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héritier de 1789

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  1. Ptoupeye, ce qu'ils veulent c'est que surtout cela dérive en HS, c'est là qu'ils ont le plus de prise. partlons de leur programme et rien que de ça. xris :blush:
  2. Une analyse de ce programme par la CGt La Front national est le parti de la démagogie. Ses pratiques font fi de toute honnêteté intellectuelle et morale. Les mots changent en fonction des circonstances, du climat politique et social et de l'audience, mais les idées demeurent fondamentalement inchangées. Il mise sur la peur et nourrit la haine. Extrait de l'article A la haine vis-à-vis des progressistes qui marquait ses premières années d'existence, s'est ajoutée la haine vis-à-vis des immigrés, puis la haine vis-à-vis de tout ce qui viendrait menacer, de l'extérieur, la France et son identité. é chaque étape, une nouvelle catégorie d'ennemis s'est ajoutée aux anciennes. Il est légitime que les syndicalistes combattent ces idées avec la plus grande détermination. Une stratégie de manipulation L'extrême droite manipule l'opinion des citoyens, et particulièrement celle des couches sociales les plus modestes, en profitant de leurs souffrances, de leur amertume et de leur frustration. Dans cette perspective, il emploie une stratégie à double détente : d'une part, il présente tous les autres mouvements politiques et sociaux comme faisant partie d'un seul ensemble dont les pratiques léseraient la France en général et particulièrement les classes sociales les plus défavorisées. Pourtant, le programme du FN est fondé sur le libéralisme économique qui est à l'origine de la plupart des maux sociaux sur lesquels il s'appuie pour tromper les gens et gagner des voix. D'autre part, il prétend que tous les partis politiques auraient les « mains sales » sauf le FN. C'est vouloir dissimuler derrière les affaires les plus médiatisées que les élus et militants du FN ont été condamnés plusieurs fois devant divers tribunaux. C'est vouloir cacher que le parti de l'extrême droite a assuré la gestion des villes avec les résultats que l'on sait : corruption, ségrégation raciale, atteinte aux libertés individuelles et collectives, recul culturel... é présent, le parti lepeniste cherche à se libérer d'une image véhémente et agressive qu'a véhiculée Le Pen. Cette nouvelle mission est confiée à sa fille qui, avec un langage moins dur, cherche à donner une tonalité apparemment plus sociale aux discours de l'extrême droite. Ainsi, après avoir bâti toute sa campagne sur le thème de la sécurité et nourri les peurs sur ce sujet, le parti lepeniste récupère le thème de « l'insécurité sociale ». Cette récupération est scandaleuse quelle que soit l'aggravation du chômage et de l'exclusion résultant des politiques désastreuses des gouvernements. Le parti lepeniste ne veut pas développer les droits sociaux. Au contraire, il veut accélérer la déréglementation, la réduction des dépenses publiques et sociales ; il veut aussi supprimer l'impôt sur le capital et les revenus. Autrement dit, si elles étaient appliquées, les politiques qu'annonce le FN aggraveraient encore plus les difficultés auxquelles sont confrontées notamment les couches les plus modestes. Le parti de Le Pen profite à plein des erreurs des décideurs politiques. En l'occurrence pour cette campagne régionale, il mise sur la façon dont le gouvernement Chirac-Raffarin a géré le problème du voile à l'école ainsi que sur les réactions du chef de l'état et de la majorité parlementaire concernant la condamnation d'Alain Juppé au tribunal de Nanterre. Le FN cherche non sans succès à récupérer les débats autour du voile pour nourrir la haine vis-à-vis des immigrés et faire l'amalgame entre l'immigration et l'intégrisme. Parallèlement, profitant de l'affaire Juppé, il prétend que le FN est le seul parti qui ne serait pas impliqué dans les affaires. Ce qui est totalement faux. Le Pen et d'autres responsables du FN ont été, à plusieurs reprises, condamnés à des peines diverses. Cette stratégie démagogique permet difficilement, surtout pour le citoyen peu familier avec les mécanismes profonds du fonctionnement de l'économie et de la société, de se rendre compte des contradictions entre le discours lepeniste et son projet de société qui est totalement inégalitaire et dans lequel tout doit être misau service des intérêts du capital. Le parti lepeniste ne veut pas d'une France plus solidaire ; il veut une France où les salariés et les travailleurs français se mettraient de façon la plus efficace possible au service des capitaux français. ... Une autre anlayse du site visa Loin de défendre « les petits contre les gros », le programme du FN aggrave les inégalités, favorise les plus riches et en fait supporter les charges aux plus modestes. Qu'iraient donc faire les salariés dans cette galère si contraire à leurs intérêts ? Dans tous les pays d'Europe où des partis populistes ou de droite extrême ont participé à un gouvernement (Italie, Autriche, Pays Bas ...), les politiques mises en oeuvre ont été les mêmes : Accélération de la destruction du droit du travail, remise en cause des droits des chômeurs, du droit des femmes (droit à la contraception et à l'avortement notamment), démantèlement des services publics et, dans le même temps, assouplissement des législations et des contrôles en matière de transparence financière. Les alliances de la droite et de l'extrême droite ont toujours travaillé et travaillent toujours pour les plus riches. Un programme antisocial Le Pen se plait à dénoncer « l'ordre établi » et à se déclarer« en faveur des français modestes ». Il emploie des formules qui cherchent à faire écho aux problèmes rencontrés par une partie des salariés. Mais derrière ces déclarations simplificatrices et démagogiques se cache la réalité d'un programme social et économique inégalitaire : Un repli économique et un recul de l'emploi Le Front National propose de revenir au protectionnisme comme réponse au libéralisme sauvage. II préconise l'augmentation des droits de douane sur tous les produits et le contingentement des importations ce qui majorerait le prix des produits consommés au détriment du pouvoir d'achat. Ces mesures susciteraient des actes de rétorsion de la part des autres pays limitant ainsi nos exportations au péril de l'emploi. Une aggravation des inégalités « L'impôt sur le revenu n'est pas un impôt juste » avait déclaré Le Pen dès 1997 « Il faut le supprimer en 5 ans » propose-t-il en préconisant une augmentation de Ia TVA sur la consommation. Cette augmentation frapperait le pouvoir d'achat de tous, notamment des plus pauvres. Non soumis à l'impôt sur le revenu, les ménages les plus modestes, ne profiteraient pas de la suppression de cette recette fiscale qui finance nombre de services publics accessibles à tous (éducation nationale, hôpitaux et système de soins, police et justice, infrastructures, transports..) et des mesures de redistribution sociale en faveur des démunis. Ne pouvant se payer des services privés de remplacement ils seraient de ceux qui en pâtiraient le plus. Cela, Le Pen se garde bien de le dire. Une augmentation des profits Le Front National veut intensifier la politique d'exonération des « charges sociales » patronales, soi-disant pour favoriser l'embauche reprenant cette idée libérale à la mode - mais non démontrée - selon laquelle la baisse du coût du travail favoriserait l'emploi. C'est oublier qu'aujourd'hui les entreprises qui font des profits licencient pour en faire davantage. Avec ces mesures, la sécurité sociale et les systèmes de retraite seraient rapidement déstabilisés par le manque à gagner. Le Front National, favorable également à la flexibilité du travail, considère que la baisse du temps de travail ne peut se faire avec le maintien des salaires , « il est mensonger et démagogique ( !) de faire croire aux travailleurs, et surtout aux moins qualifiés donc aux moins payés, que l'on peut réduire le temps de travail sans réduire leur revenu » dit-il. Il veut supprimer la loi sur les 35 heures. Reprenant le discours du patronat, Le Pen veut augmenter les profits en multipliant les cadeaux fiscaux aux entreprises : baisse de cotisations, de l'impôt sur les sociétés, suppression de la taxe professionnelle et des prélèvements sur les plus values boursières... Une fragilisation des droits sociaux Après l'avoir critiquée, le FN prétend, aujourd'hui, défendre la Sécurité sociale en dénonçant les coûts insupportables que feraient peser sur elle les étrangers. C'est déformer la réalité : comportant une proportion d'actifs plus grande et ayant une consommation médicale plus faible que la population française, la population immigrée contribue, de fait, à améliorer l'équilibre financier de la Sécurité sociale. Bientôt, l'apport de l'immigration sera nécessaire pour équilibrer les régimes de retraite. Le Pen propose de créer, à côté d'institutions sociales spécifiques - et discriminatoires - pour les étrangers, des institutions sociales privées, notamment pour les retraites et la maladie, seuls les risques de base restant couverts par la sécurité sociale, pénalisant ceux qui n'ont pas les ressources suffisantes pour avoir recours aux assurances privées. Mais plus que le discours de l'extrême droite, c'est l'écho toujours grandissant de ses thèses qui inquiète. La focalisation du débat politique sur le terrain sécuritaire et sur les questions d'immigration assumée par une partie de la classe politique, perméable aux dérives populistes et un retour à l'ordre moral, est préoccupante d'autant plus qu'elle s'inscrit dans un contexte de régression économique et sociale : remise en cause des acquis sociaux, exclusion et précarisation accrue de secteurs entiers de la société, chasse aux sans-papiers et à leurs enfants, criminalisation de l'action syndicale, relecture du passé colonial... La lutte contre le CPE, les mobilisations en faveur des enfants menacés d'expulsion (RESF) ont montré qu'il était possible, en s'en donnant les moyens, de transformer des combats en victoires. é l'heure ou la France, comme une grande partie de l'Europe, est sous la menace d'une vague populiste, il doit en être de même avec la lutte contre les idées d'extrême droite. Une autre analyse issue du secrétariat du parti socialiste l faut toujours lire les textes du Front National. La tendance, en effet, existe aujourd'hui de prendre sa communication qui met en avant ses préoccupations sociales pour une réalité. La tentative d'élargir son audience dans les catégories populaires de l'électorat dicte ce choix. De même, la modération (à éclipses) de Marine Le Pen n'a pas d'autre intention que de gagner une forme de respectabilité dans les catégories moyennes particulièrement présentes en Ile-de-France. Mais, pour qui prend la peine de s'informer, rien n'est venu modifier le programme fondamental du Front National. Le texte adopté à son dernier Congrès de 2003, et toujours consultable sur le site du F.N., est d'une grande clarté. L'ultralibéralisme commande les propositions économiques du Front National. Il repose sur une volonté de réduire l'Etat à ses fonctions régaliennes, en démantelant les services publics, au premier rang desquels l'éducation. Les propositions fiscales atteignent un sommet d'irréalisme avec la suppression de l'impôt sur le revenu et des droits de succession. On ne peut pas avouer plus nettement vouloir une politique « pour les riches ». Tout le subterfuge repose en fait sur la promesse de conserver les avantages sociaux pour « les seuls français de souche ».C'est pour cela que la xénophobie et le racisme - sous l'appellation de « préférence nationale » - continuent de sous tendre toute la pensée du Front National. Tout cela ne peut que conduire à un isolement profond de la France ¿ le Front demande d'ailleurs très logiquement de rompre avec l'Union Européenne. La structure de cette politique, nous la connaissions depuis longtemps. Elle n'a guère changé depuis les origines du Front National. Il ne faut pas cependant la dénoncer de manière abstraite. Le maintien du Front National dans la vie politique demande une contre-argumentation précise. Nous devons mettre en évidence la contradiction majeure qui existe entre un ultra-libéralisme économique et social de fait et une démagogie nationale et sociale sans limite. Le discours politique de Le Pen ne tient, en grande partie, que parce que ses électeurs et ses sympathisants ne voient pas les dangers qu'il contient pour leurs propres situations ¿ sans parler du péril pour le pays. L'objet de ce travail est de donner, par une simple lecture critique du programme même du Front National, les éléments pour une offensive politique convaincante dans nos journaux, nos tracts, nos réunions. Alain BERGOUNIOUX - Secrétaire National aux Etudes (1) - Notre analyse critique suit le plan du programme du Front National et toutes les citations sont tirées du texte consultable sur son site (consultation faite à la date du 05/01/2004). Ce travail a été réalisé avec la collaboration d'Eric d'Osmond et de Philippe Lamy. I ¿ Une vision réactionnaire de la France L'introduction de la première section du programme du Front National ne doit guère servir en campagne électorale. Elle n'est pas « grand public ». Mais, elle est très révélatrice de la persistance de la pensée réactionnaire depuis deux siècles dans notre pays. Et, surtout, elle commande ce qui est dit ensuite sur la famille, l'immigration, l'éducation et l'environnement. Le Front National asseoit clairement l'identité de la France sur un fondement religieux : « L'histoire des peuples du monde l'atteste : une civilisation ne peut durer sans se référer à un ordre qui dépasse les individus. » Ou encore : « C'est cet élément religieux, ou plus exactement sacré, qui est dans toute société normale, le fondement du pouvoir ». On comprend pourquoi le Front National n'éprouve pas le besoin de rappeler les principes de la laïcité dans notre pays ! D'autant qu'il fait reposer la crise du monde moderne sur « la sécularisation progressive des sociétés occidentales ». Le Front National récuse donc l'idée du « contrat » entre les hommes qui est un fondement du pacte républicain. La société ne peut être que le produit d'un « ordre naturel ». Les penseurs contre-révolutionnaires du XIXème siècle sont explicitement cités, Louis de Bonald et Joseph de Maistre. Pensée retrempée dans les conceptions biologiques d'un Alexis Carrel, auteur de référence du Front, encore en 2003, l'un des pères de l'eugénisme et collaborateur patenté sous l'occupation¿ Il y a donc un « ordre naturel des choses » dont l'homme ne doit pas chercher à s'affranchir. Et se trouvent ainsi condamnés pêle-mêle, les révolutionnaires de 1789, les républicains laïques, les socialistes, les mondialistes, « nouveau visage du mal » etc¿ Le moins que l'on puisse dire est que le Front National ne cache pas la couleur¿ Il donne explicitement ce qu'est le fondement de sa logique politique. La Famille Pilier de l'ordre naturel, la famille est victime d'un « complot » par les gouvernements successifs avec des « modèles sociétaux » régressifs comme le P.A.C.S., l'avortement facilité aux mineures et l'allongement de son délai légal, la distribution de la pilule abortive dans les établissements scolaires, sans consultation des parents, la dissolution par étapes du droit de la famille (nom patronymique, transmission des biens, simplification des formalités du divorce) ». L'on ne s'étonnera pas de trouver une condamnation sans appel de l'I . V. G., assimilée au « refus frileux de la vie » et à « la culture de mort ». L'avenir de la France est dit reposer dans le relèvement du taux de natalité des « Français de souche ». Le Front National prenant soin de décompter « les naissances étrangères ». Cela ne surprendrait guère qu'à côté de la responsabilité de « la culture soixante-huitarde » soit mis surtout en avant, le rôle d'une politique migratoire qui aurait pour volonté « de faire disparaître la France en limitant le nombre de français à naître, tout en appelant sur notre sol, un nombre croissant de ressortissants immigrés. » ! Ce n'est pas le seul chapitre où est utilisée par le Front National, la théorie du « complot ». C'est une vieille idée de la pensée réactionnaire. Les lecteurs doivent évidemment être très attentifs aux « solutions » mises en avant. La politique familiale frontiste, en effet, demande : * des dispositions civiles, fiscales, sociales, en faveur exclusivement des foyers légitimes et de leurs enfants eux aussi légitimes ; * l'abrogation des lois sur l'avortement, l'inscription du droit à la vie dans la Constitution ¿ l'enfant à naître étant un sujet de droit dès la conception ¿ l'abrogation par conséquent des lois sur l'I. V. G. Il est à noter que Marine Le Pen, pour modérer son image, a indiqué qu'elle n'abrogerait pas la loi Veil, mais qu'elle était de toute manière contre l'avortement (Présent 22 novembre 2003). Le texte du programme, lui, n'a pas été changé ; * le retour à l'ordre moral avec notamment l'abrogation du P.A. C. S. imposé par un « lobby organisé » ; * le vote familial en sus du vote individuel pour les seules familles françaises. Tout cela mérite d'être médité et suffit pour ruiner le discours d'apparence moderniste qu'emprunte parfois Marine Le Pen. L'immigration Paradoxalement, alors qu'elle occupe une place centrale dans le discours du Front National, l'immigration ne remplit que quelques pages du programme. Cette brièveté est la contrepartie du fait, qu'en réalité, elle est implicitement partout présente. Car, pour le Front National, tout tient à ce qu'il y a « une submersion programmée » de la France par une immigration voulue par tous les gouvernements de gauche et de droite depuis trente ans, par le patronat et « le capitalisme français ». La théorie du « complot » est à nouveau utilisée : « Les politiciens de l'établissement pensent que le dernier verrou à faire sauter, c'est la nation ». La France doit se banaliser dans l'ordre international, se dissoudre dans la fédération européenne, devenir un simple territoire de résidence »¿ Dans cet esprit, il s'agit moins pour le Front National de condamner l'immigration irrégulière que de proscrire l'immigration en général, donc l'immigration régulière tout autant. Le regroupement familial est comparé à « l'installation de colonies de peuplement »¿ Il s'agit donc pour le Front National « de renverser le courant ». Pour ce faire, il s'agit d'appliquer strictement la préférence nationale, pour l'emploi, le logement, les allocations familiales et sociales, de refonder la nationalité française sur le droit du sang et d'appliquer la déchéance de nationalité, de supprimer la carte de séjour de dix ans, en rétablissant la double peine, etc¿ Et dire qu'il y a des Français dont les parents sont venus de l'immigration, qui votent ou ont de la « sympathie » pour le Front National ! Aujourd'hui, on estime à 25 % la proportion des Français dont au moins l'un des grands-parents est immigré. L'idée qu'il y ait une « pureté » de la France est un fantasme qui ne correspond en rien en la réalité. On voit ainsi le danger de l'idée d'une déchéance de la nationalité. C'est une idée qui date de Vichy où elle a été appliquée. Il faut, évidemment, à côté de la dangerosité des idées du Front National, insister sur les contre-vérités répétées dans le programme. Ainsi, le prémisse justifiant la « préférence nationale » est que les immigrés occupent les emplois des Français. Or, elle est fausse, les immigrés occupant pour l'essentiel des emplois que les résidents français ne veulent pas occuper. Il faut rappeler, encore une fois, que l'immigration, loin de coûter à la sécurité sociale, contribue à son équilibre financier en raison de la structure de sa population avec une proportion plus grande d'actifs. Enfin, il faut souligner que la France a aujourd'hui le solde migratoire (les entrées moins les sorties), par habitant, le plus faible de l¿Union Européenne. Nous avons dit cela, hélas depuis longtemps. Il faut bien sûr le répéter. Mais, ilfaut surtout montrer aux millions de français, qui sont en fait les cibles du Front National, ce que seraient les conséquences concrètes pour eux-mêmes du racisme social qui est prôné dans ce programme. L'enseignement Le tableau que le Front National dresse de l'Education Nationale est volontairement apocalyptique : « Le système éducatif français est en faillite ». Là, encore, cela relève d'un plan soigneusement prédéterminé par les ennemis de la Nation : « Le désastre scolaire français n'est pourtant pas le fruit du hasard ou de la fatalité : il s'inscrit dans un processus mûrement réfléchi de destructions des intelligences et de l'identité française » ou encore « Le Ministère de l'Education Nationale est au service d'un projet totalitaire de manipulation psychologique et mentale des enfants, qui a pour objectif la destruction de « la notion purement individuelle de l'intelligence » ou enfin « un projet subversif complet est à l'¿uvre. Il repose, tout d'abord, sur le postulat qu'il n'y a pas de nature humaine stable et définie ». Le Front National n'a évidemment pas digéré les manifestations d'une partie de la jeunesse, après les élections régionales de 1998 et le premier tour de l'élection présidentielle de 2002. Il ne veut y voir que l'effet d'une manipulation ! Les mesures que préconise le Front National méritent d'être connues... Appliquées, elles organiseraient un complet démantèlement de l'Education Nationale, pour favoriser l'enseignement privé marchand. Que l'on en juge : * l'institution d'un chèque scolaire pour « redonner aux parents le choix de l'école », qui permettrait une égalité de traitement entre l'école privée et l'école publique. Le tout s'accompagnerait d'une abrogation de la loi de 1998 relative à « l'obligation scolaire » ; * l'autonomie pour tous les établissements scolaires et l'indépendance réelle pour les universités ; * la libération de l'école de l'idéologie et de l'immigration¿ Les Zones d'Education Prioritaires seraient ainsi supprimées. La préférence nationale serait également la règle ; * la réhabilitation des enseignements qui confortent l'identité nationale : « La politique se doit d'encadrer la version historique qui est dispensée aux jeunes Français ». Cette vision de l'école, à l'image de celle que le Front National se fait de la société, postule une inégalité de principe entre les élèves et entre les familles, ce qui est l'exact contraire de l'idée républicaine. L'environnement Le programme accorde une grande place au thème de l'environnement. Cela n'est pas que tactique. Car, l'extrême-droite accorde une grande place - comme nous l'avons vu dans l'examen de l'introduction - à l'ordre naturel. Ainsi le Front National revendique la paternité de ce qu'il nomme la « réaction écologique », en évoquant les travaux d'Alexis Carrel. Cela passe évidemment par la dévalorisation de l'écologie politique française : « Les « Verts » ont perverti ces idéaux (ceux de l'écologie) et y ont mêlé le tiersmondisme, la culpabilisation de l'occident, un « planétarisme » appelant au brassage des populations ; en totale opposition avec le respect des légitimes diversités humaines et un catastrophisme s'appuyant sur l'analyse discutable de phénomène comme « l'effet de serre » pour imposer des solutions mondialistes, négation de notre civilisation et de notre identité ». La préoccupation environnementale revisitée par l'extrême-droite peut sommairement être déclinée ainsi. Tout d'abord, le « retour à la terre » y est prôné sur un mode pétainiste. Le contrepoint de la nostalgie bucolique est une critique de la ville comme lieu de perdition, comprenons comme toujours, d'immigration « Les villes et leur périphérie ont été rendues hostiles à leurs habitants (¿) délinquance généralisée liée à un remplacement des Français par des populations allogènes. » Le rejet de la modernité permet de critiquer l'idée de progrès puisqu'elle s'est identifiée à la pollution et à la destruction par l'homme de l'environnement naturel qui lui avait été donné. Le programme comporte une trentaine de propositions pour la défense de l'environnement. C'est un florilège d'intentions générales : « Lancer une grande politique de la ruralité, sauvegarder nos vallées, protéger nos littoraux et nos cours d'eau, renforcer la lutte contre les incendies de forêts, organiser le recyclage des déchets, lutter contre le bruit, etc¿ » Mais de temps à autre, les intentions profondes des lepénistes apparaissent : ainsi, il n'est pas question de ratifier le protocole de Kyoto, puisque la France devra « dénoncer tout acte diplomatique tendant à réduire sa souveraineté en la matière ». Contre « l'invasion de produits des pays peu exigeants en matière de protection sociale, sanitaire et environnementale », il faudra mettre en avant des « normes élevées de qualité de vie », en un mot « un protectionnisme généreux ». Il fallait oser le terme¿ Cette vision condamne de fait tout dialogue Nord-Sud en matière d'environnement, alors que nous savons que les solutions aux grands problèmes écologiques ont nécessairement une dimension mondiale. II ¿ Une vision dépassée de la souveraineté La politique étrangère et l'Europe Le Front National est un parti nostalgique, nostalgique de la puissance française d'antan, de ses colonies et de son empire. Sa vision du monde est passéiste : « nous sommes les héritiers de tout ce qui a fait la grandeur de la France spirituelle, culturelle, politique, économique, des Croisés aux bâtisseurs d'empire, des missionnaires et marins d'hier aux ingénieurs d'aujourd'hui ». Il n'est guère surprenant d'y retrouver la thèse du déclin de la France, thème classique à l'extrême droite. La France n'a plus de politique étrangère digne de ce nom et ne pèse plus sur les orientations du Monde. Le Front National ne trouve pas même grâce à la politique du fondateur de la Vème République qui, avec la guerre froide, a accepté la « subordination de fait aux Etats-Unis ». Le Front National n'a pas véritablement de politique étrangère. Ses objectifs ne sont qu'une suite de refus, retraits et rejets. Refus du Nouvel Ordre Mondial des Etats-Unis et de son modèle « multiracial et multiculturel » ; retrait de l'O. T A. N. et de l'U. E. O. et surtout rejet complet et total, quasi viscéral de l'Europe. Même si la chute du mur de Berlin a fait perdre au Front National son éternel ennemi, le Communisme, celui-ci n'abandonne pas son idée d'organiser un « véritable « procès de Nuremberg du communisme » (¿) afin de faire la vérité sur l'idéologie la plus sanglante de l'histoire de l'humanité ». Cette idée, défendue avec acharnement par les militants du groupe catholique « Chrétienté Solidarité » de Bernard Antony, vise également à relativiser et banaliser les crimes du nazisme. Il faut faire « sauter le verrou d'Auschwitz » qui continue de marginaliser l'extrême-droite. Le grand ennemi vient, bien entendu, du Sud, « l'expansionnisme islamique,s'appuyant sur une explosion démographique sans précédent ». Déjà, en 1974, Jean Raspail, dans un roman qui se voulait prophétique, « Le Camp des Saints », annonçait l'invasion des « nouveaux barbares », thème que reprend régulièrement le Front National. Le Front National place évidemment la Nation au c¿ur de sa politique étrangère. La France aura pour vocation de défendre les nations dans le monde, au nom d'une solidarité de civilisation, occidentale, linguistique et francophone. Cette solidarité francophone est destinée d'abord à l'Afrique, que le Front National considère devoir être une des priorités de la diplomatie française. En réalité, il s'agit de maintenir et de renforcer les liens de sujétion qui nous unissent à ces pays, en leur demandant de lutter contre l'immigration, tout en « maintenant nos intérêts et nos ressortissants sur place ». Mais, le grand sujet de politique étrangère demeure l'Europe, ou plus exactement la sortie de la France de toutes les structures communautaires européennes. L'extrêmedroite considère que l'Europe est la source de tous les malheurs français (agriculture, industrie culture et même l'environnement, car les chasseurs ne pourront plus circuler comme ils l'entendent.) Le retour à la pleine souveraineté demeure le maître mot de la pensée lepéniste. Le Front National propose donc l'abandon de la monnaie unique, en consultant le peuple français, la dénonciation de tous les traités européens (de Rome à Amsterdam, en passant par Maastricht). Il n'y a évidemment aucune réflexion sur ce que seraient les conséquences de telles décisions pour le pays¿ Ce serait pourtant là, la vraie voie du « déclin français » !. Les Institutions On retrouve dans le programme du Front National sur les institutions de la France, l'analyse classique au sein de l'extrême-droite, de la coupure entre le « pays légal » et le « pays réel ». Sans que son nom ne soit jamais prononcé, Maurras, théoricien de l'Action Française, inspire fortement les thèses institutionnelles du Front National. « Autorité en haut, libertés en bas », cette formule de Maurras pourrait s'appliquer au programme du Front National !. Le parti lepéniste reprend encore la vielle antienne du « complot ». Derrière l'apparence « républicaine », se cache une « oligarchie cosmopolite, corrompue et totalitaire ». Nous sommes en présence des thèses classiques de l'extrême-droite de la fin du 19ème siècle, celles de l'obsessionnel de l'antisémitisme, Edouard Drumont, et de ces disciples comme Henry Coston et Emmanuel Beau de Lomenie, auteur d'une « Histoire de Dynasties bourgeoises », mentionnées dans ce chapitre, sans que l'auteur soit cité. Les militants formés du Front National auront, eux, compris l'allusion. Ce programme est d'ailleurs émaillé de nombreuses allusions. Un lecteur non averti ne comprendrait pas que la preuve de l'existence de cette « oligarchie totalitaire », réside, par exemple, dans la volonté de M. G. Buffet, Ministre de la Jeunesse et des Sports, de rédiger une charte des mouvements scouts. Cette décision a eu, en effet, pour conséquence, l'arrêt du mouvement de jeunesse lepéniste de Roger Holeindre, dont les activités n'étaient pas conformes à la réglementation des activités de plein air encadrées. Preuve de ce « complot », la déclaration de Jacques Chirac, en 1995, qui avait reconnu la responsabilité de l'Etat Français, dans la déportation des Juifs pendant la 2ème Guerre Mondiale. Sans rappeler les circonstances, le Front National estime que « l'affabulation le disputait à l'odieux » dans cette déclaration. Afin de pouvoir lutter contre cette oligarchie, le Front National entend restaurer l'Etat, en instaurant comme priorité, la « préférence nationale », dans la Constitution. Autre inspiration « Maurrassienne », le Front National défend la vraie décentralisation, en réinstaurant les libertés locales, les communes pouvant se constituer en « pays », les départements cédant la place aux « provinces ». Il s'agit de mettre fin à l'héritage de la République Jacobine, qui avait remis en cause « l'ordre naturel des choses ». Le Front national milite pour le développement du référendum d'initiative populaire. L'E. N. A. sera supprimée et l'Etat recentré sur ses tâches régaliennes, c'està-dire essentiellement de sécurité intérieure. III ¿ Une vision étroitement répressive de la sécurité La Police et la Justice On ne peut pas dire que le Front National fasse preuve d'originalité en matière de politique de sécurité. Son argumentation s'appuie, en grande partie, sur les travaux du Club de l'Horloge, qui a publié en 2002 les travaux de son colloque tenu en 1998, intitulé : « Rétablir la sécurité ». Beaucoup des thèses et propositions développées par le Front National sont assez proches de celles de l'U. M. P. Le seul auteur de référence mentionné dans le programme du Front National est le professeur de Droit, Marie-Laure Rassat, inspiratrice de la Droite judiciaire et présente sur les listes de Jean Tibéri en 2001. Mais, le constat développé par le Front National est apocalyptique. Nous assisterions à une « explosion de la délinquance et de la criminalité », les chiffres officiels étant le plus souvent « trafiqués ». L'immigration est considérée par le Front National comme la cause principale de cette situation. Il reprend également les thèses de Marie-Laure Rassat, sur le « lyssenkisme judiciaire ». La société française serait victime d'un « sida mental », faisant du délinquant une victime de la superstructure socio-économique ». L'idéologie « soixante-huitarde » est bien entendu visée. Les mesures concrètes préconisées par le Front National concernent essentiellement la justice. Le programme ne consacre guère plus d'une page à la police et la gendarmerie, parlant d'augmenter ses moyens (en hommes et en matériels), sans donner de chiffres précis. Ils pourraient bénéficier d'une plus grande facilité pour l'utilisation de leurs armes à feu et quiconque oserait critiquer les forces de l'ordre ferait l'objet de poursuites pénales. N'étant cependant pas à l'abri d'aucune contradiction, le Front National, qui veut réduire le nombre de fonctionnaires et diminuer fortement les impôts, propose d'augmenter le budget de la Justice à la hauteur de la Loi de Finances (1,86 % en 2004, soit 5,284 milliards ) et d'accroître « fortement » le nombre de magistrats. Mais ceux-ci devront prouver, comme du temps de Vichy, qu'ils n'appartiennent à aucune obédience maçonnique, ni à un « syndicat politisé ». Considérée comme le foyer de dangereux « gauchistes », l'Ecole Nationale de la Magistrature sera supprimée. « Tolérance zéro », « rétablissement de la peine de mort », « expulsion des délinquants étrangers », rétablissement d'une peine « prompte et incompressible » : on le voit, la politique sécuritaire du Front National n'y va pas par quatre chemins. 13 000 nouvelles places de prisons devront être construites, prisons qui verront recréer en leur sein des Quartiers de Haute Sécurité. Le Front National, qui entend ainsi « rompre avec la barbarie », pour reprendre son expression, porte en lui de fait cette « barbarie » qu'il dénonce. La Défense La défense constitue un sujet de choix pour le Front National. Contrairement à certaines légendes, l'extrême-droite a peu recruté dans les armées. La plupart des ses « experts » sont des militaires à la retraite qui ont perdu pied avec la réalité. L'un des deux rédacteurs de la partie militaire du programme, Roger Holeindre, a quitté l'armée depuis la guerre d'Algérie, après avoir échoué dans sa tentative de mettre sur pied un « maquis O. A. S. », en 1962. Le Front National dresse, là aussi, un tableau apocalyptique de l'état de la défense française, tableau que certains à droite ne renieraient pas, à cette différence près que le Front National en fait porter la responsabilité à Jacques Chirac : « la fin de la conscription (février 1996) sonne le glas de la défense française ». Rien ne va plus dans les armées et les auteurs de dénoncer les fermetures de bases, les dissolutions de régiments, la « dégradation du pouvoir d'achat des militaires », le « démantèlement de notre industrie d'armement ». Conclusion : la France est désarmée. Quels remèdes ?. Paradoxalement, ceux qui pourfendent le « Nouvel Ordre Mondial » veulent appliquer à la défense, les recettes de la droite républicaine américaine et prônent un nouvel isolationnisme. Il s'agit de reconstituer la Défense Opérationnelle du Territoire (D. O. T.), comme si, de nouveau, l'ennemi était aux frontières (ou dans les frontières¿), de refuser de participer aux opérations de l'O. T. A. N et de retirer la France de l'Eurocorps . Dans une vision néo-gaullienne, le Front National veut doter la France d'une « défense nationale indépendante » et n'entend pas lésiner sur les moyens : * Augmentation du budget de la Défense à hauteur de 4 % du P. I. B., soit l'équivalent de 60,85 milliards d'euros (400 milliards de Francs). Le budget 2004 est de 32,4 milliards d'euros (hors pensions). * Reconstitution du site de missiles nucléaires du plateau d'Albion (contre les menaces du Sud !), démantelé depuis 1998. * Création d'une garde nationale, d'une cinquantaine de demi-brigades, composée de volontaires. Une des fonctions sera bien entendu de participer au maintien de l'ordre, en renfort de la gendarmerie. L'ennemi intérieur n'est jamais très loin. Le Front National ne nous explique pas d'ailleurs comment il trouvera ces 200 000 volontaires. * Développement d'une « forte capacité d'intervention extérieure ». Le Front National ne lésine pas sur les moyens, puisqu'il réclame en permanence 2 groupes aéronavals en état de prendre la mer (ce qui implique 3 voire 4 porte-avions, 5 sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (soit 7 à 8), une dizaine de sous-marins nucléaires d'attaques, etc¿ L'aviation doit disposer de 400 appareils en ligne et l'armée de terre de 200 000 hommes opérationnels. Mais attention, les femmes ne devront plus représenter que 5 % des effectifs totaux !. IV ¿ Une vision ultra-libérale et néo-protectionniste de l'économie L'économie et la fiscalité « Par son interventionnisme, toujours et partout où il en a usé, l'Etat a stérilisé les initiatives, s'est surchargé de fonctionnaires, a augmenté démesurément les dépenses et les impôts, réduit la production, dilapidé de grandes sommes de richesse privée, restreint la liberté individuelle, devenant de la sorte un lourd et insupportable ennemi de la Nation, rejeté par nos compatriotes. C'est alors que la fuite en avant dans l'ultra-libre échangisme mondialiste se présente comme une « solution à cet étatisme écrasant ». Nous avons là le fondement de tout le programme économique du Front National, qui mélange l'ultra-libéralisme, en voulant effectivement réduire l'Etat à ses fonctions régaliennes, et une volonté protectionniste. C'est l'affirmation du « produire français » qui ouvre cette partie du programme. Le libre-échangisme « détruit » et l'Etat « spolie » : « (¿), il y a une profonde filiation entre l'étatisme et le libre-échangisme : chacun se nourrit l'un l'autre en une ténébreuse alliance. Chacun veut construire un homme nouveau en l'insérant dans des relations économiques artificielles qui le coupent de ses solidarités naturelles ». Il en découle toute une série de propositions qu'il faut lire ensemble : * un « protectionnisme raisonné » avec l'abandon de l'Euro, la surtaxe des produits étrangers, avec « des contingents d'importation » à certains types de produits et de biens, la reconquête du marché intérieur mais l'aide aux entreprises françaises sur les marchés extérieurs ; * le « Pacte fiscal pour la prospérité française » ( !) passe par la réduction des dépenses publiques de 11,5 milliards d'Euros par an sur dix ans, la suppression progressive de l'impôt sur le revenu, la suppression des droits de succession au sein de la famille, la suppression progressive de la C. S. G. et du C. R. D. S., la réduction de l'impôt sur les P. M. E. et P. M. I., l'instauration du quotient familial pour les cotisations sociales de prévoyance, la suppression de l'I. S. F. Il est à noter que la seule recette proposée est la mise en place d'un impôt sur les mouvements spéculatifs de capitaux qui est dit compenser la suppression de l'impôt de solidarité. Ce qui frappe évidemment dans ces propositions, c'est d'abord l'irréalisme. Le Front National fait comme si l'économie française pouvait être autarcique et ne dépendait pas aujourd'hui de son intégration dans le monde. Le Front National cherche dans son programme à minimiser les chiffres. Mais, il est admis, dans toutes les statistiques, qu'un emploi industriel sur quatre dépend d'entreprises étrangères. C'est en fait, une destruction des emplois qui suivrait l'application éventuelle d'un tel programme !. La sortie de l'Union Européenne serait encoreplus catastrophique, la grande majorité de nos échanges se font à l'intérieur de l¿Union Européenne. Les délocalisations abusives doivent être combattues ¿ mais, l'essentiel ne pourra que passer par une harmonisation du droit européen. La vérité de la politique du Front National s'éprouve dans les propositions fiscales. La suppression des deux seuls prélèvements fiscaux progressifs (l'I. R. P. P. et l'I. S. F.) et, encore, la C. S. G. et le C. R. D. S. montre une volonté d'alléger et, à terme, de supprimer la fiscalité progressive pour privilégier les ménages dans les situations les plus favorables. C'est la solidarité qui est évidemment visée. Le programme parle d'ailleurs de « l'illusion et de la nocivité de la redistribution fiscale ». Le Front National prétend favoriser « les classes moyennes ». Mais, le texte même du programme rappelle que ce sont 20 % des contribuables qui acquittent 8 % de l'impôt sur le revenu. Si l'on ajoute la suppression des droits de succession au sein de la famille, il s'agit bien d'annuler tout principe redistributif entre les générations. C'est une société figée dans ses inégalités que nous dessine le Front National. La puissance publique serait privée de tout moyen de redistribution. C'est le but !. Le protectionnisme étant censé répondre aux besoins des Français¿ L'entreprise et l'agriculture Le rapprochement de ces deux thèmes n'est pas le fruit de notre volonté, il est celui qu'opère le Front National dans son programme. Car, il s'agit de refonder la société sur l'entreprise familiale, l'entreprise industrielle et commerciale comme l'entreprise agricole : « Avec la famille, l'entreprise à taille humaine est la seule structure élémentaire autour de laquelle puisse s'organiser d'une manière solide et durable la résistance à la marée montante du mondialisme. C'est la synergie famille-entreprise qui peut stabiliser l'équilibre de la société française, lui procurer le lest dont l'absence la livre à toutes les influences destructrices et favoriser la paix sociale : rien n'est acquis sans la réconciliation autour du travail quotidien. L'entreprise doit donc supporter une fiscalité modérée (¿) ». Il est passablement fascinant de voir que toute l'idéologie du Front National n'est que la continuation de la vision pétainiste de la France : l'enracinement dans le sol (« la terre, elle ne ment pas »), le capital national contre le capital apatride, la Chartre du travail imposant la paix sociale, etc¿ Tout se trouve dans les pages de ce programme. L'¿uvre de tous les gouvernements depuis 1945 aurait conspiré à la destruction de l'entreprise familiale : « depuis près d'un demi-siècle, la plupart des mesures relatives à une entreprise française ont été prises sous l'influence de « l'économie administrative » et de la dérive libre-échangiste » ou encore « tous les gouvernants français, leurs ministres de l'agriculture successifs, de Pisani à Glavany, de Chirac à Rocard, de Cresson à Soisson, portent la responsabilité de la ruine de l'agriculture française dont ils ont signé à Bruxelles la mort programmée », etc¿ On pourrait évidemment s'arrêter là dans le commentaire. L'aspect réactionnaire saute aux yeux. Il y a un tel déni de la réalité du monde économique que la régression de toute l'économie française, industrielle, commerciale, serait inévitablement programmée. Mais, il faut quand même souligner les principales contradictions que recèle ce programme. Il s'agit ainsi de soutenir les entreprises exportatrices pour « conquérir de nouveaux marchés », mais, il faut limiter les importations. « Une grande Nation comme la France se doit d'assurer, elle-même, l'alimentation de ses habitants en ne recourant qu'avec parcimonie à des approvisionnements extérieurs ». La France se comporterait donc comme si elle était seule au monde !. Les pertes d'emploi par centaines de milliers, les pertes de marchés en Europe et dans le Monde, le repli des investissements étrangers, etc¿ tout cela n'est compté pour rien¿ Si du bout des lèvres, le Front National reconnaît que la politique agricole commune « a pu un certain temps faire illusion », il prône aujourd'hui « la renationalisation » pure et simple de la politique agricole. Bien loin de sauver l'agriculture en la coupant de ses marchés extérieurs, il l'abattrait à coup sûr, elle, qui a du une grande partie de son développement depuis 1958 à un marché européen. Les conflits qui ont parsemé la P. A. C. et qui marquent aujourd'hui les négociations internationales ne doivent pas le faire oublier. Le Front National fait reposer ses solutions pour les principales productions agricoles sur la conclusion de traités de commerce bilatéraux vis-à-vis des autres pays. C'est le retour au XIXème siècle !. Il est utile de noter également alors que précédemment le Front National annonce déjà la suppression de l¿impôt sur le revenu, la suppression de l'impôt sur les grandes fortunes, il ajoute la promesse d'une « fiscalité modérée » sur les entreprises et « la diminution des cotisations sociales ». Le tour de passe-passe ne peut tromper que ceux qui le veulent bien¿ Priver l'Etat de tout moyen économique et social d'intervention est une rêverie réactionnaire qui ne laisse présager qu'une Société dictatoriale ou anarchique¿ Il est vrai que l'essentiel des propositions économiques du Front National est consacré au développement d'un « capital productif, personnalisé et localisé », la « Société de personnes à qualification reconnue » (S. P. Q. R. ¿ on apprécie l'allusion romaine¿) « commode et souple pour les chefs d'entreprise, attractive pour les apporteurs personnels de capitaux, le chef d'entreprise, lui-même, sa famille, ses proches, et d'éventuels apports extérieurs, tout en offrant les meilleures garanties aux tiers ». On se demande bien lesquelles¿ Car, il s'agit de réorganiser la Société autour du pouvoir du seul capital, petit et moyen il est vrai ¿ ce qui permet au programme frontiste de tonner contre « le grand capital »., ce qui est sa touche dite sociale. Mais, on n'a jamais su que le pouvoir du petit capital était doux aux salariés, surtout lorsqu'on propose par ailleurs de créer « des syndicats, réellement libres, regroupés en organisations professionnelles paritaires de branche ». Ce qui veut dire concrètement la suppression des syndicats de salariés pour revenir au régime de la Chartre du travail paritaire entre patronat et syndicats. Ce n'est pas S. P. Q. R. mais C. Q. F. D¿ V ¿ La démagogie sociale L'emploi, le social, la santé Le programme social du Front National présente un mélange de propositions ultra-libérales ¿ pour tout ce qui concerne la protection sociale et le droit du travail ¿ et de propositions très conservatrices pour tout ce qui concerne les libertés individuelles. On retrouve, en effet, ses deux ennemis idéologiques, l'individualisme libéral et la solidarité sociale : « jamais sans doute, notre Société n'a été en proie à un individualisme aussi brutal » qui s'écharne à détruire le lien social » ou encore, « la première dérive de notre système de santé est celle de sa socialisation ». Les causes du chômage pour les lepénistes sont moins à rechercher dans « les évolutions économiques et techniques » que dans « l'immigration massive et non contrôlée », le « libre-échangisme », le « fiscalisme et le poids des prélèvements obligatoires », « le maquis réglementaire auquel doivent faire face les entrepreneurs », « l'inadaptation de la formation professionnelle aux besoins des entreprises ». Les principales propositions tiennent dans « l'instauration de la préférence nationale pour l'emploi » la « libération du salaire des charges sociales », donnant le choix aux salariés de cotiser pour assurer leur protection. Le « revenu parental d'éducation » pour « permettre » aux femmes de retourner au foyer, la « privatisation du système de santé » qui est devenu « un système redistributif », le remplacement du R. M. I. par une allocation personnalisée » liée à l'insertion obligatoire ainsi qu'à la condition familiale. Il va sans dire que le Front National propose l'abrogation des lois sur les 35 heures. Ces propositions « sociales » s'avèreraient fortement défavorables à celles et ceux qu'elles prétendent défendre. Le programme social du Front National est, en fait, antisocial et antiéconomique. Tout cela demande une réfutation concrète. La « préférence nationale » est fondée sur l'affirmation que les immigrés occupent les emplois des Français. Or, cela est faux. Car, ils occupent pour l'essentiel des emplois peu qualifiés, qui correspondent à des professions délaissées par les Français. Il suffit d'évoquer les entreprises du bâtiment, souvent en pénurie de main-d'¿uvre, et qui connaîtraient une crise véritable s'il n'y avait pas d'immigrés. Tout cela est donc faux et évidemment dangereux. Car le racisme social que porte le Front National désolidariserait le reste de la société des travailleurs étrangers dont elle a de fait besoin. Inutile d'ajouter qu'une telle mesure serait économiquement désavantageuse pour l'économie française. L'idée que les salariés ne toucheraient qu'un salaire direct et que le travail serait ainsi « revalorisé » conduirait à des difficultés majeures. Tout d'abord, elle laisserait l'individu, seul, devant la question de la protection sociale, privé des formes de solidarité qui sont nécessaires à la protection sociale. Les salariés, les moins favorisés, seraient abandonnés à la gestion solitaire de leur protection sociale. Les inégalités en sortiraient grandies. La privatisation du système de protection sociale favoriserait les salariés les mieux rémunérés, plus « intéressants » pour les assurances privées et délaisserait les salariés des catégories populaires dont les capacités de contribution sont inférieures. Ce serait la fin de la solidarité entre les citoyens et le déclassement définitif des plus défavorisés. Le démantèlement du système du R. M. I., au profit d'une allocation liée au cadre familial, aboutirait implicitement à une forte diminution des aides aux plus démunis. En effet, les titulaires des aides sociales sont souvent des personnes isolées, dont l'esseulement contribue à aggraver leur situation. Il est inutile également d'insister sur le fait que rien n'est dit sur le financement de la protection sociale, dont on connaît l'importance, alors même que le programme lepéniste prévoit des allègements massifs de charges sociales et de nouvelles allocations familiales (le revenu parental, l'allocation de solidarité personnalisée, etc¿). La fantasmagorie financière atteint ici des sommets¿ Pour achever de caractériser ce programme, il suffit de revenir sur la proposition du « revenu parental », accompagnée d'un « statut de la mère de famille ». C'est une vieille idée de l'extrême-droite française, renvoyer les femmes au foyer¿ Cela revient à nier une évolution majeure de société concernant le statut de la femme. La famille est aussi une réalité en mutation. Elle continue d'être une structure majeure de la vie sociale, mais elle a changé de formes. Enfin, la corrélation entre le chômage (le prétexte) et les emplois féminins n'est pas prouvé, les femmes occupant, en grande majorité, des postes créés par l'évolution du travail. La politique prônée par le Front National irait ainsi contre les droits et les désirs de plus de la moitié de la population. Au lieu de rendre le travail des femmes plus difficiles, il faut rendre, au contraire, de plus en plus compatibles, la vie familiale et la vie professionnelle. VI ¿ Une vision étroitement nationaliste de la culture Il n'est pas étonnant que le Front National achève son programme par la politique culturelle. Elle a, en effet, une place éminente « dans le carré diabolique de la destruction de la France, menée par les politiciens de l'établissement ». A « l'extinction biologique » de la France, « la submersion migratoire », « la disparition de la Nation », s'ajoute le quatrième côté, le « génocide culturel ». Le Front National fait partir « l'entreprise de liquidation de nos racines », de la « culture Malraux » aboutissant à la « culture Lang » qui « refuse toute idée du beau, toute hiérarchie, toute profession de l'activité artistique à élever l'âme et l'esprit ! ». Le principe de ce qui devrait être une politique culturelle pour le Front National est simple : « Le rôle du politique sera donc de faire respecter et conforter l'identité culturelle de la Nation. » Pour cela, les Lepénistes plaident pour la suppression du Ministère de la Culture, remplacé par un Ministère des Beaux-Arts. Le programme prévoit de réserver les subventions publiques « aux créations artistiques qui respectent notre identité nationale comme les valeurs de notre civilisation ». Les financements de fonds ou d'établissement « inutiles » seraient supprimés. Parmi ces derniers, il cite particulièrement les fonds régionaux d'art contemporain (F. R. A. C.). » Le patrimoine reste la principale préoccupation du parti d'extrême-droite. Les héritiers de demeures historiques devraient bénéficier d'une législation fiscale favorable. Le Front National veut développer, en effet, le mécénat privé, en réformant le régime fiscal des fondations. Un Conseil de défense de la langue française serait créé « pour s'opposer au jargon et au franglais qui envahissent notre langue » et des sanctions seraient renforcées pour atteintes délibérées à la langue française ». Pour ce qui est du théâtre, le Front National, à sa manière, vise « la fin du sectarisme ». Il propose, entre autres, la révision complète de la programmation du festival d'Avignon : « la caution de « bonne tenue intellectuelle » est invariablement assurée par les staliniens, les tenants de l'absurde et les nihilistes de service, tels Brecht, Kafka ou Beckett (¿). On ne peut se satisfaire d'un théâtre qui, sur le plan moral et politique, ne se préoccupe que de racisme, de colonialisme (Aimé Césaire), de nazisme (Thomas Bernhardt), de fascisme (Antonio Tabucchi ». Le Front National préconise d'autres écrivains comme Paul Morand ou le poète Saint-Pol Roux, ou quelques auteurs dramatiques moins connus : André Josset, Jean Yole, Tanguy Malemanche. Michel Vinaver est le seul auteur vivant, recommandé par le programme du Front National. La promotion de « toutes les bonnes musiques » est encouragée notamment par l'apprentissage du chant choral et l'opérette. En revanche, il refuse au rap et à la techno, le statut d' « expressions musicales », et leur dénie naturellement tout soutien public. Le système de l'avance sur les recettes pour le cinéma devrait être réformé. La « discrimination culturelle » proposée par le Front National est une négation des formes contemporaines de l'art et des expressions artistiques. Dans tout système démocratique, l'art peut être promu et aidé par l'Etat, mais la production et les ¿uvres ne peuvent pas être le résultat d'un programme idéologique précis. Le Front National propose surtout de défendre un art officiel, tout en prétendant le contraire, qui aurait pour fonction de préserver les traditions. La conception que le Front National se fait de la culture est ainsi une conception tournée vers le passé, le folklore et les traditions, qu'il faut savoir défendre, certes. Mais, en oubliant la dimension avant-gardiste de l'art, il oublie volontairement l'un des moyens par lesquels la France a pu avoir un réel prestige international, car toutes les grandes écoles artistiques passées ont été, en leur temps, des avant-gardes¿ La remise en cause de l'avance sur recettes pour le cinéma aurait pour conséquence de rendre plus difficile la survie du cinéma français. Il privilégierait inévitablement, par contraste, les formes les plus commerciales du cinéma. En particulier, étant donné l'environnement concurrentiel qui existe, il aurait pour effet de privilégier les productions les plus proches du modèle commercial américain de cinéma. Etrange façon de promouvoir la culture française¿ alors que le Front National dénonce, par ailleurs, l'américanisation de la culture¿ Combattre le Front National Le combat contre le Front National doit être idéologique, mais pas seulement. Sur l'essentiel, même s'il faut rappeler que le Front National est raciste, il faut savoir que l'état de désespoir de certains milieux les rend de plus en plus insensibles à l'argument « moral ». Pour mieux contrer le Front National, il faut également savoir méthodiquement exploiter les failles, très nombreuses , de son programme. Il est clair que le Front National tente d'adopter, actuellement, une stratégie de respectabilité, en adoucissant son discours et en présentant une version aseptisée de ses idées. Mais, il ne faut pas confondre les habiletés de la communication politique avec la logique profonde des positions politiques. Elles n'ont pas changé. Elles sont même structurées par une très ancienne pensée, celle de la droite réactionnaire depuis plus de deux siècles¿ Cela peut-être démontré concrètement point par point. xris :blush:
  3. 10 raisons de les sanctionner ! UMP-PS : de mal en pis¿ ! 1 ¿ EMPLOi 2 ¿ iNSécUrité 3 ¿ iMPôtS 4 ¿ POUvOir d'achat 8 ¿ iMMigratiON 6 ¿ diScriMiNatiON POSitivE 7 ¿ LOgEMENt 5 ¿ rEtraitéS 9 ¿ traNSPOrtS 10 ¿ SaNté Le gouvernement ment lorsqu'il affirme que la crise est derrière nous. En 2010, 1 million de chômeurs supplémentaires arriveront en fin de droits. C'est donc 5 millions de chômeurs que comptera notre pays et l'hémorragie n'est pas terminée. L'ouverture totale des frontières crée une concurrence déloyale envers nos produits, les délocalisations se poursuivent inexorablement et les salaires des Français stagnent dramatiquement. Un échec total, voilà le bilan de Nicolas Sarkozy en matière de lutte contre l'insécurité alors qu'il est pourtant en charge de ce dossier depuis 8 ans (5 ans comme ministre de l'Intérieur, 3 ans comme Président). Augmentation continue des agressions aux personnes (+ 5,75 % de vols avec violence cette année !), explosion des braquages de petits commerçants (les buralistes étant particulièrement touchés), émeutes en toute occasion. Aujourd'hui les campagnes ne sont plus préservées et servent, au contraire, de terrain de chasse aux délinquants qui ¿uvrent en toute impunité. 21 taxes ! Nicolas Sarkozy a créé depuis son élection 21 taxes nouvelles, lui qui promettait de ne pas augmenter les impôts. La dernière, la taxe carbone, taxe aussi injuste qu'inefficace, touchera en premier lieu les habitants des campagnes. Quant à la Région, malgré la situation dif- ficile de beaucoup de Provençaux, Alpins et Azuréens, elle n'a pas hésité à augmenter les impôts de 95% en douze ans. Des salaires volontairement maintenus au plus bas, un euro qui a entraîné une hausse spectaculaire des prix, beaucoup d'entre vous ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois. Quant aux aides, si certains en bénéfi- cient, d'autres, les plus nombreux, n'en Loin de tenir ses promesses et avec l'accord des partis de gauche, Nicolas Sarkozy a continué inexorablement à maintenir toutes grandes les portes de l'immigration, encouragé par les grands patrons pour peser à la baisse sur les salaires. Déséquilibre de nos budgets sociaux, fragilisation de l'école, insécurité, communautarisme, revendications religieuses incessantes en sont les conséquences les plus visibles. Nos gouvernants n'arrivent plus à faire respecter notre peuple, nos lois, nos coutumes, nos m¿urs, nos valeurs. L'Etat a imposé partout la discrimination positive à caractère ethnique. Ainsi, des privilèges et des passe-droits sont aujourd'hui accordés à certaines populations, en fonction de leur origine étrangère, dans les administrations, les grandes écoles, les grandes entreprises, en violation totale du principe d'égalité républicaine. Est-il normal que vous ou vos enfants soyez défavorisés dans votre propre pays ? Jugez-en ! M. Agon, Président de L'Oréal (Le Monde, 13 juillet 2007) : « Aujourd'hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d'origine étrangère, il a plus de chance d'être recruté que celui qui porte un prénom français »¿ (sic !) En matière de logement, la préférence étrangère est depuis longtemps appliquée. Du coup, les délais d'attente pour Niveau de retraite indigne, manque de logements sociaux et de structures pour personnes âgées, franchises médicales, déremboursement des médicaments, les retraités sont les grands oubliés des politiques nationales et régionales. Le niveau d'humanité d'un pays se mesure à la façon dont il traite ses retraités. Le constat français est à ce point de vue désolant. Le déficit des caisses de retraite sera de 25 MMe 2010 ! 600 000 retraités ne disposent que du minimum vieillesse (630 ¿ par mois pour une personne seule). Le gouvernement incapable de résoudre le problème du financement des retraites fait passer les retraités qui ont cotisé toute leur vie pour des privilégiés. Il veut diminuer le montant des retraites au nom d'une prétendue solidarité nationale. Au moment où il faudrait développer les petites liaisons, par bus notamment, pour désenclaver les campagnes et permettre une plus grande visibilité, nos gouvernants suppriment des liaisons ferroviaires¿ et réduisent l'offre de transport ! Parallèlement, une véritable chasse à l'automobiliste sous l'impulsion des « Talibans verts » a été engagée, qui fait de lui « la vache à lait » de la République. Dans la course permanente à la « rentabilité », et la mise en place d'une « générosité » mondiale, les pouvoirs publics sacrifient notre système de santé. Fermetures de maternités, de structures de santé de proximité, coupes budgétaires pour les hôpitaux, le niveau des soins se dégrade et s'accompagne d'une augmentation des coûts insupportable pour beaucoup. Demain, ça n'est pas d'une carte vitale dont nous aurons besoin pour nous faire soigner, mais d'une carte bleue ! voient jamais la couleur. La précarité s'étend et touche maintenant autant les personnes âgées, les jeunes, les familles, notamment monoparentales, que les travailleurs. accéder à un logement social sont parfois aujourd'hui de 4 à 5 ans dans la Région. Les familles s'entassent, les jeunes et étudiants ne trouvent plus à se loger ou à des prix inabordables et l'accession à la propriété est devenue pour beaucoup un rêve inaccessible particulièrement pour les jeunes couples. Dans ce domaine aussi l'échec de l'UMPS est cruel. Voila ,FN c'est le programme pour la région paca tu peux aussi dire que ce n'est pas vrai, ou serait ta crédibilité???? ce programme est clair, ses projets tout aussi. xris :blush:
  4. Ce programme est un retour de 40 ans en arrière, une remise en cause non affirmée de l'égalité Homme/femme, une remise en cause de la laicité sous couvert de liberté religieuse, une remise en cause des acquis sociaux sous couvert de préférence nationale? comment prétendre regarder l'avenir quant c'est de manière évidente le passé qui est l'inspiration et le moteur???? A l'évidence, nos concitoyens ne veulent pas une remise en cause de ce pour quoi nos anciens se sont battus, le croire, c'est se priver de pouvoir un jour diriger. xris :blush:
  5. "Lucides..idéologie...2nde guerre mondiale...en tant que membre FN, j'aurais plus d'arguments que toi contre mon propre parti" :blush: . je te prends au mot, vas y???? xris
  6. Baby Forumeur * Messages : 9 Inscrit : Aujourd'hui à 02h19 fr Non, biensûr il n'y a plus grand monde pour croire que l'humouriste Dieudonné ou des types comme Soral, entre autres, sont victimes de censure, non , tout va bien, dans le meilleur des mondes à ce point de vue là, c'est le monde de oui-oui. Tu l'as dit . plus personne ne les croit. xris :blush:
  7. On touche au sublime dans la mauvaise foi, si un seul propos d'ici( à part celui de tes amis droitistes extrèmes) serait posté sur forum nationaliste, je crois que ce que tu as comme réponses, c'est la roupie de sansonnet, à coté de ce que pourrait subir un forumeur de ce forum. Tu es à coté de la plaque dans ta dernière réponse. désolé et te faire passer pour victime, il y en a pas beaucoup pour te croire.faudra éssayer autre chose. xris. :blush:
  8. N'y a 'til pas une seule bible et plusieurs courants chrétiens différents(catholiques, protestant adventistes, reborn, mormons, pentecotistes, etc...) quelle pertinence a ce propos????? xris :blush:
  9. Tiens comme c'est bizarre, on joue les victimes maintenant, rien que du classique quoi; faudrait peut être avoir un peu plus d'imagination ???? Ca fait des lustres que vous vous présenter comme victime de censure, il n'y a plus grand monde pour vous croire, tu connais l'histoire de Pierrot et le loup????, c'est pas parce que les frontistes( au fait sais tu que ce nom front nationnal fut inventé par le parti comuniste en 1941 comme organe de résistance alors que 98% des mouvements d'extrème droite étaient collaborationnistes et étaient littéralement subjugué par l'ordre nazi, ) ont décidé de lancer une offensive sur le net que cela donne du poids à ce que vous avancez. Plus vous le ferez et plus, les gens censés seront lucides quant à votre idéologie. Des gens intelligents, il y en a beaucoup plus que vous ne semblez le voir. Heureusement. Continuez à remuer la m....e cela de toutes façons vous dessert. xris :blush:
  10. Alibaba je ne conçois pas de discuter dans la mauvaise foi.Peut être toi cela ne te dérange pas mais ce nela ne m'intérrèsse nullement. Je n'ai à aucun moment critiquer une religion quelconque donc ta phrase tombe à l'eau et se perd dans les méandres de la fange que tu remues. xris :blush:
  11. Merci je te renvois la même remarque, il est toujours intérréssant de discuter avec des personnes de qualité.

  12. je crois au vu des nombreux post de cette personne qu'il ne comprendra jamais, c'est une perte de temps que de lui expliquer. xris :blush:
  13. je ne sais pas si tu es patron ou un troll, en l'occurence, nous ne parlons pas d'étrangers mais de citoyens français de couleur différente, ce qui n'est absolumment pas la même chose. la loi est la loi, on se doit de l'appliquer. POint barre. Q'u'un patron remette la loi en cause est intérréssant, cela veut dire qu'il est prêt à la contourner si cela lui en prend l'envie. Les citoyens lambdas eux n'ont pas le choix mais apparamment dans l'esprit de ce monsieur, dés que le statut social le permet, il n'y a aucun problème. xris :blush:
  14. Oui bien sûr comme ce fut le front populaire le responsable de la montée du nazisme, trop fort dans le genre fake. Cela dit ta réponse est largement aussi vide de sens que celle que tu critiques. En quoi un votant populo-excrémiste a plus de qualité qu'un votant de gauche???? précises un peu plus ce qui parait ressembler à une ébauche d'une pensée????? xris :blush:
  15. Exact mais même dans ce cas, c'est effectivement une trés grande victoire du FN, peut être la seule qu'il aura jamais. faire moins de 18% au second tour, il y a vraiment de quoi être fier surtout avec le battage médiatique sur l'insécurité qui a orchestré les actualités sur tous les médias. Bref même ça ,c'est plus que pathétique. Moi, c'est à toi que je parle, si tu ne veux pas dialoguer alors ne viens pas sur des forums. xris combien font les partis démocratiques dans leur ensemble face aux populos????? tu n'as pas répondu. :blush:
  16. Ah Ouiiiiii 12 % au second tour de 2002 est un score écrasant en effet. pitoyable. le haut score des dernières régionnales est explicable par l'abstention parce que les militants Fn eux sont toujours mobilisés. xris :blush: de plus si tu ajoutes le score des partis démocratique et compare à ceux des populo-excrémistes, là la différence saute aux yeux. a bon entendeur
  17. Tu peux me rappeler le score du FN au 2 eme tour de 2002????? juste pour rire xris :blush:
  18. Ouais, de façon évidente certains sont perdus depuis trés trés longtemps et ne savent plus ou se raccrocher. xris :blush:
  19. Il est évident que l'islam est TON gros problème, nuance. xris fake un jour, fake toujours. :blush:
  20. je ne l'ai pas pris pour moi mais te fais simplement remarquer :blush: que ce n'est pas ce qui est dit. xris
  21. Lis ce qui est écrit car ce n'est pas ce qui est dit. xris :blush:
  22. "Il n'est en aucun cas question de racisme dans mon texte, mais uniquement de constatation, sur l'automatisme des pensées et les préjugés qu'auront certaines personnes des qu'il sera question de nationalité". " Le racisme pour moi tel que j'ai eu à le vivre, c'est refuser tout simplement que tout être vivant qui ne soit pas de la nationalité du pays d 'ou l'on se revendique, n'est pas le droit de vie ni de vivre. Les racistes, les vrais le penseront tout autant des immigrer, que des citoyens des autres pays. C'est de la haine à l'état pure envers tout ce qui n'est pas "français pur souche, portugais pur souche, espagnole pur souche, algérien pur souche etc....". je suis d'accord avec tes propos. De penser en terme de souche place le locuteur en se différenciant des autres, en mettant une différence de qualité, il est là pour marquer un fossé supposé entre ceux qui sont dans un pays depuis plusieurs générations( il faudrait que ceux qui utilise ce terme le définisse tellement il est vague et imprécis) en opposition à ceux qui seraient là depuis moins de générations( là encore ce serait à définir).Ce que je constate ici comme ailleurs c'est que le racisme aime à se complaire dans l'imprécision, la manipulation des faits et les raccourcis faciles. Que quant on demande des précisions historiques ou sociales qui justifierait cette haine, il n'y a rien, que des ragots, des rumeurs et des amalgames en tout genre. les préjugés sont la pierre angulaire de la discrimination et aussi du racisme, tu le dis toi même. je dis la même chose que toi avec des mots différents. xris :blush:
  23. Alcina as tu lu??? je ne dis en aucun cas que tu es raciste mais que ces stéréotypes le sont. De plus lis en entier et tu verras que je suis un homme et qu'à aucun moment, je ne me suis réclamé de souche(je te défie de trouver ce terme dans mes interventions car il ne veut strictement rien dire) donc je veux bien qu'on discute mais sur ce que j'ai dit et pas sur ce que tu interprètes. a bon entendeur xris :blush:
  24. Portugais = Maçon, travail au noir, femme de ménage Italien = maçon (quand ils sont arrivés), pizzaiolo, mafia, les femmes ont les voit pas travailler on dit les mama. Chinois = restauration, couture, travail au noir (en plus on mélange tout même si il est vietnamien on dira quand même chinois) si on disait des Belges qu'ils sont Français et des Français qu'ils sont Belge, ça ne plairait surement pas. Arabe = on ne leur attribue aucun métier en particulier, non, on voit beaucoup les mots voleurs, dealers et des assistés revenir régulièrement (idem aucune distinction sur leur pays d'origine) Noir = pareil que pour les arabes. Turc = restaurant Kebbab, couture, drogue Etc..... ceci sont des stéréotypes sans aucune réalité, il s'agit dans ce cas précis de racisme( je ne dis pas que tu l'es mais que ces mots le sont dans ce contexte), car on donne à une population des qualités ou défauts intrinsèques sans prendre en compte la différence individuelle. tant que ce type de discours aura lieu, la discrimination et le racisme auront de beaux jours devant eux. Il y aura toujours des personnes qui se présenteront comme "libres " du politiquement correct pour dire que" ces stéréotypes sont une vérité. ces gens là se basent sur l'ignorance pour éssayer de gagner les esprits xris :blush:
  25. A ta première phrase ,je dirais que c'est parce qu'ils se font plus attrapé que les autres. Egalement, c'est parce que ces personnes vivent dans des ghettos qu'ils sont plus exposés à la délinquance.Il faudrait lire un peu de sociologie pour comprendre que les conditions de vie, l'environement social, les situations familiales, le taux de chomage 2 à 3 fois plus élevé que les habitants des zones pavillonaires et rurales. Tous ces paramètres sont à prendre en cause pour une vraie analyse de ce qui pousse ces jeunes à commettre des délits. Je ne les excuse pas mais sur des gens fragilisés, ces paramètres ont plus d'impact que sur des populations moins exposées. Bien sûr que c'est ce qu'il dit ou alors nous parlons de 2 zemmour différents Bien, ta dernière phrase est un démenti à ta première, ce n'est pas parce qu'ils sont noirs ou arabes mais parce qu'ils ont commis un délit. On ne peut alors pas décemment dire que ce sont les noirs ou les arabes qui sont des traffiquants chez nous mais que certains parmi eux le sont. Tout comme, il y en a chez les"bons français" xris :blush: je constate un silence pesant sur les délits d'initiés et autres, sur le traffic d'armes et le grand banditisme. ne focaliserions nous pas sur une partie et non sur le tout?????
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