises elle le frappait, l'insultait, le traitait de sous-homme ; il devait la maîtriser, la conduire vers son lit, elle s'assoupissait, il revenait la voir peu après, tout allait mieux, et le lendemain matin tout allait bien. Le matin des faits, Alexia n'allait pas très bien. La soirée raclette chez les parents se passe assez bien, si ce n'est qu'à un moment elle le prend à part pour lui dire qu'il n'a pas à aider à desservir, à aider à la cuisine, il doit rester à table.
-
Dr Arpin, psychologue J'ai expertisé Jonathann Daval le 29 mai 2018 à la maison d'arrêt de Dijon, 6 mois après les évènements. L'examen a été un peu perturbé par plusieurs changements de pièces. M. Daval s'est montré tout à fait coopérant. Nous lui avons expliqué les conditions de l'examen. Dans son enfance, Jonathann Daval explique qu’il se « sentait bien dans son cocon, même s’il avait une santé fragile. Mais le port du corset (du à sa scoliose) fait de lui la risée de ses camarades et il commence à se replier sur lui-même. Il nous explique qu'il est issu d'une famille nombreuse, que sa mère s'est remise en ménage avec un homme qu'il a toujours considéré comme son second père. Il était le 6e enfant de la famille, très surprotégé en particulier par sa mère. La famille était relativement unie, mais il était assez fragile de santé, crises d'asthmes, prise en charge orthophonique. Il est assez sportif. A l'adolescence il est touché par une scoliose et doit porter un corset. Il déclare devenir la risée au collège et se replie sur lui-même. Il développe des comportements typiques de TOC à cette période, il se lave les mains plusieurs dizaines de fois par jour, qu'il est très méticuleux, maniaque du rangement. Cela se calme au bout de quelques temps. Il fera ses études supérieures à Besançon, un BTS en informatique qu'il ne termine pas car il est embauché en CDI avant même la fin de ses études par son entreprise en maintenance informatique. Il nous dit qu'il n'a jamais été addict, ni à l'alcool, ni au cannabis. Sur le plan sentimental, il nous explique qu'il n'allait pas provoquer de rencontre avec des filles car il avait cette mauvaise image de lui-même. Il rencontre Alexia Daval à l'âge de 21 ans au ski. Elle avait alors 17 ans.
-
L'état de santé de JD est ok. Un médecin sera présent dans la salle toute la journée si nécessaire. L'audience va reprendre.
-
Merci Monsieur Husson pour cette audition de m...... Alors là même Portejoie est d'accord avec ça, faut le faire ! L'avocat de daval aurait été EDM il en appellerait déjà à la CEDH (lol) Espérons que ce matin JD sera en pleine possession de ses moyens. C'est le président de la cour lui-même qui fout tout parterre. Bon remarquez, c'est pas une première hein ? Mais je ne comprends pas que la partie civile n'ait pas ruer dans les brancards. La journée avait été plus qu'éprouvante pour l'accusé, qu'est ce qu'on pouvait en attendre ? Et maintenant des questions ont été posées, on ne va pas les reposer aujourd'hui. Au passage : le malaise n'était pas feint et là aussi, même Portejoie est d'accord, ce n'était pas feint.
-
- D’ou venaient tous ces médicaments qu’on a retrouvé dans votre maison ? - Des médecins, soit à moi, soit à Alexia. Je ne sais pas tout les médicaments qu’elle prenait Prsdt : On est loin des révélations qu’on attendait mais y’a qd même des différences. Elle a un traitement pour la grossesse que vous pensez compatible avec ces crises et j’ai entendu de votre bouche finalement que vous n’en parliez même pas ! - J'étais presque jamais à la maison, je m'éloignais tout le temps... J'évitais tout conflit, toute discussion qui portait à conflit. -Vous ne parliez plus ensemble ? - Non... Prsdt : je vous lis un sms d'Alexia dans le dossier : "mon mari ne me désire pas... Tant pis, il va falloir que je m'adapte à cette vie-là"... - Oui... - Vous souffriez de cette situation ? - C'était compliqué oui... - Vous avez fait semblant d'être un couple heureux lors de cette soirée, et vous êtes rentrés... - Oui...Il fallait absolument avoir un enfant, c'était fixé sur la grossesse... L'enfant l'enfant l'enfant... Je ne la désirais plus, j'avais sans cesse des reproches. De la voir s'exciter avec des sextoys... ça n'allait pas du tout. - Je m'éloignais d'elle, je faisais exprès de rentrer tard. - Et ce soir-là elle demande un rapport sexuel alors que l'ambiance n'est pas au beau fixe ? - Oui... - Et en même temps elle prend un somnifère et met un ovule médicamenteux... ça ne correspond pas trop M. Daval.. - Vous nous suivez encore, monsieur Daval ? Il chancelle, Me Schwerdorffer dit "il est pas bien", les gendarmes le rattrappent de justesse. Il est évacué direction l'hôpital, l'audience est levée. S'il est en état, l'audience reprendra ce matin à 9h00.
-
Interrogé sur la fausse couche, il dit que ça l'a beaucoup touché. Prsdt : Et Alexia ?" - Elle a dit qu’elle avait pris des kilos pour rien. On n’en a pas parlé plus que ça." - Vous n’en avez pas parlé plus que ça ? - Non Il redit qu'il lui a semblé qu'Alexia avait été peu affectée par sa fausse couche de l'été. "C'était encore un conflit supplémentaire, on n'en parlait pas... Ces choses là c'était..." Prsdt : Personne ne pourra croire que votre épouse n’était pas affectée par la perte de cet enfant. - C'est encore un conflit supplémentaire, on en parlait pas.. - Est-ce qu’elle a pris un somnifère ce soir là ? - Je peux pas vous dire, je la voyais pas, c’était dans la chambre - Elle a pris un Stilnox volontairement ? - Apparemment ils avaient retrouvé des traces de Stilnox, j’ai supposé qu’elle avait dû en prendre un Le président lui reproche d'adapter son discours... (tu m'étonnes !)
-
Des enfoirés, une honte.. Bon, reprenons Sérieusement la fin des débats hier soir... Prsdt : Nous sommes au troisième jour de votre procès. Vous avez compris que les attentes étaient très fortes. Les éléments techniques sont précis. Vous avez tous ces éléments en tête. Vous devez maintenant vous exprimer. Que souhaitez-vous dire librement à la cour ? JD : Je voudrais d’abord, c’est peut-être pas le mot adapté, avoir des excuses après des parents, de la famille d’Alexia pour ce que je leur ai fait, je leur ai enlevé leur fille, après je leur ai menti. L'histoire du complot... a détruit votre vie, a détruit aussi la vie de ma famille, à qui j’ai menti aussi, les gendarmes aussi à qui j’ai menti, qui ont dû faire des recherches supplémentaires, une perte de temps, aux médias à la France. Oui c’est pas pardonnable ce que j’ai fait, je voulais quand même le dire. je me suis servi un apéritif, je me suis assis dans le canapé. Alexia est partie se changer... Je ne la vois pas, elle est dans la chambre... Elle a mis un ovule, c'était dans le dossier () Elle revient, me demande un rapport, je refuse... Ensuite il y a des réflexions de sa part sur moi, que je ne suis jamais là pour elle, de ne pas m’occuper d’elle, comme à chaque fois (qu'il y a une dispute) je veux partir de la maison, fuir le conflit, une dispute a commencé. qui s’est terminée dans les escaliers où je l’ai frappée, étranglée. Oui... Je l'ai tuée, oui. Long silence. Je me rappelle avoir mis son corps dans le Nemo... Être parti le matin dans un bois... Mettre le feu au corps... Me faire un alibi... Mentir à tout le monde." Il a de longues plages de silence entre les étapes. (il s'exprime très très difficilement, c'est lent, pâteux, d'immenses silences entre chaque phrases) Prsdt : Ca reste court, monsieur Daval.. parlons de ces crises. Vous aviez parlé des crises d'Alexia. Qu'en est-il de ce soir ? - Ce soir là il n'y a pas eu de crise. La crise c'était le matin. De temps en temps, ça lui arrivait d’avoir le gout métallique dans la bouche, des blacks out d’avoir des propos incohérents..des gestes de violence. Prsdt : Quels gestes ? - De me repousser, de me taper, des tapes. - Vous avez parlé d’une côté cassée quand même ? - Oui mais ça était pas pendant une crise mais pendant une dispute. y’avait beaucoup plus de disputes (que de crises). ça lui arrivait d’avoir des black out mais surtout des disputes par rapport à notre relation de couple Prsdt : Je suis surpris que vous n’ayez pas plus de choses à dire aujourd'hui. JD : notre situation de couple était très compliquée, elle avait des soucis, j’avais mes soucis ce qui provoquait beaucoup de conflits entre nous deux. L'histoire d’avoir un enfant, les demandes de rapports sexuels assez fréquents, que je pouvais pas forcément lui apporter avec le problème d’érection, les reproches comme quoi que j’étais distant et jamais là pour elle car je fuyais cette situation, comme quoi j’étais pas un homme.. Que je prenais jamais de décision, tout ça était source de conflit. Prdt : C’était vrai ce qu’elle disait ? - Je m’étais éloigné, je la fuyais oui. On gardait tout pour nous, on disait rien aux autres. Interrogé sur le désir d'enfant, Jonathann Daval répond: J’en avais envie, je voulais un enfant, si je voulais vraiment, mais étant donné le problème d’érection c’était assez compliqué..
-
Je préfère prendre du recul, revenir demain.
-
Grégory Gay témoigne toujours, il est souvent repris à l'ordre par le président parce-qu'il veut défendre ses analyses et ce n'est pas ce qu'on lui demande. Il tente avec l'empoisonnement, genre toxicologue, non, le président l'interrompt : encore raté. Il reparle sur question de la façon dont il a vécue l'accusation de JD et de la confrontation. C'est un peu l'heure à laquelle la salle s'endort. On doit entendre JD sur le fond, mais à mon sens il est trop tard.
-
Grégory Gay, mari de Stéphanie (le président vient d'annoncer que J. Daval sera interrogé ensuite) Le beau-frère commence par évoquer le dossier, mais le président de la cour l'interrompt aussitôt, à deux reprises. "Il est inutile de lire ces pièces, ce n'est pas votre rôle", lui explique le magistrat, qui au-delà "de ses analyses d'enquêteurs", souhaite l'entendre sur "son témoignage personnel" et ses rapports avec Alexia et Jonathann. Grégory Gay se justifie : J'ai été accusé, ma vie a été perturbée, j'ai passé ces dernières années à scruter tous les rapports du dossier pour savoir qui était Alexia. Grégory Gay reprend les dires de sa femme, moins bien qu'elle. "JD, un personnage transparent. Cordial, très en retrait. C'est peut-être son côté peu avenant qui créait cette distance." "Avec Alexia il était toujours aux petits soins, très attentif et c'est bizarre cette dualité avec son désintérêt pour la PMA, pour sa vie de couple. L'excuse d'avoir du travail pour pas emmener sa femme chez le médecin....pour avoir un enfant on fait ça a deux." "Il était aux petits soins en apparence, quand on était là,mais derrière y avait rien." "Quand Alexia disparaît on nous met sur la piste de la joggeuse. Lui c'est le cadet de mes soucis. Moi je cherche Alexia partout. Jonathann lui il attend, effondré, en sachant qu'on cherche pour rien". "Le soir de la disparition, il nous la fait passer pour folle. Nous on cherche une femme en vie et lui il dit qu'il se faisait battre. Je ne comprenais pas, ça n'avait pas de sens". Le prsdt lit le témoignage d'un cousin qui dit que le soir de la disparition, Jonathann Daval est prostré sur le canapé avec plaid et tisane. G. Gay : Oui son comportement ne correspondait pas avec la situation.
-
Les premières questions à Stéphanie portent sur JD, elle répète qu'il voulait faire plaisir à tout le monde et du coup, il était caméléon, il était gentil, il rendait service, jamais rien de plus. Il a bien dit qu'il se sentait prêt à avoir un enfant mais il montrait tout l'inverse. Elle revient également sur le fait que sa soeur n'aurait jamais, jamais pris de médicaments alors qu'elle voulait avoir un enfant. Lors de sa première grossesse, Alexia s'était plaint de douleurs à l'épaule en disant "et je ne peux rien prendre !" Sa soeur lui avait dit que "si, tu peux prendre un doliprane". Même un doliprane elle n'osait pas le prendre. Me Schwerdorffer lui rappelle ses déclarations au moment de la disparition de sa soeur : "Pour moi, il s’agit d’un couple uni et son mari est un homme avec la tête sur les épaules, je sais que ma soeur a du caractère elle peut ne pas être facile, il se plie en quatre pour elle." Stéphanie : Entre temps j’ai lu un dossier ! - Un dossier a changé toutes ces années ? - A l’époque je ne nie pas que c’est comme ça que je les voyais - Peut-être a-t-il été comme ça.. Vous avez vu comment est Jonathann, vous avez dit que ce n'était pas un mâle dominant. Stéphanie : Il est effacé, c'est pour ça que comme mes parents je ne le croyais pas coupable. Force est de constater que je me suis trompée. - vous n'avez jamais prononcé toutes vos accusations contre la famille de Jonathann jusqu'à aujourd'hui, pourquoi cela surgit aujourd'hui devant cette cour ? - C'est pour expliquer à quel point Jonathann était dans le mensonge tout le temps.
-
Je n'ai pas envie de terminer par l'horreur et les mensonges de l'accusé. Je préfère terminer par qui était ma soeur, qui elle était vraiment. J'ai apporté une lettre qui rayonne du bonheur de ma soeur. Cette lettre m'est adressée, à moi, mon mari et mon fils... D'ailleurs j'ai un message de mon fils : "dis-leur qu'elle ne s'appelle pas Alexia Daval. Elle s'appelle Alexia Fouillot". La lettre lue par la soeur d'Alexia est celle où elle leur annonce qu'elle est enceinte, et qu'ils vont être oncle, tante, cousin. [...] "C'est tout, j'ai terminé. "
-
La maman de Jonathann avait déclaré à ma maman qu'elle ne viendrait pas au mariage de son fils parce qu'elle serait en vacances dans sa résidence dans le Sud... Je ne vous parle pas des écoutes téléphoniques où cette femme se réjouit de la théorie du complot et « de la vague de suicides que ça allait entraîner dans notre famille ». On a découvert que le mensonge c'est un art de vivre chez Jonathann. Quand il est avec nous il déblatère sur sa famille, quand il est avec sa famille il déblatère sur nous, il ment à son patron... Il veut faire plaisir à tout le monde, c'est tout. Il ne se remet jamais en cause. Il blâme toujours les autres. C'est toujours de la faute des autres. Pour obtenir une vérité de lui, il faut aller la chercher. Et il blâme la victime. Peut-être qu'elle a mérité ce qui lui est arrivé Alexia ? Moi je pense aux violences psychologiques qu’a dû subir ma sœur pendant tout ce temps... les violences conjugales c’était sûrement pas la première fois. On en arrive pas à un massacre du premier coup ! Je pense qu'elle était violentée psychologiquement. Ce n'est que mon opinion, mon ressenti. Elle devait être rabaissée. C’est pour ça qu’elle n’en a pas parlé ni à moi ni à ma mère. Elle n’a pas maigri sans raison. Les violences c’est pas parce qu’on ne les voit pas qu’elles ne sont pas là.
-
Stéphanie, soeur aînée d'Alexia J'aimerais parler de ma soeur. C'est elle la victime, il ne faut pas l'oublier. Si on est là, c'est pas à cause d'elle, c'est à cause de l'accusé. C'est elle qui s'est fait tabasser, étrangler, brûler. On partageait beaucoup de choses. On a été gâtées. Nos parents ont beaucoup travaillé mais c'était pour nous. On est très famille, comme on dit. On a eu une enfance heureuse. Grâce à mon parcours d'infertilité, ma soeur va pouvoir aller plus vite, le médecin d'Alexia va comprendre qu'elle souffre des mêmes problèmes que moi. (Elle raconte avec bcp de courage son parcours PMA. Ses 5 ans pour arriver à avoir un enfant. Elle souffre d'un syndrome des ovaires polykystiques, (OPK). Sa soeur aussi, ce qui a rendu le diagnostic plus simple pour elle.) Un jour il faut tout abandonner, ça ne marche pas. J'ai eu des doses de médicaments bien plus fortes qu'Alexia, et je rassure tout le monde : je ne suis devenu ni folle, ni hystérique, ni castratrice. Une intervention de la dernière chance a fonctionné, et j'ai réussi à avoir un enfant. Pour Alexia aussi son parcours a fonctionné. On est des millions en France, on n'est pas toutes hystérique, ni castratrices.. Le soir de sa mort, Alexia a mis un ovule de progestérone. C'est donc qu'elle est en fin de cycle. Donc elle SAIT qu'elle ne peut pas tomber enceinte ce soir là. Si l’accusé s’était intéressé au parcours de PMA, s’il avait fait les rendez-vous avec elle, il aurait su que le soir du meurtre elle avait mis un ovule et que cela permettait de déclencher un cycle ! (un coup dans l'aile, la version de JD) "Ma soeur était seule. ça se vit à deux ces choses-là, mais Jonathann ne l'a jamais accompagnée. Pour une de ses opérations aux ovaires elle y est allée seule... Son mari ne prend pas la peine de l'accompagner à l'hôpital... Il ne se sent pas concerné. (elle dit que sa soeur lui avait confié se sentir seule) La signature de la maison... Ils vont acheter une maison pour construire leur foyer... Il ne vient pas. Elle est seule. Je me rappelle être allée choisir du parquet, du carrelage, avec ma soeur... Elle était seule. Il disait toujours "je travaille". Mon sentiment est que depuis leur mariage elle se retrouve isolée. La défense voit des reproches dans les sms d'Alexia... Mais moi j'y vois des appels, "rentre, je suis seule... ça fait deux ans que je suis seule... Depuis le mariage, il y a une fuite en avant de l'accusé. Et comme elle se sent seule, elle envoie des SMS. C'était un appel au secours. L'enfant, ce n'est pas envisageable quand on n'a pas grandi soi-même. Alors quand on n'a pas grandi, on retourne chez sa maman... parce que ce que l'on découvre dans le dossier après le crime, c'est qu'il passe ses journées chez sa maman, qu'il ne va pas au travail... On le découvre un an après la disparition d'Alexia.
-
C'est tendu.. I. Fouillot : "Vous avez l'âge d'Alexia, qui était une jeune fille qui voulait être libre, évoluer, vous comprenez ça ? Me Spatafora : ce couple ne voulait admettre ni l'un ni l'autre que c'était terminé ?" - On a pas besoin de massacrer quelqu'un pour ça ! C'est pas Alexia qui a tué Jonathann ! L'avocate et I. Fouillot sont d'accord pour dire que JD ne voulait probablement pas d'enfant. Isabelle Fouillot : Vous trouvez normal qu'Alexia doive s'occuper de tout ? la vente de la maison, il était pas là ! C'est pas normal ! Me Spatafora : On est d'accord. Isabelle Fouillot : Qu'est ce qu'il est venu faire et chercher dans notre famille ? Je ne voyais pas ce 'petit garçon' capable de telles horreurs. Comme quoi, il ne fait jamais se fier aux apparences..
-
Me Spatafora évoque les tensions dans le couple. I. Fouillot : Ce ne sont pas des tensions que je sens mais des messages où elle dit à Jonathann qu’elle a besoin de lui auprès d’elle. La place d’un homme est auprès de sa femme, de sa famille. Ils se sont mariés pour quoi ? Pour fonder une famille, c’est ça le sens de la vie. Un mari, il est là pour travailler, aider son épouse, vous trouvez normal que ce soit Alexia qui ait tout décidé pour la maison, qu’il était jamais là ?
-
Sur le fait que son mari ait serré Jonathann Daval dans ses bras lors de la confrontation : c’est dur de désaimer quelqu’un. Me Schwerdorffer : il vous appelle maman ? - oui - c’est pas commun - je pensais qu il n’avait pas d’autre maman - Il vous a investi comme maman ? - oui. - Est ce qu’il est pas un moment tombé amoureux de votre famille ? Est ce que vous n’avez pas l’impression qu’on était dans la confusion ? Qu'il était dans la confusion ? - Ce n'est pas moi qui ait envoyé ces messages là ! Il nous disait tellement qu'il n'avait pas de famille ! - Le couple n’allait pas bien.. - oui pour massacrer quelqu’un comme ça c’est que ça n’allait pas bien ! elle était malheureuse parce qu’elle l’aime, lui peut être qu’il n’aimait plus Alexia, c’est pour ça qu’il voulait devenir un veuf éploré. Me Schwerdorffer : Vous l’avez senti ce manque de maturité, de masculinité ? C’est pas dans le sens physique, physiologique, mais dans le sens qu’il prenne ses responsabilités ? - Je pense qu’il n'a pas coupé le cordon ombilical avec sa maman.. Randall Schwerdorffer et Isabelle Fouillot se connaissent très bien. RS dit qu'il partage sa première hypothèse (Jonathann ne pouvait pas quitter la famille d'Alexia). Schwerdorffer lui dit qu'il est désolé qu'elle ait appris par lui à la tv que Jonathann Daval "était le meurtrier". il dit qu'il avait prévenu leur avocat de l'époque, JM Florand, pour qu'il les prévienne une demie heure avant. Il dit "je n'avais pas le droit de vous répondre madame." (c'est vrai, l'explication c'est que R. Schwerdorffer était l'avocat de la partie civile Jonathann Daval à l'époque, et d'un seul coup, il bascule en défense...)
-
Sur le fait qu'Alexia ait caché ses difficultés à ses parents : Elle a voulu nous protéger elle voyait notre couple uni je pense que pour elle c’était une sorte d’échec. Sur le coup de fil où elle avait trouvé sa fille "saoûle" : J’ai pas cherché plus loin. Je me suis dit qu’ils avaient dû boire un coup.. Sur les critiques autour du fait que la famille Fouillot était trop présente dans la vie de Jonathann avant le meurtre: Jonathann quand il est rentré dans notre famille il nous disait qu’il n’avait pas de famille, que sa mère ne comptait pas pour lui.. Je lui disais va voir ta maman, elle a besoin de toi aussi. C'est un des premiers mensonges de Jonathann Daval, puisqu'il va bien voir sa mère et sa famille. (Là il y a quelque chose effectivement)
-
Prsdt : On a pu avoir cette idée que la famille était omniprésente. Avant le drame, Jonathann semble être souvent dans votre famille, que pensez-vous de ces commentaires qui disent que Jonathann n'avait plus la liberté de voir sa famille ? Isabelle Fouillot : Quand Jonathann est entré dans notre famille, il nous disait qu'il n'avait pas de famille, que sa mère ne comptait pas pour lui. Je luis disais d'aller voir sa mère... Il nous a fait croire qu'on était son unique famille.. Je pense que dans sa famille il y avait de la jalousie envers Alexia. Me Portejoie : Comment, durant ces trois mois, se comporte Jonathann à votre égard ? - On voulait l’entourer. Il venait à la maison, il m’envoyait des mots d’amour pour nous dire qu’il nous aimait... Il m’appelait maman.. A Noël, J.Daval était seul. Ses parents était en vacances dans le midi. Leur fils a perdu sa femme, il est triste. Je ne comprends pas. Là où on revient sur la version du complot familial ... I. Fouillot : Quand le juge nous apprend dans son bureau que nous sommes soupçonnés d'un complot... On est ressortis libres... Le juge nous dit avant de partir "ne vous inquiétez pas, ça reste dans le bureau"... On sort, on ouvre nos portables, c'était déjà dans les médias, "Grégory".. Pendant 6 mois on a vécu avec ça... Alors le secret de l'instruction hein... Vivre 6 mois en étant accusés de meurtre... Je vous remercie pour cette version, c'était top ! (elle s'adresse à Me Schwerdorffer ). Maintenant, à chaque mot qui va sortir de la bouche de Jonathann, je ne saurai pas si c'est un mensonge... J'espère que je pourrai croire ce qu'il va dire... Je l'espère.
-
L'audience est ouverte Isabelle Fouillot, mère d'Alexia Je suis là pour alexia, pour défendre sa mémoire, trois années se sont écoulées, plus le temps passe et plus elle nous manque. Rien ne peut enlever cette douleur que l'on ressent au fond de soi. J'ai appris que c'était Jonathann le meurtrier, en direct, à la télé. On l'apprend d'un avocat qui parle, et qui dit en même temps qu'"Alexia avait une personnalité écrasante. Cette idée que c'était la faute d'Alexia a perduré dans la tête de la défense.. Alexia c'était tout sauf ça et je veux rétablir aujourd'hui la vérité. (à JD) tu la connaissais ! On lui a donné de l'amour, on l'a fait grandir dans des valeurs, elle a choisi Jonathann, elle est tombée amoureuse de Jonathann. J'ai découvert ce garçon un soir à la maison... C'était le choix d'Alexia, on l'a suivi. J'ai une carte que j'ai retrouvé dans les affaires d'Alexia. Je vous la lis (elle se tourne vers le box): mon valentin, pour t'avoir regardé un jour, le sens de ma vie a changé. Tu es un être atypique, aussi gentil que Diablotin. Tu es une des personnes les plus importantes de ma vie, avec Happy. Tu es une personne de confiance. (elle s'adresse à JD) : Je ne supporte pas ce que tu t'acharnes à faire depuis 3 ans Jonathann. C'est par ces mensonges que sont arrivés les médias. (à la cour) Si le soir il avait appelé les secours, on n'en serait pas là aujourd'hui. Ce n'est pas ce qu'il a décidé de faire. Quand on aime quelqu'un, est-ce qu'on brûle son corps ? Pour moi c'est impossible tout ça... Tous ces mensonges... On croyait tout ce qu'il nous disait pendant ces trois mois. Il est gentil, il a bonne mine, il présente bien... Et maintenant on découvre quelqu'un d'autres. Le complot familial on en a souffert. Si tu nous as aimé un jour, comment as-tu pu faire ça ? Le complot familial, toute sa famille le savait. Nous on l'a appris le jour J devant le magistrat instructeur. On a perdu notre fille, et en plus on nous remet des coups de poignard sans arrêt. (à JD) Je ne sais pas si tu as inventé le complot familial seul, je ne pense pas. Je pense qu'il y a des écoutes téléphoniques où tu demandes à ta maman ou était placées les caméras à Gray.. Maintenant je me demande : pourquoi toutes ces horreurs... Comment peut-on en arriver à un tel drame ? Il y a une raison à tout ça, n'est-ce pas Jonathann ? On ne tue pas gratuitement.. Ma première hypothèse : je pense qu'Alexia en avait marre de cette situation, qu'elle voulait te faire revenir vers elle, et qu'elle voyait bien que tu ne t'impliquais pas. Dans nos sociétés quand ça ne va pas on divorce. Mais tu ne voulais pas en entendre parler. si tu divorçais, tu perdais tout... M Ma deuxième hypothèse : vu que tu ne veux pas d'enfant... Parce que l'enfant c'est toi, ça se voit dans ton comportement... Tu as décidé peut-être d'être un veuf éploré, et tu nous gardais, tu devenais notre fils. J'aimerais bien qu'aujourd'hui pour une fois tu sois un homme dans ta vie, que tu nous dise la vérité. Si tu veux sortir grandi de cette histoire, si tu veux pouvoir te regarder dans une glace... Je voudrais que tu puisses sortir grandi. Happy va bien... Happy est avec nous sur le canapé, on en prend soin, c'est tout ce qui nous reste d'Alexia. Voilà à quoi mène le mensonge, à la destruction. Nous n'avons plus rien.
-
Germinal - Zola
-
Le père d'Alexia continue de s'exprimer, il dit n'avoir jamais rien vu alors que le couple a vécu un an sous leur toit. Pour lui c'était un couple uni, "au dessus de la moyenne". Me Portejoie : Jamais Alexia ne s’est confiée à vous ? - Elle avait cette dignité, la dignité dans notre famille, c’est une éducation. Prsdt : Et puis il s’agit de sujets très intimes évidemment.. Me Spatafora : avez vous pu penser qu'il était tellement attaché à vous qu'il ne pouvait imaginer se séparer d'Alexia ? - Oui on en arrive à se demander si Jonathann ne pouvait pas concevoir la vie sans Alexia, ou sans nous. L'a-t-il tuée en pensant rester avec nous et nous garder ? Jonathann était toujours égal à lui même, jamais en colère il était super amoureux, il la protégeait, il s’en occupait c’est pour ça que l’on ne se souciait de rien. L'avocate lui rapelle qu'il a dit à Jonathann lors de la reconstitution : "je ne te prends pas dans les bras, par respect pour Alexia. Mais sache que je t'aime toujours". Aujourd'hui JP Fouillot parle de "faiblesse", se demande s'il a eu tort, il dit qu'il est sentimental; et qu'aujourd'hui il ne le ferait plus "parce que j'ai découvert des monstruosités". "Aujourd'hui je culpabilise d'avoir eu ces mots quand je pense à Alexia." J-P.Fouillot se tourne plusieurs fois vers Jonathann et lui adresse plusieurs fois la parole : Pourquoi cet assassinat ? Pour une relation sexuelle refusée, parce qu'elle voulait te quitter ? Pour ne pas avoir mangé de pommes de terres ? C'est grotesque ! Est-ce que Happy était là ? Est-qu'elle t'a regardé faire ? Est-ce par amour que tu l'as enlevée ? Ou est-ce un trophée que tu as voulu garder ? Me Schwerdorffer lui demande : Si Jonathann vous avait appelé après avoir tué Alexia ? - Cela aurait tout changé. S’il avait prévenu qui que ce soit, le phénomène médiatique engrangé par toute l’affaire ne se serait pas produit.. Donc cela aurait été entre parenthèses un meurtre comme un autre. ça n’aurait rien changé au niveau qu’Alexia ne serait plus là. On aurait pu prendre la dispute avec un peu plus de réalisme. Si ce massacre n’avait pas eu lieu, je veux dire les circonstances.. Si Jonathann avait étranglé tout simplement, si Jonathann avait étranglé Alexia point terminé, mais non. Là, on aurait peut être réagi autrement. Mais là c’est le massacre d’un corps. Tout ce scénario derrière, meilleur acteur, meilleur scénariste mais au bout du film y’avait marqué 'fin', ça il y avait pas pensé.. L'audience est suspendue.
-
Le père d'Alexia Daval : Pendant les accusations de complot, la France entière découvre une famille qui est suspecté d'avoir pu participer au meurtre de sa propre fille... Pendant 6 mois... C'est horrible... C'est terrible les regards, même du meilleur client qui vient boire le café le matin. Il avait une place de fils chez nous, non pas parce que nous n'avions pas de garçon, mais ils ont habité un an avec nous, ils ont habité dans la maison d'à côté, ils ont habité dans la maison des parents d'Isabelle... On était proches. Nous avions le même amour envers Jonathann et Grégory...La seule différence était la distance, Grégory est à 300 km. Jonathann nous a toujours dit que sa première famille, c'était nous... Il nous voyait comme ses parents. Est-ce notre faute ? Est-ce sa faute ? Est-ce la faute de sa famille à lui ? Nous avons tout donné à Jonathann. Nous lui avons donné notre fille. Il nous l'a prise.
-
Assesseur : Comment décririez-vous le couple ? Témoin : Les relations étaient tout ce qu'il y avait de naturel... Ils ont même habité un an chez nous... On nous le reproche maintenant, on aurait été responsables du manque d'érection de Jonathann... Excuse-nous Jonathann !, La dignité dans notre famille c'est une éducation. Jamais Alexia ne nous évoqué de problèmes. Pendant ces trois mois, à aucun moment nous n'avons pensé que Jonathann ait pu être à l'origine d'une telle horreur.. On apprend tout doucement qu'il y n a des soupçons par la presse... On ne comprend pas, on est abasourdis... Notre avocat à ce moment ne nous en avait jamais fait état.
