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Pourquoi y a-t-il du droit dans nos vies ?

moch niap

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la morale et le droit ?
sont-ce des règles présentes : d'où sortent-elles ?
sont-elles éternelles = liées à la nature humaine ?

morale et droit ? est-ce un simple discours ?
est-ce une réflexion sur les faits ?
discours après les faits ou avant les faits : descriptif ou normatif ?

est-ce une dénégation de la réalité,  est-ce faire miroiter des idéaux, est-ce le désir de fuir la réalité ? est-ce le désir de modifier la réalité ?
idéaliser : rechercher autre chose, avoir une idée, m'extraire du mal et trouver le bien-être ? le fait de penser cause le bien être ...

est-ce l'irruption de l'Autre, de l'absolu, de l'universel, 
ce qui pousse à la pensée ?
l'humanité en moi qui pousse sa loi : métaphysique, humanisme.

est-ce penser pour intégrer les probèmes réels, les conflits entre les forces humaines ? quelles sont ces forces et comment les concilier ? 

est-ce une rage, une force, un besoin irréductible de juger les faits, de les intégrer dans une pensée ?
ce qui fait mal, ce qui fait plaisir. 

le discours moral, juridique : un rejet de la communauté, de la tradition, un refus de l'appel du passé, un refus des préjugés, de tout ce qui s'est solidifié et ne permet pas de résoudre les conflits. 

la morale (le droit) = un retour de la vie comme problème

alternative présente : pouvoir suivre en roue libre ou bien devoir regarder la réalité : le bon vieux passé qui se répète ou bien la méditation, la mathématisation ?

le monde qui ne tient pas fermement sous nos pas nous contraint à faire quelque chose et ainsi rétablir le bien-être. Le fondement de la morale : agir.

bien-être et stabilité ou bien panique et branle-bas de combat.

On peut essayer les belles paroles, la rhétorique : je m'adresse à l'autre et je lui fais la leçon. "Il faut faire comme ça".
discrédit de la morale : le moralisme consiste à ne pas regarder la réalité et à poser des règles au moyen d'un bouc émissaire qui ne les respecte pas, ce qui explique tout.

la morale et le droit  : rage de juger l'autre. Je maintiens la réalité hors de vue, je n'en fais pas l'épreuve. Tout est mis à distance dans les belles paroles et grâce à une mise en scène.

Il existe le bien, le mal : ce sont des absolus humains et la preuve que cela est vrai est apportée par la transgression et le châtiment des méchants.

Qui est Tartuffe ? c'est celui qui sait ce qu'est le bien et le mal  et qui ainsi peut expliquer aux autres ce qu'il faut faire ce qui lui permet de se croire du côté du bien et de se sentir justifié dans tout ce qu'i entreprend. C'est une ruse de son inconscient pour obtenir le bien être sans avoir à affronter la réalité. Il combat le bouc émissaire pour se croire pur.

Tartuffe, c'est l'ostentation de la vertu, c'est pouvoir ainsi juger de tout et de haut, pouvoir surveiller et punir et trouver le bien-être, la sécurité.

Tartuffe peut juger les autres car il a des principes, il peut parler en vérité de ce qu'il faut faire, il peut prétendre en parole à l'absolu.
Il est jouissance au dedans et ses actes manqués montrent qui il est.

Tartuffe est-il la perversion de la morale et du droit ou bien en montre-t-il le mécanisme?

Tartuffe : agir et parler afin d'éluder la morale éternelle ? 

quelle peut bien être cette morale éternelle ? Il ne peut s'agir que de ce qui ouvre chacun au monde, au nous. Cette ouverture est conditionnée par la présence là de l'autre. Ce qui est moral dans une action, c'est que quelque chose de valeur soit produit de telle sorte que le désir soit là, le sien propre, celui de l'autre à qui l'on s'adresse. Qu'est-ce qui a de la valeur ? Cela dépend des peuples. Pour tel peuple, il s'agit de faire telle action, par exemple de la philosophie. Agir moralement revient à agir en participant à l'ouverture de soi au monde, au nous. On s'ouvre au nous en agissant de telle sorte que se produise ce qui a de la valeur. Je n'agis véritablement que sous la pulsion du désir, le mien, celui de l'autre. Nous n'imposons aucun contenu au nom d'un Autre, d'une morale préexistante, abstraite.

Tartuffe : se dispenser d'agir moralement, se contenter de belles paroles, de paraitre, de condamner les autres, de se croire justifié et de s'autoriser des libertés avec la morale ? Est-ce le portrait du bourgeois ?

Le bourgeois : morale ostentatoire, jouissance déguisée, égoïsme d'autant plus libre

Le bourgeois : imposer aux peuples par le droit, une seule morale, ne pas l'appliquer à soi-même, hypocrisie, mauvaise foi, ambition débridée et justifiée par la supposée pureté du cœur, appropriation du pouvoir de surveiller et de punir.

politique et médias : fausses discussions, imposition aux peuples d'une morale pure, abstraite, ce qu'il faut dire, faire ..., dévotion ostentatoire, tartufferie .. jouissance masquée au dedans 

politique et médias : construction dynamique d'une manière cachée de réaliser ses désirs, de jouir sans en passer par la réalité vécue des autres. Les autres : des animaux à éduquer

politique et médias : haine , cruauté rentrée, libérée grâce aux boucs émissaires. La réalité vécue par les peuples est niée.

politique et médias : idéal ascétique prôné pour l'éducation des peuples (archaïques, primitifs, ignorants),
et pour pouvoir se glorifier : être l'agent de l'amélioration de l'homme, jouissance narcissique et liberté justifiée.
politique et médias : asile de l'ignorance, fuir la réalité, se croire un modèle de civilité, un germe moral dans la terrible jungle, se penser libre, se maintenir pur, grâce à la mauvaise foi, grâce la dénégation de ce que les autres doivent endurer pour que cette liberté tienne lieu de la politique et de la morale véritables (s'ils peuvent exister un jour)

politique et médias : se venger de la vie difficile avec autres, difficile car nécessitant un peu de morale, penser que la morale vaut pour les autres, impuissance au-dedans, ressentiment contre le monde méchant, contre la nature hostile qu'i faut détruire et humaniser, contre la primitivité des hommes, l'animalité des hommes qu'il faut détruire, supprimer,  surveiller, punir, calomnier … afin d'éviter l'affrontement, les autres et la terrifiante idée de démocratie.
politique et médias : détruire le mal ancré chez les autres, les sauvages, faire mal, punir, agressivité, fuite en avant et quête du bouc émissaire. Ne pas regarder. Juge de haut. : métaphysique. 

juger en permanence la vie humaine, rien de ce qui est humain qui ne soit pas jugé de haut : ne pas regarder qui sont les peuples (laisser cela aux scientifiques).

le  problème moral  : quel genre de vie avoir ? la morale dit ce qu'il faut faire et ne pas faire …….. pour ne pas rater sa vie et souffrir de cela

il y a des obligations et il y a des choix

obligations : coutumes, seconde nature, les peuples dans leur réalité.
problème moral : qui dit le droit ?
morale abstraite : seul celui qui est pur et saint connait le bien et donc le mal. Il peut être le législateur et donner aux hommes leur vraie loi.

Pour cela les hommes doivent renoncer à leur animalité, ils doivent être capables de s'opposer à eux-mêmes, ils doivent être libres vis à vis de soi, avoir une âme, être des sujets de droit qui décident de leur actes.

Chaque homme est par nature capable de négation, de choix, de s'engager, de se fixer un but, de s'attacher, de se lier : volonté pure qui ne repose que sur elle-même.

La morale abstraite introduit une rupture entre les intérêts particuliers et l'intérêt général, le but de l'homme n'est plus l'intégration dans un nous, mais la parfaite maitrise de soi, la gouvernance de soi.

Hobbes, Rousseau : comment sauver le nous, naissance du problème moderne, de la vie moderne, éduquer les peuples, inculquer le respect, la morale, la vertu. Apprendre ses leçons, apprendre qu'il fut surmonter son intérêt particulier et vouloir l'universel, agir pour le le réaliser (téléologie, but de l'humanité, ma vie a un sens)

Rousseau : l'homme est par nature aimant. Or la vie avec les autres lui fait perdre son empathie, son jugement se corrompt et il doit retrouver sa liberté native, son empathie au moyen de l'éducation.

pourquoi la réflexion des modernes sur les mœurs ? pour éduquer les hommes et sauver la liberté menacée par les peuples qui se montrent asociaux (la populace)

la morale éternelle s'insurge dès que les valeurs s'imposent par la force : mœurs, raison pratique, dialectique de l'histoire, culture, sagesse, Autre, aliénation, inconscient ..dès que l'on tente de les imposer, elles obligent à renoncer à son désir propre, à sa volonté propre, à son autonomie, à son devoir être, à son présent, à son avenir. Il ne faut jamais se soumettre à la domination, à l'absolu, à des fins autres qui ne sont que des mécanismes de protection du moi fuyant sa liberté, sa responsabilité, son présent. Comme si la volonté, le désir pouvait être nié, comme si on existait dans l'abstrait, indépendamment des peuples, du présent, des désirs réels ….

Hegel : contre les morales pures : échapatoires pour les belles âmes              

la morale pure est une idéologie combattant les moeurs : les prophètes fustigent les moeurs, ils n'inventent rien, ils se glorifient, ils se libèrent l'âme en accusant les peuples.

Les peuples doivent être éduqués, car ils seraient englués dans les habitudes, dans l'irréflexion, dans des croyances en l'existence des vertus, dans leur capacité à faire le bien., dans des valeurs.
la morale incarnée, réelle,  est ridiculisée car elle ne serait que : docilité, volonté d'éviter de réfléchir, de se voir dans ses replis véritables. 

le juridique solidifie l'ordre moral moderne, changeant, il est le pouvoir justifié et conquis sur les peuples, celui de donner au souverain le droit de contraindre les peuples au nom de la nature humaine, de l'humanité épanouie.
Le juridique se paye de mots, se berce d'illusions, il croit au mouvement possible vers le bien, il va en réalité vers la déréalisation, la souffrance, la glorification des élus, la fausse pureté, la sélection des meilleurs. Il sépare les hommes de manière abstraite, les bons et les méchants. 

La morale abstraite invente le futur comme idéal et elle nie le passé comme dépassé, comme animalité dépassée. 
La morale abstraite invente le devoir fondé sur une transcendance, une idée de l'homme, un universel, une suppression des particularités, des rivalités, des désirs, de la mort, de la violence.

quel est le fondement du juridique : l'existence d'une certaine sagesse visant la vie bonne et voulant l'instituer.
Pour compléter la sagesse il faut du bon sens, des normes contre le chaos, afin de permettre la venue de la sagesse, du savoir, la subimation des pulsions, la vie plaisante.

La loi morale selon Kant est, en chaque homme, le peu de raison qu'il a.

nous ne sommes pas sages, nous ne connaissons pas notre bien véritable, il nous faut une morale abstraite : une prothèse, une forme. L'idée d'universel nous donne une forme pour qu'y vienne le savoir progressivement et la joie qui l'accompagne.

Agir en vue de la vie plaisante, voilà le but des hommes modernes. L'action est justifiée. Il y a un devoir-être, la lutte contre le mal consiste à se libérer l'esprit de tout ce que nos nourrices y ont mis.

Agir en vue de la pensée libre, en vue du désir libre, en vue du moi libre, en vue de me révéler à moi-même, pour m'apparaitre, un beau matin, comme libre, répondant à l'appel d'un désir d'être au monde, déduisant joyeusement mes actes, devenant acteur de mon histoire, non pas balotté par l'arbitraire, devenant créateur, responsable, décidé, résolu, autonome, volontaire, désirant, engagé, humain dans l'histoire de l'humanité. Tel est le projet de la moralité abstraite. Elle fait table rase du passé, comme si le désir n'était pas déterminé par des valeurs existantes.

kant : faire comme si je suis libre, m'extraire de l'arbitraire, m'inscrire dans l'histoire humaine, trouver des principes universels, découverts en moi comme ce qui me pousse, me met en face de ma liberté, de ma bestialité, voix de ma conscience, de ma bonne volonté.

la technique peut tout, c'est ce que l'on croit en s'en remettant à elle pour pallier à notre ignorance des fins. Plus elle est puissante et plus les hommes disposent de moyens et moins ils réfléchissent à ce qui est pourtant l'essentiel : ce qui les ouvre au monde. 

les médias purgent la honte que l'on éprouve face à cela. On a pitié, on se sent des anges, on évite de réfléchir, on regarde les autres, on s'active, on pleure, on plaint, on tombe dans le moralisme, dans les belles tirades

 

 


  • Confus 1
   Alerter


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