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Feeikless

Jolie fleur

Deux petits textes

1. Jolie fleur que fais-tu ?

Ne sais tu point que tu as besoin de soleil pour vivre ?

Car les fleurs sans ces rayons ne vivent qu’un temps.

2. Les arbres regagnent leurs feuilles, les oiseaux, de retour, nous bercent de leur chant mélodieux.

Comment se fait-il donc que je sois si morte en dedans,

Moi qui portant se fait caresser par ce soleil brûlant?

Feeikless

L'inappréciable

Ce texte a été composé suiteau visionnement de Samsara

Si je savais apprécier l'inappréciable, sans doute aurais-je réussi à écouter ce long métrage dans son ensemble. De la même manière qu'on se permet de passer les pages d'un livre, de les gribouiller, de les déchirer, mes yeux fatigués décidèrent d'ignorer une certaine partie de ce qu'ils devaient visionner.

On ne me surprendrait guère si on m'apprenait qu'on attribue une quantité considérable de prix à ce long et pénible défilement d'images. Après tout, on aime tant faire semblant que le monde nous choque, semblant d'accepter les différences et on se le répète si souvent qu'on finit par accepter d'y croire.

Le choquant choque, certes, mais le choquant ne motive presque personne à agir. Ce fait m'empêche d'apprécier l'œuvre dans sa totalité. À quoi bon perdre son temps à regarder un film qui se veut sensibilisateur si celui-ci ne motive aucune troupe?

On s'offense de voir ces petits poussins se faire broyer par un énorme robot métallique un peu avant d'aller commander ses six croquettes bien grasses au service à l'auto du McDonald du coin de la rue.

On se scandalise d'apprendre qu'il ne restera probablement plus d'eau potable pour nos enfants et petits-enfants et pourtant, la simple idée de déféquer ailleurs que dans cette même eau que l'on tente de sauver nous répugne.

On pousse l’hypocrisie jusqu’à écrire « protégeons nos forêts » sur du papier fait à même le tronc des arbres de celles-ci.

Je soutiens que le choquant ne pousse presque personne à agir, parce qu'il se trouve certainement une petite pelleté d'omnivores qui prennent la décision de devenir végétariens après avoir vu une vidéo de sensibilisation. Ceux-ci tentent à leur tour de pousser leur entourage à condamner les abattoirs. La plupart des mangeurs de viande leur répondront « Vivre et laisser vivre ». Un peu ironique si l’on pense à ces vaches qui occupent leurs assiettes.

Vivre et laisser vivre… ou vivre et laisser mourir? Ian Fleming soulève un doute avec le titre de son deuxième roman mettant en scène le fameux James Bond. Vivre une vie qui entraîne la mort d’autres moins fortunés. Vivre Sa vie, avec un grand « S », sans se soucier de son effet sur le monde. Nous ne voulons rien devoir à personne et encore moins à cette stupide planète qui permet La vie, celle avec un grand « L », détachée de toute influence humaine, la vie sous sa forme la plus simple, universelle et pure.

Si on se contentait seulement d’exploiter la planète et les animaux qui y habitent, et que l’on épargnait nos semblables, peut-être arriverait-on au moins à vivre dans l’harmonie. On apprend toutefois à trouver nos différences avant que l’on nous enseigne à attacher nos chaussures. Des souliers à velcro aux pieds, des enfants iront rire de celui qui, le premier, enfilera des bottines à lacets. On ne peut les blâmer pour leurs critiques quant à ceux qui portent des bas dans leurs sandales, cela devrait figurer dans le code criminel comme une attaque directe aux yeux d’autrui, mais avec l’âge, nos jugements prennent trop souvent une toute autre proportion.

L’homosexualité, les religions, les races ainsi qu’une multitude d’idéologies dites « différentes » viennent ébranler notre cœur de vierge offensée.

Il ne faut pas chercher bien loin pour constater l’inefficacité de ce film. La preuve résidant dans le fait que j’écrive cette critique sur deux différentes feuilles provenant des mêmes arbres mentionnés plus tôt, dans ma maison chauffée au gaz, en mangeant de délicieuses rôtis au creton.