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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 07/06/2020 dans Billets
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Adieu l’espace et ses confins, Je squatte le canap’ et ses couffins. Si je reste couché c’est, qu’in fine, Dans mon appart, je suis confiné. J’ai pas de copine, je suis infidèle, je trompe l’ennuie. Toujours en pyj’, même en journée je vis la nuit. Le bout du rouleau, moi je m’en tape j’ai du PQ pour toute l’année. Mais je suis sympa, si t’as du shit j’ai peut-être des feuilles à te dépanner. Mais si t’as rien, t’es dans la merde et je m’en lave les mains. Garde tes distances, la visioconférence c’est plus humain. Je suis isolé et sans amour, mais j’ai Youporn, je m’en bat les couilles. Geste barrière, c’est quand on peut pas se voir qu’on se serre les coudes. Je paie sans contact, j’ai pas d’écran tactile, je suis pas câlin. Mais j’ai changé depuis qu’on mange du pangolin. Je rêve de bises, de poignées de mains, de faire l’amour sans porter de masques. Je veux revoir des prises de catch, des prises de tête, pas de prises de casques. Je traine sur twitter et sur tik tok, en quête d’amis. Je suis tellement seul, je parle aux voisins, j’appelle mamie. Sur l’alcool je lève le pied, y a que sur le net que je lève mon verre. Me laissez pas seul pour l’apéro, venez on s’accorde un plaisir solidaire. Être seul ça saoule, c’est pas facile, je regrette mon ex. Et si ça se trouve c’est elle qui me manque, pas juste son sexe. C’est vrai qu’elle en branlait pas une, où en tout cas jamais la mienne, Mais si elle me laisse tremper la plume, promis j’en fais ma cheffe indienne. A part moi-même dans ma chambre, plus rien ne tourne rond. Je voulais glander quand je bossais, maintenant je rêve de réunion ! Depuis mes premiers pas, j’ai plus jamais marché Mais je vais courir tous les jours pour une bouffée d’air pollué. Nique le canap’ et ses couffins, Je pars vers l’espace et ses confins. Si jamais je reste confiné Je serai sportif, sociable, travailleur et romantique ! Je préfère rester un con fini.4 points
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Perdue dans les tempêtes Assaillie par les nuages, Quand le ciel joue de la trompette C’est qu’a éclaté l’orage. Alors je file comme l’éclair Pour semer les cris du vent, Je traverse mille et un déserts En quête d’un océan. Mais au milieu des éruptions Du firmament qui se déchire, Soudain j’entre en collision Avec le mur de mes souvenirs. Couchée au sol, je me sens sale Quand me saisissent de vieilles peines. Lierres du passé, racines du mal Soudain s’agrippent et m’enchainent. Et je me bats, je me débats, je me débine, Je me dis bien que si je dévale Je me défais de ta bobine, Ça me débecte, ça me déprime et je déballe De vieux pinceaux Comme si c’était baguette magique. Je tire un trait comme Picasso Qui roulerait en Renault Scenic ! Et je m’enfuis à vive allure Loin des couleurs de Guernica. Je veux des bleus, des courbatures, Du rouge sang, pas d’arnica. J’ai bien trop vu le vide en prose, Je veux toutes les douleurs sur ma palette. Et si le ciel devient morose, Je veux me perdre dans les tempêtes. Je veux me perdre dans les tempêtes. Je veux me perdre dans les tempêtes. Perdue dans les tempêtes, Je voulais pas faire trempette. J’ai pris la poudre d’escampette Pour ne pas voir que le temps pète. Je veux mourir dans tes tendresses Loin des barrières que le temps dresse, Même si je sais que le temps presse, Sans toi je meurs donc je t’en prie, Eloigne toi de l’intempérie, Si tu t’approches tu vas périr. Il faut que tu restes en périphérie, J’ai vu couler bien trop de ferrys. N’abandonnes pas sans coup férir. Je veux pas que tu partes sans même blémir. J’aime pas ce que je veux, je sais pas quoi dire. Je veux pas que tu te casses, mais si tu reviens je me tire. Je veux pas que tu te casses, mais si tu reviens je me tire. J'ai peur que tu me casses quand tu m'attires.1 point
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