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Mórrígan

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Tout ce qui a été posté par Mórrígan

  1. Ce que je décris là c'est une prostitution sous le joug d'une mère maquerelle, d'un proxénète aujourd'hui (c'est souvent le cas d'immigré-e-s en situation irrégulière). La loi ayant amené à la fermeture des bordels a permis aux prostitué(e)s de gagner en indépendance. C'est une évolution positive. Celle de 2003 punissait déjà le proxénétisme, son amendement de 2011 réaffirme et renforce la lutte contre le proxénétisme. L'enfer est pavé de bonnes intentions, réhabiliter les maisons closes est définitivement une fausse bonne idée. En outre, il n'est pas possible de lutter contre le proxénétisme, tout en l'acceptant et en le recommandant chaudement en maison close. Je suis favorable à la lutte contre le proxénétisme (continuons) mais encore à la sécurité de tous et toutes et y compris des prostitué(e)s (investissons). D'autres sources donnent ces deux interpellés de nationalité étrangère (algérienne) mais toutefois en situation régulière. L'un est aussi marié. J'aurais davantage misé sur des ressortissants d'Europe de l'Est. Non, ils n'ont pas "besoin" et "de tous temps" n'a jamais été un argument d'autorité. Il faudra toujours lutter pour les droits des femmes (sureprésentées dans la prostitution), sans cesse remis en question, fragile. Les travailleuses -et les travailleurs- du sexe ne veulent pas d'un retour aux maisons closes et étant donné que "on" ne se prostitue pas, le moins que "l'on" puisse faire est d'écouter ce qu'ils et -encore plus souvent- elles ont à en dire : Le sénat examine ce jeudi une proposition de loi pour abroger l'interdiction du racolage public. Mais quelle est la réalité du terrain? Morgane Merteuil, du Syndicat des travailleurs du sexe, a répondu aux questions des internautes de L'Express. Jean75: Bonjour, pourquoi ne pas réouvrir les maisons closes? Cela éviterait tout ce type de question et, de plus, il y aurait un suivi sanitaire et social! Cordialement Morgane MERTEUIL: Lorsqu'on parle de réouverture des maisons closes, on parle de revenir au système réglementariste qui était en vigueur en France jusqu'en 1946. Ce serait un effroyable retour en arrière! Un tel réglementarisme est particulièrement nuisible aux travailleuses du sexe, et ne répond qu'à des impératifs hygiénistes, en nous forçant à aller travailler dans des maisons closes, sous l'autorité d'un patron/mère maquerelle qui nous impose pratiques, tarifs et conditions de travail. Par ailleurs, le "suivi sanitaire" auquel vous faites référence signifie nous soumettre à des contrôles médicaux, examens gynécologiques particulièrement intrusifs. https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sexualite/prostitution-reouvrir-les-maisons-closes-serait-un-effroyable-retour-en-arriere_1235584.html En 2018 alors qu'une députée LREM proposait à nouveau la réhabilitation des lupanars, l'entrain du syndicat des travailleurs du sexe était exactement le même. Pas du tout sûre que vous ayez les moyens de vos ambitions.
  2. Battues, droguées, violées, épuisées, vendues... esclaves, vous pensez sincèrement qu'elles étaient "plus protégées" ? Cette loi (fermeture des lupanars) n'a pas éradiqué la prostitution, mais en avait-elle seulement la vocation ? Ou bien, a t-il davantage été question d'abolir cette forme d'esclavage et de pouvoir entreprendre, en toute autonomie ? Cette seconde loi, plus récente, veut dire que les clients ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Elle semble vouloir davantage revenir sur cette autonomie, pour éradiquer.
  3. Mais elles n'étaient pas protégées dans ces lupanars. Ces femmes bénéficient d'autant de protection et de sécurité que tout(e) autre auto-entrepreneur. Je félicite la police qui a fait un bon travail. Il sera excellent dès lors qu'elle aura interpellé tous les membres de cette joyeuse petite bande.
  4. Sur un forum présenté comme un lieu de discussion, d'échange et de partage, il est un peu ballot de s'astreindre à une réponse concise. Nous ne sommes pas à l'armée ici, ou à l'école des jésuites : rompez. Vous n'êtes pas toujours claire et nette, en effet. Vous êtes à ce point concentrée sur la concision ou bien votre petite personne pour n'avoir su retenir correctement le pseudonyme d'un membre pourtant habitué du forum ? @DroitDeRéponse
  5. Clairement oui, certains ont l'idée persistante, que tout ce que les femmes "gagneront", sera inévitablement retiré aux hommes (si elles gagnent, c'est pour leur prendre). Des polémistes se sont spécialisés ainsi dans l'imprécation réactionnaire et insufflent cette idée que les femmes ont déjà bien trop de pouvoir et que les hommes, eux, sont à l'article de la mort (Soral, Zemmour). Réaction qui se veut masculiniste et consiste à monopoliser le pouvoir autant dans le domaine professionnel, que dans celui de la sphère privée et encore sur Internet. C'est une réaction haineuse contre la supposée toute-puissance des femmes. C'est une réaction haineuse envers les femmes, plus simplement. Quand on en est là, dans la domination, on n'aime pas les femmes ou bien alors c'est une façon dégradée ou malade de les aimer. Très sincèrement, je ne sais trop s'il faut une opposition, ou un évincement à plus ou moins long terme plus précisément, dans nos représentations culturelles. Alice Coffin a l'air de le penser. Peut-être faut-il inclure les hommes. Certains sont évidemment respectueux et solidaires des femmes (merci les garçons). Il serait par contre attentatoire aux droits de l'Homme, d'empêcher Alice Coffin de verbaliser ses idées. Il me semble très important qu'elle puisse s'exprimer, voire débattre et avoir des interlocuteurs/interlocutrices auxquel(le)s elle pourra répondre (n'est-ce pas à @ouest35?). Même chose pour Soral ou Zemmour qui incarnent une vision du monde à laquelle je n'adhère en rien, mais qui prospère d'autant plus qu'on veut la bâillonner. Si vous tenez vraiment, également, à aborder cette prétendue complémentarité homme-femme qui existerait par défaut, depuis que le monde est monde, alors dans la mesure où des individus empruntent à l'autre, calquent, quand l'un est suiveur et se soumet (par exemple à une culture dominée par le masculin) peut-on toujours réellement invoquer cette complémentarité ? Il y a un effacement (du féminin) et une silenciation, non ? Quand il y a une domination des un(e)s ou des autres, il n'y a ni de coopération ni de complémentarité qui vaillent. Cette culture très masculine, qui domine, depuis il y a trop loin, tend à lisser, nous uniformiser. Or ce qui rend aussi l'Humain très intéressant, y compris dans son rapport à l'autre, c'est également toute cette palette de personnalités qu'il promet. Bien sûr qu'un homme peut-être doux et une femme brutale. Ces traits de caractères, nous ne devrions les genrer.
  6. C'est un cas de figure. D'autres le font afin de réaliser un fantasme (candaulisme).
  7. Personnellement, je développe et étaye toujours mes idées, là où vous vous contentez de citer l'article dans son entièreté et d'y apposer une phrase acerbe. Non, pas du tout, il n'y a rien de semi-privé. J'ai demandé poliment @Morfou, dans le dernier sujet que j'ai créé, si elle pouvait perdre l'habitude de citer le post initial du sujet dans son entièreté. Elle n'est pas la seule concernée. Elle le prend plutôt mal.
  8. Bonne initiative. Il faudrait aussi mettre des intervenant(e)s comme @Gouderienou encore @jacky29 au jus.
  9. Des hommes ont "besoin" ? Une surveillance médicale ? Qu'entends-tu vraiment par là ? Si les maisons closes ont fermées il y a plus de 70 ans, ce n'est pas non justifié. Certain(e)s ont une vision angélique des lupanars, peut-être romantisée à la suite de diverses fictions. L'image de la "mère maquerelle" qui mène son monde à la b(r)aguette est bien imprégnée dans les esprits, or la plupart des maisons closes a été véritablement sordide. Les filles étaient réellement considérées comme du bétail, échangées parfois d'une maison close à une autre, vendues et toujours prisonnières, souvent passées à tabac, alcoolisées et droguées. Violées. Elles évoluaient dans des conditions indignes contrairement à la croyance populaire. Les esclavagistes du sexe les y forçaient à pratiquer dans des conditions d'hygiène douteuses et sans intimité. Les passes étaient minutées et en grand nombre à la journée. Les filles devaient être rentables. Avoir fermé les maisons closes, n'a pas mis fin de la prostitution (nous n'en viendrons sûrement jamais à bout tant qu'il y aura de la pauvreté dans le monde) par contre, elle l'a été d'une certaine forme d'esclavagisme. Les maisons closes ne sont pas un moyen de protéger les femmes, pas même le meilleur moyen. À votre âge, jacky, est-ce bien raisonnable ?
  10. Je n’en doute pas. Néanmoins, quand des enfants sont violés et tués, on réclame la réhabilitation de la peine de mort. Quand des prostituées sont agressées, celle des maisons closes. N’y a t’il pas de remèdes plus en phase avec le monde actuel ? J’ai eu les mêmes discussions vives avec les oncles et les tantes, les cousins et les cousines. Tonton Eugène ? C’est vous ? (^.^).
  11. Vous comprenez mal. Je ne dénonce pas, j'informe. Note : j'étais sincère quand je vous ai remercié.
  12. Pour la fluidité de la lecture. Il n'y a pas besoin de citer l'article pour répondre au sujet. Merci pour la brève historique. Personne ne parle ici de réhabiliter les maisons closes. Le stratagème mis en place afin de détrousser ces pauvres filles est bien vicieux. Les crapules ont de la suite dans les idées.
  13. Aux miséreuses, en effet. Est-il possible que vous perdiez l'habitude de citer le message initial (avec l'article) du sujet ?
  14. Bonjour la victimisation. Vous y mettez une clé dans le trou de la serrure. L'image que vous avez employée est très mauvaise. Pas de panique, vous n'êtes pas la seule, à encore, le faire. Je vous conseille un excellent ouvrage, qui mettra, à n'en point douter, un peu de peps à votre façon d'envisager les rapports homme-femme : https://www.babelio.com/livres/Mazaurette-Sortir-du-trou-et-echapper-a-notre-vision-etriquee/1190880 Et avec votre victimisation, vous prendre bien un peu de paranoïa ? Je me fiche comme de mes premières Repetto que vous soyez sympathisante -ou non- de la cause LGBTQ et pro-PMA, le débat ne se tient pas là. Il y a une multitude de topics qui traitent du sujet. Notre culture est très et trop masculine, oui. C'est un constat que j'ai moi-même fait depuis de nombreuses années déjà et qui m'a menée -et me mène encore- à faire de temps à autre, des échappées culturelles toutes féminines. Sa démarche m'est compréhensible. Quand j'offre "Histoires du soir pour filles rebelles" à ma nièce (il s'agit de portraits de femmes remarquables), j'en offre également un exemplaire à son petit frère. Chacun ses affaires et il ne manquerait plus que "chouchou" tombe raide dingue d'une gargoulette. Peut-être qu'Alice Coffin a raison de vouloir évincer les hommes de son univers culturel -pour une durée indéterminée- et d'employer des mots qui vous font vraiment très peur, afin de faire bouger nos représentations ; et peut-être avons-nous tort de vouloir les y inclure et les ménager. Ou inversement. Elle exprime ses idées. Nous exprimons les nôtres. Il faut vraiment être des nouilles pour s'attacher au littéral de ces déclarations. Il va de soi qu'Alice Coffin s'exprime de façon imagée. Vous vous doutez bien qu'elle ne se tient pas au bout d'un couloir avec un coussin afin de vous "priver d'oxygène" et vous "exterminer". C'est la commedia dell'arte, sur les réseaux sociaux. (Merci d'apprendre à citer, correctement).
  15. Ils agressaient des prostituées à La Rochelle et Rochefort Deux hommes de vingt et trente ans ont été mis en examen à La Rochelle, révèle la justice ce jeudi. Ils sont soupçonnés d'appartenir à une bande qui a agressé une dizaine de prostituées ces derniers mois pour leur extorquer de l'argent. Les agresseurs prenaient rendez-vous sur internet © Maxppp - Bruno LEVESQUE Deux hommes ont été arrêtés et écroués à La Rochelle, soupçonnés d'avoir agressé une dizaine de prostituées à La Rochelle depuis le mois de mai. Une affaire élucidée il y a presque un mois, mais la justice ne l'a révélée que ce jeudi soir. Les victimes sont toutes de nationalité étrangère, roumaines ou brésiliennes. Et toutes dénoncent des vols avec violences. Le mode opératoire est toujours le même, explique un communiqué du parquet de La Rochelle. Le groupe de malfaiteurs prend rendez-vous via Internet avec une prostituée. Un membre du groupe se présente dans l'appartement loué temporairement par la jeune femme, et il a avec elle une relation tarifée. Il fait alors entrer ses complices dans l'appartement. Et la victime est séquestrée. Tout son argent volé. Ces vols sont accompagnés de menaces, voire d'agressions au couteau et même d'agressions sexuelles. Une des victimes dénonce un viol. Suite de l'article : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/ils-agressaient-des-prostitues-a-la-rochelle-et-rochefort-1602178060
  16. Les hommes n'ont cessé à travers le temps de cultiver l'entre-soi, d'évincer et d'invisibiliser systématiquement les femmes. L'histoire du droit des femmes est récente, et parfois, les hommes ont été tenus à l'écart dans un premier temps, effectivement, par nécessité. Voyez le nombre d'hommes qui aimeraient avoir encore un contrôle sur le ventre des femmes. Des femmes ont tenu des réunions non mixtes alors qu'elles militaient pour la légalisation de l'IVG et la contraception, par exemple, et après avoir participé aux préparatifs de mai 68 (pour être finalement maintenues en fin de cortège). Les sufragettes étaient déjà précurseures de ces réunions. Certaines femmes se sont exprimées avec force. On retrouve un peu de tout cela chez Alice Coffin. Depuis le XVIII ème siècle, rares sont les hommes qui s'intéressent vraiment au féminisme, si l'on excepte Condorcet, John Stuart Mill et quelques autres. Pour beaucoup, le féminisme tient des histoires de "bonnes femmes". Il serait bien urbain, dès lors, que ces sieurs s'éclipsent discrètement afin que les "bonnes femmes" échangent entre elles. Il en aura fallu de l'eau qui coule sous les ponts, pour que des hommes qui partagent leur quotidien avec des femmes soucieuses de leurs droits et/ou pères de filles, soient réceptifs à la cause féminine. Mon père est l'un de ces hommes. L'homme avec lequel j'ai choisi de partager ma vie, également. Nous ne sommes pas toujours en accord, surtout sur du détail. Chacun(e) étaye son point de vue et cela se passe très bien, sans assiette frisbee, c'est promis . C'est parce qu'il y a eu des combats exclusivement féminins, que des hommes peuvent aujourd'hui être inclus. Là où je trouve votre propos plus intelligent, c'est qu'à la différence d'autres, pour vous, Alice Coffin ne dessert non pas une cause, mais sa propre personne. Son postulat de départ est cependant vrai et je le partage : l'image des femmes, leurs représentations à travers notre culture, est plutôt délétère, et notre histoire, en pointillés. Nous avons toutes et tous connaissance de Marie Curie (qui n'a longtemps existé qu'accolée à son mari), Simone Veil et encore La Comtesse de Ségur (dont les livres enfantins nous ont bercés). Mais, les Frida Khalo, Marguerite Yourcenar, Kahina, Clarissa Pinkola Estes (liste non exhaustive), il nous faudra aller les chercher. Miley Cyrus, Ariana Grande et cie surjouent les codes d'une culture toute misogyne (et certaines n'en ont pas conscience), comme d'autres avant elles, dont des françaises. Ces jeunes femmes s'inscrivent dans un courant du féminisme "pro-sexe" qui sert -sans surprise- les hommes et cimentant l'hypersexualisation de la société, découlant d'une culture -je vous le donne en mille- misogyne. Ce n'est pas vraiment en suivant ces femmes, que les filles auront une idée de ce qu'est l'empowrement, de la liberté, il est vrai, et même de l'égalité homme/femme. Le féminisme est aussi très protéiforme, c'est également pour cela qu'il est intéressant, chacune pouvant se trouver dans un ou plusieurs de ces courants. Il n'exclue véritablement personne. Durant ces dernières années, Disney a cependant fait quelques efforts, en sélectionnant des héroïnes moins pots de nouilles (Merida, Raiponce, La Reine des neiges). On notera tout de même encore la présence d'un homme -pas toujours princier- venu pour sauver quelques demoiselles en détresse. L'adaptation en film de certains classiques a offert un lifting, à quelques héroïnes parfois déjà un tantinet rebelles (Belle, Jasmine). N.B : la sagesse des unes et des autres est noyée dans une masse d'individus se reproduisant de façon irraisonnée. Je ne crois pas en un avenir radieux pour l'humanité (le sexisme dit positif est une invention autant des hommes que des femmes, il est vrai). Mais ça se vole moins bien. Et vous criez à "l'apartheid genré", hurlez avec les loups, pour trois phrases, tronquées et sorties de leur contexte, s'inscrivant très certainement dans une réflexion plus globale. Les philosophes de l'Antiquité considéraient les femmes à peu près autant que le crottin sous leurs sandalettes, les cantonnant aux plus basses besognes. Pour Aristote, les femmes sont ontologiquement inférieures aux hommes, plus proches des enfants ou des animaux. La "femelle", comme il la nomme, s'apparente à un monstre lorsqu'elle est engendrée à la place du mâle. Selon Platon, si la Femme accouche des corps, l'homme engendre les âmes. Véritable hold-up. L'homme serait finalement le seul à détenir la véritable fécondité. Les poètes n'ont eu de cesse de brosser le portrait de femmes qu'ils ont voulu superficielles, hautaines, sans coeur, cruelles, fatales. Vision d'hommes égoïstes, obtus et souvent éconduits et revanchards. Les bons toubibs ont mis longtemps afin de situer le cerveau des femmes. Nombre d'entre eux ont abandonné précocement pour déclarer finalement qu'elles n'en avaient tout bonnement pas. Les hommes, dans les dîners mondains, trimballaient les femmes, qu'ils exposaient comme des ornements (certains le font toujours d'ailleurs). Schopenhauer écrivait, quant à lui, à propos des femmes dans un essai sur les femmes, entre autres choses : "La femme est un animal aux cheveux longs et aux idées courtes". "Les femmes par l'attrait sexuel dont elles sont l'objet, assujettissent l'homme à l'espèce et sont ainsi instrument de l'instinct pur, la volonté de volonté. L'homme devrait ainsi tenter de se libérer de cette influence". "Il ne devrait y avoir au monde que des femmes d'intérieur, appliquées au ménage, et des jeunes filles aspirant à le devenir, et que l'on formerait non à l'arrogance, mais au travail et à la soumission". Puis-je critiquer sa barbe, que je trouve fort mal taillée ? Et son goût prononcée pour la domestication et le dédain genré? Les Soral, Zemmour, et Moix sont leurs dignes héritiers. Ils n'ont de cesse d'écrire des aberrations au sujet des femmes également et sont pourtant acclamés, par des hommes. Tous ces hommes, que nous étudions à l'école (pas les trois derniers, fort heureusement) -que nous appelons encore de nos voeux- n'aimaient vraiment pas les femmes (ils s'en servaient). Ils ne les respectaient pas en tant qu'êtres humains ("oui mais tu comprends, le temps d'avant, c'était le temps d'avant", on connaît le refrain c'est bon) et nous ont véhiculés des images dégradées et dégradantes des femmes qui continuent toujours à influer nos représentations. Au travers la littérature, les arts plus en général, les femmes ont été destituées de leur propre corps, de leur image, inferiorisées (absolument toujours), "objectifiées", invisibilisées. Sans droit de réponse et sans pouvoir, l'image des femmes, a été, de façon séculaire, ternie, salie. C'est un véritable désastre. Il est tout à fait compréhensible que des femmes veuillent se détacher de toute cette culture misogyne et voir un peu autre chose. Si j'étais vulgaire, je serais ayatollah de la clé et de la serrure et l'érigerais en loi universelle, je réduirais ainsi toutes les femmes à des trous, et tous les hommes à des phallus (soit exactement comme vous l'avez fait). Si j'étais pauvre d'esprit, je serais vraiment persuadée qu'Alice Coffin projette réellement de s'en prendre à vos fils et votre petit-fils, et je braillerais à vos côtés sur un forum que nous savons pertinemment toutes deux, qu'elle ne fréquente pas. Vous êtes cachée derrière votre écran, bien au chaud en charentaises, à adresser quelques lignes auxquelles vous êtes sûre que l'intéressée ne vous répondra jamais alors qu'elle n'en a même pas connaissance. Cela n'a rien d'une démarche. Chaussez vos lunettes Léontine, ce commentaire s'adressait @DroitDeRéponse Cette idée "Légo", d'emboitement, bien pratique, facile à retenir, belle comme un 38 tonnes (ou une colonne grecque), tient du lieu commun, rassurons-nous. Je ne crois pas nécessairement à la complémentarité homme/femme. Deux hommes ou deux femmes, peuvent l'être tout autant et dans bien des domaines. Pour le reste, ne vous tapez pas trop sur le ventre, l'IVG n'a de cesse d'être menacée, la contraception est prise de façon aléatoire (nos gynécologues français sont réfractaires au stérilet en deçà d'un certain âge - le préservatif aujourd'hui tout le monde ne dit plus oui), l'égalité des salaires nous n'y sommes pas encore (loin de là). Mais aussi : les violences à l'endroit des femmes (et des enfants) ne diminuent toujours pas. Trop peu de femmes encore ont accès aux postes de pouvoir. Le plafond des rêves pour les filles, n'a toujours pas été brisé. Certains en arrivent à vouloir couvrir nos filles afin de contenter les croyants extrémistes (de tous bords). Comme le rappelle le sujet, nous sommes dominées par une culture essentiellement masculine et misogyne, là sont les racines du mâl(e).
  17. Aaaah vous avez deviné que je suis une fana de chaussures... (tout va bien je ne souffre pas -trop- de coulrophobie).
  18. Tout à fait, il n'est pas question de réduire à néant les hommes, davantage de minorer le regard masculin, qui prend toute la place. A.Coffin n'a pas écrit qu'elle se détournerait de la culture (masculine) à tout jamais (et quand bien même ce serait son problème), davantage qu'elle a l'intention de s'en détacher pour le moment, dans la mesure du possible, et afin de prioriser des oeuvres féminines. En tant que femme, il est difficile voire mortifère de se définir au travers un regard exclusivement masculin (c'est en effet celui qui domine). Il est vital pour des femmes, d'aller se chercher également ailleurs. Notre culture s'est construite en ignorant des problématiques telles que la place des femmes dans la société, et sont (enfin) mieux prises en compte (mais nous n'y sommes pas encore tout à fait). Le regard des femmes de l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine, nous manque, grandement. Je conçois mal que l'on puisse "absolument pas" partager ces constats... à moins d'être hypocrite ou inculte. A.Hidalgo qui se retrouverait dans un féminisme universaliste (fondateur), semble davantage appartenir à un féminisme d'opportunisme. C'est bien vu pour Chateaubriand. A.Coffin est loin d'être une idiote et n'est pas plus une "timbrée". C'est une militante lesbienne, avant toute chose, toutefois. Quel conseil pouvez-vous donner aux jeunes femmes ?Soyez exigeantes, devenez lesbiennes ! Ou, du moins, apprenez à vous passer du regard des hommes. Le regard des hommes qui, lorsqu’il ne nous rabaisse pas, trop souvent nous fige dans un rôle, une apparence, que nous n’avons pas choisis. Le regard des hommes sur le monde aussi. Au cinéma, Laura Mulvey (critique et réalisatrice britannique et féministe) a appelé cela le male gaze, dans un essai de 1975. Le regard masculin, c’est cette façon dont les films, les livres, les médias reflètent d’abord le point de vue d’un homme. Il en va de même dans la réalité, et il faut s’en déprendre. À chacune ses techniques. Moi, j’essaie de lire en priorité des livres de femmes, de voir en priorité des films de femmes. Les représentations ont un pouvoir terrible sur nos vies. Elles les conditionnent. Se passer du regard des hommes est un immense défi. https://www.nationalgeographic.fr/photographie/2019/11/se-passer-du-regard-des-hommes-est-un-immense-defi Pour qui cela intéresse, des manuscrits inédits d'écrivaines sont à découvrir dans l'exposition "autrices écrire libres (1945-1980)" consacrée au mouvement d'émancipation des femmes dans la littérature (jusqu'au 14 novembre, Galerie Gallimard Paris-7e). Oui, l'homme de pierre, je suis là. Rolex avec un seul "l", merci. La ségrégation des hommes, rien que ça ? Ah ah ah. Ce vieux relent masculiniste... Alors adressez votre missive à la mairie de Paris, ou bien contactez Alice Coffin via Instagram, afin qu'elle puisse vous répondre. Si vous vous considérez comme un trou, madame, veuillez évitez dorénavant de généraliser votre vacuum à toutes les femmes (par avance, merci). Comme il est triste (et rétrograde) d'envisager les rapports humains uniquement sous l'angle de la reproduction ! C'est tout aussi avilissant pour des femmes, que pour des hommes.
  19. En tant qu’homme, vous sentez-vous réellement en danger ? Est-on obligé d’acheter son livre ? Les femmes achètent-elles ceux de Soral (« Vers la féminisation ? ») et de Zemmour (« Premier sexe ») ? (enfin pour les lire religieusement, pas pour se marrer). C’est bien votre titre initial -« Alice Coffin, la timbrée de la mairie de Paris »- qui posait problème et non la teneur de l’article rtl (plutôt descriptif.
  20. Pareillement, ceci dit, je n'ai jamais vraiment essayé non plus. Par contre, qu'est-ce que j'ai pu écraser des pieds (les pauvres) !
  21. "Je me retire pour leur faire une éjac' faciale, tu sais, comme dans les films pornos. Avant de jouir, ils se retireeeent" "Je me retire parce que, en fait, je m'aperçois, j'suis convaincu par tous mes amis que je serai beaucoip plus efficace et certainement beaucoup plus dangereux, d'ailleurs, pour tous ces gens-là, en étant drôle plutôt qu'en colèèèère, donc je me retire vraiment avec joie...". Cet homme est vraiment sous l'empire de l'alcool.
  22. Vous pouvez en remettre plusieurs même. Je les lis parfois, pour me divertir. Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cela ?
  23. Bonjour (à nouveau) Paul, C'est une traduction fort polissé. L'emploi de "man" donne le ton (plus direct et grossier). "Creepy Joe" a parfois des sursauts. Tous les américains n'ont pas extrêmement honte de Trump. Certains en sont très contents. Il y a eu un rêve américain, ce fut une nation fort inspirante. Vous remarquerez l'emploi de temps du passé. Après le passage de quelques chefs de l'État -dont Trump- une facette bien plus populiste, renfermée et craspouille de l'Amérique, nous a été révélée. Les dernières élections en France n'ont pas été bien glorieuses. Je me rappelle du débat du second tour, plutôt décevant voire choquant tant il a été médiocre. Plus le populisme s'étendra aux States, comme en Europe, plus nous aurons droit à cette médiocrité. Du moins, pour tout individu civilisé, ces sorties sont choquantes.
  24. Pour Valeurs momifiées, les féministes -indistinctement- veulent manger les enfants des hommes blancs cisgenres et se faire des colliers de leurs couilles... alors oui, évidemment qu'ils vont aller plus loin. Il serait intéressant de savoir ce qui conduit des femmes à la détestation viscérale des hommes -indistinctement- et à verser dans le prosélytisme lesbien. La folie, le racisme, personnellement, je n'y crois pas. Les représentantes lesbiennes ne sont pas plus dérangeantes que les représentants hétérosexuels, tant que tout(e) un(e) chacun(e) garde pour lui, sa sexualité. La sexualité n'est pas une carte de visite et ne devrait pas être prétexte à l'idéologie. Tout comme la religion, finalement. Puisque tout ceci relève de la sphère privée.
  25. Il est tout à fait vrai que les arts, dont la littérature, sont encore aujourd'hui monopolisés par une culture masculine. La Femme a été réduite depuis fort longtemps à la muse, condamnée à inspirer, jamais à produire. Il y a finalement si peu de Frida Kahlo, une poignée de productrices, trop peu de femmes de lettres encore. Nos classiques manquent indéniablement du point de vue féminin. C'est comme si certains avaient opacifié ou effacé une partie de la fiction, de l'histoire. Et pour qui a une véritable sensibilité pour l'égalité ainsi qu'une grande curiosité, voir ainsi réduire toute notre culture au seul point de vue d'hommes, est une vraie prison. La masculinité de domination, qui consiste à associer le masculin au pouvoir, fonctionne sur l'infériorisation du féminin (absolument toujours) et sur l'entre-soi. Le fait d'être un homme offre des solidarités tacites. Nous ne retrouvons jamais cette solidarité (tacite) chez les femmes et bien au contraire. Quand il y a un minimum de sororité, elle est systématiquement pointée du doigt et conspuée. Ces hommes ne sont pas fustigés parce qu'ils gardent jalousement le pouvoir et n'ont pas droit à des délits de faciès (pourtant il y aurait de quoi faire). Je peux comprendre que des femmes puissent vouloir établir ainsi un équilibre en allant vers des oeuvres exclusivement féminines. Je comprends la démarche d'Alice Coffin (d'ailleurs elle écrit que ce n'est sûrement pas définitif), sur le fond, je la rejoins. Sur la forme, c'est autre chose et je n'adhère pas au prosélytisme lesbien. @Gouderienle titre de votre sujet ne correspond pas à celui de l'article rtl et biaise de facto le sujet.
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