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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 01/12/2019 dans Billets

  1. Personnes quelconques, vie banale, Je crois que la télé nous a banane. On restera pas dans les annales, La chance nous a fait le coup de la panne. Tu voulais vivre dans les étoiles Et en fait ta vie s’étiole. T'aurais voulu mettre les voiles Mais t'étais qu'une petite tafiole. Et comme tous les autres tu t'es rangé Loin de ces rêves qui te démangeaient. Entre picole et canapé, Tu veux juste qu'on te foute la paix. Si l’amour propre est un moustique T’as prévu le stock de citronnelle. Aucune chance qu’il ne te pique Qu’il ne t’érafle ou te cherche querelle. T’as l’air plus zen qu’un moine bouddhiste Mais t’es juste mort à l’intérieur. A vivre sa vie sans prise de risque Elle y perd toute sa saveur. Ce qui t’entoure n’a aucun goût, Ceux qui t’entourent te dégoûtent ; Balance tout à l’égout, Dégueule jusqu’à la dernière goutte. Mais t’es trop lâche pour tout lâcher, Tu mérites juste de te faire lyncher. Tu sais rien faire sauf te cacher Et pleurer tes chances gâchées. Et tu sombres tout doucement Pour ne pas prendre de décision. Et tu te places en isolement Comme si t’étais ton propre maton. La vie c'est dur, ma bite aussi. Deux points de suture, pourquoi tu cries? T'engueules les murs, t'habite ici. Tu joues sécure et tu fais l'aigri?! Serait peut-être temps de changer de disquette! Disent que tu t'uses comme une gisquette. Tise gin, suze, juste une lichette; Tchin et motiv' finit en moquette. De jolis mots plein la bouche Mais y a rien quand t'accouches. Tu fais qu'attendre les cafouilles, Toujours à faire le guet. Mais souvent quand ça bafouille En fait c'est toi qui bégaie. Tu t'imagine comme géant Qui peine à s'éveiller. Mais t'es qu'un petit con gênant Qui a bien assez veillé! Tu sais la vie ne livre pas. Tu sais pas quoi dire, ne l'ouvre pas. Tu cherches l'avenir, délivre toi. Les faux départs ça n'arrive pas.
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  2. Marnie manie la rime avec l’art et la manière. Manie sans frime, sans fard et sans que Marnie erre. L’âme marine, je veux qu’elle s’arrime, pas qu’elle rame, pas qu’elle trime ; paquet de drames braquaient sa mine, minaient son âme, masquaient la cime de ses récits, de ses récifs. Mais serre-moi, je suis réceptif ! Et si l’émoi est récessif, si dans ma joie je suis excessif, que quand tu me vois c’est déceptif, envole-toi au-dessus des ifs ! Au-dessus des lois et de Sisyphe et de ses strophes. Pour panne de cœur y a pas de greffe, et si je meurs c’est sans grief. Je suis pas lutteur comme Zangief mais si y a lueur là je m’agrafe, moi j’ai pas peur des catastrophes, des cataclysmes. Je capitalise comme Qatari, je peux soigner comme cataplasme, produire beau jeu comme Catalogne ou faire rêver comme catalogue ; catapulte sur les problèmes, t’as qu’à t’appuyer sur ma poigne. Je veux tes menottes sur mes pognes, t’écouter vivre l’ivrogne, voir tes quenottes et ta trogne. Je veux que ça tonne quand ça grogne, que ça remue et que ça cogne, je veux que ça tangue, que ça balance ! Assis séant, sur l’océan, c’est peu seyant mais sémillant que je saisi ses hanches et ma chance, que je m’élance sur la planche, que je flanche face à l’intense, que je me noie dans son regard. Barracuda, au bar accoudé, barbant comme un barbelé, qui baragouine son baratin et parasite mon plein entrain, m’a rappelé que faut parler et pas se perdre dans l’horizon. Alors ils ont raison et allons-y, foutu tison ravive les braises, souffle la brise, brise la grève que l’on se grise de plus belle ! Attise l’artiste et pas l’art triste, adieux l’arthrite ! Salut Marnie ! Je suis pas personne mais ça me chiffonne comme tu rayonnes, comme tu brilles, comme tu claironnes. Enfin bref, moi c’est Nelson.
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  3. Ce qui me tue c'est la joie. Sa logique, ses idées, sa façon de faire. Si les filles de joie sont des salopes, je ne sais plus quoi penser de la mère. Insuportable trainée qui se donne, sans faire payer, au premier des abrutis. Mais qui va se refuser, ou du moins se faire prier, pour quiconque à de l'esprit. Je veux bien comprendre, qu'étant plus simples à divertir, elle choisisse les imbéciles, pour n'avoir que moins d'efforts à fournir, parce que se donner de la peine est une chose que la joie ne peut comprendre. Mais tout de même, j'ai du mal à imaginer qu'on puisse à ce point préférer la facilité qu'on en finisse par se donner en premier lieu aux imbéciles heureux. Et voilà qu'en conséquence, je me retrouve contraint à m'abandonner dans les bras d'une autre, parce que la joie n'éprouvant qu'indifférance me laisse et se donne aux bêtement satisfaits et à la boue dans laquelle ils se vautrent. Alors, ce n'est pas si beau l'amour, quand c'est un souffle sans inspiration qui vous réchauffe l'oreille, quand c'est une caresse désespérée qui vous force à la compassion perverse, quand c'est sans joie qu'il nous faut le faire. Parce que l'amour ce n'est pas la joie et que la joie ne m'aime pas. Pas que je pense bien, mais forcé d'admettre que je suis bien là, j'en conclus que mon esprit me ferme ses bras, à celle là même qui ne m'aime pas. Et si je baise sans capote, c'est dans l'espoir vénérien d'attraper la bêtise qui m'apportera la joie. Parce que je l'aime cette salope, comme tant d'autres idiots avant moi.
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