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Journée de boulot calme, quel bonheur ou depression ?

halman

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Aujourd'hui, je reprend le boulot après deux semaines d'arrêt de travail et reprise d'anxiolytiques.

C'est les vacances.

C'est ultra calme.

Les énervés ne sont pas là.(Vous savez, le genre qui change un écran dans sa journée et qui saoule tout le monde le reste du temps en racontant ses super méthodes de travail...)

Quelle paix. :bravo:

Et en plus grand soleil dans le bureau.

La détente, trop rare.

Un luxe de nos jours.

Quand on a subit des années de dépression suite au burn out de surcharge de travail, :o que les médecins vous interdisent de stresser et de s'en faire pour le boulot, désolé mais on ne peut même plus se permettre de culpabiliser.

:mef2:

C'est vraiment très contradictoire la dépression.

Le cerveau lâche la rampe parce qu'on est trop concerné, trop dans le travail. Il ferme les écoutilles pour ne pas véritablement devenir fou. Plus rien ne l'atteind. Ni l'actualité, ni ce que les autres vous disent, ni ce qu'il se passe autour de vous. Il fait un vide salutaire que les autres ne comprennent pas. Le cerveau est tellement épuisé qu'il fait dormir comme une souche pendant des mois. Il ne veut plus rien savoir, trop c'est trop. La vie que les autres veulent vous faire mener, comment ils veulent vous formater l'esprit, trop c'est trop.

Mais un jour il ferme les écoutilles et ne peux plus rien enregistrer sur quoi que ce soit, en particulier sur le travail, mais sur absolument tout en réalité.

Et les médecins de vous dire qu'il faut oublier tout ça. Oublier tout votre mode de pensée pour ne pas devenir dingue, oublier le boulot.

Donc se transformer de personne trop dans l'empatie à personne qui doit oublier son empatie. Se tranformer de personne sensible et humaine à psychopate.

Je carricature, mais c'est vraiment l'effet que cela fait.

Faire le deuil de sa personnalité pour en accepter une autre.

Facile à dire.

Mais chassez le naturel il revient au galop.

Mon cerveau est comme le balancier d'une pendule.

Il balance sans arrêt plusieurs fois par jour d'une personnalité à l'autre. Du gars qui se sent responsable de plein de choses, à celui qui ne peut plus se le permettre pour prendre soin de son coeur malade et de son cerveau en bouillie.

Expérience interessante au point que certains écrivent un livre et passent à la télé pour moins que ça.

Mais tellement épuisant et stressant.

ÿtre obligé de se controler en permanence, de prendre du recul en permanence, de jongler avec les médicaments pour le cerveau mais qui ont des effets secondaires sur le coeur malade.

Enfer à certains moments.

De quoi devenir dingue et schyzophrène.

Mais qui à d'autres moments met dans un état de totale indifférence : c'est il me semble le cerveau qui provoque cet état pour je pense se sauvegarder, ne pas devenir dingue à nouveau.

Tellement épuisant que les gens en ont marre de mes arrets de travail toutes les deux ou trois semaines.

Agaçant pour eux.

Mais tellement usant et ma conscience professionnelle qui en prend un coup pour moi, à un point qu'il n'y a pas de mot pour le dire.

Aujourd'hui ça va, les anxiolitiques me déconnectent de la réalité et je me sens trop zen pour que cela dure et pour que cela corresponde à la réalité.

:o

Je prend tout relativement zen. Je n'ai plus l'habitude. Cela me déconcerte.

Moi qui ai toujours eu l'habitude de courir faire 36000 choses dans la journée.

Je regarde les autres s'exiter dans une totale indiférence.

Et j'ai interdiction des médecins de culpabiliser.

Vraiment drôle d'impression.

Je vais tenir encore combien de temps dans ces dilemes ?

Deux semaines, trois, un mois ?

Mais je suis bien obligé, pour faire attention à mon coeur malade qui ne peut plus soulever une imprimante sans douleur et sans me rendre malade une semaine. Je dois (je suis obligé) de vivre au ralentit comme un petit vieux. Ne pas courir, ne pas stresser, ne pas soulever, ne pas faire d'efforts physiques sauf marcher ou faire un peu de vélo d'appartement sans avoir de nausées et de douleurs dans la poitrine pendant plusieurs jours.

Certains moment je suis content d'en profiter pour me reposer.

Mais certains moments quand je suis reposé : mais ça va qu'est ce que je fais là ? allez hop au boulot !

Et au bout de quelques minutes l'épuisement et les douleurs reprennent. Et on s'affale déprimé de voir les autres déménager des tas de trucs alors qu'on est même plus capable de déplacer un canaper sans que le coeur proteste.

Douche froide pernamente 20 fois par jour.

Certains jours ça va, on a l'habitude, le rythme est pris, mais d'autres jours les nerfs craquent et on ne se supporte plus d'être tellement incapable de faire quoi que ce soit sans que le coeur rende malade. Alors la dépression revient et le cerveau ferme les écoutilles pour plusieurs jours.

Le balancier permanent dans la tête...


   Alerter


2 Commentaires


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Bonjour,

Je viens de tomber sur ton post. Je n'ai ps vécu personnellement cette épreuve mais soutenue une proche amie. Elle est à présent guérie.

Je voulais juste te souhaiter bon courage et que tu ne connaisses plus que le meilleur..!!!

Courage!

Marie

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