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La complice!

BenPocaCosa

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De sa lumière iridescente ,seuls les nuages noirs frangés ,

indiquait son erratique présence, inquiétante et glacée.

La rue est sombre hostile, seuls quelques lampadaires

dispensent une avare clartée .

De vieilles façades décrépites, des volets aux couleurs de misère

La rouille des gonds , pleurant sur le mur leurs longues larmes,

couleurs de sang.

Sur le trottoir , sale et humide; se découpe un rond de lumière que projette un réverbère ancien.

Un chien sans pedigree ni maître, un corniaud, sans doute , lui arrose

le pied copieusement, sous le regard réprobateur ,des poubelles

rangées comme à la parade .

Certaines bâillant es, d’autres entre- ouvertes, espérant , la visite de la nuisible et affamée, faune nocturnes .

Sur les pavés disjoints et polis, s’impriment par saccades des éclaboussures de couleurs,

irrégulières, issues des enseignes du quartier. montrant le chemin.

Le silence lui même, est ailleurs, dans une autre réalité .

Étrangement un bruit de succion,cadencé comme un métronome, se fit entendre .

la lune se dévoila , subite apparition, qui anima une longue et informe silhouette.

Quelqu’un marchait,sur le trottoir humide, chaussé sans doute de baskets

La grosse clef de fer cliqueta, faisant naviguer le pêne dans la serrure hors d’âge.

Le demi vantail de la porte cochère ,gémit sur ses gonds, le poids des ans.

Un abat-jour en porcelaine de couleur indéfini, par la poussière accumulée, cachait sous sa jupe,l’ ampoule . Ayant servie de vespasienne a des ayant servie de vespasienne a des générations de mouches .

Dans cette indicible clarté ,apparue une volée de marches en bois disjointes, menant aux étages .

Un couloir étroit bruyant a la peinture écaillée par plaques, des graffitis , plus que moins ,obscènes et triviaux .

Des portes identiques en vis-à-vis de couleurs foncées, marquées d’un chiffre ,fait au pochoir ,d’un blanc douteux .

Dans cet espace , flottait quasi palpable un amalgame d’odeurs tenaces .

Soupe de légumes fritures , urine, tabacs froids, de sous-sols mal aérés, remugle du local aux poubelles , la vie! en quelque sorte.

La silhouette noire ne semblait nullement incommodée par les odeurs, ni les bruits cacophoniques filtrants des portes et des minces cloisons.

Trop attentive au grincement plaintif, que chaque marche faisait sous son poids .

Elle atteignit le palier débouchant sur un autre couloir identique a celui du rez-de -chaussée, mais moins bruyant.

Elle sursauta , le noir , la lumière palière venait de s’éteindre.

Elle respira lentement pour contrer la montée d’adrénaline , de son grand manteau , sa main droite gantée de cuir noir en sorti un briquet, qu’elle alluma , camouflant la lueur trop vive.de la main gauche, pareillement équipée de cuir noir.

L’ombre vérifia le numéro sur la porte éteignit son lumignon laissant ses yeux s’accoutumer a l’obscurité.

Avec une gestuelle parfaitement étudiée, Elle extirpa de sa bouche la clef mouillée de salive et l’introduisit sans à-coups dans le verrou de sécurité ,la porte s’ouvrit sans un gémissement .

Dans la petite chambre l’air humide et froid, empestait le tabac blond et le parfum bon marché.

Par la seule fenêtre ,le rideau de coton épais, mal ajusté laissait passer un rais de lumière, sa complice bien sur ,la lune !

La silhouette s’immobilisa , analysant les bruits hors de la pièce d’un regard circulaire Elle fit l’inventaire minutieux de l’endroit,une table de camping sur laquelle subsistait les restes d’un précédent repas et deux chaises dépareillées.

Le mobilier n’avait pas ruiné la propriétaire ; près de la fenêtre côté droit sur le dossier de l’une d’elle des vêtements placés là sans ordre apparent, ceux d’une femme au vu d’un soutien-gorge déposé sur le siège et des collants blancs .

A droite , perché sur quatre pieds métalliques une vague de tablette de nuit ,dessus un radio- réveil diffusant un léger halo de lumière bleutée , un téléphone portable émettait un signal de réception de sms de couleur verte, un verre d’eau presque vide et un tube de somnifères.

L’Ombre émis un léger soupir de satisfaction devant cette découverte , Elle comprenait pourquoi la jeune femme dans le lit devant Elle s’agitait que modérément , sans drogue dans une telle ambiance sonore, s’endormir relevait de la gageure.

Elle observa la jeune femme étendue sur le dos , recouverte d’un simple drap.

L’heure pour l’Ombre n’était pas à l’attendrissement Elle avait une tâche à accomplir.

Plié en deux pratiquement Elle leva son bras droit , toujours ganté de noir , durant une fraction de seconde un long éclat métallique traversa le rayon lumineux qu’offrait généreusement sa complice .

Par deux fois le bras s’abattit , éclaboussant de rouge le drap blanc.

COUPEZ !! ON LA GARDE - OK C’EST DANS LA BOITE !! allez on se bouge il reste des extérieurs à terminer, on bouge !! go! go !!dev.gifzen.gif Bon dimanche!!!




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